‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 29 sur 253 · Bot, ZeiL, 1892, n« 16-27. — BoL Cenlralbi, L. III · texte numérisé non relu

Bot, ZeiL, 1892, n« 16-27. — BoL Cenlralbi, L. III

PHTSI0L06IB VÉGÉTALB. 49

Si 00 cultiye les plantes dans Teau distillée, on observe une notable dépression de la turgescence, qui tombe h 0.15 de Téquivaleot du salpêtre. Il résulte de cette expérience que la plante conserve toujours un reste de substances osmotiquement actives, et que la turgescence, ainsi qu'Eschenbagen Tavait déjà vu, ne devient jamais égale à zéro.

Voyons maintenant ce qui se passe, si nous faisons arriver dans les solutions nourricières normales (à 2 p. 1000), dans lesquelles on cultive des lupins, des baricots, des pois, du blé, etc., des quantités variées de salpêtre. Rappelons-nous que la turgescence normale est de 0.25, équivalent deKAzO».

Salpêtre ajouté à la lolution Turgescence

normale en fractions de moléeole

en fractions de molécale de salpêtre,

de salpêtre.

De ce tableau. Fauteur tire les conclusions suivantes :

1. Le pouvoir osmotique p de la cellule croit, en dedans de certaines Fimites, avec la concentration c du substratum.

2. L'excédent absolu du pouvoir osmotique ou de la pression osmotique (qui en est le résultat) sur la pression osmotique du substratum, c'est-àdire la « pression de la turgescence », croit constamment jusqu'à un certain maximum, qui est (dernière ligne du tableau ci-dessus) 0.60 — 0.20=0.40 molécule de salpêtre.

3. De même, Texcédent de la pression osmotique sur la pression osmotique normale, n, s'accrott avec la concentration du substratum.

4. En revanche, le rapport ^ de la pression osmotique de la cellule à la

pression osmotique du substratum diminue constamment.

5. Le rapport de l'excédent de la pression sur la pression osmotique normale (p-n) à la pression osmotique de substratum (^— ) ne change que

lorsque la cellule est parvenue à son maximum de pouvoir osmotique. Il semblait utile ensuite de se rapprocher davantage des conditions normales, 4e renoncer aux solutions nourricières en élevant les plantes en pots. Le haricot, la fève, le lupin blanc et une graminée, ont été traités de cette manière. On les arrosait avec une solution de nitrate de potasse à i/8* p. 100. Otte fois encore le pouvoir osmotique des cellules de ces plantes était isotonique avec une solution de 0.60 de la molécule de salpêtre. Cependant il n'est pas impossible que ce chiffre ne puisse être dépassé par une adaptation insensible pendant uu temps plus prolongé. Ce qui porte à le croire, c'est que certaines plantes rudérales, telles que des espèces de Chenopodium et d'Atriplex, parviennent à développer un pouvoir égal à celui de i.2 molécule de nitrate de potasse.

L'emploi de la glycérine a fourni des résultats analogues. On a pu réaliser

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