‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 38 sur 253 · PAE · texte numérisé non relu

PAE

M. ÉmUe MER

On sait que les bois sont plus ou moins sujets à la vermoulure. Il est à remarquer que les essences le plus souvent attaquées par les insectes sont précisément celles qui se distinguent par un bois parfait, bien caractérisé, et dont l'aubier est très amylifère (chêne, châtaignier, orme, pin^ mélèze). L'aubier seul est atteint. Aussi est-on presque toujours obligé de le supprimer; ce qui entraine une perte assez considérable de matière.

Il y a trois ans, j'avais remarqué que la poussière qui résulte de la perforation du bois par les vrillettes et qui consiste en débris ligneux très ténus, ne renferme plus d'amidon, même quand elle provient d'un bois où cette substance se trouvait abondamment répartie. L'amidon avait donc été consommé par les insectes. Ce fait me fit alors supposer que c'était peut-être la présence de ce corps qui les attirait et que, s'il était possible de débarrasser une

Page 1