‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 99 sur 253 · Pringaheim'i Jahrb. f. wisaenseh. BoU^ XXV · texte numérisé non relu

Pringaheim'i Jahrb. f. wisaenseh. BoU^ XXV

calaire se trouve auprès de 40 degrés alors qu'elle est située beaucoup plus bas pour la respiration normale (25 et 30 degrés, respectivement pour les deux plantes). D'une manière générale les courbes de la respiration intramoléculaire sont entièrement convexes vers Taxe des abscisses, tandis que celles de la respiration normale (d'après Glausen) sont d'abord convexes, puis concaves. '

6. — Toujours la respiration normale est beaucoup plus intense que la respiration intramoléculaire.

7. — On avait pu penser que le rapport jç, ces quantités d'acide carbonique

provenant des deux sortes de respiration (I) intramoléculaire et (N) normale, était constant pour toutes les températures. Il n'en est rien. Pour le blé ce rapport diminue de 0 à 25 degrés pour augmenter ensuite; pour le lupin le minimum correspond non à 25, mais à 35 degrés.

8. — Le même rapport ^ ne reste pas constant dans la même plante ; il change avec l'âge en faveur de la respiration intramoléculaire.

9. — Il est inexact que la respiration intramoléculaire représente un phénomène morbide lié intimement à la mort prochaine de la plante. Si on supprime l'oxygène dans l'enceinte limitée dans laquelle la plante végète, le dégagement de l'acide carbonique tombe aussitôt, cela est vrai, mais il se relève jusqu'à sa grandeur primitive si on rend l'oxygène à la plante.

10. — Les organes difîérents, pétales et feuilles, pris sur la même plante

se comportent de la même manière relativement au rapport ^, tandis que

les mêmes organes se comportent fort différemment chez des espèces distinctes; on avait comparé entre elle des Rosacées et des Composées.

Recherehes eomparatives snr les cendren du daimmeii de Taobier ehes qoelqnes arbres fenlllas, par M. H. Zimmermann'. — Dans le tronc d'un orme (Ulmus effasa) on a trouvé de notables dépôts de carbonate de chaux, tapissant en partie les parois d'une ancienne gélivure, logés en partie dans les vaisseaux du bois cicatriciel ou dans ceux du duramen et dans quelques rayons médullaires.

En présence de cette observation et des recherches de Molisch, qui chez un grand nombre de ligneux dicotylédones, avait trouvé dans les vaisseaux et autres éléments anatomiques du duramen et du bois cicatriciel, un moulage de carbonate de chaux, l'auteur a entrepris le dosage des cendres et en particulier de la chaux dans plusieurs espèces de bois,

Toujours, ainsi que Molisch l'avait déjà constaté, l'aubier était exempt de chaux, il était donc indiqué de traiter séparément l'aubier et le duramen: on a même parfois traité séparément les parties de duramen d'âges différenti. Les observations ont porté sur 23 espèces et pour quelques-unes d'entre elles on a étudié concurremment le tronc et la racine.

Un tableau résume les résultats des dosages et contient toutes les indica-* tions nécessaires sur l'espèce, l'âge de l'arbre, la définition exacte de la

1. Zeitachrift fOr angewandte chemie, 1893, 426; — Bot. y Centralbl., LVI, 31.

partie analysée et même la constitution géologique du terrain dans lequel les arbres avaient poussé.

On a trouvé le carbonate de chaux dans i2 cas. Le maximum de cendres et de chaux a été fourni par un orme champêtre âgé de 120 ans (8,101 p. 100 de cendres et 6,853 p. 100 .de carbonate de chaux). Les troncs et les racines de deux exemplaires de TlZ/muse^tisa viennent ensuite. La racine d'un de ces arbres âgé de 102 ans a montré nettement une diminution des cendres et de la chaux du duramen du centre vers la périphérie. Les différences sont très sensibles, ainsi que Tindiquent les chiffres ci-dessous :

Anoeaax annuels : jusqu'au 4«. du 10* au ?0*. du 30* au 50*.

Cendres pour 100 8.861 8.728 3.271

Carbonate de chaux 6.651 3.093 2.427

Le tronc d'un hêtre de 94 ans a donné lieu à la même observation:

Anneaux annuels : 1-15 15-85 25-35 35-45 4.V60 60-83

Cendres 1.162 0.827 0.645 0.612 0.555 0.558

Carbonate de chaux. . . 0.579 0.251 traces traces » »

n ressort clairement de ces recherches que le duramen est toujours plus riche en cendres que l'aubier, et que le dépôt de calcaire est le plus abondant dans les anciens anneaux annuels.

Il n'apparaît pas de relation entre la richesse en cendres et la composition (richesse en calcaire) du sol d'une part, et Tàge de l'arbre d'autre part. Cependant, dans certains cas isolés, cette dépendance paraît exister. Molisch avait pensé que le dépôt de carbonate de chaux au sein du bois était le résultat de la diminution de l'acide carbonique dans le lent courant de transpiration, dont la température doit augmenter progressivement. L'auteur n'est pas de cet avis; il objecte que, dans un anneau de bois ou même dons plusieurs qui se suivent, tous les vaisseaux sont remplis de carbonate de chaux, tandis que d'autres anneaux n'en renferment pas. Or l'élévation de température devrait frapper également tous ces anneaux ou plutôt d'abord les externes puis successivement de dehors en dedans tous les autres, et justement l'incrustation calcaire suit la marche inverse. De plus, le dépôt de calcaire s'effectue aussi dans la racine, qui pourtant, à une profondeur de 1",00-1",50 n'est pas exposée à cette élévation de température. L'auteur croit que le premier dépôt de carbonate de chaux résulte du « chimisme » intime de la plante et que ce dépôt s'accroît ensuite physiquement par la cristallisation du bicarbonate dans le courant de transpiration.

Cela ne doit pas être tout à fait exact non plus, puisque le courant de transpiration ne passe pas dans le duramen. L'imbibition joue probablement ici son petit rôle. Vesqub.

Le Gérant : G. Masson.

Paris. — imprimerie L. Maabthbux, 1, rue Cassette.

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