‹ Annales agronomiquesChapitre 10 sur 221 · MUES · texte numérisé non relu

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parcelles 17 ou 18; celles-ci ont reçu comme la parcelle n" 5, pen* daDt les huit premières années d'expérience, de 1844 k 1851, des engrais exactemeol de même nature, formés de sulfates alcalins, de superphosphates, de sels ammoniacaux et de tourteaux, et en effet elles ont donné pendant celte période de temps, comme le montre le tableau IV, dés récoltes de poids égaux; depuis cette époque, la parcelle 5 a reçu les engrais minéraux décrits plus haut; quant à 17 et 18, ils ont eu alternativement des engrais minéraux et des sels ammoniacaux : ainsi en 1857 la parcelle 17 reçut 448 k. de sels ammoniacaux à l'hectare, et 18 eut les engrais minéraux ; en 1858, ce fut l'inverse, c'est-à-dire que 18 eut les 448 k. de sels ammoniacaux et 17 l'engrais minéral; cette disposition avait pour but de reconnaître quelle était la quantité de l'engrais azolé non employé l'année de la récolte qui se trouvait disponible dans le sol pour la récolte suivante.

Les résultats du tableau IV font voir qu'on obtint 0,5 hectolitres de blé en plus des parcelles 17 ou 18 que de la parcelle 5, et que l'excès de paille fut de 147 kilos; d'où l'on peut conclure que loi'sque 448 k. de sels ammoniacaux sont donnés à l'herlare sur une culture de blé, le résidu d'azote resté dans le sol augmente très-peu la récolte suivante, et que ces effets sont Lrès-différcnls de ceux que nous avons observés sur l'oi^e.

A quoi tiennent ces difTûrenccs? c'est ce qu'il importe de rccbercher. Dans des travaux antérieurs, MM. Lawes et Gilbert s^étaient eflbrcés de déterminer exactement quelle est la fraction de l'azote contenu dans l'engrais qu'on -retrouve dans la récolte; ils reviennent sur celte importante question dans le mémoire que nous analysons; ils rappellent que des dosages d'azole ont été faits sur les échantillons de blé, d'oi^e et d'avoine obtenus ; comme les récoltes avaient été pesées, il est possible «de savwr quelle est la quantité d'azote contenue dans la récolte entière, et , en la comparant à celle que renfermait l'engi'ais, on arrive à trouver les rapports qui existent entre l'azole de la récolle et celui de l'engrais; enfin, en comparant l'excès de récolte obtenue sous t'influence de l'engrais azolé à celle qu'ont donné les engrais minéraux employés seuls, on reconnaît quelle est l'augmentation de récolte due à l'emploi de cet engrais azolé, et enfin on trouve quelle est la fraction de l'azote contenu dans cet engrais qui existe daa:> k supplément de récolle produite sous son influence.

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En parcourant le tableau V on reconnaît qu'à peine un tiers de l'azote contenu dans l'engrais se retrouve dans le supplément de la récolle de blé obtenue, quand les doses d'engrais azotés ont été assez faibles; mais quand celles-ci augmentent, la fraction n'est guère plus qu'un quart. Lorsqu'on a emplové le nitrate de soude, on a retrouvé (parcelle 9 A) près de la moitié de l'azote contenu dans l'engrais, dans l'accroissement de la récolte; mais quand on fit usage du fumier de ferme, le rapport n'est plus que de 14,6 à 100.

Sur l'oi^e les résultats sont différents et beaucoup plus avantageux, puisque l'augmentation de la récolte renferme à peu près la moitié de l'azote de l'engrais, quand celui-ci est formé de sels solubles; il est encore de 36 p. lOOquand on fait usage de tourteaux; mais il tombe au 10' pour la parcelle qui reçoit du fumier de ferme. Enfin les deux expériences exécutées sur l'avoine accusent une augmentation de récolte renfermant environ la moitié de l'azote contenu dans l'engrais.

Pour reconnaître ce qu'est devenu l'azote non retrouvé, MM. Livres et Gilbert ont, recherché d'une part l'azote combiné contenu dans le sol, d'autre part celui qui est entraîné par l'eau de drainage.

A l'aide d'un cadre en fer susceptible d'être enfoncé dans le snl sans se déformer, on préleva des échantillons de la terre du champ ' de blé de la surface à la profondeur de 22*- 5, puis des deux couches suivantes de 22 "-5 à 50 c, enfin deSOà 72'= 5; de telle sorte qu'une épaisseur de 72'' 5 fut examinée; l'analyse indiqua que si les quantités d'azote (1) fixées dans le sol sont notables, elles sont loin de représenter la quantité non retrouvée dans l'accroissemenl des récoltes, et il en fallut conclure, ou bien que les composés azotés avaient pénétré dans le sol A une profondeur telle qu'on ne pouvait plus les y rechercher, ou bien qu'ils avaient été entraînés par les eaux de drainage.

L'analyse de ces eaux de drainage fut exécutée surtout par

(1) Des traraux BeinblublM onl été cxéculéi' en France, d'abord par H. Is, Pierre, qui a trouvé pour le mI àe la plaine de Caen des quantités variables d'azote i diverse* prorondeur), mais moutanl encore à Or', 807 par kilof^mme de terre dans la couche de 76 centimclres à 1 mitre; puit par le tradacleur de cet article, qui a dosé dans la plfece de vingl-six arptnl$ i|ui Tait paKie d'u domaine de l'école de Gri^non, des quantités variant ds if i Ib.OQO de la surrucc jusqu'à l°>,GO: ce dernier chiflVe a été obtenu par ranairse du sel pris à celte proroiideur considérable. (Vojcz Dehéiaia, Cour* de cliimU agricole, p- SU)

RÉSIDUS UISSËS PAR LES FUMURES ANTenlEl'HES. 2S

MM. Voeicker, et par M. Frankland, et publiée dans des mémoires spéciaux dont MM. Lawes et Gilbert n'ont extrait que les résultats <îui s'appliquent directement à la question étudiée.

Nous indiquerons d'après les auteurs la composition de quelquesuns des échantillons recueillis à diverses époques.

Tableau VI. — Composition des eaux db drainage provenant ue parcelles

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