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11 estdîrficite de tirer de ces chiffres aucune conclusion pratique. Sans doute il en ressort la nécessité de fournir au sol une certaine •quantité de potasse et de chaux, mais c'est ce qu'on fait au moyen
des fumures ordinaires, en dépassant même les limites indiquées ci-dessus. Il semble donc qu'on duive chercher une autre voie; et, par exemple, faire des essais en modifiant une terre quelconque d'une manière spéciale pour divers groupes d'arbres, soit par l'addition de substances chimiques diverseSi soit par l'exclusion des organismes parasites qui peuvent endommager les racines. Le temps m'a manque pour cette entreprise, mais voici plusieui-s faits qui tendent à montrer quelle utilité elle pourrait avoir.
Tout li; monde sait que dans certaines circonstanci;s les arbres, el spécialement les cédratiers, souffrent de la chlorose ; les feuilles deviennent Jaunes, el tout le végélal semble languir. Ëusèbc Gris a montré, depuis 18iâ, que cette maladie se guérit très-bien en arrosant la terre d'une dissolution étendue d'un sel de fer, par exemple 50D grammes de sulfate de fer par hectolitre. Ce procédé . serait maintes fois applicable, d'après l'étal où j'ai vu beaucoup de cédratiers dans le nord de la Corse : on verrait, au pis-aller, si cet état morbide n'esl pas la chlorose.
Autre fait : les arboriculteurs recommandent de mettre de la suie au pied des arbres. Celte substance n'agirait-elle pas comme aniriputride ou insecticide, el le charbon de terre ne jouirail-il pas des mêmes propriétés '! On esl tenté da le croire, d'après le passage suivant quej'empruntecncore au rapportdeM. Silvestri, « Dans la province de Calane, dît-il, les détritus de charbon sont en grand crédit, depuis qu'un jour la balayure d'un magasin de houille, près d'Acireale, fui jetée dans une pépinière déjeunes orangers malades, el mêlée à la terre où ils étaient plantés : |)eu de temps après, la maladie parut moins intense, et elle disparut même chez beaucoup de sujels. »
Voici unsecondexcmplede l'efficacité d'une matière goudronneuse: dans les Alpes-Maritimes, on vil en I8U7 beaucoup d'orangers périr par la pourriture des racines; une plaie se déclarait au pied du tronc, et il s'y formait un mycélium blancliâtre; or, M. Bounin, viceprésident de la Société d'agriculture de Nice, réussit à guérir ses arbres, en enlevant jusqu'au vif l'endroit attaqué, et recouvrant la partie dénudée d'une couche de brai à calfater, appliqué bouillant. (Voir le Bulletin de la Société agr. deNice,i8G7.}
A la même-époque, M. Chambre-Germain obtenait près de Cannes de bons résultats en appliquant sur les racines, Â la fin de l'été, un mélange de chaux éteinte et de plâtras. (Voir le Bulletin de la Société agricole de Cannes, 1867.)