‹ Annales agronomiquesChapitre 109 sur 221 · APPORT SUR LES MALADIES DES GËDRATIEBS EN CORSE · texte numérisé non relu

APPORT SUR LES MALADIES DES GËDRATIEBS EN CORSE

d'ailes. Leurs antennes n'onl pas le tiers de la longueur du corps. Les tarses ont un seul article, terminé par une pointe, qui peut être regardée, si l'on veut, comme un 2' article. Pendant la ponte, la sécrétion lloconneuse se d<^tache, et les œufs se logent dedans, en «'entassant, au nombre de quarante environ, sous l'abdomen; celuici est soulevé et finalement repoussé la pointe en liaul, le bec étant la seule attache de l'animal.

Les mâles ont seulement 1'°",2 de long et 0°'°,3 de large; leur tète est sans suçoir; elle porte quatre yeux simples; deux antennes à 10 ailicles, atteignant la moitié de la longueur du corps. Les pattes sont proportionnellement plus longues que dans les Temelles,^ mais composées de la même manière. Le thorax est allongé, muni de deuxailesplanesspatoUrormcs, se recouvrant l'une l'autre {i""°,2 de long sur O'"", i de large), et plus loin, de deux petits appendices qui semblent des vestiges d'ailes, et ont O"" ,08 de long. L'abdomen est terminé par deux filets blancs assez longs (î de "), formés chacun par deux soies revêtues de sécrétions blanches : c'est la seule partie du corps où il y ail de cette substance cireusft en quantité notable.

Il y aurait lieu d'étudier les mœurs de ces insectes, leurs mues, leurs accouplements, etc. .Mais on s'aperçoit au premier coup d'œil qu'ils pullulent prodigieusement, spécialement quand les arbres sont touffus, peu aérés, ou affaiblis par une cause quelconque; ils peuvent même envahir des arbres très-sains, qu'ils gagnent en venant des arbres malades.

Protégés par leur sécrétion floconneuse, ils ne craignent ni le froid, ni la pluie. Aussi est-il très-difficile de les détruire, sans porter préjudice aux arbres. L'eau bouillante, les dissolutions alcalines, le lait de chaux, et par-dessus tout, la benzine, tuent rapidement ces insectes. Mais il resterait à faire des essais de ces substances, de manière â ne pas nuire au\ arbres : on pourrait probablement injecter avec une pompe un mélange d'eau et de benzine sur les flocons blancs, ou môme les enlever avec une éponge imbibée de benzine (i).

On a conseillé aussi les soufrages répétés, surtout quand les petits insectes viennent d'éclorc. Enfin, on peut changer singulièrement les conditions que les arbres toujours verts et trop touffus réunissent pour favoriser le développement des cochenilles, à l'aide d'un

(1) Lu benzine a l'inconvénient d'allaqucr les Teuilles ; à l'aide d'un pinceau imbibé d'alcool que l'on applique sur lea grappes il'iniccles, on réussit mieux 1 les détruire. ŒaU dti /t.)

336 B. MAnX*T.

moyen bien simple : l'élagage de nombreux rameaux, afin que l'air pénèlre bien dans l'arbre; en même lemps, en modérant les irrigations, on arrêtera cet excès d'humidité, qui amène toujours avec lui des parasites de toutes sortes, el convient spécialement à la cochenille en question.

Ver du Cédrat. — Les cédrats gorameux sont tous plus ou m'oins profondément perforés de petites galeries, produites par des larves analo<rues à celles des fruits véreux. Ces larves ont seize pattes, et une longueur de 6 à 10 millimètres. En enfermant un cédrat ainsi altaqué, dans «ne boîte ou un bocal, on voit au bout de quelques jours les larves sorlir du fruit, et aller tisser dans quelque coin de petits cocons minces, effilés, fermés aux deux bouts, dans lesquels elles se chrysalident. Ensuite de ces chrysalides sortent de petits papillons grisâtres, longs et étroits.

Il arrive aussi très-fréquemment que les fleurs du cédratier sont rongées par les mêmes larves, surtout en élé; ce sont généralement les fleurs qui auraient séché sans donner de fruit, mais les nutres peuvent avoir le même sort; en les recueillant, on obtient encore Ips mêmes papillons que ci-devant.

Leur corps a -4 à 5 millimètres de long sur 1°" de larçe tout au plus; il est entièrement revêtu, depuis la tète, par des ailes longues, étroites, dont les deux de dessus dépassent l'abdomen de 2™ environ. Toute la surface du corps, y compris la tête, les pattes et les antennes, est couverte de poils et d'écaillés microscopiques. On remarque, en examinant la tète, deux gros yeux à facettes, derrière lesquels s'insèient deux antennes filiformes divei^enlos ; elk-s ont 2 à 3"" de longueur, et sont formées par une trentaine d'artieles; en dessous, il y a deux palpes cylindriques redressés, atteignant à peine la hauteur de la tête; ils sont formés de à articles i|ui onl chacun un tiers de millimètre environ; enfin la trompe, qui a plus de 2"" de développement. Les pattes sont relativement assez longues ; les postérieures ont 4 éperons à la jambe, les médianes 3 seulement, el les antérieures n'en ont pas; tous les tarses ont 5 articles, dont le A" plus long que les 4 aulres réunis; le 5' porte un petit eim-hcl. Les ailes supérieures sont longues, bombées comme une goiilticre, assez fortes, et se joignent sur b ligne médiane commodes clylres; elles sont garnies en arrière par des franges qui se redressent un pou. Les ailes de dessous sont plus petites, plus délicates, non plissées, et garnies de longues soies formant une frange au bord postérieur.

Page 1