O.li 0.2ii
Le tableau précédent donne les résultats obtenus dans ces deux conditions différentes ; Le dosage de l'asparagine a été fait à l'aide de l'hj-pobromite de soude, procédé qui avait été indiqué par M. Sacbse dans le Journali fur praklische Chemic, t. VI,
p. H8, et dans les Landw. Veruchsslal., t. XVI, p. 61 (t).
Dans toutes les expérieuces les plantes s'étaient développées normalement, sauf dansles deux expériences interrompues après vingtquatre Jours, dans lesquelles les cotylédons complètement vidé^ étaient en pleine putréfaction ; pour cette raison, il ne faut pas attacher une irop grande importance aux chiffres extraordinai rement élevés obtenue dans ces deux expériences. Les autres chilTrcs concordent avec ceux que d'autres auteurs ont indiqués avant nons : M. Boussingault (2) a retiré de 201 grammes de haricots germes depuis vingt jours, 5e',40 d'asparagine cristallisée, ce qui correspond à peu près ù 2,4 p. 100 d'asparagine privée d'eau de cristallisation.
Voici les conclusions qu'on peut tirer de ces tableaux :
La quantité absolue d'asparagine formée dans les pois en germi- Dation est la même, que les plantes se trouvent à la lumière ou à l'obscurité. Mais comme les plantes élevées à l'obscurité n'augmentent pas de poids, elles contiennent relativement plus d'asparagine que celles qui ont étéélevécsàlalumière ;MM. -Ptrio(3)etCossa{4) sont arrivés à des résultats semblables avec la vesce. Quant aux opinions de M. Pfeffer (5), nous ne pouvons pas les juger jusqu'à présent.
Pour contrôler ces résultats obtenus à l'aide d'un procédé qui n'exclut peut-élre pas complètement les erreurs, les auteurs ont eu recours à une autre méthode qui consiste dans le dosage de l'azote
(f ) Quand on faiE bouillir 6q rnspnragine pendant longlcmps avec de racîde clilorhydrique, elle te dédouble en acide aspartique et en ammoniaque; on traite ensuite par la leuive de soude bromée préparée d'aprè) les instructions de M. Knop {Chem. Centratblatt, 1860, p. 2U, el ZeilïeAr. f. ona/yl. ClumU, a, p. !Î5) ; il ne se dégage ijue i'azolc de l'ammoniaque.
Supposons que nous ajona aflaire i. 10 f rammes de poil pulvérisés ; nous les Taisons bouillir pendant unquart d'heure avec SOOcc. d'un mélange i volume égal d'eau eld'alcool ordinaire; on mêle la liqueur encore chaude avec 5 ce. d'une solution alcoolique laluréoà froid de pcrchlorure de mercure de moitié étendue d'eau; nous agitons cl nou» llltroni, nous lavons le préci pi téavec 300 ce. d'eau et d'alcool chauds, et eniuile trois ou quatre fais avec de l'eau froide. Le perclilorure de mercure précipite les matières albuminoïJei »ans attaquer l'asparaginc. Pour séparer le mercure, nous faisons passer dans la liqueur un caarant d'acide suiniydrique jusqu'à précipitation complète, el nous lavons à l'ean chaude. Ensuite la liqueur doit bouillir avec de l'aciiiechlorhydrique pendant IS heures pour subir enlln le (railement par la soude brOmée : 14 parties {en poids) d'aiote obtenu correspondent à 132 parties d'asparagine pKvée d'eau.
(2t Agrammit, t. IV, p. 280.
(3) /ourn. /■. pro*(. Cft<mte, XUV, 71.
(4) Lanào). Vtniuittttat., XV, ISt.
\h)laniw. Kerti«rAM(oi.,XV.118.— Bo(. 7«if., 1874, p. %ta. — AtmaU* dtt tcimte» nalur«IJet,t.XlV,p.39l. — Voj«z plus bai un courl résumé du mémoire deH.Prefrer.
des matières qui' se trouvent en dissolution dans l'extrait aqueux. Il ne faut pas, en préparant cet extrait, s'écarter beaucoup des conditions qui se piésentent dans la nature, sous peine d'arriver à dos chiffres qui n'ont aucune signification physiologique ; en un mot, il faut répondre à cette question : quelles sont les matières azotées solubles renfermées dans la graine en germination? La chaleur, l'alcool, la bichlorure de mercure, ne peuvent servir; le seul réactit à employer est l'eau froide.
En filtrant une bouillie de pois préparée à froid, il est impossible d'obtenir un liquide clair. Le procédé indiqué par Jf . Pribram (I) et qui consiste à laisser déposer la liqueur dans une turbine tournant autour de son axe vertical, n'a pas donné de résultats satisfaisants. Les auteurs préparent un extrait clair en faisant passer à travers la bouillie liquide un courant d'acide carbonique lavé. Une demi-heure suffit pour que le liquide filtre parfaitement clair. Peutêtre se passe-t-il là quelque chose d'analogue à ce qui se produit dans la graine.
Les poids des résidus secs ont été pour 100 de pois (mat. sèche) employés :
19,6. 21,38. 21,82. 20,34. 19,86. à peu près 1/5 du poids total.
Les pois contiennent environ 3,5 d'azote pour 100 de matièr^ sèche ; la cinquième ou la sixième partie de cet azote appartient à des matières solubles. Quelles sont ces malières solubles? n'y a-t-ïl que des matières albuminoïdes ou faut-il y chercher à côlé de cellesci des amides f Les auteurs ont mis à profil pour la détermination des amides l'action dé l'azotate de potasse attaqué par l'acide sulfurique sur la matière azotée. {Landw. Versuchsslat., p. 321.)
U. De quelques plLénomènes chimiqaeB qui prennent naissance pendant la annulation de la graine de potiron.
TRAVAUX DL' LABORATOUti: DE CHIMIE AfiBICOLE DE I.'UNIVEnSnt DE MOSCOC, PAR H. LE PROFESSEUR N. USKOVSKÏ (2).
(Landw. Vtnttduilal., Wi, p. !I9.) Dans l'élude chimique de la germination on peut suivre deux
(I) Birichle d. Kàn. Sacht. GeuUtch. rf. Wiatnith., 1871, p. S73. U Uers de l'aiole dct matières notées solubles apparlienl, d'après ces nouvelles recherches, à des acides. d) Un traTail étendu sur le mtme tuj'el parait en langue nuse.
AKKALES ACBONOaiailES. I. — 4
DigitizeclLyGOOg^le
voies dilTérentcs : opérer dans une atmosphère limitée dont od détermine la composition après l'expérience; faire germer les graines ■\ l'air libre et doser les difTérents éléments dans ta graine même. Tandis que celte dernière méthode ne peut pas donner une idée nette do l'échange des gaz qui a lieu entre la graine et l'atmosphère, la première a un autre inconvénient très-grave : pendant la germination, la graine absorbe de l'oxygène et dégage de l'acide carbonique, de sorte que l'atmosphère se vicie très-vite et doit entraver la marche régulière de la germination. Dans les expériences de M. Schuitz, par exemple, l'air, après la germination, renfermait parfois 70 pour 100 d'acide carbonique.
L'auteur combine ces deux méthodes en dosant directement l'acide carbonique et l'eau émis pendant la germination et en faisant ensuite l'analyse élémentaire delà graine.
L'appareil dont il se sert consiste en une cloche lubulée dont la tubulure est fermée par un bouchon percé de trois trous, deux pour les tubes adducteur et abducteur, et le troisième pour le thermomètre, et en une coupe sur le bord de laquelle est û\é un anneau en laiton. La cloche peut être mastiquée hermétiquement sur cet anneau. Tout l'appareil pèse environ un kilogramme et sa capacité est de 1300 ce. Un anneau en verre supportant une lame de platine percée de trous occupe le fond de la coupe qui contient de l'eau âont le niveau dépasse à peine la lame de platine ; celle-ci reçoit les graines. L'air qui doit ti'averser l'appareil est préalablement débarrassé de son eau et de son acide carbonique; à sa sortie, l'air chaîné des gaz dégagés par les graines traverse deux tubes contenant du chlorure de calcium et ensuite un appareil à potasse ; deux tubes en U remplis de potasse et de chlorure de calcium doivent empêcher l'acide carbonique et l'humidité de remonter. Un aspirateur de Regnault fait circuler l'air dans l'appareil.
Redoutant les diETicultésqui^prOTicnnent des graines qui ne germent pas et qui pourrissent, l'auteur a fait un choix très-sévère de ses graines ; il les a débarrassées de leurs lestas et il a rejeté toutes celles qui étaient jaunâtres ou translucides ainsi que celles dont le poids était inférieur à Oï',4 ou supérieur à0«',6.
Enfin il faut dire que l'auteur a lenu compte de la faible quantité d'acide carbonique qui se trouvait dans l'appareil au moment de la mise en expérience (10 millig.), de celle qui devait se dissoudre
CBRMINATIOIÏ. 51
dans l'eau (20 millig.) et de celle que les graines relenaient après la germination (25 mitlig.) Nous reproduisons ici deux des nombreux tableaux que donne l'auteur.
La première colonne donne la date; la deuxième, l'heure de.s quatre pesées; la troisième, le nombre d'heures écoulées depuis le commencement de ]' expérience; la quatnèrae, la température; la cinquième, la quantité en milligrammes d'acide carbonique dégagi; depuis la dernière pesée; la sixième, la quantité totale d'acide carbonique dégagé depuis le commencement de l'expérieace; les septième et huitième, les quantités des colonnes 5 et 6 calculées pour 10 grammes de graines sèches.
L\PtBlCKCE I,— t9 GRUIIES PF.S^tlT sflCRES H()30 HILLIC. DU t
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Plus la gerniioation avance, et plus te dégagement d'acide carbonique est abondant, surtout lorsque la température est élevée. Cette circonstance n'avait pas échappé à de Saussure, et M. Fleury (1)
(1) AmaUsde tUrnie tt de pAffttfHC, 4* *érie, (. IV, 47, p. t.
l'indique aussi en s'appuyant sur une seule expérience sur le ricin, dans laquelle les graines ont pourri. A mesure que la germination avance, des quanlilés de plus en plus considérables de matériaux de réserve .sont attaquées, et il se forme un nombre rapidement croissant déjeunes cellules; il est évident que dans ces conditions la respiration doit devenir de plus en plus active. L'influence de la température sur la germination est extrêmement marquée; on sait que pour chaque espèce il y a une température maxima et minima au delà desquelles les graines ne germent plus. D'après M.Sachs(l), ces températures sont pour le potiron i3°,7 et 42°. L'auteur a évité d'opérer ses germinations dans le voisinage de ces températures extrêmes, de peur que quelques graines, en pourrissant, ne détruisissent la valeur de toute l'expérience. Voici comment il résume les résultats des expériences sur le dégagement d'acide carbonique : « La quantité d'acide carbonique formée pendant la germination de » la gi'aine de potiron dépend de la température, du poids de la » graine et de la durée de la germination. A température et à durée t égales, les quantités d'acide carbonique sont proportionnelles aux » poids des graines; à température égale, les quantités d'acide cart bonique qui se développent pendant les unités de temps succes- 1 sives, vont en croissant. L'élévation de la température conduit à R un accroissement très-rapide des quantités d'acide carbonique > dégagé. »
Dégagement (Teatt. — De Saussure dit déjA qu'il se forme de l'eau pendant ta germination. Mais les seules expériences directes qui aient été tentées sont celles de MM. Oudemans et Rauwenhoir.
M. Laskovsky choisit un certain nombre de gi'aines représentant aussi parfaitement que possible la moyenne ; il les sèche dans un courant d'hydr(^ène, ensuite il les pèse et il obtient le poids sec moyen des graines mises en expérience. 11 place un certain nombre de graines dans son appareil et il le pèse. Soit A le poids de l'appapareil avec les graines, l'eau et l'air; ce poids se compose : I du poids de la cloche S, du poids de l'air qu'elle contient V, du poids de l'eau contenue dans la coupe et dans tes graines X, et du poids sec des grainesm. Après lagermination, l'appareil a été pesé de nouveau, les jeunes plantes ont été séchées dans un courant d'hydrogène ;
(1) Uhrbtifit lier Botaïuk, p. 636.