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Moyenne, 1-.35....
INFLUENCE l>E U SBCBERESSE DE 1870 SDR LES RÉCOLTES. 5SI
1° Échantillon du champ de blé, avant la moisson de 1808 : moyenne de trois parcelles diversement Aimées;
2° Échantillon du même champ de blé, en janvier -1869, quand le sol était supposé saturé : moyenne de trois parcelles diversement fumées ;
3* h^chantillon de la terre en jachère, recueilli vers la fin de juin 1870;
4° Ëchantillon de la terre emblavée en orge, située à côté du champ précédent, recueilli à la même date, fin de juin 1870;
5' Érhanlillon pris dans la prairie, en juillet 1870, après que le foin eut été récolté : moyenne de trois parcelles diversement fumées.
Nous avons déjà examiné plus haut le détail de ces observations et nous devons ici résumer seulement ce qu'elles ont de général.
Il est à remarquer d'abord que les trois champs en expérience ont un sous-sol d'arçile jaune rougeâtre reposant sur la craie à des distances variables mais jamais très-étoignées de la surface; ils possédentainsi un bon drainage naturel, et il est très-l'are que de l'eau séjourne dans les sillons, et quand cela a lieu, elle n'y reste que pendant quelques heures. Le champ de blé est cependant drainé à une profondeur de 77',5 et à une distance d'environ de 7",5 de drains en drains.
Il est intéressant de remarquer qu'il n'y a guère de différences dans la quantité d'eau retenue àdes profondeurs semblablesdans le champ de blé en juillet 1868 au moment oii la moisson arrivait h maturité et dans la prairie après que la récolte était terminée. La quantité est cependant un peu plus faible dans la terre di-ainée, qui avait aussi probablement donné une plus grande niasse de produits.
Vers la fin de juin 1870, la terre arable non drainée, qui avait porté une récolte d'orge représentant peut-être de quatre à cinq tonnes de matière sèche à l'hectare, ne retenait guère que la même quantité d'eau près de la surface que la prairie en juillet 1 870 ; mais à une profondeur plus considérable elle en retenait plus que n'en avait la tei-re drainée en juillet 1868 ou la prairie non drainée en juillet 1870.
En résumé, on peut déduire des nombres inscrits au tableau XII que malgré le drainage naturel par la craie, le drainage au moyen des tuyaux a contribué à diminuer la quantité d'eau contenue dans le sous-sol du champ de blé à la profondeur examinée ; qu'en outre
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SOUS l'inQuence du drainage artificiel, l'argile est devenue plus perméable aux racines el l'humidité qu'elle rearermail s'est trouvée [dus promptement à la disposition des plantes; d'où l'on peut conclure que pour que les plantes pussent trouver dans le sous-sol la quantité d'eau nécessaire à leurs besoins en temps de sécheresse» il faut que le sol présente une épaisseur sulfîsante et qu'il ait h puissance de la retenir dans une certaine mesure tout en élanl cependant suflisamment perméable.
Avant de terminer il est bon d'appeler l'attenlion sur une conséquence importante des résultats obtenus. Nous avons vu qu'une bonne récolte de foin, de blé ou d'orge exhale au moins 175fr tonnes à l'hectare pendant la durée de la végétation, ce qui nous donnera à peu près ^",5 d'eau, sur les f)2°,5 qui tombent en moyenne chaque année ; en supposant que la quantité retenue par le sol reste constante d'une année à l'autre, il reste pour l'évaporation du sol et pour le passage au travers des drains ou dans le soussol en dehors de l'action des racines une hauteur de 45 centimètres de pluie équivalant à 4500 tonnes d'eau par hectare.
Quelle est la fiaction de celle gi'ande quantité d'eau qui est perdue par l'évaporation de la surface du sol lui-même, remontant par capillarité des couches profondes du sous-sol aux couches supérieures el entraînant avec elle les matières utiles aus plantes? ou encore quelle est la fraction qui li-averse en entraînant avec elle les matières soluhles que le pouvoir absorbant du sol et des couches supérieures du sous-sol ne peuvent retenir?
On ne saurait répondre à ces questions pour un sol ou une saison déterminée, et probablement la réponse varierait avec le sol et la saison examinée. Ainsi que nous l'avons dit déjà, des expériences sont en cours d'exécution à Rothamsted pour étudier ce point important. Quant aux résultats déjà obtenus, nous rappellerons que du i" septembre au 31 décembre 1870, c'est-à-dire à la suite de la sécheresse extraordinaire de l'été précédent, on trouva que sur une quantité de pluie totale de 26 centimètres d'eau tombés pendant celte période, environ 50 pour 100 ont passé jusqu'à une profondeur de ûO centimètres, environ 40 pour 1 00 atteignirent un mètre el environ 10 pour 100 allèrent jusqu'à 1°',50 de la sur&ce. Le calcul prouve en outre que quand bien même, il y aurait eu déjà une certaine accumulation d'eau pendant le moisd'aoAt, une grande partie de l'eau non écoulée avait été employée à ramener le sol de l'état