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Par endroits on ne Irouve que l'une des deux formes

Il faut donc s'attendre â voir de nouvelles recherches établir définitivement la distinction en deux espèces: Peridermium Pîni acicola el Perid. Pini corlicola.

lia v6g4tatioa du paraaitc.

L'histoire complète de ce parasite ne pourra être composée que quand les autres formes en seront connues.

Les maladies que qiuse le mycélium sont très-variées, mais elles peuvent être ramenées à une transformation de l'amidon en térébenthine.

La forme acicola apparaît souvent en grande quantité au mois de mai dans les jeunes plantations de pins. De 3 à 10 ans la quantité des jEcidium est telle qu'ils donnent une teinte jaune à la planta* tien. IjE coloration iiormale ne revient alors qu'en juin.

Le développement du mycélium est tellement exubérant dans les méats intercetlulaires que les cellules parenchymateuses en sont aplaties sans mourir.

Dans le voisinage des fructifications les tisftus meurent après la dissémination des spores ; ils s'imbibent de résine et se font reconnaître extérieurement par leur coloration brun foncé. La feuille de 3 ans qui a porté plusieurs générations d'jf!cidium ne meurt pas, quoique le parenchyme soit tellement comprimé qu'il occupe moins de place que le mycélium. La feuille malade ne meurt que quelques mois avant la feuille saine.

\ mesure que le pin avance en âge YjEcidium devient plus itire sur les feuilles : au-delà de vingt ou trente ans la rouille des feuilles est une rareté.

L'jEcidium Pini corlicola est infmiment plus nuisible.

L'infection se fait avant vingt ou vingt-cinq an$; on ne sait comment. L'amidon se tran&rorme en téi'ébenthine qui imbibe les parois cellulaires; le mycélium passe par les rayons médullaires à l'intérieur du bois où on ne le trouve cependant jamais que dans les rayons ou dans les canaux résînifères; il ne parait pas y pénétrer à plus de 8-10 cenlim. de profondeur. L'imbibition des parois cellulaires entraîne l'impossibilité de la transmission des sucs aqueux; les fonctions vitales s'ariétent. L'écorce morte, éclatée, laisse écouler de la térébenthine qui se résinifie entre les écailles et donne une coloration blanchâtre aux parties malades.

Au moment où le nouvel anneau de bois et d'écorce se forme, on trouve les filaments du mycélium en voie d'accroissement dans les Jeunes tissus; il Haut en conclure que la croissance du mycélium est surtout très-active dans la première moitié de l'été, et que la maladie est une conséquence de la végétation du champignon. Les phénomènes pathologiques varient suivant l'âge et la partie affectée de la plante.

Les jeunes troncs et les jeunes branches meurent déjà au bout d'un petit nombre d'années. Dans les vieilles plantations on remarque souvent des branches revêtues uniquement de feuilles rousses et mortes. Presque toujours on reconnaîtra que V^ddium Pini en est la cause.

Lorsque le tronc de vieux pins est attaqué dans la couronne ou au-dessous, on observe des phénomènes très-intéressants. La première année la place malade n'a que 5-10c„ de diamètre, dans les années suivantes la place grandit, l'anneau devient plus large sur le côté sain parce que les sucs nourriciers en descendant nourrissent plus abondamment le cambium.

Il en résulte, pour ainsi dire, une lutte entre l'accroissement du parasite qui cherche à embrasser le tronc et celui de l'arbre qui tend à échapper par une activité exagérée sur le côté sain, mais l'imbibition résineuse de la partie malade et la dessiccation du bois diminue la marche de la sève vers le sommet de l'arbre ; l'accroissement s'arrête, les feuilles deviennent plus rares; l'anneau de bois devient plus faible.

Le mycélium l'emporte donc, embrasse complètement le tranc et le sommet se dessèche. Cette lutte peut durer plus de soixante ans.

Le tronc et surtout la section transversale produisent des coofîgu-

rations bizan-es, notamment, cequi est cependant assea rare, lorsque le parasite s'établit à (a fois sar les deai faces opposées.

ÉTCDE D ÉCONOMIE RURALE.

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