lHi
Dcilrinc
CelluloM
Mal. ilîTerus
Dans ce tableau les expériences sont rangées d'après la richesse en matières grasses ; cet ordre coïncide avec celui du développement des
germes.PlusIagerminationest avancée, moins la graine contient de malière gi-asse; la quantité d'hydrates de carbone augmente dans le même rapport, et on peut admettre que ceux-ci se forment aux dépens des matières grasses; la quantité des matières extractives suit également une progression ascendante.
Quant aus matières azotées, elles deviennent d'abord solubles et elles s'oiydenl ensuite. Parmi les produits d'oxydation des matières azotées, il faut, citer l'asparagine, dont l'existence dans les graines germées de potiron a été niée par M. Dessaigne et M. Chautard (1), mais que l'auteur de ce mémoire a trouvée à l'aide du procédé de M. Sachsse (2). H a vu qu'à basse température il se forme très-peu d'asparagîne, mais qu'à une température plus élevée il s'en forme des quantités notables, surtout lorsque la germination dure longtemps.
Voici, en résumé, les principaux résultats du travail de M. Laskovsky :
1 . La quantité d'acide carbonique dégi^ée par les graines de potiron pendant la germination dépend de la température, du poids de la matière sèche des graines et de la durée de la germination. Connaissant ces (rois fadeurs, on peut déterminer à priori la quan- (ilé d'acide carbonique dégagée.
2. L'élévation de la température produit un dégagement d'acide carbonique très-exagéré.
3. Pendant la germination il se forme de l'eau ; la quantité d'eau formée paraît êtrfî plus considérable à basse température qu'à température élevée.
4. Il ne parait pas exister de rapport constant entre le carbone et l'hydrogène dégagés.
5. Le carbone et l'hydrogène ne quittent la graine que sous les rormes d'acide carbonique et d'eau. La quantité d'azote contenue dans la gi-aine parait rester la même pendant la germination.
6. Il paraît exister un rapport constant entre les quantités de matières grasses disparues, de cellulose formée et d'acide carbonique dégagé.
7. Il est probable qu'il se forme de l'asparagine pendant la germioation de la graine de potiron, et la formation de l'asparagine paraît dépendre de la température.
(I) Saehi. Ubrb. d. Bot., p. 627.
{%) Landw. Venuchulal, — XVI, p. IS.
m. De rmflnence de la Inmiëre sur la résénération dee matières
albaminoldea aux dépens de l'asparagine formée pendant
la germination,
PAR M. PFEFFF.R.
(Dot. Zàt., Kli, p. m.; Aniiata dei m. nal., h" série, 1. \IX. p. 391).
Dans un travail antérieur intitulé : Recherches sur les corps protciqiies et le rôle de l'asparagine pendant la germination des graines. {JahrbfnrwissenschBotanik,yni,iS7%i>. 530), l'auteur s'était efTorcé de faire \oir que raspara<;inu est la forme sous laquelle les matières protéiques quittent la graine en voie de germination el vont se fixer dans les dilTérentes parties de la jeune plante. 11 doit donc y 'avoir deux transformations importantes : ta première, des matières albuminoïdes en asparagine, et la seconde, de l'asparagine en matières albuminoïdes.
Les chiffres suivants permettent de comparer la composition de la légumine (matière proléique que l'auteur choisit comme type) et de l'asparagine :
U^niiDÏno Aspangine DiftèriMici
Carbone H,9 36,1 + 28,5
Hydrogène.... 8,8 6,1 + 8,7
Azote 31,3 H.i 0
Oiygènc 30.6 36,i — 5,8
Dans la construction de ce petit tableau on est parti d'une même quanlilé d'azole ; en effet, la quantité d'azote ne varie pas beaucoup dans une graine qui germe.
On voit que quand la légumine se transforme en asparagine il se dégage du carbone et de l'hydrogène, et que de l'oxygène est absorbé. Comment le carbone et l'hydrogène quittent-ils la graine? Il est probable que ce phénomène se rattache étroitement à la respiration.
Mais c'est surtout la transformation inverse qui a fixé l'attention de l'auteur; il a observé qu'à l'obscurité la légumine se transforme très-bien en asparagine, mais que celle-ci ne peut pas retourner à l'état d'albumine, et que les plantes (papilionacées) qui restent à l'obscurité conseivenl indéQniment leur asparagine (ceci contrairement aux observations de MM. Sachsse et Kormann).
Pour que l'asparagine puisse se transformer en albumine, il faut qu'elle absorbe du carbone elde l'hydrogène, corps qu'elle ne trouve pas dans la plante dans la plupart des cas, si .celle-ci n'assimile pas.
M. Pfcffer reconnaît cependant que dans la capucine l'asparagine
TRANSFORMATION IX L'ASPARAUNE. Cl
se transforme en albumine à l'obscurité aussi bien qu'à la lumière. Il explique cette contradiction apparente en disant que l'asparagine s'y régénère normalement en matières albuminoïdes avant que les matériaux de réserve privés d'azote aient complètement quitté les cotylédons.
IT. lia lenàne accompagne l'aspan^ine dans le jas frais des germinations de vesce,
PAR M. V. GORDP-BESANEZ.
(Faeullal lu Erlangen, — Bol. Zelt, 1861, p. iU.)
La leucine ainsi que la lyrosine sont des produits de dédoublement des matières albuminoïdes qui sont connus depuis longtemps dans le r^e animal. L'auteur a trouvé la leucine dans les eaux mères qui avaient donné de l'asparagine et provenant de germinations de vesce; il suffit de conœntrer un peu plus pour qu'elle se dépose en peu de temps sous Forme de masses granuleuses composées de petites sphères et qui forment une croûte à la surface du liquide.
Dans une seconde note(Boi. Zeit., 187-4, p. 379), l'auteur déclare que la formation de la leucine dans les germinations de vesce est constante; elle ne se développe que pendant la germination aux dépens des malières albuminoïdes.
DE L'ESSAI DES PHOSPHATES FOSSILES CONSIDÉRÉ DANS SES RAPPORTS AVEC LES TRANSACTIONS COMMERCIALES,
C'est dans les départements de la Bretagne et du centre que l'emploi des phosphates fossiles préconisés par M. Demolon a pris tout d'abord de l'importance. Malgré la routine, les oppositions intéressées, les hésitations d'une prudence exagérée, ces précieux engrais ont rapidement conquis dans le domaine agricole la place que leur assignait leur nature. On sait, du reste, avec quelle ardeur les terrains où se rencontrent les nodules de phosphate sont aujourd'hui fouillés et soumit  de fructueuses exploitations. Mais ce qu'on ne larda pas à reconnaître, c'est que pour un même étage géologique la richesse des nodules en acide phosphorique pouvait varier dans
de très-notables proportions. La nécessité d'une méthode d'analyse rapide s'imposait dès lors, et on comprend que, sur le terrain, des ingénieurs aient trouvé a^'antagenx de procéder au classement de leurs échantillons en les dissolvant dans un acide énergique et traitant la dissolution obtenue par un excès d'ammoniaque. En pareil cas, on préLipite en effet tout l'acide phosphorique sous forme de phosphate tribasique auquel s'ajoute une proportion d'alumine et d'oxyde de fer qui peut varier, pour le même échantillon, selon la nature de l'acide employé et le temps plus ou moins long de son action. Ce qu'on reconnut toutefois dans le cours de ces essais préalables et approximatifs, c'est que la même substance traitée à diverses reprises dans les mêmes conditions fournissait en phosphate impur une quantité sensiblement constante.
Les premiers exploitants, tout en s'éclairant par des analyses précises sur la composition des phosphates fossiles qu'ils livraient au commerce des engi'ais, communiquèrent les méthodes d'essai par la précipitation ammoniacale an\ marchands des petites localités. Peu à peu l'habitude se répandit entre commerçants de traiter dans ces conditions. Les cours des phosphates s'établirent alors sur une base évidemment inexacte, et ce qu'on appela degré de phosphate de chaux s'appliqua en réalité à du phosphate impur obtenu dans les . circonstances que je viens de citer. Une telle habitude a ses inconvénients, car en admettant même qu'un phosphate fossile essayé par la précipitation ammoniacale fournisse un résultat constant, il n'en est pas moins vrai que l'impureté du phosphate précipité varie selon les échantillons. Chaîné, comme directeur du laboratoire de chimie agiicole de la Loire-Inférieure, d'analyser des types trèsnombreux de phosphates, obligé de vériller si des livraisons considérables étaient faites conformément aux clauses des traités, j'ai bien des fois reconnu les inconvénients de la méthode d'essai dite commerciale, non-seulement à cause des malentendus qu'elle engendre, mais aussi parce que pratiquée en dehors de certaines règles bien fixes, elle peut donner des résultats différant quelque peu les uns des autres (1).
(I) L'a*ai commercial, lux résultats dur^uel sont f^Ënérslemenl lubordonnévs les (rans- •clions enlrc ncguciints, consîale i prendre un gramme de matUre réduite en poudre fine, i la porter au rouge sombre pondant quelques minutes, i introduire dans un tube bouché la substance calcinée et à radditionner de 4 ou 5 centïm. cubes d'acide azolique conc«nlré. On Tait bouillir pendant 4 ou 5 minâtes, on étend d'eau et jette sur un filtre.