‹ Annales agronomiquesChapitre 72 sur 221 · EE3SS3SS · texte numérisé non relu

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ont eu lieu sur des graines nues, le volume du gaz a diminué; tl n'en a été autrement qtic dans deux expériences sur trois qui ont porté sur l'orge.

Aquo) sont dus ces résultats divergents des expériences 2 et 3^ Dans l'eipérience % nous voyons que le volume final dépasse le volume initial de 1*^,50; l'oxygène a diminué, l'azote a diminué; mais il s'est dégagé un volume d'acide carbonique supérieur à celui de l'oxygène disparu. C'est un résultat tout à fait analogue à celui qu'a donné M. Leclercdans son expérience du 1" juillet, commencée le matin et terminée le soir.

Le même fait s'observe encore dans l'expérience 1 2 du tableau H ; pour 7",38 d'oxygène disparu, il a apparu 7", 92 d'acide carbonique; la quantité d'azote est un peu plus forte à la fin de l'expérience qu'au commencement; en revanche, dans les expériences 1, 11, qui ont également porté sur l'orge, nous retrouvons, comme pour les autres graines que le volume d'oxygène absorbé est plus |>rand que te volume d'acide carbonique produit; et comme ce résultat se rencontre dans toutes les autres graines, il y a dans les expériences '2 et â un fait accidente], qui tient cerlainement à la présence des balles. Cependant toutes les graines pourvues de balles ne fournissent pas de résultats semblables, ainsi, quelques expériences exécutées sur i'épeaulre, et que nous n'avons pas insérées dans ce mémoire pour ne pas lui donner de dimensions exagérées, ont donné des résultais semblables à ceux que nous ont fournis les expériences 1 et 11. Or, si on se rappelle qu'il suffit de laisser des graines d'orge mouillées à l'abri de l'air pour voir se dégager des quantités notables d'acide carbonique, on admettra peut-être qu'il faut attribuer ce dégagement à un commencement de fermentation. Je ne donne au reste celle idée que sous tonte réserve; mais, je le répète, l'irrégiilaritc des résultats obtenus en expérimentant sur l'oi^e montre combien il est dangereux, dans des expériences de cette nature, de vouloir généraliser.

fierminatioiu régnlièrflB avec dégagement d'uBgte.

Ainsi qu'il a été déjà dit, quand on met des gAÎnes en germination, on trouve souvent que si le volume du gaz diminue, si celle diminution porte toujours sur l'oxygène, elle est parfois parlieile- ' ment compensée par l'augmentalion de volume de l'azote.

MonVELLES RECHERCËES SUR Ll GERHINATIOIt. W

C'est ce qui ressort des eupériences réunies dans le tableau II.

^'ous avions déjà observé ce dégagement dans noire premier mémoire, et nous l'avons attribué à une certaine quantité de gaz confiné dans les graines, gaz susceptible de se dégager au commencement de la germination, au moment où il est sans doute expulsé par l'oxygène qui pénètre dans la graine.

M, A. Leclerc, au contraire, attribue ce gaz à la décomposition des albuniinoides, qui accompagne la pourriture des graines.

Pour reconnaître quelle est celle de ces deux interprélalions qui est exacte, nous avons eu soin de mettre fin aux expériences du tableau n° 11, quand il restait encore une quantité notable d'oxygène dans l'atmosplière ambiante. On remarquera que les dégagements d'azote ne sont nullement en raison de la durée de l'expérience ni de l'énergie de la combustion : ainsi dans l'expérience 16, qui a porté sur du blé, il y a eu 23''*,M d'acide carbonique formé, et seulement 1",22 d'azote dégagé, tandis que dans l'expérience 18, qui n'a duré que trois jours, dans laquelle tous les grains étaient germes, il ne s'était formé qu'une quantité extrêmement faible d'acide carbonique, il y avait eu 2", 07 d'azote dégagé. Dans l'expérience 21, il y a eu 3,97 d'azote dégagé et seulement S'^SS d'acide carbonique formé; il serait donc bien étrange qu'une combustion si peu éneipque ait produit une si grande quantité d'azote.

Il y avait au reste une méthode bien simple à employer pour l'echerclier si la décomposition des albuminoïdcs intervient dans ces d^agements; c'était de placer systématiquement des graines dans des conditions telles qu'elles dussent se décomposer; c'est ce qu'on a fait dans les deux expériences tO et 21, où l'on a placé dans l'air, du blé tué par l'ébullition dans l'eau : on remarquera que dans l'expérience 21, qui a duré quatre jours, il ne s'est dégagé qu'une quantité d'azote très-faible, analogue à celle qu'on a trouvée dans les autres expériences où les graines étaient parfaitement vivantes; quand, au contraire, l'expérience a été prolongée pendant neuf jours, expérience n* 23, on a trouvé une quantité d'azote dégagée considérable; ainsi ce n'est en réalité qu'en prolongeant les expériences beaucoup plus longtemps que nous ne le faisons d'ordinaire, que des graines wior/es commencent à se décomposer et à donner des quantités sensibles d'azote libre. Ajoutons que ces expériences ont été exécutées au mois de mars, à une température où les phénomènes de décomposition ne se développent qu'assez AKULu ACRoifoMiaDu. N* s — 6. t. — 16

leotemeot; en été, il est très-possible qa'iHi eut obtenu plus npidemeot la décomposition des albuminoîdes dans les graines mortes.

Il est donc tout à fait invraisemblable que les quelques graines qui pourrissent, sans qu'oa puisse le constater dans les expériences qui portent sur de petites graines comme le colza, le cressoa ou le lin, soient la cause du dégagement d'azote qu'on observe si souvent.

Il a déjà été dit plus haut que les expérieacea 16, 17, 18, 19, ont porté sur des grains de blé ; ces expériences ont été de courte durée et tous les grains étaient germes. Les expériences dans lesquelles quelques grains étaient douteux ont été rejetées, elles ne figurent pas au tableau ; on remarquera cependant qu'on a observé des d^agemenls d'azote tout à fait analogues à celui qu'ont donné les graines tuées dans l'expérience 2i2; il ne semble dmc pas qu'il y ait eu intervention dans l'une ou l'autre de ces e^^riences de la décomposition des albuminoïdes.

Pour appuyer encore ces résultats, j'ai entrepris une antre série d'expériences sur des g^ùnes d'assez grandes dimensions pour qu'il fût iacile de suivre leur germination; elles ont porté sur des haricots et sont résumées au tableau n° III.

Ainsi qu'il a été dit plus haut, les erreurs que l'on peut commettre dans ces sortes d'analyse ne dépasseiupas quelques dixi^nes de centimètre cube; par conséquent nous pouvons affirmer que la germination des haricots, dans l'expérience 34, a été acoHnpagnée d'une diminution dans le volume de l'azote; que la germination dans l'expérience 30 a été accompagnée au contraire d'une augmenlalion; l'expérience 31, qui a porté sur du maïs, a eo&a donné une absorption.

H. A- Lederc a donc eu tort de restreindre la question de l'oo clusion des gaz an commencement de la germination i nne absorption d'azote; l'absorption d'oxyg^e peut être accompagnée d'une absorption d'azole, mais aussi d'un dégagement d'azote qui est probablement déplacé par l'oxygène qui pénètre dans la graine.

Uest clair toutefois que pour que cette interprélalion soit exacte, il faut démontrer qu'il existe de^ gaz dans les ^^nei, et que celui qu'on voit se dégager dans les expériences précédentes provient non pas de la décomposition des graines, cette hypothèse admise par H. A. Leclerc n'est plus soutenable, mais d'une oxyd^ioa régulière des albuminoïdes mettant en liberté l'axole gueux, en mâme temps qu'il se produit ds l'acide carbonique. Pour reprendre cette der-

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