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JANVii» 1869 Sol salure.
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Parcelle 3. avec fumier de fenne
l*arcelle S a, avec engrais minéraun el
DIFFÉRENCES DE L'EAU CONTENCE PAR HECTARE DANS LES PARCELLES 2 ET 8 a ET LA PARCELLE 3, ÉVALUÉES EN TONNES.
Parcelle 2, avec fumier de ferme
I'ar«!ll8 3, avec engrais minéraux et ici»
11 ressort des résultats précédents ce fait très-remarquable que la nature des engrais inilue singulièrement sur les quantités d'eau retenues par le sol des parcelles saturées d'humidité. Le sol et le sous-sol de la partie non-fumée, très-peu désagrégés par la pénétration et la décomposition des racines, absorbent et retiennent moins d'tau que ceux des parcelles fumées. Le sol et le sous-sol de la parcelte qui a re(,:u les engrais artificiels sont rendus plus absorbants non-seulement par une plus grande abondance de racines, mais aussi par la dissolution des parties solubles des engrais, surtout dans le
l;(FLL'ENCE M LA SfiCHERESSE DE 1870 SUB LE3 RECOLTES. K7
couches profondes ; enfin la parcelle fumée, avec son énorme accumulation de maliëres organiques à la surface, avec les produils do décomposilion du fumier divises à l'infini, avec un développement considérable de racines, retient une quantité d'eau plus considérable que les autres, surtout près de la surface.
Ainsi que nous l'avons vu dans un précédent article {page 25 de ce volume), il arrive souvent que tandis que tous les drains placi'^s sous les parcelles sans engrais ou amendés avec des engrais artificiels, coulent aisément, le drain placé sous la parcelle non fumée reste sec, et il en faut conclure que l'application des engrais, les façons données au sol, peuvent augmenter son pouvoir de retenir l'eau à un degré suffisant pour que les travaux de drainage perdent beaucoup de leur intérêt.
N'avons-nous pas aussi, dans le fait que le sol et le sous-sol à une profondeur considérable sont fréquemment saturés d'eau, en hiver, l'explicîition du moindre effet que produit une quantité donnée d'azote appliquée en automne sous forme de sel ammoniacal, qu'une quantité égale donnée au printemps sous forme de nitrate de soude? Bien que l'ammoniaque des sels ammoniacaux soit en grande partie absorbée par les couches superficielles, il est reconnu qu'une partie de cette ammoniaque se convertit en acide nitrique et gagne les drains sous forme de nitrates, et il est évident que, toutes choses égales d'ailleurs, la quantité ainsi perdue sera d'autant plus grande qu'il y aura plus d'eau qui traversera le sol. Le professeur Voeicker, qui a analysé plusieurs des échantillons d'eau recueillis à différentes époques au champ d'expériences de Rotham- Sled, y a trouvé d'autant plus d'acide nitrique qu'on avait donné plus de sels ammoniacaux comme engrais.
Une autre raison qui peut rendre compte du moindre effet obtenu de l'emploi des sels ammoniacaux que du nitrate de soude renfermant l'un et l'aulre la même quantité d'azote et distribués en même temps, est que les nitrates se diffusent plus rapidement sous l'influence de la pluie que ne le peut faire l'ammoniaque, et que par suite le développement des racines est plus actif sous l'inlluence des nitrates; les plantes prennent ainsi possession du sol plus complélement et y puisent dans un temps donné plus de nouriUure et d'humidité. Peut-être enfin peut-on conclure des résultats insérés (lins les pages précédenles qu'en employant tous les ans sans interruption le nitrate de soude comme engrais, on augmente peu à peu
la porosité du sol qui le reçoit, on le rend capable d'absorber plus d'humidité et par suite on favorise ainsi un développement plus complet des racines.
(ÏM fin an prochain fascicule.)