MAXIMUM
eUO TIENT
depu«l*.
Ht
lOii
mt.i
Ift-.l .K
Ainsi à part le troisième exemple de ta colonne du quotient de pureté des betteraves contenant le maximum de sels de la série de densité, tous les antres cas prouvent que les indications de la densité sont dans le même sens que les rapports des sels. L'exception que nous devons constater peut tenir soit à une très-faible quantité de matières azotées ou à une erreur d'analyse.
IV. — Déterminatioii des coefflcients à l'aide desquels on peut déterminer industriellement la ricbease des betteraves d'après la densité
11 résulte encore de nos tableaux et des nombreuses analyses que nous avons faites, ainsi que de celles que M. Woussen a bien voulu nous communiquer (au moins (rois cents en totalité), que l'industriel pourra apprécier approximativement et en moyenne la ricbessc' en sucre des belteravcs qu'il recevra d'après la densité du Jus; nous avons dit que nous appelions en pratique :
1010 ou 101 un degré
1011 ou 101.1 un degré i/io lOÎO ou 102 deux degrés 10Î5 ou 102.5 deux degrés '/,
Il suflira de multiplier le nombre de degi-és :
Pour le jus I
I deasuus de 1010 oi de lOiO à 1045 <lc 1045 à 1050 de 1050 ù. 1055 de 105.') à lOGO de 1060 à 1067
4 degrés par 1.74
DE L-ACfliT D£S BETTERAVES. 189
Pour avoir la richesse réelle en sucre des belteraves, c'est ce qui ressort très-netlement du tableau suivant dans lequel nous comparons la richesse en sucre trouvée directement à celle déduite des densités multipliées par les coefficients précédents.
TaBLEAO V] — PRECVES ANALÏTIÛUES DB L'EXACTITUIIK DES MULTlPUCATEtlRS INDIQUÉS.
CATÉOORIES
NOHBKB
DENSITÉ
RICHESSE
RICHESSE
cniu.
nioyoniM.
m]jK.
calcul.
EndostousdeKUO
IOiî.1 —4». 21
p.eu
De lOStl â 1055
lU.'JI
De 11^5 à 1(J60
HJS7 — 5». 7
Au desGus de 10G0
La différence entre la richesse donnée par l'analyse et par le calcul dans la dernière catégorie au-dessus de 1060 de densité, s'explique par le faible excès de ta densité moyenne 1061.8 sur le point de départ 1060. Notre multiplicateur 2.15 appliqué à cette catégorie a été formé pour une densité moyenne del06â à 1064; il est alors exact, il n'y a donc pas lieu de le modifier. Nous devons faire remarquer aussi que pour jie pas étendre outre mesure nos calculs et nos esi>licali^ns, nos preuves ont été établies sur des catégories de densités croissant de cinq dixièmes en cinq dixièmes de degré. Le passage d'une catégorie à l'autre parait ainsi plus brusque qu'il ne l'esL en réalité; dans l'établissement du prix des betteraves relativement i leur densité, nous avons fondu ces écarts en calculant un multiplicateur progressif par dixième de degré et non plus par cinq dixièmes.
La densité sera prise à la température de 15" centigrades; s'il est difficile ou trop long d'amener le jus à la température voulue, on se contentera de prendre exactement la température du jus à essayer et on augmentera la densité de '/m ^^ degré par 5° de température au-dessus de 15°, et de même on diminuera de '/k de degré pour 5° de température au-dessous de 15".
Le nombre résultant des opérations indiquées plus haut donnera
la quantité approximative de sucre par décilitre de jus, mais ce
ARUti.i» AcnoKOMiatiES. N" 3. ~ 9. I. — 19
décilitre pèsera plus de iOO grammes; pour avoir la richesse .du poids du jus, il faut diviser ce nombre par la densité; enfm comme la betterave contient quelques matières insolubles, la richesse de la betterave peut être considérée comme les "/loo environ de celle du jus. Exemple : une betterave à 1050 dont le jus renferme lOc.SOde sucre
par décilitre, contiendra pour 100 grammes dejus' ...J.. =9,71 et
-' .Bq — = 9s',M) de sucre pour 100 du poids de la betterave.
En nous servant de la moyenne de dix analyses environ, prises an hasard par dixième de degré, nous avons construit une courbe qnî indique d'une fn<;on assez satisfaisante que la richesse progresse à peu près proportionnellement à la densité. Il y a cependant des écarts qui disparaîtraient si nos moyennes avaient été plus nombreuses, et si nous avions eu à notre disposition un nombre d'ana-
DE L'ACHAT DES BETTERAVES. tH
lyaes égial pour chacune des densités entrant dans la courbe. Mais ' on comprend qu'il est impossible de savoir d'avance quelle est la densité de la betterave qu'on essaie, el les échantillons les plus nombreux ont fourni des densités normales ordinaires, ce qui devait être. Dans les séries d'une pauvreté ou d'une richesse exceptionnelle, nous avons eu bien moins de sujets à prendre. Aussi celte courbe est-elle plutôt un exemple d'ensemble que la représen tation exacte de cotte note.
Nous avons jusqu'ici recherché le moyen pratique de trouver la richesse absolue de la betterave ou du jus, mais cette richesse est en quelque sorte théorique, et en industrie sucricre et alcoolique, on sera loin de retirer tout le sucre existant ou son équivaleni en alcool : les derniers paragraphes de cette note traiteront de la valeur industrielle de la betterave et des quantités de sucre qu'on peut extraire des betteraves à diverses densités, cette étude permettra d'établir la valeur vénale de là betterave suivant sa densité.
Dans la première partie nous avons cherche à établir que si la densité n'est pas un signe de la richesse absolue de la betterave, elle donne des indications pratiques très - suflisantes. Nous allons maintenant appliquer ces données aux opérations pratiques de la fabrication, voir combien on retirera industiiellement de sucre pour chacune des densités qu'on peut rencontrer et él^iblir par le taux du rendement, et Timportancc des frais de fabrication, la valeur réelle de la betterave pour chaque point de l'éclielle des densités.
Des pertes de sucre pendant le travail. — La première jperte de sucre se trouve dans la pulpe pressée, obtenue comme résidu, cette perte e^t loin d'être uni l'orme , toutes questions mécaniques égales d'ailleurs; elle dépend de la richesse de la betterave. En général, plus la betterave est riche, plus on produit de résidu pressé et plus ce résidu contient de sucre. Ordinairement on lait arriver sur ta râpe une quantité d'eau, variable avec la richesse de la betterave, de façon à obtenir un jus ayant une densité de 1040 à 1045. 11 semblerait que la richesse de la pulpe pressée devrait être constante; mais comme la diffusion, du sucre
des cellules non déchirées par les dents de la mpe esl assez lente, l'équilibre ne s'établit pas et la richesse du jus restant dans les ' cellules intactes est plus grande que celte du jus extrait.
Si la pulpe pressée provenant de betteraves riches à 8 p. 100 de sucre par exemple, renferme encore en moyenne 5 à 6 p. 100 de son poids de sucre, les pulpes de betteraves plus riches en contiendront jusqu'à 7 p. 100 et plus; et si on évalue de 20 à 22 p. 100 la quanlité de résidu pressé, celle quantité s'élèvera jusqu'à 24 et plus avec des racines riches. Notre cadre ne nous permet pas d'entrcidans des détails, neus nous contenterons d'indiquer à peu près les conditions principales de fabrication; noua supposons aussi que l'outillage est aussi partait que possible.
Tableau VII