‹ Annales algériennesChapitre 105 sur 119 · PRODUITS ET REVENUS DE L'ALGÊRIE EN · texte numérisé non relu

PRODUITS ET REVENUS DE L'ALGÊRIE EN

Produiti du Trésor,

l<* EnregistremeDt, timbre et domaines S,S16,590'70'

t» Douanes 2,187,524 44

3° GontribatioBs diverses 9,233,491 if

À reporter. . . . Iït,6)î7>36 27

APt'BNDlCB. S85

Report 15,657,536' 97c

40 Postes et paquebots è Tapeur. Kis,0il 16

5<> Prélèyemeuts de 10 pour 100 sur les recettes du

service local et municipal M8,4i7 06

Total 14,668,764 4»

Prodwiit du budget local et municipal.

10 Produits des biens et rentes des anciennes corporations religieuses 164,040 lo

1* Dhième du prodoit net des impôts payés par les

Arabes 784,63S 98

S<» Produit de la portion accordée aux communes dans

l'impôt des patentes 18,438 59

4« Produit de l'octroi municipal 3,025,892 15

50 Produit du droit de place dans les halles, foires et

marchés 540,733 36

6*> Produit des péages communaux, droits de pesage,

mesurage, jaugeage, droits de voitures, etc. . . . 184,522 34

7^ Petits produits divers 629 10

8** Produits des amendes payées par les irabes. • . . 474,852 56

9® Portion accordée aux communes dans le produit des

amendes prononcées par les tribunaux 54,389 75

10* Recettes extraordinaires. 166,337 07

Total 5,i84,i67 58

Total général 19,852,931 81

De cette somme de 19,852,931 fr. 81 c., il convient de retran- . cher celle de 277,753 fr. 7! c. provenant de ventes d'efTets mobiliers de la guerre et de la marine, et qui ne fait pas partie, par conséquent, des revenus propres à l'Algérie (1).

(1) Il est bon, pour comprendre la distinction entre les produits du trésor et ceux du budget local et municipal, qui forment les deux grandes divisions du budget algérien, de se rappeler les dispositions des ordonnances du 21 août 1839 et 17 janvier 1845, dont il est parlé aux livres XXVIII et XL) des Annales,

ii>(>^t .

AWAUES ALGÉRIENNES.

Culte catholique. Le personnel liu clergé catholique se compose, en Algérii', d'un éïéqiie, de quatre vicaires générauï (Jool ^eux liiulaires et deux hurioraires, choisis par l'évéque parmi les membres de son chapitre qui ^e compose de 8 clianoincs, 2secrélaires de i'évâque , 68 desservants , 29 Vicaires el 10 prétriï ■Diiliaires.

Les desservants sani divisés en deux classes : ceux de pre-. ' mière clasKe sont éiablis dans les chefs-li-ux de département et d'arrondissement, et re<;nivi'nt un iraiiement de 2,500 fr.; ceui ' de deuxième classe, établis dans les localités moins importantes, reçoivent un traitemi-nt de 1 ,1400 Tr. qui est aussi celui des vicaires et des praires auxiliaires. Tous ces desservants sont amovibles, aucun d'eux n'ayant le caraclère de stabilité des curés, quoiqu'on letir en donne habiluellement le litre.

Deux vicaires généranx résident, l'un à Oran el l'autre à Ctrnslantine.

Il existe, à Alger, un grand séi mis 184d, une subvention de '.

linaire qui reçoit de l'Ëial, de- 6,000 rr. Il y a aussi un pi!tit séminaire ou école secimdaire ecclésiastique, dont l'ouverture a été autorisée par ordonnance du 20 novembre 18W. Il reçoit une subvention de 15,000 fr.

Le traitement de l'évêqne est de 20,000 fr., plus 5,000 pour frais de secrétariat et île tournée ; celui des vicaires généraux de 3,fiO0 fr., cl celui des chanoines de 2,400 Tr.

Culte proteitanl. Le culte protestant a été organisé, en Algérie, par l'ordonnance du 31 octobre 1839. Le consistoire, séant â Alger, csl considéré comme mille pour les luthériens et les calvinistes qiti y sont représentés; mais la présidence eu appartient au pasteur calvini.^le. Les protestants des deux sectes sont du resle très peu nombreux en Algérie.

(7ull«tirae[<l«. Il existe, pour ce culie, un consistoire ceniril ïiégeanl à Alger, el deux consistoires provinciaux siégeant àOrau et à Coustaniine.

CulU ntniulman. Il eu siera parlé dans la seelioQ spéciales consacrée aux populations indigènes.

assistakcb publique.

nOpilaux, Des hôpiianx civils, spécïaiii el <?n général bien disposés, sont cUiblis dans les villes principales pour les mulades inligenlg. Les hôpiiaux militaires reçoivenl, en nuire, dans 1rs Initiiez nù il n'y en a pas de civils, les malades de cette caiégoric. Xes dépenses qu'ils occasionnent sont remboursés h l'administra- )n militaire par le budget local et municipal. Des circonscripiioDS médicales ont, en outre, été formées hors iB villes dans les territoires de colonisation. Des médecins, réibués par l'Etat, y donnent aux malades des soins et des mé'liments gratuits.

Il niste, dans le dépariemeut d'Alger, 2 bdpitaui civils, 3 dismsBires (1) et 14 circonscriptions médicales; dans celui d'Oran,

I kApilal civil, un hospice pour les femmes, 2 dispensaires, circonscriptions médicales ; dans celui de Constantiue , un hd-

pilai civil, 2 hospices pour les femmes, i dispensaires et 3 circoDBcri plions médicales.

II est entré, en 1851, dans les hôpitaux, tant civils que militaires, 23,370 malades savoir :

Dans les hfipiiaux ci«iU. .

DiDs les iiApilïDi militaire

B^r lesquels il n'y a eu que lSd( décès.

F Lu service hospitalier des hôpitaux civils csl fait, ï Alger, par les weurxde Sainl-Vincenl-de-Paule; à Oran, par les sœurs Trioiiaires de Valenne, et dans le département de Consiantine, par \e% sœurs delà Doctrine cbrétienne. Parler du dévouement de ceif sainte mi-

(t) PnîKia'il estqafslion de cesétghlisscments'lisliiiéi aux BIlea publiques miladfR, il faut bien donner les chiffres da ses malbaureuseï inscrites i la po* lice. Ce chiffre «tait de i.OSI pd IRSI, dont aag rr4n;*i<ei, S80 ilrnnit^m [presque toutes cïpngnuleE}, AiS mauresques et 3ti juives. L'sdiaiuiïIratiDn Ltil, dans ">a dernier lahli'su iln siiualion, qu'il j .i lie» de penser qoe bi'aurDUp de femmes qui ae prosliluent êrlia^ppiil i l'inseripLion.

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