‹ Annales algériennesChapitre 14 sur 119 · LIVRE XXXIV. St · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIV. St

trwste qni fiit Tecueillie par un des membres de )a oom- [ mission scientifique, et qui a fixe les incertitudes des ar- ! point important de géographie an- I inenne. Le général Négrier y passa deux jours, pendant I lesquels il reçut la soumission des Oulad-Sidï-Yahia- Vbou-Taleb et des bourgades voisines de Bekaria et louk- |lous.

Le général Négrier quitta Tebcssa, le 3 juin, pour se liapprocherde Constantine, en prenant un autre chemin I qne celui qu'il avait suivi en allant. Il longea pendant I sept lieues l'Oued-Chabro; il allait passer sur la rive I droite de ce cours d'eau, lorsque son arrière-garde fut l-attaquée par quelques cenlain es d'Arabes Hanencha, qui E (nrent facilement repoussés. Le 4, le général campa à

■ trois lieues au delà de l'Oued-Meskiana , et le 5 sur IrOued-Tourouch. Il y séjourna, le 6, pour prélever une

■ contribution sur la partie des Ilarakta, sur le territoire

■ de laquelle il se trouvait. Le 7, lorsqu'il quitta celte lo-

ttlilé, son arrière-garde fut attaquée par les Hanencha, I conduits par El-Haznaoui, à qui s'étaient joints plusieiirs

■ Harakta, malgré la soumission récente de cette Iribu. I Vennemi fut repoussé. Le soir, la colonne française cou- Icba sur rOued-Mraa. Le 8, elle s'établit sur l'Oued-Me- I ris, où elle attendit un convoi de vivres qui devait lui ar- 1 river de Constantine, Le général Négrier ayant reçu ce I convoi se porta, le 15, dans les montagnes des Oulad- I Sjebara, qui avaient pris part, le mois précédent, à l'at- [ laque du camp d'El-Aroucb; il châlia cette tribu, ainsi I que celles des Guerfa et des Sdrasa, qui se trouvaient dans 1^ même cas; il rentra à Constantine le 17. Il envoya I une partie des forces qui venaient d'opérer avec lui au I général Levasseur, à Philippevillc ; ce dernier fit, avec

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ce renfort, quelques courses cliez les Beni-Salah et les Beni-Isaac, qui s'étaient soulevés à la voix de Zcrdoud,

Dans le mois de mai, le général Randon fit une expédition contre les Oulad-Dham, tribu du cercle de Ghelma qui avait commis quelques actes d'hostilité et accueilli des déserteurs de la légion élraugère. Il eut avec eux, le 11 mai, une affaire oii ils perdirent beaucoup de monde, et où fut tué, de notre côté, M. Gay, lieutenant de spahis, fils et frère de deux femmes honorablement connues dans le monde littéraire, madame Sophie Gay et madame Delphine de Girardin. Trois jours après ce combat, le commandant Frény, du corps des zouaves, qui battait le pays avec une partie de la colonne expéditionnaire, ayant imprudemment morcelé' ses forces, fut attaqué, au moment où il ne lui restait sous la main que 200 hommes, par plus de 1200 Arabes, auxquels il opposa une résistance bien digne de lui faire pardonner sa faute. Le général Randon vint à son secours, et le délivra de la position périlleuse où l'avait mis son imprévoyance, et d'où son éclatante bravoure aurait peut-être été insuffisante à le tirer,

A Sétif, le général Sillègue, qui depuis quelque temps commandait sur ce point, fit vers la même époque une tournée de dix-sept jours au milieu de la tranquillité la plus parfaite. Dans le mois d'août, il poussa une grande reconnaissance sur la route de Rougie ; il espérait pouvoir établir des communications directes et régulières entre Bougie et Sétif, au moyen des intelligences qu'il croyait s'être ménagées dans ces montagnes ; mais, le 26, il fut attaqué par les Khaïles, et, quoique vainqueur dans le combat, il dut renoncer ù sou projet.

Après le combat du 26 août, le général Sillègue, ap-

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