LIVRE XSXIV
r pelé dans le sud de son arrondissement pour la rentrée des contributions, se rencontra avec un ennemi que depuis longtemps on ne voyait plus en scène. Cet ennemi [ n'était autre qu'Ahmed-Bey, qui avait reparu dans le ; Zab, depuis que l'autorité du klialifa d'Abd-el-Kader y , avait été détruite, sans que celle de Ben-Ganah y eût été solidement établie; le général Sillègue eut un petit en* ' gagement avec lui à Aïn-Rumel, le 16 septembre, et mit en fuite sa petite troupe.
A Bougie, où commandait le cbef de bataillon du Courtial, il y eut dans le mois de mai un petit combat sans importance, le 25 août ' Zerdoud, qui était venu tenter fortune de ce côlé-Ià, ayant réuni un nombre considérable de Kbaïles, attaqua nos postes extérieurs avec assez de vigueur. Il fut repoussé cl perdit beaucoup de monde. Il ue se passa plus rien de remarquable dans la province de GoDstautine jusqu'à la fm de l'année 1843; tout le centre de cette province était parfaitement soumis ; il n'existait un peu d'agitation qu'aux extrémités; elle était produite au nord par Zerdoud, à l'est par El-llasnaoui, à l'ouest par Ben-Omar, et au sud par Ahmed-Bey et un peu par un certain Mohammed-cI-lIadj-el-Sghir, qui avait pris le titre de khalifa d'Ab-el-Kader après la mort de Farath-ben-Saîd, récemment assassiné dans une querelle particulière. Ce personnage avait encore peu de consistance et se tenait prudemment à Sidi-Okba sans trop faire de bruit.