‹ Annales algériennesChapitre 41 sur 119 · LIVRE XXXVII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXVII

Sahara^ de sorte que les Oulad-Sultan^ occupés chez eux> ne songèrent plus à aller inquiéter la route de Bis-* kara.

Le prince ayant quitté Constantine le 25 février, pouif se porter sur Batna, partit de ce camp, le 2S, à la tète de 2^400 hommes d'infanterie, 600 chevaux et trois pièces d'artillerie de montagne, descendit la vallée, passa à El** Kantara et arriva à Biskara, le 4 mars ; Mohammed-ben« Hadj avait quitté cette ville depuis cinq jours et s'était retiré dans le mont Aurès.

Le duc d'Aumale resta dix jours dans le Zab. La population des diverses oasis de cette contrée s'empressa de lui foire acte de soumission et de reconnaître de nouveau l'autorité de notre cheik El-Àrab, Ben-Ganah. Cependant le parti de Mohammed-bel-Hadj, ne désespérant pas de rétablir isds affaires, après le départ des Français, s'était t€ml $iu village de Mechounech à 30 kilomètres au nord** est de Biskara> au pied du Djebel-Âhmar-KaddoUi Le priâcey après y avoir envoyé une forte reconnaissance, qui fàt rei^e à coups de fusil, s'y porta de sa personne le 15. U dispersa le rassemblement après un engagement asset ?if et incendia le village. Il reprit ensuite la route dd BatDd pour rentrer à Constantine. Ce camp avait été attaqué, le 10 et le 12, par 2 à 3,000 montagnards de l'Aorès. La garnison perdit quelques hommes, mais elle repoussa l'ennemi et lui fit éprouver d'assez grandes pertes.

Le duc d' AHmale en quittant le Zab y laissa le bataillon de tirailleurs indigènes et un escadron de spahis. Ce détachement était commandé par M. le chef de bataillan Thomas, qui avait mission de rester dans le pays Jusqu'à parfaite exécution des dispositions prises pour en

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Fégulariser l'administration. 11 fut également chargé de recruter et d'organiser un petit corps d'infanterie indigène , pour former la garnison de la Casbah de Biskara.

L'expédition du Zab ouvrit à l'exploration scienti* fique une contrée curieuse où n'avaient encore pénétré quede rares voyageurs. Us ne parait pas que les Romains y aient laissé beaucoup de traces ; mais il existe des ruines provenant d'eux sur les routes qui y conduisent. La grande ville de Lambessa, dont les débris sont encore imposants, était à peu de distance de Batna. Le village d'El-Kantara tire son nom d'un fort beau porf romain, en bon état de conservation. Ces restes du passé semblaient proclamer le droit de la civilisation occidentale à reprendre possession d'un sol qui lui a si longtemps appartenu.

Le duc d'Aumale ayant laissé fortement occupée la position de Batna, rentra à Constanline. A peine y fut-il arrivé, qu'il fit ses dispositions pour marcher contre les Oulad-Sultan et quelques autres tribus du pays de Bellezma où se trouvait toujours Ahmed-bcy. Toutes ces dispositions étant prises, il partit le 17 avril. Passant par Ain Segau chez les Telaghma, et Aîn Sultan, chez les Oulad-Abd-el-Nour, il arriva, le 21, à la petite ville de Mgaous, à l'entrée des montagnes des Oulad-Sultan. Il avait été rejoint en route par des troupes venues de Sélif et de Batna. Le 24 avril, ayant laissé à Mgaous, sous la garde d'un bataillon, ses réserves en munitions de guerre et de bouche, il pénétra dans les montagnes. L'ennemi, qui était très-nombreux, attaqua bienlôt avec r&solulion la téle, la queue et le liane gauche de la colonne, flanc couvert par les auxiliaires arabes. Ceuxci lâchèrent le pied et arrivèrent dans leur fuite sur le

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