‹ Annales algériennesChapitre 49 sur 119 · I.IVBE XSXVIII. ISS · texte numérisé non relu

I.IVBE XSXVIII. ISS

[ « qui éinigt'elit de nolie terriloire et que vous rcnvoyies

I immédiatement chez elles celles qui sont réfugiées chez

« vous.

u Noua nous obligeons aux mêmes procédés h votre

I « égard, si l'occasion se présente; voilA ce qui s'appelle

I « observer les règles de la bonne amitié entre les deux

« Dations. A ces conditions, nous aérons vos amis, nous

k favoriserons votre commerce, et le gouvernement de

I Moaley-Abd-cr-Rflhman , autant qu'il sera en notre

« pouvoir; si vous voulez faire le contraire, nous serons

j < ennemis. Réponds-moi sur-le-champ, et sans aucun

I k détour, car je ne les comprends pas. »

Bien n'était plus modéré nssurément , tant dans fa I tetne que dans le fond, que celte dépêche qui resta sans L réponse. Le maréchal, qui depuis le 17 s'avançait cha- IfUe ]our de quelques kilomètres seulement vers Oudl'jedB, afin délaissera El-Ghenaoui le temps de la ré- I SexioD, entra enfin dans celte ville, te 19. Aucune résis- I tance ne lui fut opposée. Les troupes marocaines s'étaient 1 Bises eu relraite sur Taza, avec Ghenaoui, leur chef. I Quant aux habitants, les uns les avaient suivis, les Itutres se hâtèrent d'ouvrir leurs portes et de venir se [Mmaiettre au vainqueur qui les accueillit bien elles Itraita avec bonté. Le maréchal ne resta qu'un jour & lOudJeda. Voyant que les troupes marocaines s'étaient iéjâfort avancées dans l'intérieur, il ne crut pas devoir I poursuivre, et puisqu'elles s'avouaient ainsi vaines, il pensa qu'il devait attendre patiemment l'elTet de a ultimatum, en se maintenant en position, si cet ull'tÎDtfttuiD éluit repoussé, de saisir la première occasion I fHi se présenterait pour donner une nouvelle leçon à ces IWbares. Comme ce système pouvait prolonger pour un

temps considérable la présence à Lella-Mîigrnia de troupes nombreuses, il résolut, pour rendre le service administratif plus prompt et plus facile, de faire arriver ses approvisiocnements par le petit port de Djama-Ghazouat, situé à une trentaine de kilomètres au nord de cette localité. Il s'y porta de sa personne en quittant Oudjeda, el y arriva en même temps qu'un navire venu d'Oran, . qui y apportait un premier chargement de munitions de bouche. Il avait d'abord eu la pensée de le faire occuper par quelques troupes; mais il trouva la tribu des Soubalia, qui entoure ce port, dans de si pacifiques disposîtioDS, qu'il crut pouvoir traiter avec eux pour le transport des approvisionnements. Il fui arrêté que ces indigènes recevraient les denrées à leur débarquement et les transporteraient à un prix convenu à Lella-Magrnia. Cet arrangement, que les Souhalia exécutèrent fidèlement, délivra le maréchal d'une foute de petits soins et de petites préoccupations qui peuvent, dans certaines circonstances, embarrasser la marche des affaires les plus importantes. Nous avons vu qu'Abd-el-Kader, après le combat du 30 mai, avait pénétré en Algérie par le sud avec l'espoir de soulever les Arabes. Mais les tribus, encore toutes froissées des désastres que leur avait attirés la guerre, se montrèrent peu disposées àprendre les armes de nouveau. D'ailleurs toute la limite méridionale du Tell était gai^ dée par nos troupes. Le général Marey était h Tiarel, le colonel Eynard manœuvrait en avant de Saïda, M. Tempoure, nommé général depuis sa belle affaire du 11 novembre, en faisait de même en avant de Sidi-bel-Abbès. L'Émir, après quelques tentatives infructueuses, dans l'une desquelles il n'échappa que de fort peu à la colonne du colonel Eynard, désespérant de son entreprise, inquiet

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