LIVRE XXXIS
rtrflDt sans beaucoup (le difficulté. Mohammed-bel-Hddj-
J-Sghrir s'enfuit à Nefta, dans la réf^ence de Tunis, avec l une trentaine d'hommes au plus. Alimed-Bey ijuitla aussi I l'Aurès à l'arrivée de nos troupes et se dirigea avec peu I ie monde vers les montagnes de Bougie. Le général t Bedeau rentra à Constanline ver? k lin de juin, laiseant dans l'Aurès le colonel Herbillon qui y resta en- [ eore quelque temps pour consolider le nouvel ordre de I dioses.
e général Sedeau étant encore dans l'Aurès, avait
I donné des ordres pour qu'une colonne, partant UeBitna,
fût dirigée sur le Hodna où, depuis deux mois, plusieurs
fractions de la grande Iribu des Oulad-Deradj, mécon-
Bsiasant l'aulorilé de notre kaïd Sidi'Mokran, se livraient
l i des actes de désordre et de brigandage. Celle colonne,
L'brte d'un ptiu plus de S,000 hommes, partit de Balua
Lis 4 juin, sous le commandement du colonel Hégeau. Le
■général d'ArbouvlIle reçut également l'ordre de Ee porter
lans rHodno, de Sélif où il était, de sorle que les dissi-
rBents, pris entre les deux corps expétlîlionnaircs, ne pou-
rffieut manquer d'être réduits à une prompte cl complète
t.ioumîssion. Arrivé chez les Oulad-Deradj, le colonel Re-
I geau recul, le 10 juin, de M. d'Arbouville, une lettre
E-9Ù cet oflider général réclamait sa coopération pour le
I Jiossage des montagnes que les Relissas et les Hannaïch
f lui disputaient. Le colonel se porta aussitôt vers le point
t'fui lui était indiqué; mais le général n'y était plus.
payant ret;u du général Marey une très-pressante invila-
k)Q de venir â sou secours cunire l'insurreclion du Dira
Lfit la prise d'armes de Ben-Salcm, il s'était porlé en toute
lAle dans la province do Tilterl oij il eut cbez les Qiilad-
^U-Aziz l'affaire dont je parie un p^u plu» haut- Réduit
à ses propres forces, le colonel Régeau n'en remplit pas moins sa mission daos le Ilodnii.
Le 19, le commandant Cassaignoles des spahis réguliers, qui avait été envoyé par lui, à la tôle de 1 50 chevaux, contre un douar d'insurgés des Oulad-Deradj- Gharaba, se trouvant subitement entouré par 500 cavaliers ennemis, se conduisit avec tant d'habilctô et de résolution que, malgré cette grande disproportion de forces, il eut tout l'avantage du combat. Celte affaire contribua puissamment à faire rentrer les dissidents dans le devoir. Après cela le colonel Régeau se porta par le Bclezma , et Megaous à Sétif où le général d'Arbouville ne tarda I pas à arriver de son cflté, après le combat des Oulad-Aziz. Ces deux ofliciers retournèrent ensuite ensemble dans le Hodna, en traversant sans obstacle les montagnes où le général d'Arbouville avait été arrêté seul peu auparavant,' Voyant que la tranquillité était rétablie dans le pays, ils I se séparèrent de nouveau ; M. d'Arbouville reprit le che- ' min de Sétif, et le colonel se dirigea sur Constantinc où il arriva en même temps que le général Bedeau.
La paix paraissait partout rétablie en Algérie, M. le maréchal Bugeaud, qui avait demandé et obtenu un congé t pour France, laissant l'intérim de son gouvernet à M. le général de Lamoricière; mais presqu'au e moment divers symptômes annoncèrent que de f iouvcaux désordres ne tarderaient pas à éclater. Sur I plusieurs points surgissaient des prédicateurs de guerre I sainte qui tous se disaient cbérifs, et qui tous paraissaient ' 80US le nom de Bou-Maza, de sorte qu'on finit par douter presque chez les Français de l'existence réelle de ce premier Bou-Maza, que chacun peut voir en chair et en os, à Paris, au moment où nous écrivons. On crut un instant