LIVRE XXXIX
Arabes et chercha à regagner Djema-Gbazouat. Il approcha jusqu'à une lieue de cette place ; mais là , les munitions lui ayant manqué, il succomba avec tout son monde à l'exception de douze hommes qui, grâce à une petite sortie de la faible garnison de ce poste, parvinrent à y arriver.
Les Arabes firent dans cette catastrophe du colonel Montagnac 96 prisonniers, presque tous blessés. Tout le reste fut tué , à l'exception des douze hommes dont je viens de parler et de deux autres qui se sauvèrent isolément. Les officiers tués furent : MM. le lieutenant-colonel Montagnac, le commandant Froment-Coste (1), le capitaine Gentil Saint- Alphonse du 5" régiment de hussards, le lieutenant Klein du même corps, les capitaines Chargère, Burgard, Géraud, et les lieutenants Chappedelaine et Raylon du 8* bataillon d'Orléans, le docteur Rogazetti, chirurgien-njajor.
(1) Des doutes se sont élevés sur le sort de M. Froment-Coste. On a, depuis quelques tenops, certaines raisons de croire qu'il ne fut que blessé, survécut à ses blessures et qu'il vit encore dans une tribu trèséloignée dans le Maroc. Il se joint à cela des faits fort étranges qui ne tarderont pas à être éclaircis, et qui, s'ils se vérifient, ne peuvent manquer de venir à la connaissance du public | ils sont de uature à Tmtéresser vivement.