‹ Annales algériennesChapitre 71 sur 119 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

^iâns, montés sur des mulets, et cd donna le commanderjoent au général Yousouf, avec mission spéciale de se l-^etlre à la poursuite de l'Émir. Le maréchal, quillanl le wys des Flltta, le suivit de près. Le général Bedeau ayant appelé à lui le général Marey, se porla sur Boghar et de yiÈ h Souaqui. Le général Lamoricière ayant marché vers ^biareteul, le 1" décembre, à la pointe du jour, une V^lite affaire avec quelques troupes d'Âbd-el-Kader, qui ■protégeaient la retraite de plusieurs tribus émigranics, Ijtur lesquelles dos gens firent quelques prises de bétail. I ^près cette affaire, l'Émir se porta à Godjilah et de là à I ^Bguin. Voyant ensuite que le général Bedeau, arrivé sur les traces à Godjilah et que Yousouf, parti de Tiaret, l .agissaient de concert pour t&cher de l'atteindre, soutenus Jl'un et l'autre par la colonne du maréchal; que le général Lamoricicre semblait manœuvrer de manière à lui louper le retour vers l'ouest, Abd-cI-Kader voyant, dis- 1 je, ce concert dans nos mouvements, s'enfonça dans le jBid et se mit bors de notre portée. Aussitôt nos colonnes l reprirent des directions divergentes : le général Bedeau, aissant le général Marey à Boghar, se porta dans l'est Lde Titteri où s'étaient passés et se passaient encore des f .évéDements que je raconterai dans un instant; Yousouf ..s'agita dans le vide au sud de Tbenial-el-Had et de Tiaret; le maréchal se mit en roule pour la région des chots I ,au sud de Saïda et de Daya. Il rencon!ra entre Tiaret et [ .Freoda de nombreuses populations émigrantes qu'il fit ' rétrograder vers Tiarel, Mais il fut bientôt obligé de re- .venir lui-même sur ses pas, car Abd-el-Kader, dérobant sa marche à la colonne du général Yousouf, la seule qui put, en ce moment, lui interdire l'entrée du Tell, s'étuit porté avec rapidité versI'Oueaseris. Le maréchal, You- IQ. 13

iSi ASNALES ÀICÉBIENBES.

souf et le colonel dé Saiot-Arnaùd se mirent filors S pStlt^ suivre l'Emir, non plus de dedans en dehors, mais dé dehorsendedans. Pondant plusieurs semaines, Abd-el-Kâflër les triilDa à sa siiitc dans les vallées de la rive gauche db Chélif; puis, voyant quelos populations deceltecontrëci fatiguées, découragées et presque complètement désarmée^, éiaient incapables de nouveaux efforis pour soutenir 3a cause; (JUe quelques tribiis mêmes lui étaient devenues hostiles, il fit un crochet vers l'ouest et s'échappaht par le pays des Sedanià, ii retolirna dans lés régions du sUd et s'arrêta chez les ttaitrar. Nos troupes et leurs chëfê, dans cette chassé â l'Émir, déployèrent une ac(ivil§ presque Surhumaine. Nous tûrilés, un instant, jusqd'â qiiritorze colonnes en mouvement siir les divers points tfu théâtre dé la guerre. Il était irilpossible de faire Jflus ijiie l'on ne fit dans une tirconStahce où l'espérjtnté Ôe éaisir eiifîn le grand àgilaleiit' de l'Algérie faisait SUiiporièr gaieniént à nos soldats dés fatigues inouïes. Cependant Abd-el-Rader, inflnittiéht mieux servi par Ses espions que iious ne l'étions nous-mêmes par leS ijfttfëj, se tint toujours hors de notre altcliite et même jireSqde toujours hors de notre viie. Ufle selile fois, le 23 dêçettibre, la colonne légère du gériéi-al tolisouf pdt Jbintlté, près de Teirida, une partie oè ses bagagefe et échanger quelques coups de fusil et de sabré avec è'é& càTâliers.

Lorsque l'on sut bien positivement que l'Éiilir h'éfait plus dans le Tell, le maréchal tllla prendre position Siit te Nahr-Ouacel, nom que porte le Chélifprèsdeses sources, afin d'observer de là ses mouvements. Quelques colonnes continuèrent à parcourir les tribus qu'Abd-él-Kader vênaitde visiter, etoiiun deses khalifa, El-Hadj-el-Sghit', &'eïr<)rçait il'éiitrëtéiiir encore un peu d'àgiiutidb. Btiti-

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