LIVRE XL
^taà en faisait autant sur la droite du ChêliF. Mais il I^Èrdit un de ses plus actifs partisans, Ben-Hini, kaïd s Beni-Hidja, tué, le 30 janvier, par la colonne du lieumanl-colonel Canrohert. Le général Bourjolly, nommé Iléutenant-génêral, était rentré en France, elle colonel ^A. Pélissier l'avail remplacé chez les Flilla, qui renflent peu & peu daiis la souBiission. Les généraux Korle, lomman et Géry avaient été forcés de quitter leurs comiandements pour raison de santé. Le repos arriva trop Itrd pour les deux derniers qiii moururent épuisés par lis fatigues de la plus laborieuse catnpagne qu'ait eu à (tire l'armée d'Afrique. La colonne de Tousouf, qui i*ait plus couru encore que les autres, était tellement Hirtissée qu'il fallut la renvoyer k Alger pour se re- Hré.
' D«OS la Subdivision de Tlsaicen, \ë gédéfal Carai-
làBtS, pendant que se passaient les événements qfie je
teens de raconter, fut presque toujours en mouveinent
K^lre Sebdou cl Djcma-Ghazouat. Il eut quelques enga-
îttËriients avec les Beni-Senous, et protégea contre les
tribus marocaines la rentrée sur nos terres de masses
■%)n8idérablcs d'émigrés échappés de la deïra d'Abd-el-
Rader. Les Trara, si généreusement traités par le général
■"'tianioricière, restèrent soumis; tandis que l'on avait vU,
1 lires de Tenez, ce qui était resté des Oulad-Riah après la
I tatilstrophe des grottes, se ranger encore sous les dra-
l 'peaux de l'insurrection.
Il a été dit, dans le livre précédent, qu'en même temps que l'on annonçait l'apparition de Bou-Maza cbez les Flilta, on l'annonçait aussi dans la province de Titteri, du côté du Dira. Un prétendu chérif qui prenait le nom fle Mohammed-ben-Abdallah , comme celui des Oulad-
Younès, el à qui les Arabes donnaient, comme à ce dernier, le surnum de fJou-Miiza, avait en effet insurgé celle contri-e. Comme la province de Conslanline élail tranquille, le général d'Arbou ville fut appelé de Sélif, dans le mois de novembre, pour combattre ce nouvel adversaire, conjointement avec le général Marey qui s'était porté à Sour-el-Ghozlan, d'où il l'observait depuis longtemps sans résultat. La jonction des deux généraux eut lieu le 11 novembre. Le 12, ils eurent, au Djebel-Bagbaz chez les Oulad-Âziz, un combat contre le chérit qu'ils battirent et dont ils enlevèrent les tentes et les bagages. Le général Marey ayant ensuite été appelé vers Boghar par le général Bedeau, M. d'Arbouville resta seul dans l'est du Tilteri. 11 eut, le 22 novembre, une affaire avec les Beni- Djaad, qui, tranquilles jusqu'alors, prirent subitement les armes et vinrent l'attaquer, au moment où tout paraissant être reolré dans l'ordre dans cetteparlie du pays, il ne devait pas s'attendre à rien de semblable. Ils furent battus et eurent leurs principaux villages incendiés. Comme après cette petite affaire, Ben-Salem, qui depuis quelque temps ne faisait plus guère parler de lui, vint à se montrer de nouveau sur la scène, et qu'il s'unit au fihérif, le général Bedeau crut devoir se porter lui-m£me sur les lieux. C'est alors qu'il quitta le haut Chélif, ainsi qu'il a été dit ci-dessus. Il fit jonclion avec le général d'Arbouville, le II décembre, et après quelques petits engagements amcun à la soumission les Beni-Djaad et ceux de leurs voisins qui s'étaient insurgés. Le chérifet Een-Salem s'enfuirent dans le Djurdjura. Noire khalifa Mahiddln et ses cavaliers marchèrent avec nos troupes dans cette expédition. L'insurrection paraissant étouffée sur ce point, le général Bedeau revint vers le Chélif et