LITRE XLI
nous devons tendre à nous assimiler les Arabes^ nous devons également éviter de cliercher à brusquer la transformation, aucune force humaine ne pouvant faire dans un temps ce qui n'est faisable que dans un autre. Dans ses circulaires à ses lieutcnauts, dans ses arrêtés sur les indigènes, il montra constamment l'assimilation des Arabes comme le but éloigné, mais précis, de nos efforts, et tint toujours à cet égard un langage parfaHement digne de la nation grande et éclairée dont il avait Thonneur de commander les armées. Sans être disposé à la faiblesse envers les Arabes, bien au contraire, il n'affecta point de méconnaître ce qu'il y a de bon dans leur caractère, et domina de toute la hauteur de sa position et de son intelligence les préjugés haineux et déraisonnables^ pour le moins aussi répandus chez nous que chez eux.