LIVRE XLin
six communes furent érigées en Algérie par ordonnance spéciale du 31 janvier 1848, savoir : Alger, Blida, Oran, Mostaganem, Bône et Philippeville. Le conseil municipal d'Alger était le seul qui fût encore installé lorsque la révolutionde Février mit fin à l'administration du duc d'Aumale.
Le i*' septembre 1847, une ordonnance royale, modifiant celle du 5 juin précédent sur les concessions de terres en Algérie, établit que celles de 2S hectares et audessous, qui d'après la première pouvaient être faites par le gouverneur général, le seraient à l'avenir par les directeurs des aflfaires civiles dans les territoires civils et par les généraux commandant les provinces dans les autres. Les concessions de 25 à 100 hectares durent être faites par le gouverneur général, et les concessions de plus de 100 hectares durent être l'objet de décisions royales.
Une ordonnance du 24 novembre 1847 consacra l'application du principe électif de la législation française aux tribunaux de commerce de l'Algérie établis à Alger et à Oran.
Le duc d'Aumale, qui avait su prendre un rang fort distingué dans l'armée par sa bravoure et ses talents militaires, montra pendant sa courte administration de gou vemeur général beaucoup de zèle, et une intelligence administrative que l'expérience aurait mûrie. Lorsque le coup de foudre de février l'envoya si cruellement en exil, il s'était déjà occupé d'une foule de questions dont, en principe, la solution, qui est arrivée plus tard, lui est due.