‹ Annales archéologiques (volume 2)Chapitre 117 sur 135 · XX · texte numérisé non relu

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du côté de Tcvangile. Cependant, puisque telles sont la coutume et la pratique générale, il faudrait des raisons graves pour s'en écarter; car, dit encore le pape Clément XII , « cet exercice doit se pratiquer d'une manière uniforme dans tous les lieux, sans rien changer à ce qui s'est observé jusqu'ici dans les couvents de l'Ordre^. »

u An indiiferens sit ut incipiant a cornu epistolse et desinant in cornu evangelii, aut vice versa?

« Non est de necessitate prsecepti ut ad acquirendas indulgentias incipiendum sit pium exercitium Viae Crucis a cornu evangelii ; haec esttamen consuetudo ac praxis generalis, qude piis est innixa congruentiae rationibus ^. »

Xai insisté à dessein, malgré leur aridité, sur tous ces détails pratiques, parce que j'ai cru important de citer même textuellement les décrets de l'Église romaine qui forment la législation en pareille matière. Les indulgences sont des faveurs spirituelles, que les papes distribuent à leur gré, avec toute l'étendue et la liberté d'une puissance que rien ne limite. Rome a donc pu imposer des règles spéciales pour l'obtention de ces indulgences, quelque répugnance que puissent avoir à les adopter des esprits « minces et fâcheux », suivant la parole de saint François de Sales. Nous terminerons avec lui ces préliminaires par cette louable pensée : « Il se faut arrêter à ce que Dieu ordonne et son Église... et en somme c'est une présomption insupportable à qui que ce soit de penser mieux entendre les nécessités spirituelles des fidèles et de s'imaginer être plus sage que l'Église *. »

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