Divine Comédie », Paradis, chant vi
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de Salomon : « Diligite justitiam, qui judicatis terram * » , cette aigle impériale est faite de la substance même des justiciers; c*est ainsi qu*en exprimant le suc de divers éléments, on compose une liqueur exquise. Près de Tœil, qui discerne le vrai du faux et voit nettement le juste , Tare du sourcil de Taigle se C(mipose de Trajan, d'Ézéchias» de Constantiq, .de Guillaume le Bon et du mystérieux Riphée^ cinq grands justes ou justiciers, suivant le Dante. L'aigle parle et dit :
« Des cinq qui font l'arc de mon sourcil*, cçlui.qui est le plus près de mon bec (Trajan) consola la .veuve d.^la perte, de sou fil^... — Et celui (Ézéchias) qui suit, en remontant, l'arc, dont je parle, retarda Ja mort par une yritie pénitence. ». — Loutre (Constantiji), qui suit, transféra è|. Byzance les lois et moi dans de bonnes, intentions qui portèrent de.mauvais fruits, et.se fit Grec pour céder la place au pasteur, (au pape) ... -r Et celui^que tu vois , ai^ déclin de Tare, fut Guillaume (le .Bon)., qui regrette cette terre où Ton pleure vivants Charles et Frédéric. Usait maintenant combien le ciel s'éprend d'un roi juste^ et il le fait voir aussi par Técjat dpnt.il.est rçvêtiî,- tt Qui crpiriait; làrbas,. dans le monde ^lein d'erreurs, . que Rîphée, lé T/Qyeft, est dans cet arc U cinquième des lueurs maintes:*? »... .•.*::; ........
: Ainsi , .l'aigle divine dans \t ciel et l'aigle Jmpérif^le sur Ja .terre ^brit^nt dafi& leur sein les grands justiciers, et couvrent de lefii:s ailQs la, rgine ,de§ Yërtus'. cardinales. Il ne faut, donc pftS s'étonnex* que Tempereur Frédéric Bjtrberous^, en faisant .ciseler les .huit Béatitudes à.s.a:CourQnne .d(3.1un)iè]:e d'Aixt la^Çhapelle, ait placé au-dessus de l'jiqge qui pFqciame . la . béatitu^de de^a^ Justice Taigle impériale ouvrant le bec; pariant comme T aigle de Dante e^ s'apprêtant à déployer ses ailes. La gravure que nou3 en. donnons, d'apiiàs un fac-similé imprimé à Âix-la-^Cba|)elle,:sur le cuivre mêa)e, fournira la preuve du rapport qui a.toujours existé* au ^oyen âge, ^ntre. l'Aide impériale et la Justice, entre le Dante et l'art figuré. Rieiv de .parfidLn.'existe. au-dessus des sept autres Béatitudes .d'Aix-Iar-Chapelle, et quoique l'aigle de la Justice ne soit pas nimbée, comme on Ta fait plus tard, et n'ait pas toute l'importance qu'on lui voudrait quand on vient dejire la «.Divine Comédie », il n*en est pas moins certain que nous avons^ dans la gravure de la Couronne ardente d'Aix-la-Chapelle, l'aigle de l'empire romain prenant la Justice sous sa protection spéciale et toute-puissante.
Je m'étonne qu'avec ces idées dominantes au moyen âge, sur le rapport