CARTE DE LA NORMANDIE GALLO-ROMAINE
Depuis deux ans, l'étude de l'archéologie gallo-romaine est à la mode en France : on recherche ce qu'on appelle un camp de César, une voie romaine, un retranchement gaulois avec une passion presque égale à celle qui fait étudier les cathédrales, les châteaux et les villes du moyen âge. On doit même dire que la ville gothique de Provins ne soulèvera jamais dans les individus ou les corps savants les colères que la ville gauloise d'Alise ou d'Alaise a gonflées à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, dans la Bourgogne et la Franche -Comté. Cela nous fait un peu sourire; car la vie est si courte, qu'on devrait bien ne l'employer qu'aux choses qui servent. Mais la science, même inutile en apparence, a des droits que nous ne voulons pas contester. C'est donc avec un vif plaisir que nous reproduisons la nouvelle suivante qui intéresse l'un de nos amis les plus dévoués, d'ailleurs, à la science pratique du moyen âge. — Le « Journal de Rouen », du lundi 14 novembre, disait :
« Dans sa séance du 5 de ce mois, le conseil d'administration de la Société des antiquaires de Normandie, séant à Caen, a décidé que la médaille d'or, proposée par ce corps savant pour la meilleure carte de la Normandie à l'époque gallo-romaine, présentée au concours ouvert par elle en 1 859, serait décernée à une magnifique carte portant pour épigraphe ces vers d'Horace :
nie terrarum mi praeter omnes Angulus ridet
« Nous apprenons que le lauréat est M. Leroy, de Cany, auteur de Y « Histoire de Jouvenet » et de 1' « Histoire de Montérollier », qui sont sous presse et sur le point de paraître. »
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