APPARTIENT AU PRINCE PIERRE SOLTTKOFF. — 40 CENTIMÈTRES DE HAUTEUR
Le cierge pascal se plaçait et se place encore sur des candélabres d'une hauteur considérable, proportionnée à la hauteur même du cierge 2. La ville de Noyon a conservé, dans son hôpital et dans sa cathédrale, deux de ces candélabres en fer battu et estampé d'une rare originalité. Sur un trépied solidement épaté est assise une longue tige qui s'épanouit en un bouquet de lis, de roses, de grappes de raisins. De ce bouquet sort une cuvette d'où
1 . Cette traduction est celle que donne le P. Arthur Martin dans la Notice qu'il a publiée sur ce candélabre de Glocester au volume iv des a Mélanges d'archéologie », pages 279-281. A cette notice sont jointes deux planches, les 32 et 33, qui représentent le candélabre sous ses trois faces.
2. Quelquefois, pour la symétrie, il y avait deux cierges pascals dans une église, et par conséquent deux candélabres pour les recevoir. J'ai déjà cité ce texte du « Rationale divinorum officiorum » de G. Durand, liv. vi, ch. 80, office du samedi saint : « In quibusdam ecclesiis additur alter cereus minor. Primus înajor consecratur in personam Christi dicentis : Ego sum lux mundi ; alter, in personam apostolorum, quibus ipse Dominas inquit : Vos estis lux mundi. »
s'élève une pointe à l'un et .une bobèche à l'autre pour recevoir le cierge. Ces deux candélabres, dont M. Gailhabaud a le premier révélé l'existence, sont en fer, mais rien n'est plus facile que de les exécuter en bronzé pour leur donner encore plus de finesse et de beauté.