TOUS DEUX A NOYO.N. — HAUTEUR DB CIIACU.V, 2 MÈTRES
Jusqu'à présent nous n'avons offert que des candélabres à une seule tige et pour un cierge unique; mais les candélabres à plusieurs branches, de deux à à sept, à quinze et au delà, étaient fréquemment employés dans les églises.
« Un chandelier à trois broches, par manière .de lys, pesant j marc, j once et demie d'or. » — « Deux chandeliers en manière de roze,^ esmailliez et dossés par les pommeaux de France, pesant xxi marcs d'or ^ »
11 est à remarquer que le premier de ces chandeliers a la forme d'un lis et le second celle d'une rose. Or, au candélabre de Noyon, n** 47, le bouquet se compose d'une rose et d'un lis, et le bassin semble affecter également la forme du lis à cépales en crochets et pétales soudés en coupe.
Le petit candélabre qui suit n'est ancien qu'en partie : le pied, le nœud et la tige sont empruntés au chandelier n° ftO; mais les quatre branches sont nouvelles et appropriées, pour la forme générale et les moulures, à l'ancien pied. Cet exemple montre qu'avec un certain goût, on peut s'Inspirer très-
I. Comte LÉo:^ de Laborde, « Notice des émaux du Louvre », deuxième partie, «Documents et glossaire », page 203, Inventairede Charles V, année 1380.
avantageusement d'une forme ancienne pour composer un objet nouveau. Plus bas nous verrons que ce pied a pu recevoir une petite croix en harmonie parfaite avec le chandelier et le candélabre.