‹ Annales archéologiques (volume 4)Chapitre 47 sur 103 · XI · texte numérisé non relu

XI

BIBLIOGRAPHIE ARCHÉOLOGIQUE

L'art et l'archéologie au xi\* siècle. Achèvement de Saint-Ouen de Rouen , par Alfred Ramé, correspondant des Comités historiques. In-4° de 64 pages avec une gravure double, sur métal , représentant le projet ancien du grand portail de Saint-Ouen, calqué sur le dessin original retrouvé tout récemment. . 8 fr. 50 c.

L'ÉRUDITION, bibliothèque universelle, revue mensuelle dirigée par M. Charles Barthélémy, correspondant des Comités historiques. Livraison de juin, contenant : Vie de Mahomet, Vies des reines d'Angleterre, l'Inde antique, la Tour de Londres, les Origines fabuleuses de Paris, Vie et portrait de Marlboroug. Par an, 12 livrai- ^ns de 3 feuilles chacune, à deux colonnes et de 42 gravures sur acier. Huit livraisons ont paru. Abonnement annuel, 8 fr. Avec les 12 gravures 10 fr.

Archives des missions scientifiques et littéraires, choix de rapports et instructions publié sous les auspices du ministère de l'instruction publique. Par cahiers mensuels de 3 ou 4 feuilles in-8®, avec cartes et dessins. Abonnement annuel 42 fr.

Bulletin des Comités historiques. Histoire, sciences , lettres , archéologie , beaux-arts. Par an, 9 cahiers chacun de 4 feuilles in-S** avec planches et gravures sur bois. Abonnement annuel 9 fr.

L'art en province. Littérature, histoire, voyages, archéologie. Par livraisons mensuelles de 4 à 5 feuilles de texte in-4** à 2 colonnes, de gravures sur bois et de planches gravées ou lithographiées en in-4« et in-folio. Le bulletin bibliographique publié par M. de Girardot, dans chaque livraison , est un des plus complets et des plus substantiels qui se rédigent en ce moment. Abonnement annuel 20 fr.

Le moyen AGE ET LA RENAISSANCE EN EuROPB,

par MM. Paul Lacroix et Ferdinand Seré. Par livraisons in-4'' de deux planches et d'une feuille d'impression ornée de gravures sur bois. L'ouvrage aura 250 livraisons ; la 225* est en distribution. Les dernières livraisons contiennent le Théâtre par Ch. Louandrb ; les Instruments de musique , par Paul Lacroix ; la Peinture sur sur bois et sur cuivre , par Alfred Michiels ; l'Architecture religieuse et civile, par Lassus et Michiels. Tout pittoresque qu'il soit, et plus attaché à la renaissance qu'au moyen âge, cet ouvrage a rendu et rendra de grands services à l'archéologie. Chaque livraison. . 1 fr. 50 c.

Bulletin archéologique de l'association BRETONNE. Deuxième volumo. Année 4850. Deux cahiers in-8" de 252 pages. Par an, quatre cahiers de 4 30 à 4 50 pages chacun, avec des dessins. Ces cahiers contiennent les procès-verbaux des séances tenues par la classe d'archéologie de l'Association, et des mémoires sur les diverses branches de l'archéologie bretonne. Les monuments celtiques et du moyen âge, les sculptures et les vitraux, les objets d'ameublement et d'orfèvrerie , les monnaies , les constructions navales, les points les plus curieux de l'histoire locale, les conversations et discussions, sur une foule de sujets divers, défrayent ce « Bulletin », que nous considérons comme l'un des plus savants de ceux qui se publient en France. — Chaque volume 40 fr.

MÉMOIRES de la Société d'agriculture des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube. Tome deuxième, nouvelle série, quinzième de la collection. Chaque cahier, comprenant un trimestre ,2 fr. ; quatre trimestres 6 fr.

Bulletins de la Société d'archéologie lor-

BIBLIOGRAPHIE ARCHÉOLOGIQUE

raine. Deuxième volume. In-S» de 358 pages avec gravures sur bois et lithographies. Ce volume contient : Notice sur Tévangéliaire , le calice et la patène de Saint-Gauzlin , par M. Auo. DiGOT ; Notice sur le font baptismal de Mousson, par le MèHE; Notice sur Féglise prieurale de Blanzey, par le même ; Mansuy Gauvain , biographie artistique, par M. Henri Lepage ; Cordeliers et chapelle ducale de Nancy, par M. l'abbé Guillaume ; Liste des souscripteurs à l'œuvre du Musée lorrain ; Liste des membres de la Société d'archéologie lorraine. Dans le mémoire de M. Tabbé Guillaume, il faut noter comme particulièrement curieuses les pompes funèbres des ducs de Lorraine 7 fr.

MÉMOIRES de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or. Tome troisième , livraison 2*. In-i" de xxxviiiet 115 pages avec 42 planches. Cette livraison contient : Compte rendu des travaux de la Commission pendant 1849 et 1850, par M. Vallot, secrétaire ; Rapport sur les fouilles de Landunum, par M. Henri Baudot, président ; Groupe de la Trinité à Notre-Dame de Dijon, par M. Rossignol, membre titulaire ; Église de la Madeleine, à Dijon, par le le mâme ; Temple d'Apollon et Antiquités d'Essarois (Côte-d'Or), par M. Mignard, membre titulaire ; Rapport ^ur les fouilles de Brazey-en- Plaine, par M. Protat, associé correspondant. Chaque volume, composé de quatre à cinq cents pages, avec dessins 15 fr.

Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin. Tome lll, 1" et 2* livraisons. Deux cahiers, composés ensemble de 104 pages. Chaque volume, orné de planches. 7 fr.

Recueil des actes de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux. Année 1851. Premier trimestre. In-8" de 150 pages. Chaque volume, composé de 4 livraisons. ... 8 fr.

MÉMOIRES de la Société des arts et des sciences de Carcassonne. Premier volume, par livraisons d'une centaine de pages. Trois livraisons ont paru. Chaque volume, composé de 5 livraisons 7 fr.

MÉMOIRES de la Société historique et littéraire de Tournai. Tome I, fascicules, 1, 2, 3. Chaque volume in-8", de 350 pages avec lithographies 8 fr.

Bulletin de la Société histonque et littéraire de Tournai, Tome II, fascicules 1,2, 3. Chaque volume, de 350 pages avec dessins. ... 8 fr.

Des influences et stations grecques dans les Gaules, particulièrement dans le Lyonnais, la Bourgogne et la Bresse, par Joseph Bard. Deuxième édition. In-32 de 68 pages. 1 fr. 25 c.

Itinéraire des voies gallo-romaines qui traversent le département de l'Yonne, par Victor Petit, membre de plusieurs sociétés archéologiques. L'ouvrage se divisera en voies antiques, villes et monuments antiques , tableaux et sépultures, bas-reliefs et inscriptions, armes, médailles, etc. Des cartes et plus de mille dessins accompagneront le texte. L'ouvrage parait par livraisons de trois à quatre feuilles in-8\ La première livraison est publiée ; elle contient 52 pages et une grande carte où sont tracées, d'après l'Itinéraire d'Antonin et la Table théodosienne, dite de Peutinger, toutes les voies romaines qui traversent le département de l'Yonne. . 2 fr.

Précis d'archéologie celtique , par l'abbé Jules Corblet , membre de plusieurs sociétés savantes. In-8® de 19 pages. Ce Précis est le plus substantiel, le plus instructif et le plus clair que nous connaissions sur les antiquités celtiques. Nous reprocherons à l'auteur de croire trop facilement, comme ses devanciers, que les monuments appelés druidiques, à tort ou à raison , ont servi quelquefois et quelques-uns au sacrifice de victimes humaines. Mais à part celte opinion, que M. Corblet accepte toute faite et cependant avec réserve, nous n'aurons que des éloges pour ce petit traité. Nous regrettons encore que des dessins n'accompagnent pas le texte , car ce serait ainsi le meilleur manuel existant de ce genre d'archéologie ; mais le texte est si clair, que Ton peut, à la rigueur, se passer de gravures. M. Corblet examine les monuments proprement dits, les monuments fixes : peulvans ou menhirs, dolmens, allées couvertes, pierres percées , pierres branlantes , alignements , enceintes ou cromlechs, tumulus souterrains et mardelles, maisons et « oppida », voies et ponts. Puis il s'occupe des monuments meubles : pyrogues, instruments en pierre et en os, instruments et ornements en métal, vases et poteries, monnaies. Il termine par la bibliographie de l'archéologie celtique. Chaque objet est étudié par le consciencieux savant sous toutes ses faces : d'abord description de l'objet, puis sa destination, puis son gisement et enfin sa terminologie. C'est un petit manuel complet et qui , nous l'espérons bien, servira de préface à un grand manuel sur l'archéologie française à toutes les épo-

ques de notre histoire. Quand on débute ainsi, on ne doit pas, on ne peut pas s'arrêter en chemin. M. Corblet ne tardera pas à nous donner un bon livre sur toute l'archéologie nationale 1 fr. 50 c.

Annuaire statistique du département de l'Yonne. Recueil de documents authentiques destinés à former la statistique monumentale. Année ^ 850. Un vol. in-8°, 364 pages avec 6 gravures et lithographies. Les dessins représentent : Vue de la ville de Saint-Florentin au xvi« siècle ; Sceau de la prévôté de Saint-Florentin en 4343; Carte des routes anciennes et nouvelles d'Auxerre à Avallon ; Galerie romane de la préfecture d'Auxerre ; Fragment du portail roman de Téglise de Vermanton ; Portail de la cathédrale de Sens d'après un dessin antérieur aux restaurations actuelles. Grâce à M. Victor Petit, il n'y a pa.s d'annuaire qui ait des dessins aussi remarquables que celui de l'Yonne. En texte : Inventaire des archives historiques de l'Yonne, par M. Quantin, archiviste du département; le Mont-Saint-Sulpice, par l'abbé Cornât ; Tours de Saint-Germain et de Saint-Eusèbc d'Auxerre, par M. Vaciiev ; Histoire de la ville de Saint-Florentin, par M. Pigeory, architecte; Route d'Auxerre à Avallon, guide pittoresque, par M. Victor Petit; Portail ocxîidental de la cathédrale de Sens, par M. Oiantin. . 3 fr.

Cartes géographioues de l'ancienne province du Berry, par M. de Girardot, secrétaire général de la préfecture du Cher. In-8<* de 27 pages. Notice complète sur les travaux exécutés pour l'ancienne géographie du Berry ; document fort utile jwur l'histoire et l'archéologie de cette province 4 fr. 50 c.

Statistiques routières de la Normandie, par M. Raymond Bordeaux, docteur en droit, membre du conseil de la Société française pour la conservation des monuments. Deux cahiers iu-8** de 18 et 34 pages avec des gravures sur bois. GrAce aux chemins de fer, on commence à publier des guides où l'archéologie occupe une place importante. On ne passe plus devant un villa<^e sans en voir le clocher, l'église , le château, le beffroi, ni sans y restaurer les souvenirs historiques dont il a pu être le théâtre. M. Raymond Bordeaux n'a pas attendu les chemins de fer pour étudier, sous le rapport historique et monumental , tous les villages routiers du département de l'Eure. Ses deux petites statistiques nous semblent, par leur précision, un

bon modèle pour des travaux de ce genre, travaux qui importent considérablement à nos études. Chaque cahier. . . .' 4 fr.

Voyage historique de Paris a Chartres , par A. MouTiÉ, correspondant des Comités historiques. ln-8® de 471 pages et 4 lithographies, représentant les châteaux de Versailles , Rambouillet , Maintenon et la cathédrale de Chartres 3 fr. 50 c.

Album monumental du département de l'Aube, par Charles Fichot, texte par Aufauvrb. Monuments religieux , militaires , civils et privés. Par livraisons in-folio d'une feuille de texte et de deux planches. La 48'' livraison est en distribution. Chaque livraison 4 fr.

Fragment d'une statistique archéologique en Belgique (Bilsen et .ses environs), par Alexandre ScHAEPKENS, membre correspondant de l'Académie d'archéologie de Belgique. In-8» de 20 pages, avec 40 gravures sur bois dans le texte 2 fr. 25 c.

Sol'venirs d'un voyage d'art a l'île de Mayorque, par J.-B, Laurens. Grand in-8" de 440 pages, 53 lithographies à deux teintes et deux planches de niusique. Le texte est le récit fort attachant et fort littéraire du voyage à Mayorque. Les chapitres sont intitulés : Les frontières d'Espagne, Barcelone ; Palma, avec ses bains arabes , sa cathédrale , ses paroisses et couvents , sa Lonja ou Bourse , ses maisons particulières ; le château de Belver ; les costumes et la musique ; l'intérieur de l'île. Les dessins montrent ce que décrit le texte ; ils font de ce « Voyage » un livre charmant et fort instructif. M. Laurens a noté et lithographie le chant espagnol de l'hymne de la dédicace, le chant des crieurs de nuit, un chant nocturne des guitareros et une chanson populaire. Archéologie monumentale, art, paysages, impressions de voyage se fondent dans ce livre. ... 24 fr.

Monuments et paysages de l'Orient, par GiRAULT dePranget (Algérie, Tunis, Egypte, Syrie, Asie Mineure, Grèce, Turquie). Lithographies en couleur, exécutées par Deshayes et Hubcrt-Clerget, imprimées par Lemercier. Huit planches ont paru. Elles représentent une vue de Scutari , le temple de Cybèle à Sardes , l'ile de Philé en Egypte, Porto*Farina, les tombeaux des rois dans la vallée de Josaphat, le monument choragique dit la lanterne de Démosthènes à Athènes, le temple de Karnak en Egypte, le

BIBLIOGRAPHIE ARCHÉOLOGIQUE

tombeau de Rosette. Chaque planche, de format in-foUo, tirée en couleur 3 fr.

DOMESTIG ARCHITECTURE OF THE HIDDLE AGES,

by HuDSON TuRNER. ln-8" de xxxii et 289 pages, avec une gravure sur métal et 228 gravures sur bois. Un de ces beaux ouvrages que les seuls Anglais savent faire aujourd'hui. C'est la première fois qu*on s'occupe en Europe de l'architecture civile ou domestique , branche de l'archéologie destinée à prendre une importance proportionnelle à celle de l'architecture religieuse. Ce volume comprend les xi*, xii« et xiii* siècles ; un second volume renfermera la fin du •moyen âge et toute la renaissance. 26 fr. 50 c.

De l'architecture civile au moyen âge, par l'abbé Jules Corblet. ln-8^ de 8 pages. 50 c.

Encyclopédie d'architecture. Journal mensuel, dirigé par Victor Calliat, architecte. Livraison de juin contenant 40 gravures qui représentent, en coupes, plans et détails, Notre- Dame de Paris, la bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris, une devanture de boutique, une porte de château , la douane de Paris. Chaque livraison, de format in-4°, contient 1 0 gravures. Douze livraisons, 25 fr. Six livraisons 13 fr.

L'architecture du v* au xvi« siècle et les arts qui en dépendent, par Jules Gailhabaud. Par livraisons in-4® de deux planches et d'une demi-feuille de texte. Dix-sept livraisons ont paru. La dernière comprend les portes des mosquées de Kous et d'El-Khanqeh. L'ouvrage aura de 150 à 200 livraisons. Chaque liv. 1 fr. 75 c.

Les monuments de Carcassonne, par M. Cros- Mayrevieille, correspondant des Comités historiques. In-8<* de 204 pages, comprenant tous les monuments religieux, militaires, civils et privés de cette ville importante ; plus une planche représentant la ville et le bourg de Carcassonne en 1467 5 fr.

Notice sur la station de Chartres. Résumé historique. La ville de Chartres et ses monuments. Par A. MouTiÉ, correspondant des Comités historiques. In-8° de 63 pages et 4 lithographies représentant le portail occidental et le pourtour du chœur de la cathédrale , l'embarcadère et un pont du chemin de fer. L'industrie moderne, on le voit , les chemins de fer euxmêmes servent les intérêts de l'archéologie, car ils rendent plus populaires encore les monuments du moyen âge 2 fr. 50 c.

Description de la cathédrale de Chartres, par l'abbé Bulteau. In-8« de 320 pages et cinq planches. Ouvrage d'un archéologue peu sur de sa science et d'un esprit aigri que n'aJoucit pas la bienveillance, mais ouvrage rempli de faits curieux 6 fr.

Notice historique et archéologique sur Notre-Dame de Dax, par l'abbé Pédegert, prêtre de l'ancien diocèse de Dax. Monographie où la description et l'histoire, le monument et le texte écrit se complètent et s'expliquent mutuellement. In-8" de 112 pages 2 fr. 50 c.

Notice historique et descriptive de la ville de Gerbéviller (Meurlhe), avec un plan de celle localité et un autographe de messire Gaston- Jean-Baptiste de Tornielle, par M. Ferdinand Piérot-Olry, membre de la Société d'aichéologie lorraine. In-12 de 215 pages et 2 planches. 3 fr.

Notice sur l'église et le château de Berzy, canton de Soissons , par M. Leclercq de La- PRAiRiB, correspondant des Comités historiques, présidentde la Société archéologique de Soissons. In-8" de 20 pages et 3 lithographies, 2 fr. 50 c.

R.\ppoRT sur Mont-Notre-Dame et le palais de Quierzy, par M. l'abbé Poquet. In-8« de 27 pages. La Société historique et archéologique de Soissons ne se contente pas de parler , dans sos séances, des monuments du pays; elle va encore explorer ces monuments sur les lieux mêmes où ils s'élèvent. C'est, en conséquence d'une visite de ce genre , que M. Poquet a fait ce rapport. Il existe, à Notre-Dame , des débris remarquables d'une église du xiii« siècle. A Quierzy , une tour féodale du xp ou xii« siècle, et qu'on croit être celle qu'on appelait tour Roland, existe encore. Tristes débris de constructions célèbres et magnifiques. ... 1 f. 50 c.

Etretat, son passé, son présent, son avenir, par M. l'abbé Cochet, inspecteur des monuments historiques de la Seine-Inférieure. In-8o de 84 pages et d'une lithographie représentant l'ensemble du pays avec l'église au premier plan. Né à Etretat, M. Cochet a voulu en donner l'histoire et la desciiption, comme on fait la biographie d'un ancêtre. Etretat est romain d'origine, et son nom pourrait venir de xtraia (via), route ferrée. Cette notice est remplie de faits de toute espèce, géologiques et naturels, archéologiques et historiques ; mais ces faits sont exprimés en style éloquent, fort poétique, et nous

oserions même dire trop littéraire , si toutefois la littérature de bon aloi pouvait nuire à quelque chose. La belle église de Notre-Dame est une sorte d'esquisse ou d'avant-projet en petit de la colossale abbatiale de Fécamp ; elle est encore romane et déjà gothique 4 fr. 50 c.

Notice historique et descriptive sur l'église collégiale de Saint- Hildevert de Goumay-en- Bray, par M. Tabbé Cochet, inspecteur des monuments historiques de la Seine-Inférieure. In-8* de 32 pages ornées de 32 gravures sur bois. Importante église ogivale de la fin du xii* siècle 3 fr. 25 c.

Notice sur Téglise de Saint-Martin-aux-Bois (Oise), par M. l'abbé Barraud, correspondant des Comités historiques. In-S^ de 14 pages, avec deux planches lithographiées offrant 12 exemples des sujets sculptés sur les stalles si curieuses de cette église Saint-Martin. ... 1 fr. 75 c.

Saint - Pierre - sur - DrvE et l'abbé Haymon, par M. le comte de Beacrepairb. In-8<> de 1 1 pages et 1 planche t fr. 25 c.

Histoire des Miracles qui se sont faits par l'entremise de la sainte Vierge dans la première restauration de l'église de l'abbaye de Saint- Pierre-sur-Dive , traduite d'un manuscrit latin de Haymon, abbé de Saint -Pierre- sur -Dive au XII* siècle. Nouvelle édition, augmentée d'une introduction , de chartes et de notes , par L. de Glanville , membre de plusieurs sociétés savantes. In-8<» de xux et 194 pages avec gravures sur bois donnant les élévations, coupes et détails de l'église. C'est dans cette histoire que se trouve le texte fameux et si souvent ci té, relatif à la manière dont se construisaient les églises et les cathédrales au xii* siècle. Ce texte est fort important pour l'histoire des artistes du moyen âge. Prix 2 fr.

Notice sur l'ancienne ville de Tonnerre, l'église Saint-Aignan , la Chapelle romane et l'église de Saint-Pierre, par M. L. Le Maistrb, correspondant des Comités historiques. In-18 de 22 pages et un plan 1 fr. 25 c.

Hôtel -DE -Ville de Bordeaux, par L. LateOTHB , correspondant des Comités historiques. In-8" de 25 pages 1 fr. 50 c.

Histoire du prieuré du Mont -aux -Malades lès Rouen , et Correspondance du prieur de ce monastère avec S. Thomas de Cantorbéry (M20- 1820), d'après les archives du prieuré et les

manuscrits de la Bibliothèque nationale, avec planches et pièces justificatives la plupart inédites , par l'abbé P. Langlois , directeur de la maîtrise, membre de l'Académie de Rouen. In-8** de xi et 458 pages avec 2 planches. Une des plus savantes et des plus intéressantes monographies qu'on ait jamais faites. . 6 fr.

Histoire politique et religieuse de l'église

MÉTROPOLITAINE ET DU DIOCÈSE DE RoUEN , par

L. Fallue, membre de l'Académie de Rouen. L'ouvrage est complet. Quatre volumes in-8ode plus de 500 pages chacun. Les 4 vol. . 24 fr.

Des histoires locales, par Léon de Du- RANviLLE. In-8** de 20 pages. Excellent travail , rempli de justes et ingénieux aperçus sur les services que peut rendre à l'histoire générale le recueil des faits particuliers à chaque pays 4 fr. 25 c.

Histoire et chronique de Normandie , par M. Léon db Duranvillb. In-8<* de 46 pages. C'est une étude instructive sur cette « Histoire et Chronique » , éditée pour la première fois en 1 6 1 0 . M. de Duranville s'est voué à l'histoire de son pays, et personne n'a jamais rempli son vœu plus consciencieusement 4 fr.

Notice historique sur le Chapitre Saint- Ëtienne de Chàlons-sur-Mame , par M. Eo. de Barthélémy , inspecteur des monuments historiques. In-8<* de 16 pages l fr.

Notice sur les établissements des hospitaliers MILITAIRES EN CHAMPAGNE , par

M. Edouard de Barthélémy, membre de la Société française pour la conservation des monuments. In-8o de 47 pages. H n'y a pas d'histoire plus ténébreuse, pas d'archéologie plus incertaine que celles des Templiers et des monuments qu'ils ont bâtis. C'est donc un grand service que rend à la science M. Edouard de Barthélémy, en éclaircissant , du moins pour la province de Champagne, ces obscurités presque invincibles jusqu'à ce jour. Cette première notice concerne le département de l'Aube ; elle sera suivie d'une autre spécialement consacrée aux établissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint4ean dans le département de la Marne. Nous espérons que la tâche entreprise par M. Éd. de Barthélémy pour la Champagne sera partagée par d'autres archéologues pour toutes les provinces de France , et qu'il en résultera une histoire complète des Templiers et des Hospitaliers dans notre pays 1 fr. 25 c.

BIBLIOGRAPHIE ARCHÉOLOGIQUE

Histoire du Comté et de la Vicomte de Carcassonne, précédée de recherches historiques sur Carcassonne et son territoire sous les Volkes, les Romains , les Visigots et les Sarrazins , par Cros-Matrbvieillb, correspondant des Comités historiques. Tome premier. In-S" de 350 pages 6 fr.

Un épisode du siège de Noyers en 1568.— Lettres patentes de Charles IX relatives à ce siège , par M. Le Maistre , correspondant des Comités historiques. In-S" de 26 p. 1 fr. 50 c.

MÉMOIRE DU Maréchal de Vauban sur les fortifications de Cherbourg (1668), publié par M. JoACHiM Menant. In-8<* de 96 pages. Importante publication pour les ingénieurs militaires et même pour les architectos, qui y trouveront bien des termes techniques et le prix d'une foule de matériaux 3 fr.

Études archéologiques sur les anciens plans de Paris des xvi", xvii« et xviii' siècles, par A. Bonnardot.' Grand in-4° de 253 pages avec une planche offrant deux plans du xvi^ siècle 8 fr.

De la religion des Romains, par M. L. Lacroix , professeur d'histoire au lycée Louis-le- Grand. In-8'» de 132 p. à deux col. 3 f. 50 c.

Histoire ixes différents cultes, superstitions et pratiques mystérieuses d'une contrée bourguignonne , par Mignard , membre de plusieurs Sociétés savantes. In-4* de 98 pages et 10 planclies, contenant 99 objets difTérents d'antiquité trouvés sur l'emplacement d'un temple dédié à Apollon , près d'Essarois (Côted'Or), le plan des fouilles et du temple, et des figures symboliques gravées sur des cotfrets bizarres 6 fr. 75 c.

LesMassipia, par M. G.Bascle de Lagrbzb, procureur de la République à Pau. Les Massipia étaient des espèces de courtisanes ou concubines autorisées au moyen âge dans le Lavedan , un des vicomtes de Bigorre. In-8 > de 11 pages 1 fr.

Nouveau Map^uel complet de Numissiatique ancienne , par Anatole Barthélémy , correspondant des Comités historiques. In-18 de iv et 152 pages avec un Atlas de 12 planches contenanl la gravure de 433 types de médailles anciennes. Savant et substantiel ouvrage , qui en appelle un du même archéologue sur la numismatique du moyen âge. Texte et atlas. . 5 fr.

Essai sur les monnaies des ducs de Bourgogne , par M. .4nato:.e Barthélémy, correspondant des Comités historiques. Seconde édition, revue, corrigée et augmentée. In-io de 95 pages et de 8 planches de monnaies, offrant ' 103 types différents, depuis Robert I'*^ jusqu*à Charles le Téméraire, de 1032 à 1477. . 8 fr.

Les Lirertés de Bourgogne , d'après les jetons de ses États , par Cl. Rossignol. In-8" de 304 pages ornées de 191 gravures de jetons. Charmante publication, qui rivalise presque avec les anglaises. Cette manière de faire de l'histoire, avec des médailles et des jetons , est des plus piquantes et des plus neuves. . 6 fr.

Lettres sur la numismatique, par M. Anatole Barthélémy. Troisième lettre. In-8<> de 20 pages. Cette lettre donne des renseignements fort curieux sur les monnoyeurs et les faux monnoyeurs du moyen âge. . i fr. 25 c.

Histoire du Blason et Science des Armoiries, par G. Eysenbach, archiviste du département de la Nièvre. In-8® de 396 pages avec gravures sur bois dans le texte et une chromolithographie de douze armoiries hors du texte. C'est tout à la fois une histoire et un manuel du blason , c'est-à-dire un traité complet sur cette matière. Divisé en cinq parties ( Histoire du blason , Dictionnaire héraldique , Science héraldique, Ordres français de Chevalerie, Bibliographie de l'art héraldique), cet ouvrage se subdivise dans les chapitres suivants *. Antiquité des Symboles ; Origine du blason au moyen âge ; Des différentes espèces d'armoiries; Composition des armoiries; Des couleurs ou émaux; Des fourrures; Des pièces et meubles; des figures naturelles, artificielles, chimériques ; Des ornements extérieurs de l'éru; Rois d'armes; Hérauts d'armes ; Insignes des roturiers ; Souverainetés, dignités et emplois; Ordres religieux, militaires et civils ; Armoriaux et Traités d'armoiries ; Explication des principaux termes héraldiques. Nous ne connaissons pas de Manuel plus court, plus substantiel, plus complet que cette Histoire du blason 3fr. 50 c.

Recueil de documents oX dç mémoires relatifs à l'étude spéciale des sceaux du moyen â^e et des autres époques , publiés par la Société de Sphragistiquk et accompagnés de planches gravées d'après les monuments originaux.

Bulletin mensuel. — Par an 42 cahiers, chacun de 2 feuilles in-8" avec gravures. Abonnement annuel I2fr. 50 c.

Das westportal des DOMES zu WiEN in seinen bildwerken und ihrer bemalung , von D' Eduard Melly. In-4» de 73 pages et 90 gravures sur bois. La cathédrale de Vienne en Autriche est un des rares exemples d'un grand édifice allemand des xii' et xiiP siècles, qui ofiPre une série de sculptures. Le portail occidental en présente un des plus notables spécimens, et M. le docteur Melly s'est appliqué à le décrire et à le dessiner dans tous ses détails. C'est la première fois qu'aura été faite une iconographie aussi complète d'un portail d'église. Prix 25 fr.

HoLzsciiNiTTE Beruhmtbr mbistbr , herausgegeben von Rudolph Weigbl. Par livraisons |)etit in-folio d'une feuille de texte et de 5 planches gravées sur bois. Ces fac-similés des anciens maîtres graveurs sur bois sont d'une rare beauté. Cette publication est fort remarquable ; elle fait honneur au goût et à la science que M. R. Weigel possède à l'égard des anciennes gravures. On a, dans ces livraisons, les plus importants spécimens des écoles allemandes , hollandaises et italiennes. L'iconographie religieuse, symbolique et historique y trouve des sujets et des portraits d'un haut mérite : Maximilien I'' et Marie de Bourgogne ouvrent la série historique , comme la vie de Jésus commence la série religieuse, et la danse des morts la série symbolique. Nous attendrons la fin de cette belle et curieuse publication pour en parler avec les détails convenables; mais nous devions la réannoncer ici , parce que , dans la dernière livraison des a Annales », on avait porté par erreur à 1 8 francs chacun de ces cahiers de gravures , tandis qu'ils ne sont que de 12 francs. Trois livraisons ont paru ; les trois. . . 36 fr.

MÉDITATIONS DB LA ViB DU ChRIST , par

saint BoNAVENTURB , traduites en français avec le texte en note parHBNRY dbRiancet, membre de l'Assemblée législative. Deux volumes in-t2 de xLii, 355 et 360 pages. Cet ouvrage de saint Bonaventure est, pour la vie du Christ, ce que la « Légende dorée » est pour la vie des saints, une source inépuisable d'iconographie du xiii« siècle. — Les deux volumes. . . 5 fr.

Psautier de la sainte Vierge , composé par saint Bonaventure , traduit en français par le P. Galifbt , distribué pour tous les jours de la semaine. Nouvelle édition (1849). In-18 de viii et 360 pages 2 fr. 50 c.

MÉLANGES d'archéologie , par les RR. PP. Charles Cahier et Arthur Martin. Volumell, livraison 7. Grand in-4*. Cinq feuilles de texte, comprenant la suite du « Bestiaire ». Six planches, dont quatre gravures pour le « Bestiaire » et deux chromolithographies représentant une étoffe extrêmement curieuse trouvée dans le tombeau de Gunther à Ratisbonne. De tous les ouvrages d'archéologie du moyen âge, celui des RR. PP. Cahier et Martin est le plus savant, le plus curieux et l'un des plus beaux qui se publient maintenant en Europe. Un volume ou huit livraisons, 32 francs; quatre livraisons ou un demi-volume 46 fr.

Les Flamands en France , Études sur leur langue, leur littérature et leurs monuments, par Louis de Beackbr, correspondant des Comités historiques. In-8<> de i08 pages avec une planche. Après un précis historique sur la langue flamande en France, M. de Baecker examine la littérature chantée ou la chanson fiamande en France, puis la littérature écrite. Plus de cent pages sont consacrées aux monuments Qamands élevés en France depuis le ix'^ jusqu'au XVII* siècle. Enfin, un appendice sur l'usage de la brique et sur l'origine des noms de famille est suivi des pièces justificatives de tout le livre. — Annoncé par erreur 5 francs, cet ouvrage est de. 6 fr.

Relation du voyage de l'ambassade de Jean Sarrazin , abbé de Saint- Vaast d'Arras et archevêque de Cambrai , en Espagne et en Portugal. Extrait d'un manuscrit du xvi« siècle, précédé d'une notice biographique sur ce prélat, par Louis de Baecker. In-8« de 406 pages. Prix 2 fr. 25 c.

Commentaire sur la Chanson de Roland (texte critique de M. Génin), par M. Paulin Paris, avec un post-scriptum. Premier article. In-8* de 44 pages. Une des pièces spirituelles d'une discussion , presque d'un procès , dont nous recueillerons tous les éléments. . . 4 fr. 50 c .

Plutus , ou l'égale répartition des richesses, comédie d'Aristophane, traduite par Amédéb Flburt. In-18 de 408 pages. En ce temps de socialisme insensé, c'est une bonne idée que d'avoir donné cette élégante et fidèle traduction du génie le plus incisif de l'antiquité. . . 2 fr.

On a eu, pendant fort longtemps, des idées fausses et incomplètes sur l'art dramatique au moyen âge. Il y a vingt-cinq ans, on croyait encore généralement, avec Beauchamp^ et les frères Parfait*, que les essais dramatiques ne dataient pas d'une époque antérieure au xiv^ siècle. Il semblait que l'art théâtral avait sommeillé pendant plusieurs siècles, lorsque cette partie de l'archéologie, comme plusieurs autres demeurées trop longtemps dans l'oubli, a attiré l'attention de nos savants. M. Magnin, de l'Institut, a le premier débrouillé cette matière; le premier, il a interrogé, il a scruté les véritables sources d'où sa science et son érudition ont fait jaillir la lumière jusque-là cachée à tous les yeux^. D'autres l'ont suivi dans cette voie par des recherches et des pubUcations qui ont vivement contribué à éclairçir ce sujet. Parmi les travaux les plus remarquables, nous citerons ceux de MM. de Monmerqué et Francisque Michel*, Jubinal^, Edelestand du Méril*, Félix Clément^, de la Fons-Mélicocq®, Didron® etDanjou*®.

M. Magnin compte trois sources d'oii découle l'art dramatique du moyen âge : l'aristocratie, la religion et le peuple. Cette division peut, suivant nous, se réduire à deux , le drame profane ou mondain et le drame religieux ou liturgique; celui-ci était le véritable drame populaire.

(1) Recherches sur les théâtres de France, depuis Vannée li6i jusqu'à présent, Paris, 1735.

(2) Histoire du théâtre français depuis son origine jusqu'à présent, Amsterdam et Paris « M. D. ce. XXXV. — M.D.cc.xLix, quinze volumes in-8*.

(3) Les origines du théâtre moderne ou histoire du génie dramatique depuis le premier siècle jusqu'au xvi' , précédées d^une introduction contenant de^ études sur les origines du théâtre antique, Paris, 1838, 1. 1. — Les trois autres volumes qui devaient compléter l*ouvrage n'ont pas été publiés jusqu'à présent. — Le théâtre de Hros-

vitha. Paris, 1846 ; et plusieurs articles dans le Journal des Savants^ année 1846.

(4) Théâtre français au moyen âge, Paris, 1 839.

(5) Mystères inédits du xv* siècle, Paris, 1837.

(6) Origines latines du théâtre moderne, Paris,

(7) Drame liturgique, dans les Annales archéo logiques de M. Didron, t. Vn, Vin, IX, X et Xf

(8) De Vart dramatique au moyen âge, ~ Les artistes dramatiques de Béthune, ibid., t. VIII.

(9) Ibid. Onze premiers volumes, passim.

(10) Le théâtre religieux et populaire au xnr siècle; Mystère de Daniel^ dans la Revue demusique religieuse, t. lY, p. 65.

Chacun de ces drames avait son sujet, son caractère, ses allures et son style particuliers. La musique, qui en formait une partie intégrante, était également différente dans l'un et dans l'autre.

Le drame liturgique, dont le rôle était le plus important, a son origine dans les cérémonies du christianisme. Que sont en effet l'office de la messe, ]es fêtes de Noël, de l'Epiphanie, des Rameaux, de la Passion, de Pâques, etc., sinon des drames et des scènes représentant le sacrifice du Rédempteur % la Nativité*, l'Adoration des Mages, la Passion*, l'office du Saint-Sépulcre, la Résurrection*, etc.? Il a fallu peu d'efforts pour développer toutes ces histoires saintes et en former des drames véritables, propres à expliquer au peuple les principaux épisodes évangéliques et les mystères de la religion.

Les plus anciens drames reUgieux connus jusqu'ici sont ceux désignés pendant longtemps collectivement sous le nom de « Vierges sages et Vierges folles ». Ils se trouvent dans le Ms. 1139 de la bibliothèque nationale de Paris*.

(i) » Le célébrant s'approche du sanctuaire en priant à voix basse .le Seigneur de le recevoir dans sa grâce ; il confesse humblement ses péchés, monte à Fautel et implore à haute yoix les bénédictions de Dieu, qui vient de Taccueillir parmi ses serviteurs. Alors commence la lecture des enseignements de saint Paul, et le chant varié du graduel, auquel participent tous les fidèles, indique leur diversité et leur assentiment aux paroles de Fapôtre des Gentils. Ainsi préparés à recevoir la parole même de Dieu, ils se lèvent respectueusement pour entendre TÉvangile ; la prédication qui suit leur en prouve de nouveau la vérité, et ils témoignent de leurs convictions rn chantant d'une voix unanime le s^'mbole ofliciel de la foi chrétienne. Édifié sur les dispositions de Tassistance , le prêtre sacrificateur se prépare, par de nouvelles prières, à la célébration du sacrifice; la consécration fait redescendre le Christ sur Tautel, et Pholocauste du mont Calvaire recommence pour le salut des spectateurs. Le drame n'existe pas moins dans la forme que dans le fond même de la pensée ; il est véritablement dialogué par des acteurs indépendants les uns des autres ; le célébrant, le diacre, le sousdiacre, les chantres, les simples prêtres et les . enfants de chœur portent, chacun, un costume

différent, et caractérisent profondément leur rôle par une mélopée et un accent qui leur sont propres.»— M. Ed. duMéril, Origines latines du théâtre moderne, p. 41.

(2) ** Chaque fête est un anniversaire et se célèbre avec des rits, des chants et des omen^ents particuUers qui correspondent à son origine. Ainsi, par exemple, on ajoutait autrefois à l'office du jour de Noël le cantique que les anges avaient chanté le jour de la nativité, et, pour en rendre le souvenir plus saisissant, quelques églises latines se servaient de paroles grecques qu'elles croyaient sans doute plus rapprochées de Foriginal. »» — /6td., p. 42.

(3) « Les principales circonstances de la Passion donnèrent même naissance à une série de petits drames qui se représentent encore pendant la semaine sainte dans toutes les églises catho' tiques. » — Ib'd.j p. 42.

(4) M Le jeudi saint , tous les ministres du culte s'approchent de la . sainte table , et représentent véritablement la cène ; puis le clergé porte au sépulcre le corps du Rédempteur, et, tant qu'il y demeure, le tabernacle reste ouvert et le sanctuaire vide. » — /6fd., p. 43.

(5) Parmi les manuscrits anciens qui renferment des chants notés, il en est peu d'aussi intéressants

Ce précieux volume^ qui a été signalé successivement par l'abbé Lebeuf *, par les auteurs de « l'Histoire littéraire de la France', » et plus récemment par MM. Fauriel' et Renouard^, contient trois mystères distincts : l"" deux mystères complets, l'un tout en latin, l'autre en latin mêlé de langue romane d'oc ; 2* un fragment de mystère tout latin.

M. Magnin, le premier, a fait remarquer la séparation qui existait entre ces

que le n* 1139 de la bibliothèque nationale de Paris. Ce codex, qui a excité Fattention de plu> sieurs savants, à cause des polies en langue romane et surtout à cause des mystères mélangés de latin et de roman qu'il contient, n'a pas été encore envisagé sous le point de vue musical ; c'est particulièrement sous ce rapport que nous l'examinerons ici. Il a appartenu autrefois à Tabbaye de Saint-Martial de Limoges, où il portait le n' 100. Son format est petit in-4*. Il renferme 235 feuillets, composés de plusieurs fascicules écrits à des époques et par des mains différentes.

Le premier fascicule, qui comprend les trente et un premiers feuillets, commence par des proses en rhonneur de saint François, de saint Martial, de sainte Valérie.

Avec le feuillet 32 commence un autre fascicule, d'un format un peu plus petit et d'une écriture plus ancienne. Quelques-uns ont pensé qu'elle est du x' siècle ; les meilleurs juges en cette matière la considèrent comme appartenant au XI'. C'est évidemment la partie la plus importante du manuscrit. Toutes les pièces y sont notées en neumes à points superposés, écrits sur une ligne tracée à la pointe sèche dans l'épaisseur du vélin. Indépendamment d'un grand nombre de proses et d'autres pièces liturgiques des plus intéressantes, on y voit des chants en langue romane d'oc, considérés comme les plus anciennes poésies en langue vulgaire notées qui soient connues. Mais ce qui s'y présente de plus curieux et de plus important, ce sont les mystères et fragments de mystères dont il est question ici.

Le fragment de mystère intitulé : « Lamentation de Rachel » se trouve au feuillet 32.

Le feuillet 35 contient une pièce de vers avec cette rubrique : Cirisa Bernart versus.

Au f^ 41 : Jubilemus, eocuUemus, etc.

Cette pièce offre, dans la notation, une particularité que nous devons signaler. Les neumes sont placés sur le texte en une double rangée séparée par un trait rouge. Cette double rangée do notes semble former une mélodie séparée et différente. La plus élevée est composée de notes, simples et liées, de diverses valeurs ; celle de dessous n'est composée que de notes simples et de même valeur. Le feuillet 78 r* contient une pièce commençant par ces mots : Mira lege, et notée à peu près de la même manière. Ce Mira lege est un vrai et incontestable déchant. En est-il de même du JubilemtAS ? On peut en douter, à cause de la trop grande disproportion dans le nombre de notes des deux rangées.

Au f* 44 r* : Tu autem, en roman d'oc.

Viennent ensuite les mystères connus sous le nom de Vierges sages et vierges folles. Les pièces qui suivent sont des proses et des Kyrie paraphrasés.

Le dernier fascicule commence au feuillet 119. L'écriture et la musique sont du xiii' siècle. La notation des seize premiers feuillets est écrite sur quatre, cinq et même six lignes rouges. Tout le reste est noté sur une seule ligne tracée dans l'épaisseur du vélin. Les feuillets 119 à 143 contiennent des antiennes, des répons et des invita toires de la Vierge; les autres, jusqu'au 228, renferment des proses diverses.

Le feuillet 229 et les suivants, jusqu'à la fin, contiennent le catalogue des livres de Saint-Martial, écrit au xni' siècle par Bernard Itier.

(1) Etal des lettres en France, p. 68.

(2) T. VU, p. 127.

(3) Histoire provençale, 1. 1, p. 255-257.

(4) Choix des poésies originales des troubadours, t. n, p. CXLT et 139-143.

pièces. Ce savant croit en outre reconnaître, avec raison suivant nous, un autre fragment dramatique dans les vers qui se trouvent à la suite de cette rubrique : « Lamentatio Rachel » . Nous en donnons le fac-similé dans la troisième partie de notre " Histoire de Thannonie". En voici le texte et la traduction.

LAMENTATIO RACHEL.

(rachel : )

O duices filii quos nunc progenui, 011m dicta mater, quod nomen tenai!

Olim per pignora vocor puerpera, Modo sum misera natorum vidua !

Heu mihi miserœ ! cum possim vivere Cum natos coram me video perdere, Atque lacerare partim detrancare !

Herodes impius, furore repletus, Nimium superbas perdit meos partus.

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