INSCRIPTIONS DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE
La plupart de nos édifices religieux, nos cathédrales et nos simples églises de paroisses, nos abbatiales et nos prieurés, offrent une foule d'inscriptions votives et dédicatoires, de légendes et de fondations pieuses, d'épitaphes historiques peintes sur les vitraux, sculptées ou gravées sur les parois des murailles, et sur les longues pierres tumulaires qui font le plus bel ornement des dallages. Ces monuments doivent fixer d'une manière toute particulière l'attention des archéologues : leur étude est inséparable de celle de l'architecture du moyen âge et de la renaissance; c'est une partie inhérente aux édifices dans lesquels on les rencontre. Les inscriptions nous révèlent des faits curieux qui appartiennent , soit à l'histoire locale , soit à l'histoire générale , et qui ont échappé (juelquefois à nos vieux chroniqueurs : elles nous apprennent des dates précieuses et souvent même elles nous donnent l'époque des constructions sur lesquelles elles sont fixées. Indépendamment de tous les faits qu'elles révèlent, elles apportent encore d'inappréciables documents sur la paléographie et sur la littérature du temps où elles ont été composées. Les épitaphes, surtout, sont intéressantes en ce qu'elles nous ont conservé des noms importants, qu'on ne retrouverait nulle part ailleurs. Ces belles dalles gravées, qui s'effacent tous les jours sous les pas des fidèles, sont en quelque sorte des livres ouverts, dans lesquels on peut étudier à loisir l'architecture, les costumes et l'iconographie du moyen âge ; monuments à dates positives et certaines , sur lesquels le ciseau du sculpteur a profondément entaillé les ornements les plus variés de l'architecture gothique, et où le tailleur de pierre a buriné de riches portails flanqués de pinacles, hérissés de fleurons et des statues de tous les saints de la légende. Sous ces portails en miniature sont tracés, avec leurs costumes exacts, des personnages célèbres, des évêques, des abbés, des curés, des prêtres, des
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moines, des clercs, des abbesses, des religieuses, des comtes, des barons, des chevaliers, des gentilshommes, de nobles châtelaines , des bourgeois et leurs femmes, jusqu'à de simples laboureurs ; c'est là que s'étagent toutes les classes sociales auxquelles la naissance, la vertu et les bienfaits donnaient le droit d'avoir une sépulture dans le temple du Seigneur. Ce sont de vrais ohefs-d'œuvre d'un art trop longtemps négligé, et dont les auteurs sont inconnus; leur nom , quand on le retrouvera, figurera certainement avec distinction parmi ceux de nos graveurs les plus distingués.
Mais tout s'efface à mesure que les siècles s'accumulent; les révolutions et les passions politiques ont anéanti des monuments auxquels le temps n'eût encore fait subir que de légères altérations. Mille fois plus destructeurs que le temps et les révolutions, le vandalisme et le mauvais goût moderne, aidés de l'ignorance et de la cupidité, ont arraché de nos églises une foule d'inscriptions précieuses qui, lorsqu'elles n'ont point été brisées ou employées à d'autres usages, sont reléguées dans les caveaux obscurs du soubassement des clochers. I-.es restes de ces somptueuses abbayes, ces églises supprimées que le sombre 179â n'avait pas renversées, l'ont été par des spéculateurs, plus ignorants encore qu'ils n'étaient avides, et qui ont vendu la matière illustrée par l'art à un prix plus vil que de la matière brute. Voilà pourquoi nous rencontrons, presque à chaque pas, dans nos campagnes, des bénitiers de marbre et des ^^Ves baptismales servant d'auges aux animaux les plus immondes ; de belles yjJl/^r^Tes funéraires d'abbés ou de chevaliers servant de foyer à la cheminée d'un ^^^san. Nous avons vu naguère la tombe d'un des plus célèbres abbés des ^^ox-de-Cernay faisant le seuil d'une porte à la boutique d'un épicier de Che- ^^^iise (Seine-et-Oise). Rien ne peut arrêter la profanation sacrilège à laquelle ^^ïit exposés les monuments les plus vénérables de notre foi et de notre art ^txrétien. La tombe d'un abbé des Vaux-de-Cemay, de saint Thibault, le con- ^rnporain de saint Louis, descendant de l'illustre maison de Montmorency, ^rt de banc dans le parc actuel de l'ancien palais abbatial : l'épitaphe de Saint Domitien , l'un des apôtres vénérés de la Champagne , est jouraellement foulée aux pieds sous le vestibule de l'église Saint-Memmie (à Ghâlons-sur- Mame) ; celle de saint Donatien est employée comme borne dans une métairie Voisine, tandis que la tombe mutilée de saint Memmie, leur frère, est, dans Une petite chapelle qui lui est dédiée, l'objet d'une vénération toute particulière.
Il serait d'une urgente nécessité que tous ces débris épars fussent recueillis partout où on les trouverait, et déposés dans des musées de département et d'arrondissement. Déjà plusieurs établissements de ce genre ont été créés, et
tous les jours on les voit s'enrichir. La ville de Paris vient enfin de suivre cet exemple et de le donner au reste de la France , en fondant son musée départemental dans son plus ancien édifice.
Nous avons vu avec un inunense intérêt les précieuses collections de ce genre déjà recueillies dans les musées d'Abbeville et d'Amiens; mais nous avons été surpris de ne point voir figurer, au milieu des inscriptions réunies dans ce dernier , l'épitaphe si curieuse et si originale que M, Eimn, Woillez a lue sur une pierre tumulaire du xvi* siècle et qui sert aujourd'hui de gargouille au conduit de l'évier d'une cuisine d'Amiens. Cette inscription, composée de trente-deux vers de trois syllabes, en patois picard, rappelle la fameuse épître de Scarron à Sarrasin et a sur elle le mérite de l'antériorité; elle est gravée, en caractères gothiques, sur les quatre côtés de la pierre. La voici :
Soubz men pierre 1^ gist Pierre De Machy Qu'on a chy Mort bouté La bonté Dieu lui face Voir sa grâce.
S'espousée Qu'est posée 'Aux emprès Qui après
Et passa De ce monde ; Dieu Temonde.
Quand vesquirent D'eux nasquirent Treize enfants Blonds, bruns, blancs Or sont morts Leurs deux corps Vers nourrissent Et pourrissent
Ils attendent Qu'ils reprendent Corps et âmes Hors des lames Ressuscitent Et habitent Es sains chieux Ce doint Dieu.
Amen.
Les inscriptions, qui n'ont pas encore été enlevées hors des églises, ne trouvent pas toujours dans ces édifices un abri usauré contre la dispersion et contre la destruction. Les pierres tombales, exposées souvent dajis les endr(Hts les plus fréquentés des églises, sont journellement effacées sous les pa$ des fidèles. Sur près de deux cents dalles qui pavent les collatéraux et les chapelles de la vaste collégiale de Saint-Quentin, deux à peine sont restées lisibles. Dans bien des localités elles ont été déplacées, sciées pu brisées pour faire des degrés d'autels ou des marches de perrons : nous pourrions citer une église où l'escalier du clocher a été presque entièrement refait avec les tombes gravées enlevées de son sanctuaire. Il est heureux encore quand ces monuments, histori* ques à tous égards, n'ont point servi à daller la cuisine d'un presbytère, et
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n^ont pas été employées* comiDe matériaux bruts, dans les travaux entrepris par les confimunes*.
Celles qui sont attachées aux murailles, et qui relatent des épitaphes et des fondations pieuses» ne sont pas plus respectées; cependant leur position semblerait devoir les garantir davantage. Les unes sont, pour plus ou moins de temps, masquééô sous des boiseries de nouvelle application ; les autres s'évanouissent sous une couche épaisse de badigeon, qui vient faire disparaître nos vieilles peintures sous sa monotonie blafarde et hâter leur destruction sous ses couches de chaux corrosive. Le badigeon donne à nos vieux édifices un air de propreté et de coquetterie juvénile qui les dépare, en effaçant cette vénérable teinte que les siècles leur ont donnée.
Quelques exemples que nous avons recueillis nous-même, pourront justifier le blâme que nous infligeons à l'application des boiseries, et la haine que nous avons vouée au badigeon; ils signaleront, en outre, l'inconvénient du déplacement des monuments écrits. Dans la cathédrale d'Amiens, M. Goze, correspondant des Comités historiques, a découvert, à moitié engagée sous les boiseries de l'autel de la chapelle Saint- Salve, cette petite épitaphe gravée sar un carreau blanc, dont la date fait remonter celle de cette partie du dallage antérieurement au xvi* siècle.
Chy gist noble home mos Maistre lehâ le Moiste en so Vittât chsmone et penitach*r
De ceens qui trespassa le
«eofl
PÎDÎer Jo' de iung la M. iiij iiij^x et xviij pries Dieu po^ lui.
Dans la même chapelle, et servant de seuil à la porte de la sacristie, nous avons lu et estampé cette autre inscription qui donne le nom d'un préchantre de l'église, préfet de la célèbre confrérie de Notre-Dame de Puy ; jusqu'à présent aucune monographie de la cathédrale d'Amiens n'en a donn é la trans cription,
Deo OpUnto Maxime Virgînî qve Mâtri Aletander Le Clerc hvivs Insignis Ecctesiae Precentor et Caiionicvd Sodalioii Pârtheniei à Podio DTncvpali Prœfecivos ... m hanc tabviam hic appoûi evrabat anno à partv Virginia svpra Millesimum Sexcentesimo Tricesimo.
Dans Féglise de Quérieu (Somme) , M. Goze a débarrassé, du badigeon qui les voiladt entièreinent, deux belles épitaphes du xvr siècle : celle d'un curé de la paroisse et celle d'un laboureur, ancien bienfaiteur de l'église. Nous avons nous-méme signalé une fondation pieuse de la fin du xiV siècle, découverte
4. Le dallage du pont de Marne, à Châlons-sur-Marne, a été foit en partie avec les nombreuses et belles tombes qui décoraient la cathédrale de cette ville. Celles qui subsistent encore aUireront un éternel regret sur les dalles détruites. (Note de M. Didron.)
naguère sous un épais crépi de chaux, dans l'ancienne église abbatiale de Claire-Fontaine (Seine-et-Oise).
Des inscriptions, bien supérieures à celles-ci, sous le rapport historique, littéraire et monumental, sont encore ignorées et cachées sous des boiseries ou des crépis. Il y a quelques mois, nous sommes parvenu, à grande peine, à débarrasser de son badigeon cette importante inscription de Téglise de Mayot (Aisne) , auprès de La Fère :
Lam de grâce mil Vc trête et neuf Cesl esgliâe bien construite de neuf Dignemet fut par misteres igeliqz Dédiée auec maintes reliques Frétieuses mises par ung matin De sainct Ëutropes aussi S. Martin Et plusieurs autres po'' lors qb ne denôbre A la raison qu6 ne'scait pas le nôbre Par leuesque prélat bien renommé
De Calcidoine auoit title nomé Dont le mistere en fut de notre bon Suffragât du cardinal de Bourbon Euesque à Laon et très noble pasteur Des catholiques estai vray zélateur.
Au dédier en bonne intelligence Le dict prélat en feit la diligence E soy mbstrât d*ung bénin coeur et sobre En ce mesme an le septiesme d'octobre.
Cette pièce de vers est surmontée d'un fronton triangulaire ; finement gravé, dans le goût de la renaissance, il est supporté sur deux colonnes d'ordre corinthien. Des fers de moulin , qui figuraient sans doute dans les armoiries de l'évêque de Calcédoine, sont tracés sur la frise du fronton et sur la base des colonnes. Une autre inscription, non moins intéressante, et qui relatait le jour et l'année de la pose de la première pierre de l'église par le curé de Mayot, était autrefois incrustée dans le mur. Elle en a été arrachée, placée dans le pavé, près du transept gauche, à l'extrémité du collatéral : aujourd'hui elle est presque effacée et en partie illisible comme les autres dalles qui Tavoisinent. Ce dernier exemple démontrera, mieux que tout ce que nous pourrions ajouter, les graves inconvénients qui résultent du déplacement des monuments graphiques.
Souvent aussi il est arrivé que des inscriptions, précieuses sous tous les rapports, ont dû leur anéantissement, ou au moins leur exil, à une trop grande susceptibilité de la part de ceux qui sont préposés à l'administration des églises. Témoin cette épitaphe de la femme d'un bailli de Vertus (Marne), qui, parce qu'elle contenait quelques noms mythologiques, fut enlevée de l'église supérieure pour être reléguée dans la crypte, au milieu d'autres débris curieux et proscrits comme elle.
Vraiment il failloit bien qve la vovlte azvrée Enviast avx hvmains ceste rare beaulté Pvisqvel ne peult fleschir levr 6ere crvaulté, Avltrement elle evst ev beavcovp plvs de dvrée.
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Movrir ievne est grand hevr. Avssy ce fvl le don
Dont Jvnon gverdonna Cléobis et Biton,
Ne levr powant offrir pivs digne récompense.
Cevx qve ie ciel chérit ne font pas long séiovr
En ce val de misère. Plvs hevrevx est le iovr
Qv'on mevrt hevrevsemont qve qvand on prend naissance.
Damoiselle Jac^vette Rovsscile, feme de noble hôe Loys Lallemât Bailly dv comté de Vertvs, qvi trespassa le 2 aovst 4595.
Cette belle et gracieuse poésie était digne d'un meilleur sort; la touchante et pieuse résignation dont elle est remplie aurait dû lui faire trouver grâce devant des juges beaucoup trop sévères. Nous sommes bien éloignés du temps où le souvenir des divinités mythologiques pouvait influer sur la foi chrétienne. Les noms de Junon et de deux enfants dévoués, célèbres dans l'antiquité, n'étaient pas plus dangereux, pour la croyance des habitants de Vertus, que celui d' « Atropos la vilaine » n'est aujourd'hui un objet de scandale pour les fidèles qui le lisent dans une épitaphe gravée dans la belle église de Notre- Dame d'Eu. Chaque siècle porte avec lui le cachet de son originalité littéraire ; il n'appartient à personne de pouvoir l'effacer de l'histoire. De tous les temps et chez tous les peuples, la mémoire des morts a été consacrée : si jamais les sépultures ont été violées, elles le furent par des mains ennemies ou sacrilèges. L'armée de Cambyse pillait les tombeaux égyptiens, tandis que d'autres ennemis profanaient ceux des rois persans. Chez nous, qui nous regardons comme le peuple le plus civilisé de la terre, combien de fois, depuis trois siècles, ne s'est-on pas rendu coupable de ces sacrilèges ! Les cendres de nos pères, de nos rois, de nos héros, de nos savants, de toutes nos célébrités, ne peuvent trouver un asile sûr, même dans le sein de nos temples; on veut en effacer jusqu'à leur nom. Chaque jour voit briser une tombe; arracher, masquer ou détruire une inscription qui rappelle le nom d'un bienfaiteur. Si les révolutions politiques ont privé nos églises des biens qui leur avaient été donnés par la piété de nos ancêtres, est-ce une raison pour effacer leurs noms et les vouer à l'oubli? Pour nous, déplorant avec amertume les événements de force majeure qui peuvent compromettre nos monuments publics, nous nous récrierons toujours avec énergie contre le vandalisme et le mauvais goût qui leur ont déjà fait subir tant d'outrages. C'est une mission sainte, un devoir sacré que nous nous sommes imposés de conserver avec sa couleur historique tout ce que les siècles passés nous ont légué, et de le transmettre pur et intact à notre postérité, laissant à regret au temps le soin de l'effacer.
Il serait urgent de mettre enfin un terme à ce vandalisme toujours croissant, aidé par la manie des innovations; il serait bon de neutraliser autant que pos- 1. 26
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sible les effets destructeurs du temps. L'attention de tant d'esprits sérieux qui se sont tournés vers l'archéologie nationale, l'aide que leur donne le gouvernement en favorisant leurs études, et surtout la classification qu'on a établie des monuments historiques, sont déjà une puissante garantie de conservation. Parmi les monuments qui n'ont point eu l'honneur d'être classés, il en est d'une haute importance et qui ne doivent pas être négligés : de ce nombre sont ces inscriptions éparses que nous signalions tout à l'heure et celles qui sont encore renfei-mées dans un grand nombre d'églises. Pourquoi ne pas les recueillir partout où elles se trouvent et de quelque nature qu'elles soieat? Pourquoi ne pas les réunir en un « corps complet » , comme on l'a fait des inscriptions grecques et romaines plus ou moins importantes, et des inintelligibles hiéroglyphes de l'Egypte? Que chaque antiquaire le fasse dans sa localité et dans son arrondissement; qu'il emploie pour cela ce procédé si simple, si facile, si expéditif, si peu coûteux et si exact de l'estarripage à la mine de plomb ; qu'il classe son travail de quelques mois par ordre de siècles, en réservant une place particulière à chaque grand corps de l'ordre social : au clergé, à la noblesse, à la bourgeoisie, aux artistes et aux artisans. Cet ordre sera adopté pour les épitaphes : pour les autres inscriptions, elles seront divisées chronologiquement en religieuses, civiles et militaires. Par ce moyen et en peu de temps, la France serait dotée d'un Recueil complet de ses inscriptions nationales, qui lui fournirait une immense quantité de documents authentiques sur toutes les parties de son histoire, sur son architecture, ses costumes, ses armes, ses mœurs et ses anciens usages. Il nous semble que l'inscription suivante, qui se voit dans le bourg d' A.venay, près M (Marne), est aussi intéressante pour nous qu'une inscription romaine ou grecque. Sur le linteau de pierre qui surmonte la porte de l'ancien Hôtel-Dieu d'Avenay, on voit écrite en beaux caractères du xiii* siècle, mais malheureusement frustes et dépolis, cette inscription que nous avons déchiffrée avec l'aide de M. Paulin Paris, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres; c'est la leçon de M. Paris que nous donnons. La longueur totale de l'inscription est de 1 mètre 47 c. ; sa hauteur de 34 c. Elle se compose de cinq lignes écrites en capitales gothiques et séparées par de longs traits profondément refouillés.
+ EN : L*AN : UB : grâce : mil : ii : cens : quatre : vins : iv :
LAISSA : BAVDVINS : EN : LES : A : LOTBL : DE ; CEANS : XXV : s : DE : RANTE : CHASGVN : AN *. A *. TOVSIOVRé *. SOR : I : PRÉ I QVIL :
Avarr : a : ai : pov : acheter : dov : nos : a : povrbs : cha- VPER : PRIES : POUR : same :
C'est un titre fort honorable pour Avenay qu'un de ses habitants ait fait, au m* siècle, une donation de bois pour chauffer les pauvres de THôtel-Dieu