‹ Annales archéologiques (volume 5)Chapitre 39 sur 82 · NOI TOT · texte numérisé non relu

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La place manquait pour terminer le texte : up.w ga<ri>.€iav ûctto xaTaêoXYj; xo<ypu. Le livre est d'argent, à lettres de pourpre, doré sur tranche, armé de deux fermoirs d'or ; les Trônes sont de flamme ou de pourpre, et l'arc-en-ciel est irisé.

En robe et en manteau d'argent, en nimbe d'or avec la croix d'argent, où on lit O ON, l'être ', le Christ se détache sui' une auréole d'or, au sommet de laquelle on lit :

ÏC XC — H ANA2TÂ212 KAI H ZflH JÉSUS-CHRIST — LA RÉSURRECTION ET LA VIE.

En Grèce, le chœur des anges, qu'on appelle les Trônes, et qui fait partie du premier ordre , est constamment représenté tel que nous le voyons sur la

2. — CHOEUR ANGÉLIQUE DES TRÔNES. — PEINTURE MURALE DU XII« SIÈCLE , A ATHÈNES.

4. Ni le dessin de Camilli, ni la lithographie de M. Boisserée ne mettent le é âv ; nous sommes tellement persuadé que c*esl une omission ou que ces lettres sont effacées sur le vêtement, que,

LA DALMATIQUË IMPÉRIALE. 293

dalmalique. En voici une gravure que nous avons fait exécuteF pour T Iconographie des anges, d'après une peinture murale d'une église d'Athènes.

Le « Guide de la Peinture » , que nous avons rapporté du mont Athos et publié, dit , en parlant des trônes : « Les trônes sont représentés comme des roues de feu, ayant des ailes à Tentour. Le milieu des ailes est parsemé d'yeux. L'ensemble de la configuration représente un trône royal. »

Le Christ, dans sa gloire, est figuré d'après la vision d'Ézéchiel, combinée avec celle de saint Jean; la prophétie est complétée par l'Apocalypse. En décrivant la vision qu'il eut près du fleuve Chobar, Ézéchiel dit , au premier chapitre de sa prophétie : « Lorsque je regardais les quatre animaux , je vis paraître près d'eux une roue qui était sur la terre et qui avait quatre faces. A voir les roues et la manière dont elles étaient faites, elles paraissaient semblables à l'eau de la mer. Elles se ressemblaient toutes quatre et elles paraissaient, à leur forme et à leur mouvement, comme si une roue était au milieu d'une autre roue. Leurs quatre parties allaient en même temps, et elles ne retournaient point lorsqu'elles marchaient. Les roues avaient aussi une étendue , une hauteur et une forme qui était horrible à voir, et tout le corps des quatre roues était plein d'yeux tout autour. Lorsque les animaux marchaient, les roues marchaient aussi près d'eux ; et lorsque les animaux s'élevaient de terre, les roues s'élevaient aussi avec eux. Partout où allait l'esprit et où l'esprit s'élevait, les roues s'élevaient aussi et le suivaient, parce que l'esprit de vie était dans les roues. » — Le prophète ajoute au chapitre x : «Je vis, et voilà que m' apparurent quatre roues, près des chérubins. Il y avait une roue près d'un chérubin, et une autre roue près d'un autre. Les roues paraissaient à les voir comme une pierre de chrysolite. Et toutes les quatre paraissaient comme si une roue était au milieu d'une autre... Le corps des quatre roues, leur cou, leurs mains, leurs ailes et leurs cercles étaient pleins d'yeux tout autour. » — Chez nous, race plus froide et moins symbolique, on a conservé à peu près cette forme donnée aux trônes par l'art byzantin, maïs en éteignant les flammes, en coupant les ailes, en enlevant les yeux. A Chartres, au porche du midi de la cathédrale, on voit les Trônes représentés par un ange ordinaire posant les pieds sur une roue ; cette roue est comme le squelette matérialisé et glacé de la forme vivante décrite dans Ézéchiel et adoptée par les Grecs.

sans scrupule, nous les avons attribuées, sur notre grande gravure, non-seulement au Christ du jugement dernier, mais encore au Christ qui donne le pain et le vin de la communion. Rigoureusement le i m peut n'être pas marqué sur la dalmatique; c'est une vérification à faire, et il n'y avait, en donnant cette note, aucun inconvénient à le graver.

Du reste, en Italie, on a souvent été aussi froid, plus froid même que chez nous. A Chartres , le Séraphin porte encore des yeux sur deux de ses ailes ; dans l'exemple qui suit et qu'on trouve dans un manuscrit italien de la Biblio-

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