CROIX BYZANTINE A DOUBLE TBATBRSE
ScQlplare en marbre blanc, dans la Yilie d'Athènes, xii* siècle.
Enfin, en dehors et au bas de ce ciel circulaire est le paradis, tout semé de plantes et de fleurs. A gauche, le bon larron, presque nu et n'ayant qu'un jupon aux reins, porte la croix où il fut attaché. Cette croix porte Técriteau et le suppédaneum comme la croix de Jésus ; c'est une croix à double traverse dans la partie supérieure, comme toutes les croix grecques, comme celle qui précède, n° 10; elle provient d'Athènes, où elle est sculptée en marbre blanc au portail d'une église déjà ruinée en 1839.
En mourant, Jésus dit au bon larron qu'il entrerait le jour même avec lui dans le paradis; en conséquence de cette parole, les Grecs représentent sans cesse ainsi le bon larron dans le paradis, où il porte la croix en triomphe sur ses épaules. On a pris ce bon larron pour Jésus lui-même, et M. Boisserée, qui réfute cette opinion , croit que c'est saint Jean-Baptiste. Mais Jean n'est jamais habillé ainsi ; jamais, au moins aux époques anciennes, il ne porte de croix ; toujours il est nimbé, toujours il a les cheveux très-longs. Sur les peintures murales de la Grèce, où le bon larron est représenté un très-grand nombre de fois, dans la même position et faisant partie de la même scène, on lit 6 Ayxrr^ç (le voleur) ; ainsi il n'y a pas de doute.
En face, adroite, assis sur un banc ou trône en or, doublé d'un coussin violet , le vieux patriarche Abraham tient sur ses genoux une âme de juste, sans doute celle de Lazare , que le mauvais riche considérait avec tant d'envie ". Abraham caresse tendrement une autre âme avec la main gauche. Trois autres petits garçons ou petites âmes, en robe courte et ne venant qu'aux genoux, jouent dans le paradis; l'un d'eux, qui tient une tige de fleurs, regarde avec des yeux d'amour le jeune et beau Christ qui lui a donné le salut. Abraham et les petits enfants ont des habits blancs, bordés de galons d'or plies en bleu, en rouge ou en rose. A Reims , Abraham est ainsi sculpté et recevant dans son giron les âmes des justes que lui apportent les anges gardiens. Il a un nimbe chez nous, mais à plus forte raison sur la dalmatique ; en Orient, on l'appelle saint Abraham. Il a les pieds nus comme un apôtre. A la cathédrale de Paris, au portail occidental, porte du centre, les âmes des justes, jeunes, imberbes, souriantes, tiennent à la main , non pas des fleurs, n>ais des fruits , comme de grosses oranges. Dans le couvent de saint Denys, au mont Athos, le Paradis, peint à fresque dans l'église, est tellement peuplé de bienheureux, qu'Abraham ne suffit pas à les recevoir. On a assis à ses côtés, sur un trône comme le sien, Isaac et Jacob, tenant une foule d'âmes qui remplissent leur giron.
4 . « Factum est autem ut moreretur mendicus, et portaretur ab angelis in sinum Abrahae. Mortuus est atttem et dives, et sepultus est in inferno. Elevans autem oculos suos, cum esset in tormentis, vidit Abraham à longe, etLazarum in sinuejus. » S. Luc, xvi, 22-^.
Dans l'art grec, comme dans le nôtre, on représente l'âme sous la forme d'un enfant nu, sans sexe, ou à moitié habillé. Voici une main peinte à Salamine ; elle monte au ciel , après le jugement dernier, les âmes des justes qu'elle va placer en paradis.
II. ' LBS AMES DES JUSTES DAKS LA MAIIf DE DIEU — PEINTURE HUBALE A 8ALAMIKE, XTIII< SIÈCLE.
Cette description iconographique pourra suffire pour aujourd'hui ; mais il y aurait un travail, parfois assez long, à entreprendre sur chacun des personnages de ce tableau. Nous ne voulons pas terminer ce sujet sans en transcrire comme le résumé qui se trouve dans le «Guide de la Peinture». C'est au chapitre, intitulé «La Réunion de tous les Esprits», que le «Guide» fait la description suivante : — «Le ciel avec le soleil, la lune et les astres. Au milieu , le Christ assis tenant un cartel avec ces mots : « Le Seigneur m'a établi le principe de ses voies; il m'a fondé avant tous les siècles. » Aux quatre angles, les quatre évangélistes sous les formes d'un homme , d'un bœuf, d'un lion et d'un aigle. De chaque côté du Christ, la sainte Vierge et le Précurseur qui le saluent avec vénération. Autour de lui, un cercle formé par les neufs chœurs des anges. Trônes', Chérubins, Séraphins, disant : «Saint, Saint, Saint». Les autres ordres portent des cartels avec des inscriptions. Ainsi les Dominations disent : « Gloire des Dominations î beauté incréée 1 » — les Vertus : « Gloire immense des Vertus toutes-puissantes !» — les Puissances : « Gloire I lumière inaccessible des Puissances éblouissantes !» — les Principautés : « Gloire ! lumière étincelante des admirables Principautés !» — les Archanges : « Gloire 1 éclat ineffable des Archanges !» — les Anges ! « Gloire ! beauté divine des Anges ! » Autour du ciel , on lit ces mots : « Que tout esprit loue le Seigneur 1 Louez le Seigneur des
4 . Le « Guide » met les Trônes à la tête, et les Séraphins à Tautre extrémité du premier groupe des anges; il se trompe, et Tordre est : Séraphins, Chérubins, Trônes.
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cieuxl louez-le au plus haut des cieux! A vous, Seigneur, convient toute louange 1 » Au-dessous, les ordres de tous les saints sur des nuages et portant des cartels. Les saints patriarches ; devant eux, Adam dit sur un cartel : « Gloire des patriarches! joie et transports ! » Les prophètes ; devant eux. Moïse disant : « Gloire des prophètes ! plénitude de la loi ! » Les apôtres ; devant eux , Pierre disant : « Gloire des apôtres ! louanges sans fin ! » Les prélats ; devant eux , Chrysostome disant : « Gloire des chefs sacrés ! beauté et sublimité ' 1 » Les martyrs; devant eux, Georges disant : «Gloire des persécutés! force et puissance I » Les saints soUtaires ; devant eux, Antoine disant : « Gloire des ascètes et des saints ermites ! louange ineffable I » Les rois justes ; devant eux, Constantin disant : « Gloire des orthodoxes ! force des rois I » Les femmes martyres ; devant elles, Catherine disant : « Gloire des Vierges 1 époux céleste! » Les saintes religieuses ; devant elles, Eupraxie disant : « Gloire à toi ! joie éternelle de toutes les solitaires I » Sous les saints, des montagnes, des arbres couverts de fruits et d'oiseaux. Au bas, tous les animaux de la terre, domestiques ou sauvages. »
Ce magnifique sujet est une sorte de Te Deum chanté en l'honneur du Christ par le paradis, les divers ordres des saints, et presque par la nature entière. Pour noter toutes les variétés qu'on rencontre dans cette immense peinture, il faudrait plus de place que je n'en ai ici ; je me contenterai donc de décrire sommairement un seul de ces tableaux, mais le plus complet que j'ai vu, et qui décore le porche extérieur de la grande église d'Iviron , au mont Athos.
Ce porche est ouvert ; la voûte entière en est peinte de ces louanges au Christ. Au centre est assis Jésus-Christ bénissant de la main droite , et tenant à la gauche un globe qu'il appuie sur son genou gauche : ses pieds posent sur deux cercles de feu , ailés et ocellés, que nous avons dit représenter les Trônes. Le nimbe du Christ est circulaire , en or, timbré d'une croix où on lit 6 <5v ; près de la tête, est écrit le monogramme IC XC. Tout autour du Christ, rayonnent les huit autres chœurs des anges, représentés suivant l'ordre qui en est donné plus haut, page 297. Ils chantent tous en chœur : ayioç, ayioç» «ywç Kupio; XaSêawû, izkiifnç 6 oûpavo; xal iyrivfïç îri^viç ffou. Plusieurs portent, comme un bouclier circulaire, une sorte de globe marqué du monogramme X. Aux quatre angles du carré qu'occupent les anges, on voit, comme aux quatre points cardinaux de ce monde divin, les attributs des évangéhstes, l'ange de saint Matthieu, l'aigle de saint Jean, le lion de saint Marc et le bœuf de saint Luc, tous quatre ayant la tête ornée d'un nimbe d'or. On ne voit que la partie antérieure
4 . Remarquez que les prélats sont mis avant les martyrs, saint Chrysostome avant saint Greorges. A Notre-Dame de Paris, les confesseurs précèdent également les martyrs.
de leur corps ; le reste , comme à la dalmatique , est caché dans les nuages. Une large bande carrée renferme les anges et les attributs des évangélistes. Ce cadre est divisé en douze compartiments, dans chacun desquels est figuré un des signes du zodiaque , avec son nom et celui du mois qui lui appartient. Trois des signes regardent l'orient : le capricorne, le verseau et les poissons; es autres se suivent du sud à T ouest, et de là au nord, trois pour chaque face. L'année commence en décembre , avec la naissance du Sauveur ou T Avent ; elle finit en novembre. Tout autour de ces signes sont écrits en grec les versets du psaume cent quarante-huit, où David ordonne à la nature entière de louer Dieu: â Anges, soleil, lune, étoiles, lumière, louez Dieu; louez-le, cieux, air, feu, grêle, neige, glace, tempête; louez-le, montagnes et collines, cèdres et arbres à fruit, dragons et abîmes, bêtes sauvages, reptiles et oiseaux. Que les rois de la terre, les peuples, les princes, les juges, les jeunes hommes et les jeunes filles, les vieillards et les enfants célèbrent ses louanges. » On voit , en efl'et , toutes ces paroles mises en action avec une imagination et un mouvement remarquables. Les rois, les archontes (appvTeç), lèvent les mains en signe d'adoration. Un jeune homme danse avec une jeune fille , un père danse avec sa petite fille et son petit garçon ; cinq jeunes filles mènent un chœur antique. Une foule de garçons et de filles (Neavtaxot xal napôevoi) lèvent les mains au ciel pour honorer Dieu ; vieux et jeunes en font autant. Le soleil , la lune , les étoiles sont dans les nuages , et brillent d'un éclat éblouissant : on dirait qu'ils scintillent pour louer Dieu. Tous les animaux, oiseaux, reptiles, quadrupèdes, animaux domestiques et sauvages, bondissent, hurlent, sifflent et chantent pour louer Dieu à leur façon. Les arbres et arbrisseaux, les fleurs et les herbes tremblent et s'agitent. La mer gronde, le feu s'emporte, la grêle bruit, la glace et la neige reluisent ('ïrî»p, ^^oXa^a, x^iov, xpuGTaXXoç), pour célébrer le Christ. Puis, au psaume 148 et au cantique des trois enfants dans la fournaise (Daniel, ch. m), on joint le 150' psaume, où David veut que le Seigneur soit loué au son de la trompette, avec le psaltérion et la harpe, le tambour, les instruments à corde, l'orgue et les timbales. «Que tout esprit loue le Seigneur», s'écrie David. Alors on voit des musiciens de toute espèce , précédés par David qui pince de la harpe, et par Salomon qui chante sur un cahier de musique; ils célèbrent, avec des instruments ou par la voix, les louanges de Dieu. La Terre elle-même (^ rvi) est personnifiée; elle est là, sous la forme d'un vigoureux jeune homme, nu comme l'Hercule antique, soufflant de tous ses poumons dans une trompette d'où sont tirées des louanges à Dieu. Cette Terre , c'est l'espace qui loue Dieu, comme les mois et les signes du zodiaque représentaient le Temps; mais ce temps et cet espace, ce n'est que le fini , et il fallait que l'in-
fini, représenté par le ciel, par les anges, vînt à son tour célébrer le créateur infini, Tétemel et Timmense. Tous ces êtres se groupent près d'une église qui figure le ciel animé par le Christ.
Mais, à cette joie universelle des anges, des hommes et de la nature entière, viennent encore s'associer tous les ordres des saints , qui se distribuent en zones concentriques dans toute la longueur et la largeur du porche. Les cercles semblent naître les uns des autres ; partis du milieu de la voûte , ils viennent mourir sur les archivoltes des arcades. Tous ces saints, distribués comme le « Guide » les indique , peints par masses , d'où se détachent quelques-uns des principaux, prononcent, écrites sur des banderoles, les paroles, les louanges qu'on vient de lire : • Gloire des patriarches , des prophètes , des apôtres , des martyrs , des persécutés , beauté , sublimité , force , etc. » Nous reparlerons des différents ordres des saints. Le « Jugement dernier » , peint par Titien ; la « Dispute du Saint-Sacrement », par Raphaël ; le « Paradis », décrit par Dante ; les roses et les voussures de nos cathédrales, où tous les esprits célestes et bienheureux sont groupés en cercles concentriques , reproduisent ou rappellent ce vaste tableau décrit dans le « Guide ». Voyez surtout , au portail occidental de Notre-Dame de Paris, la vousure de la porte centrale ; les porches latéraux de Notre-Dame de Chartres et la rose occidentale de Notre-Dame de Reims.
Dans l'île de Salamine, au couvent de la « Panagia-Phanéromeni » , on trouve
i%. — CHRIST AU CEMTRB DES ESPRITS. —FRESQUE DO XYIII* SifcCLE, DANS LE GRAND CODTElfT DE SAUMlKE
un colossal jugement dernier peint à fresque sur le mur occidental de la grande église. La multitude des saints, comme dans l'église d'iviron, entoure
le souverain juge qui est au centre , ainsi que sur la dalmatique. Mais cette fresque ne date que du xviir siècle, d'une époque où , comme chez nous, les traditions se perdent. Le Christ y est barbu ; humain plutôt que divin. Cependant le caractère de la tête, l'attitude, les rayons qui partent du corps du Sauveur et sillonnent le champ de l'auréole, les arcs-en-ciel qui portent le corps et les pieds, les chérubins ou les ailes des vents, sur lesquels la Divinité paraît voler, font de ce tableau une œuvre encore importante ; elle marque bien le centre d'une composition qui a tous les saints et toutes les personnifications de l'univers pour circonférence.
Pour en finir, un mot encore sur la couleur de la dalmatique. Le fond est bleu foncé , semé de rinceaux d'or et de croix d'or ou d'argent alternativement. Dans le paradis, les fleurs , portées par des tiges d'or, sont en vert d'émeraude, en bleu de turquoise, en rouge de flamme. Les croix, inscrites dans des rinceaux, sont d'argent, cantonnées de larmes d'or ou, alternativement, d'or à larmes d'argent. Les croix cernées par les médaillons sont alternativement d'or dans un cercle d'argent, ou d'argent dans un cercle d'or. Des pointes, des flammes d'argent allument l'extrémité des rinceaux et en forment comme les fleurs. Des nœuds d'argent étreignent également ces rinceaux d'or, de distance en distance.
La provenance de cette dalmatique est certainement byzantine. Comment est^lle venue à Rome? On l'ignore. Ni l'histoire, ni la tradition n'en parlent. Comme des circonstances nombreuses, un don, un achat, la guerre, ont pu faire venir de Constantinople à Rome ce précieux vêtement, il est peu utile de disserter là-dessus. La date en est aussi flottante que l'origine. J'adopterais volontiers le xii* ou le xiii" siècle. Mais la chronologie n'a pas porté encore une lumière certaine dans l'archéologie byzantine, et l'art de la Grèce est tellement semblable à lui-même dans des époques fort distinctes, qu'il est bien difficile d'assigner une date précise. Quoi qu'il en soit , cette dalmatique ne remonte probablement pas au ix* siècle , au pape Léon III , et la qualification de chape du pape Léon est sans doute fausse quant à la nature et à l'attribution du vêtement. Instinctivement, nous croyons que le caractère des inscriptions et des personnages révèle la fin du xir siècle. La destination , tout aussi douteuse que l'origine et la date , a été cependant résolue affirmativement par M. Boisserée. Le savant archéologue allemand est persuadé que cette dalmatique servait aux empereurs d'Allemagne lorsque, à l'occasion de leur sacre et couronnement, ils assistaient le souverain pontife à l'office de la messe. L'Empereur remplissait la fonction de sous-diacre ou de diacre, et, vêtu d'une dalmatique, chantait répître , l'évangile même ; il présentait au pape, pendant l'offertoire, le calice
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et la patène. La présentation du calice et de la patène est prescrite dans le règlement du pape Clément V pour le couronnement d'Henri VII et de Charles V. L'empereur d'Allemagne a souvent fonctionné comme diacre nonseulement à la messe du couronnement, mais encore à d'autres messes où le pape officiait, surtout à Noël, à Pâques et à la Saint-Pierre. Alors l'Empereur se tenait à côté du pape en qualité de diacre, et, revêtu de la dalma tique, chantait l'évangile. Le jour de Noél , en 1347, l'empereur Charles IV chanta l'évangile à Bâle. En 1414, l'empereur Sigismond, n'étant encore que roi des Romains , le chanta à Constance le jour de Noël , à l'ouverture du concile. En 1452 , l'empereur Frédéric III chanta l'évangile à Rome le jour de Noël. Charles V, désigné, mais non sacré empereur, chanta l'évangile à Bologne en 1529 *. L'Empereur, avant son couronnement à Aix-la-Chapelle ou à Rome, se faisait recevoir chanoine de Notre-Dame d'Aix ou de Saint-Pierre de Rome. C'est Innocent III qui paraît avoir introduit cet usage au xiir siècle. Dès le x% le pape faisait l'empereur clerc avant le couronnement et lui conférait le droit de porter des vêtements épiscopaux. Le vêtement impérial différait peu du vêtement pontifical. Au commencement du couronnement, l'Empereur, vêtu simplement d'une aube , était conduit au pape , qui lui donnait le droit de porter le vêtement épiscopal , et alors on l'habillait d'ornements à peu près sacerdotaux , de la tunique , de la dalmatique , du pluvial , de la mitre et des sandales. En 1792, année du couronnement de François II à Francfort, parmi les vêtements impériaux apportés de Nuremberg à Francfort, se trouvaient la tunicelle des évêques et la dalmatique des diacres; François II les revêtit 3. Quand les empereurs allaient se faire couronner, ils apportaient et remportaient leur dalmatique , ainsi que firent Frédéric II , Henri VII , Louis de Bavière , Charles IV et Sigismond 4. Nos rois de France , le jour de leur sacre , portaient un costume dont plusieurs parties rappelaient celle du costume sacerdotal. Ainsi , en 1825,
^ . « Ipsoque pontifîce descendente pro perficiendis missarum mysteriis ad altare, ImperatDr, more subdiaconi, offerat calicem et ampullam. » — 1\ est dit ailleurs : « Âliquantulùm semoto cardinali de evangelio, loco ejus Caesar subiutravit ad altare ministrando Papae patenam cum hostia, et inde calicem cum vino et aqua porrigendo pontifici, et simul offerente et ministrante quam pulchre et ^regie fungenle officio diaconi. »
2. Voyez les textes diverse Tappui de totis ces faits dans la dissertation de M. Boisserée. Dans un cérémonial français cité par Martène, « De antiquis Ecclesiae ritibus », on lit : « Comment on fait Fempereur do Rome. — Le pape doit chanter la messe et l'empereur doit dire Tévangile, et le roy de Cécile Tépistre ; mais si le roy de France s'y trouve, il le doit dire devant lu j ».
3. L'aube est en soie blanche, et date de 4 184 . Le grand manteau est en soie rouge avec broderies en perles et en or, et date de 4 4 33 ; il porte une inscription en caractères rufîques, et d'où il résulte que ce manteau a été confectionné à Palerme.