PrOV., IJLrh
simple individu, d'un autre côté, par rapport à toute la communauté de la société où il vit; car Thomme est naturellement un animal sociable. Or, comme simple individu, l'homme se développe dans sa vie corporelle, de deux manières : l'une en soi, c'est-à-dire en atteignant la perfection de sa vie propre, l'autre par accident, c'est-à-dire en écartant les empêchements de la vie, comme les maladies, ou autre chose de même nature. Mais, par elle-même, la vie corporelle se développe en trois degrés : d'abord, par la génération par laquelle l'homme commence d'être et de vivre ; et, à sa place, dans la vie spirituelle, est le Baptême qui est la génération spirituelle, selon cette parole de l'épître à Tite : « Par le bain de la génération et de la rénovation de l' Esprit-Saint, qu'il a répandu sur nous abondamment, par Jésus-Christ, notre Sauveur. » Secondement, la vie corporelle se développe par l'accroissement qui conduit l'individu à la perfection de sa taille et de sa force ; et, à sa place, dans la vie spirituelle, est la Confirmation, dans laquelle est donné le Saint- Esprit pour force; d'où il est dit aux disciples déjà baptisés : « Demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en haut» *. Troisièmement, la vie se développe par la nutrition qui conserve, dans l'homme, la vie et la force; et, à sa place, dans la vie spirituelle, est l'Eucharistie, d'où il est dit : a Si vous ne mangez la chair du fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie en vous*. » Cela, sans doute, suffirait à Phomme s'il avait et corporellement, et spirituellement, une vie impassible ; mais parce que l'homme est exposé, entre temps, à l'infirmité tant corporelle que spirituelle, à savoir, au péché, c'est pourquoi lui est nécessaire la guérison de son infirmité. Or cette guérison est double : l'une qui rend la santé; et, à sa place, dans ]a vie spirituelle, est la Pénitence, selon cette parole du psaume : « Guérissez mon âme, parce que j'ai péché contre vous' ». L'autre guérison est le rétablissement de la santé première par un régime et un exercice convenables; et, à sa place, dans la vie spirituelle, est l' Extrême-Onction, qui éloigne les restes des péchés et rend l'homme préparé pour la gloire finale. D'où il est dit : « Et s'il est dans les péchés, ils lui seront remis* ». Maintenant, l'homme se développe dans l'ordre de la communauté tout entière de deux manières : d'abord, en ce qu'il reçoit le pouvoir de régir la multitude et d'exercer les fonctions publiques; et, en place de ce pouvoir, tians la vie spirituelle^» est le sacrement de l'Ordre, selon cette parole de l'épître aux