‹ Annales archéologiquesChapitre 135 sur 184 · X. BARBIER DE MONTAULT · texte numérisé non relu

X. BARBIER DE MONTAULT

LA SOCIÉTÉ D'ARIÎNDEL '

« A MONSIEUR DIDRON, DIRECTEUR DES « ANNALES ARCHÉOLOGIQUES n.

<c Monsieur,

« Puisque les « Annales » sont consacrées à ractuàlité critique, aussi bien qu'à l'exposition des questions d'archéologie, je vous demande la permission d'y insérer quelques observations sur la Société d'Arundel et, principalement, sur ses dernières publications. Si mes éloges sont suivis de bien légères restrictions, et si, par hasard, on me lit de l'autre côté du détroit, nos voisins n'y verront, j'en suis certain, que le vif intérêt que je porte à cette Société et

4 . H. de Surigny, il est à peine besoin de le dire, exprime, dans la lettre qu'il nous fait l'honneur de nous adresser avec prière d'insertion, des idées qui lui sont personnelles et dont nous lui laissons l'entière responsabilité. Toutefois, il faut le reconnaître, les observations du savant archéologue sont très-justes, en général nous nous associons volontiers à cette idée que la chromolithographie ne parvient pas toujours à rendre exactement l'effet des originaux ; mais nous pensons que, dans certains cas assez nombreux, la Société d'Ârundel a publié, par ce procédé, des copies qui ne laissent rien à désirer : prenons pour exemple la a Vision de saint Bernard », d'après l'œuvre de Filippino Lippi à la Badia de Florence, qui nous semble un chef-d'œuvre du genre. Au reste, la chromolithographie n'a pas dit son dernier mot; l'application en est assez nouvelle encore pour qu'il lui reste de grands progrès à faire. Nous tenons surtout à constater que les planches en couleurs de la Société d'Arundel sont les plus belles qui aient été exécutées jusqu'ici : c'est là une perfection purement relative, il est vrai, mais qui ne peut tarder à devenir absolue, grâce aux efforts persévérants et au désintéressement des directeurs de l'association.

n est bon que nos lecteurs soient prévenus que M. de Surigny est non-seulement un archéologue trèa-érudit, mais aussi un artiste de mérite préférant volontiers, au grand détriment des « Annales », le pinceau à la plume. Cela explique certaines petites sévérités de critique qu'on n'est pas habitué à rencontrer chez de simples amateurs.

Nous ne pouvons laisser passer cette occasion de rappeler que Tagence française de la Société d'Arundel est toujours établie dans nos bureaux, rue Saint-Dominique, tï° 23.

{Note de M. Ed, Didron).

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