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nelles où il semble que l'on a voulu poser le Sauveur sur la croix sans les y attacher aucunement» et encore le cas plus extraordinaire où» selon Tob-r servation de M. Didron, relativement à la croix de la collection Debruge, il paraîtrait que , tenant par une raison mystérieuse à Taltacher avec trois clous seulement, on aurait laissé les pieds libres et fait servir le troisième clou avec l'intention exclusive de fixer le « suppedaneum », observation à laquelle semblerait donner lieu également le reliquaire de Pascal II (1118)*.
Quant au » suppedaneum » lui-même, il manque très-rarement, plus rarement même à proportion du ix* au xiii* siècle que précédemment, et encore est-il des cas où , selon l'observation du P. Cahier relativement à l'ivoire de Tongres, il ne paraît manquer que faute d'être assez apparent, d'autres encore où il a été négligé par le dessinateur comme dans la gravure du crucifix de Cologne donnée par lady Eastlake.
Robe ou Voile. — La robe longue attribuée au Christ sur la croix ne nous a jamais paru tellement propre aux vi% vu* et viii* siècles qu'on ne dût en trouver des exemples postérieurs; nous ne contestons pas que celui de sir Robert Curzon n'ait été avec raison assigné au xii^ siècle par lady Eastlake, et nous en publions, au contraire, un autre fort analogue qui peut, non sans vraisemblance, être rapporté à la même époque; c'est aussi au xii"" siècle qu'appartient, selon les probabilités, le candélabre en marbre blanc de Saint- Paul-hors-les-murs^ à Rome, orné, dans toute sa hauteur, de bas-reliefs représentant la passion du Sauveur avec une extension plus en rapport avec cette date qu'elle ne le serait avec la manière des époques précédentes : or, non-seulement Notre-Seigneur y porte sur la croix la longue robe, mais cette robe est un colobium qui lui laisse les bras entièrement découverts, comme dans les crucifix les plus certainement primitifs. Cette circonstance sert à nous confirmer dans la pensée que tous les crucifix ainsi vêtus postérieurement l'ont été à l'imitation et sous l'influence directe de quelques-uns de ceux-ci : ils ont généralement comme eux les bras dans la position la plus parfaitement horizontale; ils ont aussi de commun d'avoir la tête ceinte d'une tiare, d'une couronne ou d'un autre insigne de dignité, circonstance qui, si elle ne se manifeste pas sur leurs modèles, semble cependant se rapporter à la vénération dont ils étaient entourés , vénération en raison de laquelle une couronne avait pu leur être facilement surajoutée , comme au saint Yoult de Lucques. Toutes ces conditions se trouvent réunies sur un plomb historié, enseigne de pèlerinage probablement, publié par