‹ Annales archéologiquesChapitre 178 sur 184 · XXVI · texte numérisé non relu

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h\k AN.NALES ARCHÉOLOGIQUES.

Eu passant, je parlerai en quelques mots des reliquaires proprement dits, qui, incidemment, se rattachent au sujet principal de cette petite étude sur les images ouvrantes.

On sait que Tusage était de pratiquer dans les figures-reliquaires une ouverture plus ou moins grande, sorte de case destinée à recevoir une relique, et qui était close à l'aide d'un morceau de verre. Le plus souvent, le reliquaire affectait la forme de la relique qu'il contenait : c'est ainsi que ces boîtes en forme de chef, de bras, de pied et de doigt sont si nombreuses. Un exemple curieux et caractéristique du genre est un beau reliquaire du xv* siècle, en argent peint et doré, qui existait dans ladmirable collection, aujourd'hui si malheureusement dispersée, de M. le prince Soltikoff, et qui appartient maintenant au Musée de Cluny. Il représente la Vierge assise sur un trône et tenant Jésus entre ses bras. Une ouverture circulaire, percée dans le ventre de l'Enfant divin, indique qu'il y avait là, autrefois, une relique d'espèce particulière. Effectivement, le filet de métal dont l'ouverture est entourée porte cette inscription en lettres capitales : de umdilico domini jbsu cuRiSTi. Mais je dois ajouter que cette inscription est certainement d'une date postérieure à celle de la figurine, sans qu'il me soit possible de la préciser.

Il y eut des statues -reliquaires en bois et de grande dimension à une époque reculée. M. Viollet-Leduc en cite un exemple intéressant :

« Il était d'usage aussi de placer dans les églises des statues ouvrantes d'une assez grande dimension, dans lesquelles on déposait des reliques. Lorsqu'on 1166 le sanctuaire de l'église abbatiale de Vézelay fut détruit par un incendie, Hugues de Poitiers raconte qu'une statue de bois de la sainte Vierge, seule, ne fut pas atteinte par le feu. Cette circonstance étant considérée comme miraculeuse, les moines examinèrent la statue avec soin, et ils virent qu'elle avait une petite porte très-bien fermée entre les deux épaules. L'ayant ouverte, le prieur et les assistants constatèrent l'existence de reliques précieuses déposées dans le corps de la statue, qui dès lors fut placée sur le nouveau maître-autel, où elle demeura exposée à la vénération des nombreux pèlerins qui affluaient à l'abbaye de toutes parts. Le même historien ajoute que les moines ayant été accusés de satisfaire leur avarice par les offrandes de ce grand concours de peuple, ils se virent obligés, pour se mettre à couvert de ce reproche, d'empêcher qu'on ne baisât ni ne touchât l'image miraculeuse ^ »

Une statue analogue à la précédente, au moins sous le rapport de la dimension, de la matière et peut-être de l'usage, mais qui s'ouvre complètement en

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