‹ Annales archéologiquesChapitre 20 sur 184 · Ciampini, « Vet. mon. », t. II, pi. xxiv · texte numérisé non relu

Ciampini, « Vet. mon. », t. II, pi. xxiv

3. Nous le disons d'après les meilleurs inlerprèles, contrairement à la version inintelligible de Ciampini, car, pour nous, il a été impossible de distinguer suffisamment les caractères de Tinscrip-

Le souvenir de la Transfiguration est clairement exprimé par la présence de Moïse et d'Elie, associés à trois brebis représentant les trois apôtres qui en furent les témoins. Les arbres semés tout autour expriment la pensée d'un paradis ou jardin de délices, « céleste nemus paradisi, » selon l'expression de saint Paulin. Saint Appollinaire, enfin, est représenté au-dessous de la croix, parce que c'est lui qui est venu annoncer, dans ces contrées, l'ère de grâce et de bénédiction inaugurée par l'instrument du salut.

Dans la mosaïque de Saint-Étienne du mont Cœlius à Rome, monument attribué au vu* siècle, dont une grande croix occupe aussi le milieu entre saint Etienne et saint Félicien, le médaillon qui renferme le buste du Christ triomphant n'est plus placé à Tentre-croisement des bras de la croix comme dans la plupart des exemples précédents, il ne repose pas non plus dans le champ de sa partie supérieure, il le surmonte et s'appuie sur son sommet pour rendre avec plus de force la pensée qui domine tous ces monu-* ments.

Nous pourrions citer bien d'autres exemples analogues qui nous conduiraient plusieurs siècles au delà de l'époque où l'image du Crucifié luimême était entrée en pleine vogue, car ce ne sont pas là seulement les restes d'un esprit de transition, il faut y voir surtout le caractère dominant qui continua de régner dans toutes les représentations de la croix, que la figure du Sauveur y fût ou non ostensiblement associée, qu'elle fut renfermée dans un cadre d'honneur ou qu'elle y fût attachée dans l'attitude du supplice, le supplice lui-même étant habituellement présenté sous le jour d'un combat victorieux.

Grimouard de SAINT-LAURENT.

(La iuiie à une livraisofi prochaine.)

tion supérieure. Mb' Lacroix, aujourd'hui prélat domestique de la maison du pape, mieux favorisé

que nous par la lumière, a dit à M. Didron avoir lu ix^^uç, et nous ne doutons pas qu'il n'ait bien lu.

« Histoire iconographique de Dieu », p. 407. M. Julien Durand adopte la même version dans

le remarquable article qu'il vient de consacrer à la Dalmatique impériale. «Ann. Arcbéol »

t XXV, p. «94 .

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