‹ Annales archéologiquesChapitre 52 sur 184 · Mozzoni, a Tavole délia storia délia chiesa », p · texte numérisé non relu

Mozzoni, a Tavole délia storia délia chiesa », p

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Guy, duc de Spolète, qui fut sacré empereur par le pape Etienne V, en 894 * ; enfin, dans la miniature grossière du sacramentaire de Gellone*.

Il est h remarquer qu'il n'a pas la même ampleur sur la croix de Lothaire et dans la miniature du manuel de prières de Charles-le-Chauve, où il est noué sur le côté d'une manière plus pittoresque et moins respectueuse, sur le premier principalement ^. Le Christ non plus n'y conserve pas la position parfaitement horizontale des bras qui caractérise tous les crucifix que nous avons jusqu'à présent cités, et le plus grand nombre encore, quoique avec moins d'inflexibilité, de ceux qui leur succédèrent jusqu'au xiv* siècle. Ici, ils fléchissent assez notablement, quoique tout d'une pièce; en même temps, la tête s'afl'aisse et penche à droite, selon une règle invariable, jusqu'à la rupture du fil traditionnel opérée par la Renaissance, Notre-Seigneur étant mort ou mourant. C'est-à-dire que, sous divers rapports, il se manifeste dès lors une tendance à ramener la représentation aux conditions réelles des faits. Cependant le crucifix de Lothaire, eu égard à ses accessoires, la main divine surtout suspendue au-dessus de sa tête avec une couronne et la céleste colombe, puis le serpent vaincu à ses pieds, appartient sans équivoque à la classe des monuments où la pensée du triomphe domine pleinement l'idée de compassion et de soufl*rance ; seulement on y voit se dessiner plus clairement cette autre vérité, qui est au fond de tous les honneurs rendus à la croix et au divin Crucifix, à savoir que c'est par sa mort et ses souffrances qu'il a triomphé de la mort, du péché, de l'enfer et sauvé le monde.

Forme de la croix dans les premiers crucifix. — De même que les vêtements avec lesquels Notre-Seigneur fut originairement représenté sur la croix n'infirment en rien la persuasion où Ton est de la nudité plus ou moins complète, où le fils de Dieu s'assujettit dans la réalité de sa passion, de même les formes données à l'instrument du salut dans l'art chrétien primitif ne peuvent fournir aucun éclaircissement sur sa forme réelle. Nous avons vu que tout entre-croisement de lignes avait paru d'abord suffisant aux fidèles pour leur rappeler ce précieux souvenir, puis ils s'étaient complu à donner à la croix toutes les figures capables de lui faire honneur en la présentant avec un caractère ornemental. De là tant de croix treffées, pattées, gemmées, etc. On distingue trois principales formes de croix, désignées sous les noms de

i. Buonarotti, a Osservationi sopra frammenti di vetri », p. 237. — Mozzoni, ix* siècle.

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