‹ Annales archéologiquesChapitre 96 sur 184 · Casali. « De veterum cliristiau. rilibus s, p. 10, Gg · texte numérisé non relu

Casali. « De veterum cliristiau. rilibus s, p. 10, Gg

ï. B Hisioryofour lord», l.II, p,331.

3. De Ko.ssi, < Roma soiteranea », t. 1. — n La Prière de Marie et ie Bon-Pasteur »; extrait de la B Revue de l'art chrétien », 186!.

4. D'Agini-ourt. « Peint. ■, pi. xxviu. — Mozzoni, p. 84, fig- D. a. Ciampini. < Vet. monimenta >. -~ tlozzoni, p. 83.

sur différents fonds de verre à figure dorée et sur le marbre tumulaire de Saint-Maximin ^.

Quant aux revers de nos croix, toutes certainement rapprochées de temps et d'écoles, ceux où la Sainte- Vierge est désignée d'une manière non douteuse par la présence du divin Enfant, et même par son titre de Mère de Dieu, donnent une raison décisive pour la reconnaître également si on l'y rencontre sous figure d'orante, mais de telle sorte que Ton soit facilement amené à penser aussi à l'Eglise.

Quant aux figures purement allégoriques de l'Eglise, elles commencèrent h faire leur apparition dans l'art chrétien avant la fin du ix* siècle, non pas au revers des crucifix, mais au pied de la croix dans des scènes plus développées de Crucifiement. Considérant néanmoins ces figures comme un des traits saillants qui caractérisent le Moyen-Age et le distinguent sous le rapport iconographique de la première antiquité chrétienne, nous nous réservons d'en parler dans l'étude de la période suivante.

Dans cette nouvelle période, nous retrouverons effectivement les mêmes fonds de pensée, les mêmes éléments de composition. C'est insensiblement et sans aucune solution de continuité que l'iconographie chrétienne passe de la simplicité primitive, contenue, mais d'autant plus forte et nei'veuse, à des phases nouvelles où les pensées et leurs moyens d'expression vont se développer avec plus de richesse sous l'empire d'une imagination laissée plus libre à mesure que le milieu social est devenu plus exclusivement chrétien.

Alors, et depuis longtemps, tout ménagement eût été superflu au point de vue d'aucun scandale excité par la vue du supplice et des ignominies de r Homme-Dieu, et l'art se mettra en voie d'en tirer tous les genres d'enseignements, tous les genres d'émotions capables de soulever et d'entretenir .dans les errements de la perfection chrétienne; mais en continuant longtemps encore de préférer aux émotions qui attendrissent, des enseignements mieux appropriés à des âmes viriles.

GRIMOUARD de SAINT-LAURENT.

1. Macarius, « Hagioglypta >, p. 36. — Rostan, « Monum. de Saint-Maximin a. — Martigny, « Dict. », p. 660.

(La suite à une livraison prochaine).

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