‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 30 sur 120 · GS · texte numérisé non relu

GS

J’ôte pour la réfraction

Hauteur vraie

Hauteur de l’écpiateur

Déclinaison de Jupiter

Oblicpiité supposée de l’écliptifpie

Longitude de Sirius

Sa latitude

Donc son ascension droite

Distance de Jupiter en ascension droite. . . .

Ascension droite de Jupiter

Longitude de Jupiter

Sa latitude

Le lieu de Sii'ius est conclu du catalogue de Bradley; ceux de Mayer et de l’abbé de la Caille n’eu dilTèrent que d’un très petit nombre de secondes.

ANNALES CiCLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. ^ 1657.

.l'ai sii|)[)osé la latitiule de la maison de Sainte-Luce, on lliccioli ohservoit, de ‘ic) ‘i(f , vil (ju’il est certain, d’ajirès les mesures de Riccioli, qu’elle est de lo'" plus méridionale (|ue Saint-Pétrone.

Ce (|ui regarde le Soleil est calculé sur les tables de Maver, temps ap[)arent,

méridien de Bologne.

Distance du Soleil à ré(|uinoxe, à o''.. . .

Ascension droite de Sirins

Sirius an méritlien, à

.tnpiler mc'die avant Siiins

.lupiler an méridien

Lieu du Soleil

Lieu de Jupiter

Distance de Jupiter à l’opposilion

26 (lécemlire.

27 déceiiilire.

Nous concluons (|ue Jupiter a été en opposition au Soleil le 2G tlécembre à 2''2'| G", en 3'^o‘‘23'.V'; latitude o‘'.)'io"A.

Cette détermination dill'ére nu peu trop de celles de Cassini et de llalley.

L’erreur seroit-elle dans mes ctilculs? cela n’est pas impossible ; je les crois cependant exacts. Lsl-elle dans les observations de Biccioli? cela pourroit être; il n’est cependant guère probable que cet astronome se soit trompé d’environ deux minutes sur le temps écoulé entre les passages au méridien de Jupiter et de Sirius. Il est pourtant vrai qu’il faut reconnoître une ei'reur dans l’observation de Biccioli : suivant elle, Ju|)iter, entre ses deux passages, n’a rétrogradé que de àcf , et il devoit rétrograder de ju'ès de (SC Mais pour corriger cette erreur, il sulfit d’anticiper de 10 à 1 1" seulement le premier passage de Jupiter. Les fautes d’impression sont ('Il si grand nombre dans les oeuvres de Biccioli, tju’il est permis de supposer que le 2(j on aura écrit tjue Jupiter a médié G'4d" avant Sirius, au lieu dcG'3o". Alors, sans répéter fastidieusement la suite de nos calculs, nous dirons que le dernier résultat seroit (|ue l’opposition a eu lieu le 2G à d'vi^'oG)", en 3*j‘'2G'8". Cela s’éloigne un peu moins des résultats de llalley, Cassini, etc. On s’en approeberoit davtintage en retardant encore un peu le premier passage de Jupiter; mais on s’en éloigneroit en accélérant le second.

- Le 7 octobre à 11'' 11', t. m. mérid. de Londres, opposition de IMars, en 0*1 V>3'3(i". Hall. Tab.

Le 12 novembre. Mars médie à 4i‘'3()'i3" du zénilb, <)'3o" après [i de la Baleine.

Le 1 J, il médie ;i 4 • 2(’)' i o" du zénitb, <.) f\o" après la même étoile.

Le 10, il médie à 4 1 ^ ' '20" du zénitb, pareil lement \)' \o" après l’étoile. ( Il semble (ju’il auroit dû médier (juebjues secondes plus tard.)

L(' 17, il médie à 4i‘‘io'2o" du zénitb, i o' i (>" ajirès l'étoile.

Le 4 décembre, il médie à 3()‘^j'24" du zénitb, 22'45" après l’étoib'.

(’es observations sont faites à Bologne, par Biccioli. Astron. ref. p. 32J.

— Le 4 décembre, à Bologne, Grimaldi, à près de 20 lieures, observa (juc Mercure, ayant bien exactement oj‘‘27'52" d’azimut, comjité depuis le méridien, étoit à 8i‘‘iG' de distance du zénitb; d’où il conclut (ju’il étoit eu 7*24'' i ;)'3j"; bit. 1*^4^ >2" 1^-» élongation, id'èn/. 8'3o" avant l’observation, la distance orientale de l’Lpi de la Aderge au zénitb tivoit été trouvée de o8‘‘2o'. Ibid. p. 35 1.

L’étoile P (le la poitrine du Cygne est, cette année et les deux suivantes, de la grandeur. Ilevel. Meicur. in Sole etc. p. 170. Boullian l’ohscrva aussi de cette même grandeur, pendant les quatre derniei's mois de l’an i()j8, et janvier, lévrier, mai, juin et juillet iGjq; mais en septembre et octobre, elle paroissoit décroître. En juin et juillet iGGo, elle étoit à peine de la If grandeur, et vers la lin de la même année, à peine de la G*^, de manière qu’en iGGi et 1GG2, elle étoit presque évanouie. Uidl. ms.

Observations de la Lune.

Le 7 octobre, à Dantzick, Mévélius. Les temps sont ceux de l’boi'loge.

A 8''59'48", bauteur de la Cbèvre, 28‘*34'.

A 9'' 1 1', X du Verseau est aussi distant du bord oïdental de la Lune, que Insuta Rhodos (Profat tus) l’est de 3Ions Mosc/ius (apparemment Theophilus. )

A 9'‘iG', bauteur de la Cbèvre, 3o'‘24'.

A ()''2o'4()", la distance de /. au limbe est égale à celle de Mous Ætna (Copernicus) à Insida Reshica (Manilius).

A 9''38' 10", la distance est à peine égale à la largeur du Palus Mœotis, (Maie. Crisium ) .

Immersion, au plus tard à 9'’5o'; les nuages ont empêcbé d’observer le moment précis.

A9''44'3(/, bauteur de la Cbèvre, 33'*53'. Mach. cœl. l. 2.

— Le i4 octolire, à Dantzick, occultation de deux étoiles dans le cou du Taureau. Les nuages ne permirent pas à Hévélius d’observer l’immersion de la première (qui étoit ito du Taureau).

A ii‘'2Ci.')", temps corrigé, la seconde étoile disparoît. Elle n’est pas dans les catalogues: elle étoit un peu plus orientale et plus boréale que la première. Ibid.

Le 3 avril, à 17'' 20', t. m. mérid. de Londres, opposition de Saturne, en G*i4‘’3y5i". Hall. Tab.

Le 9 mai, à Dantzick, Saturne médie \\ l\l\' l\o" \ bauteur méridienne 33‘'22'2:V'.

Le 10, à 9'' 38', haut, mérid. de Saturne, 33‘'22'3.)". Mach. cœl. l. 2 et 3.

— Le 5 mai, à 9'', Mars est moins boréal et un peu plus occidental que £ des Gémeaux; la diflerence de longitude paroît être à celle de latitude comme i à 8. Astron. Carol. p.\\o.

— Le 17 décembre, à Paris, à 5''3o', la distance de Vénus à i du Capricorne étoit de 33', la latitude de Vénus, plus australe que celle de l’étoile, Vénus moins

liante (le 3i', et son azimut ])lus occidental de 8'. L’éMoile (‘toit en 10*12'' ;>G; latitude, i''iG'3o"x\. Eiclistadius met A\uuis eu io*i2''2:y; lat. i‘'28'A., ce ([ui s’accorde très-bien avec l’oliservation. />////. ms. L’étoile étoit alors, suivant Bradley, en ] O* I 2‘'5o'2" ; latitude i''2o'53" A., suivant le même Bradley; de i‘' 2o'45" (lans le catalogue de .Mayer, de i‘'2o'i3" dans celui de Flamsteed; de selon

llévélius.

— I.e 10 novembre, Hévélius fit des observations de Alercure, dont M. de la Lande rapporte les calculs et les conséijueuces. Mém. de 27().

llévélius, à Dantzick, fut contrarié par les nuages. Il pense (|ue l’éclipse a di'i commencer vers 4G‘‘ du nadir à l’ouest.

3''2G'i3". .. un doigt

2 4-5 M • • • 4 doigts 4 etc. Mach. cœl. l. 2. — Merc. in Sole, p. 8, ç).

— Leyde.

2''22'3o". . . le Soleil haut de i2‘'58', i doigt

2 3.J 32 . . . » 1 1 4^ » environ 4 doigts.

3 18 40 . . . » 7 22 , environ 8 doigts, plus grande

phase. BuU. ms.

— .V lligbgate, près de Londres, Laurent Book.

4'’o' fin. Grandeur, 8 doigts. Astron. Carol. p. 88.

— A Luiïenbam, Wing.

4'’7' fin. Grandeur, 8 doigts. .Astr. lirit.p. 3G ).

— .V Paris, Boulliau. Voici scs principales observations.

i'‘58' le Soleil haut de i7‘'54', commencement vers 124'' du zé-

nith^.

2 I i hauteur du Soleil iG^'do', 2 doigts V

La plus grande phase n’a pas beaucoup excédé 8 doigts.

4 O le Soleil haut de 4 doigts 3o', 2 doigts ,;*•

\ iG ..... le Soleil haut de 2'' 1 7', fin, vers 77*' du zénith*. L’astérisfjue signifie, comme de coutume, (|ue l’oliservation est donnée comme parfaite. Bail. ms.

A Pai“is, Petit avoit de bons intrumens, d’excellentes pendules, i*églées sur une

méridienne verticale.

construite avec le plus grand soin par lui-même.

On manqua le commencement. Petit conjecture qu’il peut être arrivé vers

11 doigts.

IV doigts.

YIII doigts.

IV doigts.

à l’œil nu, l'éclipse paroissoit finie.

Petit suppose que la fin n’a eu lieu qu’à 4'’ 2o'4o". Le diamètre du Soleil à celui de la Lune comme 992 à i 000. La grandeur de l’éclipse a été de 8 doi

Bet. ad cale. Astr. Phys.

— Les jésuites, au

collège de Clermont.

commencement.

III doigts.

VIII doigts.

III doigts.

fin. Diamètres presque égaux. DeTlsle mss.

— A Dijon, les Jésuites.

2''2o' coininencement. Billy, Opns Astron. p. 3o3.

— A Bordeaux.

commencement.

(faute d’impression, peut-être pour 2''5.S') plus grande phase, 9 doigts

fin. Ricc. Astron. p. 147. — Mut, p. 3o.

— A Bologne, Biccioli vit le commencement lorsque le cadran solaire mar(|uoil 21 ''45' (c’est-à-dire 2'’ i5' avant le coucher du Soleil). Ihid.

— Mut, à Major(|ue.

2'’ i5' le Soleil haut de 24*' 7', commencement, à 94*' du zénith.

2 55 » 1931,6 doigts.

3 23 )) i5 7, plus grande phase de 10 doigts

précis.

3 59 le Soleil haut de ii‘'29', (> doigts.

Fin sous les nuages. Mat, p. 29, 3o.

Palmer, à Ecton.

9''2i' fin. Astr. Hrit.p. 329.

— Boulliau, à Paris, nuages.

9*’ 29' le bord inférieur de la Lune haut de i4‘h3o', lin. Bail. ms.

ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1659- — A Hülogne, le P. Grimaldi; images.

I o'' J 4'49"- • • lîii. iivec un doute cependant, mais (|ui ne peut excéder

— Mut, à Major(|ue.

trois minutes. Rire. Aslr. ref. p. lo/j.

l’épi de la Vierge haut de 3i'' 'iS', plus grande phase, la partie éclairée de la Lune n’étant plus que de 9'i<>" environ.

Régulus haut de vers l’ouest, fin. Mut, p. 2().

SECONDE ÉCLIPSE DE LUNE, LE 29 OCTOBRE llévélius, à Dantzick.

commencement à environ 8i*' du nadir, plus grande phase, 5 doigts

MU, sous les nuages, mais ou peut la conclure, ainsi ijiie le milieu, des deux

phases suivantes.

I doigt, l’éclipse croissante.

I doigt, l’éclipse décroissante.

Doue, conclut llévélius, fin à i7'‘39', à du nadir, vers l’est, ^’oyez Mach. cœl. I. '2. — Merc. in Sole, p. 5, G.

— Palmer, à Ecton.

commencement. .1^//-. Rrii.p. 329.

A Londres

milieu de l’éclipse, conclu de l’ohservatiou, peu exacte peut-être, dit Streete, du commencement et de la tin. Carol. p. 84.

— A Paris, Boulliau, au commencement ne vovoit aucune étoile

le bord inféiaeur haut de 4G‘'24', commencement, le même bord haut de 4P'28', 3 doigts, plus grande phase, 7 doigts au plus, conclue des autres phases.

iG 37 ...

Procyon haut de 44’'<)', 5 doigts.

Régulus haut de 39“' 7', fin. liitU. ms.

— Agarrat, à Paris.

Son observation se trouve détaillée dans mss. de de l’Isle;

mais, par inadvertance, on la rapporte au 29 septembre, et en conséquence les heures, conclues des hauteurs d’étoiles, sont fausses.

Commencement, Procyon linnt de 33*' 20'.

Le bord supérieur de la Lune haut de 5 doigts.

Plus grande {)liase, 7 doigts.

Procyon liant de 5 doigts.

Fin, Aldéharan haut de 44'*-^' l’ouest, et Régulus. de 3c)‘'2o' a l’est.

De cette dernière hauteur, Boulliau conclut la lin à iC’ 38'.

— A Blois, on ne put voir aucune étoile. Les heures suivantes sont celles d’une horloge à secondes.

i3'‘.58'43". . . commencement. Le hord supérieur de la Luneavoit 48‘‘i 5 de hauteur, d’où Boulliau conclut qu’il étoit i3''5i'24". i4 32 3 . . . le même hord haut de 44*' ^4' G".

On jugea la grandeur de l’éclipse de 7 doigts 44', et le rapport du diamètre de l’omhre à celui de la Lune, comme de 23 à 10 BuU. ms.

— Aux Bermudes, D. NoiAvood.

9‘'3I}' commencement.

12 i3 fin. Astr. Carol. p. 84.

PLANÈTES

Opposition de Saturne, le iG avril, à io'‘i i', méridien de Paris, en G"2G''47'52", latitude 2‘'4G'53"B. — J. Cassini, d’après les observât ions d’Hévélius, faites le même jour et presque à la même heure. Élérn. d’Astr. p.

llalley marquecette opposition à 10'' 23', t. m. mérid. de Londres, en G®2G‘'47'37". Hall. Ta h.

— Opposition de Jupiter, le 27 janvier, à 1 1'' 18', mérid. de Paris, en 4®8‘*8'5G"; lat. o^’48'43"B. — J. Cassini, d’après les observations d’Hévélius, du 29. E/ém. d’Asli'.p. 417*

Opposition eu 4*8^'8'32", à ii'‘38' t. m. mérid. de Londres. liai/. Tab.

Le II mars, à 8'‘5G', à Luffenham, Wing observa que Jupiter précédait 0 de l’Ecrevisse de i4' en ascension droite, et étoit à peine d’un degré plus boréal. L’étoile étoit en 4"3‘'5G'37"; lat. o''4'B. Donc son ascension droite étoit de 120**17', et celle de Jupiter de i2G'*3'. Astr. lirit. p. 290. (L’étoile étoit en 4'd‘‘57'24"; lat. o‘'4'i3"B. — Bradley.)

— I^e II octobre à ii'‘3o', à Paris, 4fars étoit de 10' à l’occident d’une ligne tirée par les deux cornes du Taureau, dont l’une ('() étoit en 2*20*' i'5G"; lat. 2'' i4'A. (2®2o‘*2'2"; lat. 2‘*i3'29") l’autre ([4) en 2" 17**49' ^G"; lat. ,5‘*2o'B. (2® 1 7*'49'23" ; lat. 5**2 C59" Bradl.). Mars étant alors presque dans l’écliptique, sa longitude étoit de 2® 19** 1 2'48".

Le 22, à la même heure, Mars étoit presque dans ladite ligne; le 25, il l’avoit passée; le 27, il y étoit presque revenu.

Le 28, à II*', il étoit bien précédemment dans cette ligne; donc, supposant

2i"2 ANNALliS CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈ.ME SIl'iCLE. — 1660.

«l’oprès les Tables pliilolaiq lies, (|iie la latiliule de Mai's étoil. de, o*' h)', sa longitude éloit de 2'’ !()*' l 'y'.

Le 22 novemlire, à 7''2o', Mars étoit en droite ligne entre [i et a du d’aureaii. [i étoit en 2* i 7‘'/|()'do" (2® 1 'ÿ‘'/ip'28'') ; lat. 5‘'2o'IL (,)‘'2i'5c)"'). et a en 2®5‘'2'3o" (2®:)‘‘2'i"); lat. 5‘'3 l'A. (5^' 2(/2" lîradl.'). Donc, prenatit desTahles philolaï({iies la latitude de .Mars, i‘'3.)'3o"B., on aura sa longitude en 2® 1 3^' 23' 1 ()". (La latitude d(‘ •Mars n’étoit, suivant Eichstadius, (jiie de [‘'19'.)

Le 4 décembre, à 1 1'', jMai's est jii'esipie en droite ligne entre Aldébai'an et t du Cocher. Aldébaran étoit 2" plus avancé (|ue le 22 novembre ; et i du Cocher étoit en 2® I L' .) 'l'do" ; lat. i()‘'22'B. (ouen2®i i‘‘.‘)4'i9"; lat. io‘'2/j'53", suivant Flamsteed.)

Le il tS’’, IMars étoit pi'écisément en droite ligne avec Aldébaran, i du Cocher et la Chèvre, qui étoit aloi's mi 2®i7''()'i", latitude 22‘'5(/3o"B. (2® 1 7''()'22"; latitude 22''.') 1/4G", Bi-adley.) Donc, empruntant des Tables pbilolaï([ues la latitude de Mars, 2*'.VB., on anroit pour lieu de Mars, 2'®8''29'5o". Les Tables philolaï(|ues ne le mettent qu’en 2®8*' i9'2o". IMais, dit lîonlliau, du(|uel sont toutes ces observations, un til étendu vers une si grande })artie du ciel, peut facilemeut dévier de 10'. /iul/. ms.

— Le I décembre, opposition de Mai's en 2®9'’5i'2", à i i'v33', t. moyen, mérid. de Londres. liai/. Tah.

ÉTOILES

Le 1 \ décembi'e, llévélius et Kretzmer jugent la variable de la Baleine au moins de la 3® grandeur. Mach. cœl. /. 2. Elle étoit plus grande que 0, moindi’e que y; elle décrût ensuite jusqu’à son coucher liélia({ne. Mercur. in Sole, p. i5o, 102.

— B du (A’gne est encore cette année de 3®gi‘andeur. Le 3i octobre iGGo, et en juillet iGGi, Hévélius la juge à [leine de la 5® grandeur, et le reste de l’année :i peine de la (>®. Ibid., p. 170. Voyez, à Tannée tG57, ce que Boulliau dit de cette ctoile. On peut accorder Hévélius et Boulliau, en disant que l’étoile, avant (|ue de disparoitre entièrement, varioit en grandeur, comme on Ta quel(|uefbis remarijué jiar rapport à la variable de la Baleine.

FAIT

Iluygens publie cette année son Systema Snlurniiim. Voyez i() )o.

Observations de la Lune.

D’obsei'vations laites le 20 avril, Hévélius conclut les positions ajiparentes sui-

vantes de la Lune.

Temps apparent.

à üaiitzick.

Lieu (le la Lune.

Latitude boréale.

Il 16

Il 19 45

Il 2^

Merc. in Sole, p. 2G.

— Le 2Ü avril, occultation de ^ du Scorpion, observée à Dantzick, par Hévélius. A l’immersion, nuages; mais des distances de l’étoile au disque, prises après

l’émei'sion, Hévélius conjecture que l’immersion a dû arriver à

Emersion, bien précisément observée, à vers Mans Nerosus inferior

(Petavius). Mark. cœL l. 2. Dans Mercur. in Sole, p. i3, l’émersion est maiapiée mal-à propos à i4''29', ainsi que l’immersion à i3'’r.)'.

— Le 17 juin, occultation de l'Epi de la Vierge.

— A Dantzick, immersion à m’c^iGA)". A 1 1''4 i'3o", l’étoile n’étoit pas encore sortie. Des nuages survinrent. Mach. cœl. L 2. — Mercur. p). iG.

— A Paris, BouHiau observa l’émersion, y] d’Opbiuclius étant an méridien, donc, dit-il, à ii''i'5G". Huit. ms. Boullian, dans son calcul, suppose l’étoile en (S’i3‘*i4'; bit. 7‘48'B. Elle étoit, suivant Mayer, en 8a3''i3'35"; lat. 7''i3'2<)"B.

— Agarrat, aussi à Paris, n’avoit, pour prendre les hauteurs, qu’un petit astrolabe.

Immersion, a. du Cygne haut de ^(i‘'3o', ou à 9'’oi'.

Emersion, Arcturus haut de 47‘' à l’ouest, ou à 10'’ .‘>8'. Les heures sont calculées par BouHiau. BuU. ?ns.

— Le iG juillet, à io''o', à Majorque, a de la Balance étoit de 9' plus boréal que le bord de la Lune; le eentre de la luine et l’étoile étoient dans le même azimut. Mut, p. .09.

PLANÈTES

Le 20 avril, Hévélius prit des distances des 5 planètes principales à étoiles fixes,

et il en conclut leur lieu

apparent ainsi (ju’il suit :

Temps

riaoetes.

apparent.

Longitude.

Latitude.

il / ,/

Saturne . . . .

Jupiter

Mars

Vénus

. Alercure....

.Mercure. . . .

Mei'curius in Sole, p. 10

— Le 27 avril, opposition do Saturne, à 2i''.)o', t. m. mérid. de Londres, en 7'^8‘‘4o'5G", suivant Halley, Tabul. Mais à 22'’48', mérid. de Paris, en 7*8‘'4i'32"; latitude, 2‘*42'42"B. suivant Cassini. Elém. d' Ast?vn. p. 3,07.

— Le 10 janvier, à 1 i''3o', à Paris, .Tupiter étoit à environ 33' de C7 du Lion, 3' à L\ plus haut que l’étoile; donc la ditlercnce en longitude étoit d’environ 22'. Hidl. ms.

Le 27 février, opposition de Jupiter, suivant Halley, à G''4<^' t- m- mérid. de Londres, en j*8‘‘58'2". Hall. Tab.

Le i5 mars, Jupiter médie, à Dantzick, à io''52'4o", et à 4C‘'i'5" de hauteur. Mach. cœl. libro 3, p. 117.

i244 ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. - 1660.

Le i3 novembre, à à Luirenham, Jupiter, à l’œil nu, paroissoil éclipsé

par Vénus; au télescope, sa distance au centre de Vénus étoit d’environ .V; Jupitei’ étoit pins boréal et plus oriental ; le bord boréal de A’énus atteignit le l)oi'd austral de Jupiter. Astr. lirit. p. 3oG. Le P. de Billy, à Dijon, crut Jupiter éclipsé depuis 17''!, jusqu’à ce que l’aurore fît disparoitre les deux j)lanètes. Op. Asfron. p. 4 i3. Ce père n’emprunta sans doute le secours d’aucune lunette.

— Le 23 juin, à Paris, à 9'‘3o', IMars et A'énus étoient distants de 2G'; Vénus n’avoit pas encore atteint la longitude de .Mars; son a/jinut étoit de 19' plus occiilental, et sa bauteur cxcédoit de iG' ou un peu plus, celle de Mars.

Le 24, à la même heure, la distance étoit d’environ 2j'; A’énus étoit de 24' plus haute que IMars; son azimut plus occidental de 2' au j)lus. Bull. ms.

— Le i5 mai, à 8'', à Majorque, Vénus étoit plus boréale et j)lus occidentale que £ des Gémeaux; la distance étoit de 10'; Vénus étoit plus haute de 3 minutes vei ticales, et ejus transitas déclinahat à Stella serapalisG. Quel (|ue soit le sons de ce latin, <|ue je n’entends pas. Mut conclut <|ue Vénus étoit en 3^j‘'2'; lat. 2^'17'IL Mut, p. j().

I.c 28, à ()'’, à iMajorque, Vénus atteignoit l’étoile la plus claire de la Crèche de l'Ecrevisse. Ihid.

ÉTOILES

Le 5 août, la vai’iable, ou 0 de la Baleine, paroissoit, au télescope, d’une lumière exti'émement mate. Mach. cœl. l. 2,/>. 24 1 . On la cbei’cha inutilement à la vue simple jus(ju’au 10 septembi'e; sauf que le i et le 2 septembre, on vit une très-petite étoile, de G)® ou 7*" grandeur, au lieu où 0 avoit coutume de paroitre. Le 10 septembre O fut vu de 4® grandeur, à peine moindre (jue 0 de la même constellation. L(! 18 et le 20, cette étoile étoit égale à y. 1.0270! jours suivants, plus belle que y; elle n’égaloit pas encore a. Le 4 octobre, (die égaloit presque a. Du 10 au i3, elle égaloit a, et paroissoit même plus claire. Du 18 au 24, elle surpassoit a de la Baleine, et niême a du Bélier, mais elle étoit moindre que ^ de la Baleine. Le 3i, elle étoit plus brillante que le 24, et l’emportoit de beaucoup sur a de la Baleine. Le 2 novembre, elle croissoit encore et égaloit pres<jue p. Le 8, elle étoit encore plus grande et plus Indllante <jue a. Le 20, elle égale à peine a; de blanche qu’elle étoit, elle est devenue comme brune ou roussâtre. Le 9 décembre, elle est moindre que y et égale au nœud des Poissons. Le iG, elle excède à peine 0 de la Baleine et y du Béliei'. Le 20, elle est moindre, et le 20 beaucoup moindre que 0, Le 3i, elle est à peine de la 5*^ grandeur; et le 17 janvier iGGi à peine de la G®. Le 2 mai’s, elle n’est visible qu’à la lunette. Ibid. p. 270 et seq. — Mercur. in Sole, p. i5i et seq.

I.e 24 octobre, P du Cygm; est moindre (]ne 0 de la Baleine, presque égale à v du CiVgne. Mach. cœl. l. i. 2.

FAIT

Weidler, Ilistor. Astron., p. 5i3, d’après Thomas Spi'at, fJistory of the royal Society, rapporte à cette année iGGo rétablissement de la Société royale de Londres par Charles II. Cependant, suivant M. Bailly, Astron. Moderne, torn. II, p. 2ji, cet établissement fut commencé dès iG.M); mais il ne prit une forme l’égulière (|ii’en 1GG2,

Les IMémoires de celte savante société, sous le nom de Transactions philosophiques, commencent en iGG5. Bircli, Ilislory of the royal Society, fait remontei' les assemblées jusqu’en iG45; dans le même sens, sans doute, que celles de notia* Académie des Sciences remontent à l’an iG38. Voyez cette année.

llévélius, à Dantzick.

O iG 4i • • •

commencement, le 29, vers 1 17'* du zénitli à l’ouest, un doigt f.

plus grande obscurité, 7 doigts f.

le 3o, un doigt |.

fin, vers 8i‘‘ du zénith.

IjU diamètre du Soleil étoit à celui de la Lune, comme 1000 à iio5; si donc le demi-diamètre du Soleil étoit de 1 5'54'4 celui de la Lune étoit de iG'24". (11 semble qu’il taudroit i7'34".)

Boulliau étoit présent à cette observation; ce fut même lui qui s’aperçut le premier que l’éclipse commençoiLd/ac/i. cœL, l. 2. — Merciir., p. 9, 1 o. Voyez-y un bien plus ample détail.

— A Francfort-sur-Oder, Jean Placentinus.

22*'i3'52". . . le centre du Soleil haut de 3G‘‘38', i doigt

22 34 4o . . . le même centre haut de 38‘’38', 4 doigts.

22 53 28 . . . le même, haut de 39^00', G doigts; c’est la plus grande

})base observée. (J’omets les observations suivantes, les temps étant réglés sur des hauteurs prises trop pi'ès dn mériflien.) Feuille imprimée, jointe au mauuscrit de Boulliau.

— A Luffenbam, 1 éclipse fut de 7 doigts. Astr. Brit. p, 3G5.

— A Turin, elle fut de 8 doigts 25', et dura 2'’32'. Ricc. Astr. p. \[\n.

— A Bologne, Grimaldi et Biccioli.

2i'‘2i'25". . . le Soleil haut de. . . .

3G^'3G' commencement.

39 5i 4 doigts.

4i 3i G doigts.

44 58 9 doigts, plus grande phase.

47 5i G doigts,

48 39 4 doigts.

49 2G fin, Bill. Oper. Astr. pag. ultinia.

Cette dernière hauteur est prise beaucoup trop près du méridien. Biccioli, Astr.

“2i(i ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1661.

p. 147, rapporte en détail cette observation, mais sans aiicnne mention des liantenrs; et (le plus, il mar([ue la tin à 23''.53'i3".

— Cassini, à Ferrare, observa l’éclipse de 9 doigts. Hicc. ihid.

.Mut, à Major(|iic.

2o'‘32' le Soleil haut de 3i''22', commeucement. Fins jurande

phase, () doigts 10'.

le Soleil ayant 2()''i,')' d’azimut, tin.

A la plus grande j)base, la corne boréale étoit à 55^ à gaucbo du zénitb; l’australe, il loG*' à droite. Mut, p. 3i.

— A Barcelone, le P. Zaragoça.

commencement.

tin. Grandeur, 8 doigts 3o', Mut, p. 83.

Francfort-sur-Oder, Placentinus

commencement, (il des Gémeaux étant à 4 1‘' > 8' de bauteur. plus grande phase, 7 doigts, la même étoile haute de oU'o'. tin, l’étoile haute de Gi‘'3()'. Feuille imprimée.

— .\ Aix, le P. Henri-Ignace Régis fit une mauvaise observation, qu’on peut voir dans Hicc. Aslr. p. lo/j.

— .V Bologne, le I’. (ürimaldi.

iG 53 !\-2 . . .

commencement vers le milieu de Lit tus eclipticum. fin; prés Messahaki, vers Geminus. Grandeur, 7 doigts '. Ihid.

— A Majorque, Mut.

i()''2o' tin, 0 d’Orion étant au méridien. Mut, p. 32, 33

— A Valence, le P. .ïosepb Zaragoça.

commencement .

tin. Grandeur, environ 7 doigts. Mut,p. 33.

Autres observations de la Lune.

Le i 3 mai, Hévélius :i Dantzick, observa la conjonctiou de la Lune et de Satunie

I ()'' jG' . . .

12 iG 0 . . .

distance de Saturne au bord de la Lime, 2i'même distance, i8'3o".

distance, i2'3o".

distance, 7'3o".

conjonction, et moindre distance au bord supérieur. G)'. Merc. in Sole, p. 17. — Mach. cæl. /. 2, p. 3i5, 3iG.

ANNALES CÉl.ESTES DU DlX-SEPTIÈiME SIÈCLE.

(Vesl ici le lieu d’insérer une i-eniarque ([ue j’ai faite sur la machine céleste d’Hévélius. Son second livre contient toutes ses observations, rap|)ortées aux temps mai'(jués par son horloge. Aces temps de l’horloge, il ajoute, dans le troisième livre, les temps corrigés sur des hauteurs d’étoiles. Il n’ajoute, dans le second livre, ces hauteurs corrigées qu’aux principales observations, comme à celles des éclipses, des occultations d’étoiles, etc. Or les temps corrigés dans le second livre ne s’accordent pas toujours avec ceux du troisième. Par exeni[)le, les temps corrigés du i3 mai de cette année, au 3*^ livre, diflerent de plus d’une minute et demie des temps corrigés du second livre, quoique les uns et les autres soient calculés sur les mêmes hauteurs de la Lyre. D’où vient cette dilléi’eiice? Nous avons calculé scrupuleusement ces hauteurs de la Lyre, et une de l’Aigle qui est omise au 3® livre, et nous avons trouvé, ;i (juelques secondes près, les mêmes heures qu’au 2'" livre.

Hauteurs Heures Heures

apparentes du du Heures

Etoiles. des livre IL livre III. selon nous.

Lit l.yrc 33 aS cj a4 3 9 a5 34 9 24

l.a Lyre 3g 29 lo 7 1- 10 8 54 10 7 4<^

La Lyre 44 o lo 38 5a 10 '\o 29 10 3g 18

L’Aigle a5 16 la 21 4ù » 12 21 4'

En conséquence, je m’en tiendrai toujours au second livre, lorsque les heures de l’hoi'loge y seront accompagnées des heures corrigées.

— Le même jour, i3 mai, Wing, à Lulï'enham, à i i'', immersion de Saturne sous 1e bord boréal et supérieur de la l.une, de manière que durant un petit intervalle de temps, on ne voyoit plus, à l’œil nu, cette planète. Astr. lirii. p. 280. Avec une bonne lunette, on no l’auroit peut-être pas perdue de vue.

— A Bologne, la Lune passa au sud de Saturne, à une distance égale à la largeur i\e Mare Caspium (ou Crisium). L’Epi de la Vierge avoit alors 2()''37' de hauteur vers l’ouest. Rico. Asir. p. i63.

— Le 3 août, à Dautzick, occultation de Saturne par la Lune.

l’anse occidentale de Saturne touche le bord,

Saturne est entré à moitié, autant qu’on a pu le conjecturer.

on voyoit encore un tiers de la planète, immei'sion totale sous la partie obscure de la Lune, jilus bas (|ue le Palus Marœotis (^Grirnaldtis). commencement de l’émersion.

Saturne est à moitié sorti.

émersion totale, même des anses sous Morts Nernsus {Petavias), vis-à-vis Mous Pai’oparnisus (Snelltus et Furnerius) .

La corde parcourue par Saturne est au diamètre de la Lune comme 1 83 à 200. Conjonction vraie, à 8''3i'i5"; moindre distance des centres, 2 doigts et demi;

S;itiirne plus austral que le centre. Ces conclusions sont tirées d’un grand nombre de dislances de Saturne au limbe de la Lune, prises tant avant qu’après l’occultation. iMerc. in Sole, p. seq. — Mach. cœl. /. 2.

— Mut à Majorque observa la môme occultation.

7*' 3' immersion.

n 38 émersion.

Le crépuscule étoit fort, sur-tout à l’immersion; ce qui peut autoriser un doute de quelques minutes sur l’observation. Mut, p. 5q.

— I.e 7 novembre, Ilôvélius observa une appulse d’Aldébaran.

t()'‘i4' distance d’Aldébaran au limlie, environ 27'.

10 34 distance, 19'.

10 5o même distance, i.y.

TI II distance, 9'.

11 29 conjonction apparente, distance 7'.

Aldébaran plus austral que la Lune. Mach. cœl. l. 2.

Passage de Mercure sur le disque du Soleil, le 3 mai.

Hévélius observa ce passage à Dantz.ick; les nuages le contrarièrent; il ne put observer l’entrée, mais il profita de tous les éclaircis, pour marquer sur une image du Soleil, transmise au travers d’une lionne lunette, tous les points qu’il put observer de la corde apparente parcourue par Mercure.

3''4', distance de Mercure à la naissance de la corde, ou au point d’entrée, L) parties, telles que la corde en comprend 000.

^'oici, sous le titre de Distances, tes distances de IMercure à la naissance de la corde ou au point d’entrée, cette corde comprenant 5oo parties.

Heures.

Distances.

Il ,

üo parties

3Iercure a passé au nord du centre du Soleil; le diamètre du Soleil supposé de ii AB" (il étoit de 3i'48"), la corde parcourue par Mercure étoit de 3o'i5". Le diamètre de îMercurc fut trouvé de ii"4‘^”3 nu plus. j.

Hévélius conclut que Mercure est entré à 2'' 20'; qu’il étoit au milieu de son pas- \ sage à G''8', qu’il est sorti à 9''.i()'; ijiie le point d’entrée étoit à i.U' du zénitb du ; Soleil; que Mercure a été dans son nœud descendant le même jour à i i''23'; que ^

sa latitude étoit de 6^20" à l’entrée, en la conjonction de i"}" , à la sortie de 2'38"; (|ue Mercure, en conjonction, étoit à 87' 12", ou, suivant une autre combinaison, à 37'4"de son nœud; que le Soleil, au milieu du passage, étoit en 1* 1 3'‘39'3o", et |)ar consé(juent le nœud ascendant de Mercure en 1* i4'' iG'42"; que rinclinaison de l’orbite de Mercure à l’écliptique étoit de (3‘‘49'i8": (|u’enün le mouvement boraii'cde la planète étoit de 3'58"43"56'"' etc., etc. Hévélius pousse ici la précision jusqu’aux douzièmes. Mercur. in Sole, p. Go et seq. — Mach. cœl. /. 2.

J. Cassini, Élérn. d'Astr. p. 584 sidv., relève avec raison plusieurs fausses suppositions d’IIévélius. Celui-ci avoit confondu le milieu du passage avec la conjonction, et la plus courte distance des centres avec la latitude de Mercure au moment de la conjonction. Une source d’erreurs plus fécondes étoit que, pour déterminer ce qui concernoit le nœud et l’inclinaison de l’orbite de Mercure, Hévélius s’étoit réglé sur la distance géocenti‘i(|ue du Soleil au nœud, au lieu (ju’il auroit dû se régler sur la distance héliocentrique du nœud à la Terre. Cassini substitue donc les déterminations suivantes à celles d’Hévélius.

Conjonction vraie, à 5''57'io", méridien de Dantzick, Mercure étant en 7'i3‘'33'2 7".

Latitude géocentrique apparente de Mercure, au moment de la conjonction, 4'3o"; latitude héliocentrique vraie, 5'3o".

Mercure atteint son nœud descendant, à ii‘‘5U. Lieu du nœud descendant, 7*1 4^' 24' 5".

Inclinaison vraie de l’orbite,

— A Londres, Huygens, Reeves, Streete, etc., observèrent ce passage à Long- Acre, avec une excellente lunette.

Entrée de Mercure, peu avant une heure.

A deux heures, ou très-près de deux heures, le demi-diamètre du Soleil supjiosé de i5'45", Huygens trouva que le centre de Mercure étoit à 4'2o" de distance du vertical du centre du Soleil, et à 3'24" du bord le plus voisin, la première distance étant bien certainement un peu plus grande, et la seconde un peu plus petite qu’un quart du demi-diamètre du Soleil. Le diamètre de Mercure étoit à peine à celui du Soleil comme 1 à 100. Aslr. Carol. p. 1 18. — Astr. Brit. p. 212.

Autres observations des Planètes.

Des distances prises de Saturne aux étoiles fixes, Hévélius conclut que le 18 mars, à iG''i3', cette planète étoit en 7®23"'22'4i"; lat. 2‘*25'i9"R. Merc. p. 37, 38.

— Le 28 mars matin, Saturne fut observé à Dantzick, en 7*23*' 7'9"; lat. 2‘*2G'o"B. Bull. ms. Si l’observation est d’Hévélius, comme je n’en doute pas, elle est faite vers 2'' du matin, ou vers i4'' du 27.

— Le 7 avril, à i2''G', Hévélius prit la distance de Saturne à G étoiles. Combinant ces deux distances deux à deux, Saturne est.

Longitude.

Suivant une combinaison, en 7 22 34 i3

Suivant la seconde, en 7 22 34 44

Selon la troisième, en 7 22 35 i5

Latitude, d ! .n

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