‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 31 sur 120 · IL · texte numérisé non relu

IL

llévéliiis reniai’qiie que cette dernière combinaison est moins certaine que les (leux autres, le triangle formé par Saturne et les deux étoiles ayant des. angles trop aigus. Merciir. p. 37, 38.

Le 10 mai, d’après des distances prises par Hévélius, J. Cassini détermine l’opposition de Saturne à inérid. de Paris, en 7®2o‘'22'24"; latitude, 2‘'2G'3o"lL Elèm. d’Astr. p.

L’opposition a eu lieu, suivant Halley, à 5''52', t. m. mérid. de Londres, en 7® 20*' 2 1’ 46". liai/. Tah.

— Le 18 mars, à i5'’33', à Dantzick, .lupiter étoit on G®io'^iG'6"; lat. I 4 1 ' 4 7" b • MeT'cur. p. 87 .

Le 28 mars, à iG''52', inérid. de Paris, opposition de Jupiter, suivant. I. Cassini, d’après les observations d’IIévélius, en G®8‘'57’55"; lat. i''38'25"B. Èlém. d’Asir. p. 417, 444» ou, suivant Halley à 17'' 4f)' L m- mérid. de Londres, en G^b*^' 5<)' i4". Ikdley Ta b.

— Le 22 avril, à io''2o', à Lulïenbain, Jupiter passa au méridien presijue avec Y de la Vierge; on jugea (|ue l’étoile ne précédoit Jupiter que de de degré; Juj)itcr étoit de L* ^ moins haut que l’étoile, qui étoit alors en G®5'' 2.755"; lat. 2‘'5o'B. (en G®5^2G'4i'7 laL 2‘V[8'57"B. — Bradley.) 1^’ascension droite de l’étoile étoit donc de 1 8G‘*G' ( 1 8G‘‘8'7", suivant l’iainstecd ; mais comme la longitude de Flamstced est de i'23" plus avancée que celle de Bradley, son ascension di'oite doit être trop avancée de i'4'3 L’ascension droite île l’étoile auroit donc été de i8G‘'7'3"). Celle de Jupiter auroit donc été de i8G'*7'4(ou mieux, de i8G'‘8'4). Avec cette ascension droite et la latitude i‘*38'B. prise des Tables, on trouvei’a la longitude de Jupiter G®5^'58'^ (ou mieux, G®5^'59' 1 1"). Astron. lirit. p. 290.

— Le II avril, à 8’', à Dantzick, Hévélius détermine le lieu de Mercure en i®i2'*ü'29"; lat. 2^'4<>'39"B. Mercar. in Sole, p. G3.

ÉTOILES

Le nuage de la ceinture d’Andromède est découvert par Boulliau; Hévélius l’apjielle mal-à-|)ropos, étoile nébuleuse; ce n’est pas une étoile, mais un nuage. Tra/tsacl. ahridg'd, t. IV, p. 224. Ce nuage, ou cette étoile nébuleuse (car ce n’est ici (|u’une dispute de mots) avoit déjà été découvert par Simon Marins en 1G12; voyez ce ijue nous en avons dit sur cette année. Ce nuage étoit devenu invisible en 1G57, iG58, 1G59, suivant Hévélius; Boulliau le revit le premier en iGGo ou iGGi; et c’est iirobablenient tout ce qu’on a voulu dire dans les Transactions.

— Le 22 juillet, on ne voyait pas encore 0 de la Baleine. On la vit le 27 à la lunette; elle étoit à peine de la G® grandeur. Le 21 août, elle étoit de la 4*^- Le 23, elle égaloit presque 0 de la Baleine; elle étoit cependant un peu plus terne. Le 28, elle est pi-esque égale au lien des Poissons. Le 29, elle paroît plus grande (|ue cette étoile; mais elle a moins d’éclat; on juge qu’elle égale y de la Baleine. Le 3 septembre elle est égale à y. Du i3 au 2G, elle est un peu plus grande que y. Le i4 octobre, elle est moindre que 0. I.e 22, elle n’est plus ijue de 5® grandeur. I..e 1®’’ novembre, elle n’est que de la G®. I^es 7, 12, 22 et 23 novembre, on la eberebe

011 vain dans le ciel. Ihilliald. Monit. ad Asiron. Hévélins ne croit pas que cette étoile soit soumise dans ses phases à une période constante et régulière. Mercur. p. 1D7.

COMÈTE

Ilévélius observa cette comète depuis 1e 3 février jusqu’au 10 mars. Halley a calculé son orbite. Voyez Cometogr. t. II, p. 10, roo. Halley a soupçonné que cette comète étoit la même (jue celle qui avoit été observée par Apien en i.532, et qu’elle reparoîtroit en conséquence vers 1789 ou 1790. Elle n’a pas encore paru lorsque nous écrivons ceci (en mai 1790). Mais il est à remaiajuer que si cette comète est périhélie en été, sa moindre distance à la Terre est beaucoup plus grande que celle de la Terre au Soleil, et qu’en conséquence, elle pourroit revenir sans être aperçue; d’ailleurs la comète de i532 a été observée fort grossièrement par Apien; les éléments de son orbite, calculés par Halley, approchent fort, il est vrai, de ceux de la comète de iGGi; mais ils ne sont pas les mêmes. M. Mécbain a essayé de les rapprocher, en joignant aux observations d’Apien celles de Frascatoi’; le résultat a été d’augmenter plutôt que de diminuer le doute sur la ressemblance des deux orbites.

FAITS

La Geo graphia el Ilydrographia reformata àç. Riccioli paroît cette année à Bologne, Elle fut réimprimée dans le même format à Bologne en iGG7,età

Venise, en 1G72. C’est cette troisième édition que nous avons toujours citée. Au chapitre 17 du huitième livre de cet ouvrage, on trouve un grand nombre d’observations d’éclipses de Lune. Au chapitre suivant, Riccioli détermine, d’après ces observations, les difierences des méridiens des villes on avoient été faites les observations. On conçoit facilement (ju’il doit se rencontrer beaucoup d’erreurs dans ces déterminations. Cependant Riccioli, au chapitre 3*^ du même livre, s’étoit elforcé de relever l’observation des éclipses de Lune au-dessus de tous les autres moyens de déterminer les longitudes terrestres. Au reste, Riccioli n’étoit en cela que l’écho de presque tous les astronomes (jui l’avoient précédé; Kepler seul avoit osé lutter contre le préjugé général. Riccioli avait déjà essayé de réfuter Képlcr, Almag. part. //, /j. G09; et la méthode proposée par Képler n’étoit peut-être, en etfet, ni assez claire, ni assez précise.

— Mais Cassini imagina, cette même année iGGi, une projection universelle de la marche de l’ombre et de la pénombre de la Lune sur la surface du globe terrestre dans une éclipse de Soleil. A l’aide de cette projection, les éclipses dn Soleil donnent les différences des méridiens avec bien plus de certitude t[ue toutes les éclipses de Lune. Cassini publia sa méthode, à Bologne iGG3, in- j", dans un ouvrage italien sous le titre de Nova ecUpsium methodus. Weidler Ilist . Asiron. p. 022. IMais M. de la Lande assure que cet ouvrage n’a jamais été im[)rimé. Les calculs (lu’on a substitués depuis à la projection de (Cassini ont ajouté un nouveau degré de précision à l’usage des éclipses solaires pour la détermination des longitudes. Ces deux méthodes, des projections et dn calcul, s’applicjuent, avec un succès au moins égal, aux occultations d’étoiles par la Lune.

— ïliomas Strcetc publia aussi cette aiiuéc sou Aslronomia Carolina, à Londres, iu-4‘’. Il y expose géoméiriijuemeut la théorie du luouveinent des Planètes, il en donne des Tables, il compare le résultat de ces Tables avec un grand nombi-e d’observations. Cet ouvrage, écrit en anglais, a eu de la vogue. Dop|telmayer Ta traduit en latin, et Ta fait imprimer en cette langue, eu 1700, iu-Zp'. Ilalley eu a donné en 1710, à Londres, in-'C» une seconde édition anglaise, avec une appendice (jue nous citerons souvent.

Observations de la Lune.

Le iT'' octobre, à Paris, [Ü de Persée, ou Algol, haut de 35‘‘48' à l’est, donc à ()'’2'2o", la lAïue, commençant ii paroîire après sou lever, fut jugée plus orientale en longitude qu’Aldébarau de trois fois son demi-diamètre. Bull. ms. lîouHiau ne donne pas cette observation comme bien précise, et il a raison.

— Le 28 octobre, à Pai'is, le l)ord de la Lune étoit haut de 24‘'3o' à l’ouest, et Aldébaran, de 7' au plus moins haut que ce bord. La hauteur de cette étoile étoit doue de 2Zp'23', et il étoit par conséquent i8'V|5'3p", et «avant le lever du Soleil. Or Aldébaran, que la lumière du crépuscule faisoit déjà presque évanouir, u’étoit alors distant que d’une minute, au plus, du bord oriental de la Lune, vers le I lo*^ degré du limbe, vis-à-vis Mans Gerrnanicianiis. (^Marins, etc.') Bull. ms.

— Le 20 novembre, à Modène, le marquis Corneille IMalvasia observa, avec un micromètre de son invention (nous en parlerons plus bas) que la distance d’Aldébaran au bord occidental de la Lune étoit de 3C48"; 5' de temps écoulées, la distance étoit de 34'^^"; 7'2C" après, la hauteur d’a de l’Aigle étoit de 38*'34'à l’ouest. La partie du limbe lunaii-e la plus voisine de l’étoile, étoit vers la tache Caspienne {Mare Crisitun). Une ligne tirée de l’étoile au centre de la Lune, auroit coupé cette tache au tiers de sa longueur en partant du bas. L’étoile paroissoit suivre cette môme ligne en s’écartant de la Lune, d’oii Malvasia conclut que la Lune vers son lever avoit certainement éclipsé l’étoile; mais les nuages n’avoient j)as permis d’observer l’occultation. Malvas. Ephemer. p. 218.

PLANÈTES

Le 22 mai, opposition de Saturne à mérid. de Paris, en 8®C'52'2o":

lat. 2^*7'39"B. suivant J. Cassini, d’après les observations d’IIévélins; Elérn. d'Aslr. p. 357; mais à io''55C t. m. mérid. de Londres, eu 8*i‘'5C53", suivant Hall. T al).

A la fin des lüpbémérides de jMalvasia, on trouve un très-grand nombre d’observations des planètes, faites à Modène, depuis le 3o mai jusque vers la tin de l’année. Malvasia les a toutes calculées, et en a conclu la longitude et la latitude des planètes observées. On trouve un assez grand nombre de ces observations et de leurs résultats dans Bicc. Astr. reform. l. 5. c. 7, et /. G, 7, 8, c. 8. Malvasia

ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIECLE. — 1662. 2o:f

ctoit aidé, dans ses observations, par Geininien IMontanari. Voici quelle ctoit sa marche.

Le 3o mai, une heure et demie environ après le coucher du Soleil, avec un grand sextant de bois, sur lequel toutes les minutes étoient distinguées, la distance de Saturne à l’Epi de la Vierge fut observée de 4^'* 17', et celle au cœur du Scorpion de Saturne et Antarcs étoient presque dans le même vertical; Antarès

étoit haut d’environ lo'h et Saturne d’environ i8‘'. La réfraction pour Antarès étoit donc de 5'42", et pour Saturne de 3^7". Leur distance vraie étoit donc de 7''43'2.5", ou en nombres ronds de 7‘*43'.

La hauteur de l’Epi est de 35^' environ, et la réfraction convenable i'2d". Saturne avoit augmenté en hauteur; sa réfraction n’était plus que de 2' 25". Or, vu la grande inclinaison du vertical sur le cercle (jui joignoit les deux astres, la dilférence des réfractions ne pouvoit pas occasionner un quart de minute de diminution sur la distance observée. Malvasia laisse donc cette distance, 52‘'i7', telle qu’elle a été donnée par l’observation.

Suivant Tycbo, la latitude d’Antarès étoit de (4^32' 17"), et celle de

l’Épi, i‘*59'A. (2‘'2'ii"); la dilTérence des longitudes des deux étoiles étoit 45^*57' (45‘^55'8"); enlin la longitude de l’Épi, G*if)‘*8'i2" (6® 19^' 7'48", Bradley).

De ces données, Malvasia conclut, par les règles connues de la trigonométrie, que Saturne étoit alors en 8®i‘‘i3'8"; lat. 2‘'i4'G"B. Ephem. Malvas., p. 188 et seq.

Cette marche est sans doute exacte. Mais outre que cette méthode, de déterminer le lieu des planètes par leurs distances aux étoiles, n’est pas dans la pratique la plus précise de toutes, sur-tout lorsque l’on n’emploie que des instrumens de bois et garnis de simples pinnules, les positions des étoiles, déterminées par Tycbo et admises par Malvasia, sont d’autant moins exactes, qu’on ignorait encore alors la véritable quantité de la précession des équinoxes.

— Des observations suivantes, celles de Paris sont faites par Boulliau, et extraites de son ms.', celles de Modène par Malvasia, et extraites de ses Ephem. p. 202; celles de Major(|ue par Mut, et extraites de ses Observ. p. 69, 60.

Le II septembre, à 8*', à Majorque, distance de Saturne à v du Scorpion, 7'; Saturne étoit plus occidental que l’étoile.

Le 12, à 8’’, à Paris, la distance étoit de plus; Saturne étoit d’environ L

plus haut que l’étoile, et dans un a/dmut de 3' plus occidental. Il s’en falloit de 3', à très-peu près, que Saturne n’eùt atteint la longitude de l’étoile. L’étoile étoit en 7®29^'55'5i" ; lat. i‘'4^’B. (7®29^’56'2" ; lat. v’39'53", Bradley.) Donc Saturne étoit en 7*29'' 02'2i" ; latitude

A Majorque, la distance de Saturne à l’étoile fut estimée d’environ 5'.

Le i3, à 8*^, à Paris, la distance étoit au plus de Saturne un peu plus oriental en azimut, plus haut que l’étoile de presque toute la distance, la dilTérence des azimuts étant tout au plus de 3o". Saturne avoit dépassé, })eut-ôtre d’une minute au plus, la longitude de l’étoile.

Le i), à 8'’, à Paris, la distance étoit de 5'.

A Modène, i''3o' après le eoueber du Soleil, différence de longitude entre Saturne et l’étoile 4’i8"; différence de latitude 2' 17". Saturne étoit plus oriental

et plus l)oréal; il étoit donc en 8®(T'o'9"; lal. ftlalvasia s’accorde avec

Houlliau sur le lieu de v du Scorpion.

A Majorque, à 8'', Saturne étoit de G' plus oriental et de 3' environ plus boréal (]ue l’étoile; il étoit donc 8A)‘‘o'; lat. i‘'4o'B. (y auroit-il ici une faute d’impression? auroit-on imprimé, G' plus oriental, au lieu de V? car iMut prenoit aussi de Tycho le lieu des étoiles).

Le i5, à Paris, la distance fut observée d’environ 9'.

A iModène, i''2o' après le coueber du Soleil, la distance étoit de 9' 9"; d’où Malvasia conclut le lieu de Saturne en 8®o^’4'- Latitude, à peu près comme la veille.

A Paris, le iG, à 7’’!, distance i3' et un peu plus; le 17, près de 18'; le 18, à 7'’4, ‘2'2' et un peu plus; le 19, à pareille beure, 27' environ.

— Le 28 avril, opposition de Jupiter à i9‘‘22', t. m. mérid. de Londres, en 7®9''4'57". Ha/L Tah.

— J.e 3 septembre, à Paris, à 8'‘, distance de Jupiter à a de la Balance, 3G'. Jupiter etoit plus liant et plus occidental (|ue l’étoile, et les dilféi'ences de hauteur et d’azimut étoient égales. Donc Jupiter n’avoit pas encore atteint la longitude de l’étoile. Bull. ms.

— A Modène, o''47' après le coueber du Soleil, Jupiter en longitude pi'écédoit l’étoile de i8'3"; en lat., il étoit de28'4" pins boréal. 1^’étoile étoit en 7Ao''23'25"; latitude, o''2G'B. ( 7Ao‘'22'42"; lat. o‘*2i'43"B. Bradl.). Donc Jupiter étoit on 7*io‘'5'22"; latitude o‘'54'B. Mak’. Ephem. p. 214.

— J^e G, à Modène, à o'‘32' après le coueber du Soleil, Jupiter précédoit l’étoile de 8' 2" ; il étoit donc en 7*10'' i5'23"; latitude, la même que la veille. Ibid.

— J.c 9 janvier, opposition de Mars, à G''o', t.m. mérid. deLondres,en 3M9^'j2'i4". Hall. Tah '.

I^e 19 septembre, \o' avant le lever du Soleil (vers 17'' |), Malvasia observa Vénus en 4®^i‘'54'; Int. o‘'32'B.

— Le 21, à Paris, à 17'', distance de Vénus à Béguins, environ 23'; Vénus est |)lus haute de 10' au plus, et d’environ 20' j)lus orientale en azimut. J/étoile étoit en 4'’'-î3''9'24" (4'‘^j‘'8'2" ; lal. o‘'27'27"B.) Vénus étoit donc, à très-peu près, ('Il 4*'-i3‘'28'; lat. o‘'39'B. Bull. ms.

— Le 22, à Modène, 2''5' avant le lever du Soleil (G ou 7' avant iG''), Vénus (‘toit en 4"^G‘'42'; lat. o'LJVB.

Le 25, 34' avant le lever du Soleil (vers 17'' 4), Vénus en 5A)‘‘2o' ; latitude, i''o'B. Makris. Ephem. p. 218.

ÉTOILES

].a vai-iable de la Baleine est, le 9 juillet, le 7 et le 9 août, plus grande qu’a des i’oissons; le i3 août, elle est égale à a de la Baleine. Vers le commencement de septembre, elle commence à diminuer. J.e 14 septendire elle n’est plus (jue de Y grandeur, et de 5® au plus vers la lin du même mois. Les premiers jours

d’octobre, elle est de la 6®; le 20 octobre, on ne la voit plus qu’à la lunette; et le 2 novembre, elle a totalement disparu. Bail. ms.

— Le 8 décembre, on voit P du Cygne de 6*^ grandeur. Philos, trans. n. i34, p. 855.

SATELLITES

Toutes les heures de cet article sont italiques, c’est-à-dire, comptées depuis le coucber du Soleil, à la mode des Italiens. Les observations sont faites à Modëne.

Le 3o mai, à i'' iG', émersion du 4® satellite. A 3'‘36' un autre satellite enti*e sur le disque de Jupiter; il sort à 6‘’33'. Malv. Ephem. p. 2o3.

Le 6 juin, à i'’, un satellite paroît toucher Jupiter du coté de l’occident : il disparoît bien précisément à L’8'3o". Ibid.p. 204.

Le 7 juin, à i'’i5', un satellite sort à l’ouest de dessus le disque. Ibid.

I.e 4 juillet, à i'’o', émersion d’un satellite à l’ouest. Ibid. p. 208.

Le 3i juillet, à o'^3G', un satellite manquoit, il commence à paroître à l’ouest, à o’’45'. Ibid. p. 212.

L’ancienneté relative à ces observations est la seule cause qui m’a engagé à les insérer ici.

FAITS

Le marquis Malvasia publie cette année à Modène, in-foL, ses Ephernerides novissimæ, pour cinq ans. Les lieux du Soleil y sont calculés sur de nouvelles Tables, construites par Cassini. La Table des réfractions, par Cassini, beaucoup plus exacte que celles qu’on avoit publiées jusqu’alors, paroît aussi, pour la première fois, à la suite de ces Épbémérides. Tycho et ceux qui l’avoient suivi, croyoient que la réfraction ne s’étendoit que jusqu’à la hauteur de 45‘', qu’elle étoit différente pour le Soleil, la Lune et les étoiles, que celle des étoiles même ne s’étendoit qu’à 2o‘* de l’horizon. Cassini rendit sa Table commune à tous les astres, l’étendit jusqu’au zénith, et prouva qu’elle devoit s’étendi'e jusqu’à ce terme. Voyez trois lettres de Cassini àMontanari, imprimées à Bologne en 16G6, in-foL, sous le titre de Solaribus hypothesibus et refractionibus .

— Revenons à Malvasia. A la fin de ses Épbémérides, il traite de la construction et de l’utilité du réticule qu’il avait imaginé. La Hire le fils ne fait, en conséquence aucune difficulté, dans son Traité de V invention et de Vusage de quelques instruments de mathématique, d’attribuer à Malvasia l’invention du micromètre. Voici la description que Malvasia donne lui-même de son instrument, p. iqG. C’étoit un treillis de fils d’argent très-fins, se coupant à angles droits, formant par leurs intersections des quarrés parfaits, divisant le champ de la lunette en 12 parties égales, tant de bas en haut que de droite à gauclie. Quelques quarrés, les plus éloignés du centre, étoient subdivisés en plusieurs quarrésplus petits, par des fils plus déliés. Ce treillis ou réticule étoit mobile. On le faisoit tourner circulaircment, jusqu’à ce qu’une étoile voisine de l’équateur suivît exactement un des fils, et le temps qu’elle employoit à passer d’un fil perpendiculaire à un des fils suivans, faisoit connoître l’intervalle des fils en minutes et secondes de degré. Rendant ensuite un des fils parallèles à l’horizon, ou à l’équateur, ou à l’écliptique, il étoit facile de juger combien la différence de deux astres, en hauteur, en

longitiule, en latitude, etc. comprenoit de divisions et de fractions de division, et conséquemment de minutes et de secondes de degré.

En cette n)ême page, iMalvasia fait honneur à la ville de Florence de l’application du pendule aux horloges. Partant de celle dont il S(^ servoit, cuj us motus, ditil, per vibrationes penduU, modo jeun Florenliœ ante aliepioi annos invento, regulatur. Malvasia n’étoit apparemment pas fort instruit de ce qui se passoit hors de l’Italie.

— Jean Ilecker ht aussi imprimer cette année à Dantzick, in-4", des Ephémérides (|ui s’étendent depuis iGGG jus(ju’à iG8o. Elles furent esti niées dans le temps, d’autant plus (|u’elles étoient calculées, dans leur totalité, sur les Tables Rudolj)hines. Elles furent réimprimées à Paris en iGGG,

— Le Mercurius in Sole visus d’IIévéliiis fut aussi imprimé cette année, à Dantzick, in-fol. A l’ohservation du [lassage de Mercure, Ilévélius ajoute plusieurs autres observations célestes; toutes sont réimprimées dans le 2' livre de Machina cadestis. Mais ce qui rend le Mercurius in Sole plus précieux, c’est qu’Hévélius nous y a conservé le détail de l’observation du passage de Vénus, faite par llorroxe en décembre iG3(). Voyez cette année.

A Québec, observation, dit-on, très exacte.

3 52 4i ••• bn; grandeur, ii doigts entiers, enss. de de l'Isle, d’après les relations des missions, ann. 1GG2, iGG3, p. 5.

A Imndres, au collège de Gresbam.

i 3'’33' commencement. Append. ad Astr. Carol. p. 3o.

A Dantzick, Hévélius.

conunencement.

immersion d’une petite étoile.

plus grande phase, 1 1 doigts | dans la partie australe de la Lune.

émersion de l’étoile, lin. Mach. cœl. l. 2.

A Londres, Henri Sntton, et Robert Anderson; dans la nie Threedneedle (de l'ed- ’^üdle en filée, je pense).

tin exacte. Astron. Brit. p. 3 >o.

— A Paris, Itoiillian.

Cominencenient sons l’horizon.

8 21 iG . . .

liantenr du bord snpérienr de la Lune 3‘‘45', G doigts^, pins grande phase, 11 doigts 4 et un peu plus.

8 doigts, a d’Andromède étant haut de 3i‘'35'. le bord snpérienr haut de 2o‘'58', 3 doigts, le bord snpérienr liant de 23''o', tin.

Ronllian, combinant scs observations, croit (|iie le commencement est ari-ivé à G‘‘4o'i2", et l’opposition vraie à 8'’ iG'48". Bail. ms.

— Mut, à Majorque.

io'‘ G' l’azimntdn Vantonr volant (a de l’Aigle) étant de 1 U’ 17'

( apparemment vers l’est), tin de l’éclipse.

Granilenr, 1 r doigts 3o' précis. Mat, p. 33.

— A Valence, le P. Zaragoça.

9'’ 5 G' tin. Ihid.

Autres observations de la Lune.

Le i5 février, à Lniïenham, à 5'‘544 conjonction dn centre de la Lune et d’AIdébaran; l’étoile étoit 3' au nord de la corne boréale. Wing, Asir. Brit. p. 281.

— Ilévélins observa le i4 mars, à Dantzick, l’ocnltation de trois petites étoiles, triam steJlalarani, dans la tête dn Tanrean. Mach. cœl. l. 2. La tigure est à la page 37G.

— A 8''53'3o" de l’horloge, immersion, vers Mans Troieas (Schikardas) d’une petite étoile de 4® grandeur (Stellalœ qaarUe magnitadinis, en tontes lettres), dont la longitude est de 2i’‘i‘*54', la latitude de 5‘'33'A., et qui est située un peu audessous des deux llyades australes, extrêmement voisines l’une de l’autre.

— A9''4o', émersion de cette étoile; et même à cet instant, sa distance au limbe étoit égale à l’interstice dn Mans Moschas. Je ne sais ce (|ue c’est que cet interstice : le Mans Moschas d’Hévélius répond aux taches Theoplnlas, Cyrillas, Catharina, Tatias de Riccioli).

— A9''44', immersion de la petite étoile australe, la plus basse des suivantes, (Aaslral. seqaenlaun inferior'), sous Mons Alahasirinas . Les vapeurs épaisses de l’horizon ne permiient d’observer ni l’émersion de cette étoile, ni celle de la suivante.

— A 9''47', immersion delà troisième pciite étoile supérieure, e’est-ii-dire de l’interieure des Ilyades australes suivantes, au Sinus Ilyperboreus {Pyt ha garas).

Pour corrigei les heures maiajuées par l’horloge, Hévélius a pris les hauteurs s U i va n t c s d ’ A t“c I U i‘ U s .

IJeiues. Hauteurs.

11 Y II» dans l’exposé d’Hévélius, des obscurités que nous tâcherons d’éclaircii*. Le lieu où était alors la Lune, sa latitude, et les expressions même d’Hévélius, ne nous permettent pas de douter (jue les deux Ilyades dont il parle no soient 2O et lO du Taureau. Hévélius les appelle, il est vrai, des petites étoiles; mais on peut donner ce nom à des étoiles de la 5® grandeur; et en efi'et, Hévélius ne dit-il pas lui-même que la première étoile éclipsée étoit une petite étoile de grandeur? Quant à cette pi’emière étoile, il ne nous est pas facile de deviner quelle elle pouvoit éti'e. Hévélius dit qu’elle est située un peu au-dessous des deux Hyades australes et coutigùes; et la route qu’Hévélius fait tenir à ces trois étoiles derrière le dis(jue de la Lune, ainsi (jue la figure (ju’il donne de leur passage, prouve que la première doit être de 12' à i 5' plus australe (|ue la plus australe des deux autres. Cependant Hévélius place cette étoile en 2®i‘‘54', avec une latitude de ,j‘'d3'A. iMais, premièrement, la Lune avoit alors une latitude australe d’environ .‘)‘’i5'; elle étoit voisine de l’hoiazou; la hauteur du pôle de Dantzick est de j4’'4- Or je demande si, dans ces circonstances, la Lune pouvoit éclipser une étoile, dont la latitude n’auroit été que de 5'' 33', et l’éclipser même de manière que sou centre passât à 9 ou 10 degrés au nord de l’étoile? De plus, suivant Bradley, lO étoit alors eu 2®3''i4'29"; latitude 5‘'4G'i7"A. et20eu 2*3''i4'4C'; lat. 5‘'5i'55"; donc la latitude de la première étoile, de 12' au moins plusaustralc que 2O, selon la ligure d’Hévélius, devroit être de G'L4' lu.i moins; et, vu (jue son immersion n’a précédé celle de 2O que de 5o',', (ou plutôt de 46' à 47'» comme nous allons le voir), sa longitude devoit être à-peu-près en 2®2‘*5o'. La position de cette étoile, donnée, ou plutôt conjecturée par Hévélius, u’est donc pas exacte.

Mais quelle est donc cette étoile de 4” grandeur? Nous n’eu trouvons aucune dans les catalogues, pas même dans celui d’Hévélius, (jui ait eu aloi’S, soit la position que lui donne Hévélius, soit celle que nous ci'oyons qu’elle devoit avoir. L’étoile qui eu approcheroit davantage seroit la 71® du catalogue Brilanni(jue, (jui étoit alors, suivant Flamsteed, en 2*2*' 39' 8"; lat. G''i'35"A. Mais cette étoile n’est (jue de la 7® grandeur.

Pour corriger les temps manjués par l’horloge, nous avons calculé les ti'ois hauteurs d’Arcturus, ce qui nous a donné les résultats suivants :

Heures île l’horloge.

Hauteurs d'Arclurus.

Heures vraies.

Ilotaril (le l'horloge

On aura en conséquence, à quehjues secondes pi'ès,

Immersion de la première étoile à

Kmersion id. à

Immersion de 2O à

Immersion de i 0 à

9''33'4.5' lO 20 3o 10 20

PLANÈTES

Opposition de Saturne, le 3 juin, à i3'’28' t. m. mérid. de Londres, en ,S“i3‘‘ i3'2o". //«//.

— Opposition de Ju|)iter, le 3r mai, à 7''0' t. m. même mérid. en 80o'*.3'55". Ihid.

Le iG octobre, de plusieurs observations faites à Pansano, ce même jour et les jours précédons et suivans, 3Ialvasia conclut (jue la conjonction de Saturne et de .lupiter est arrivée le iG à 7''3y, en 8*i3''2'4G"; latitude de Saturne, i‘'iG'B.; de .lupiter, o^'iG'B. Astr. ref. p. 287. Riccioli ajoute (ju’il a aussi observé cette conjonction à Bologne, vers 8'*, en 8®i3‘*3', mêmes latitudes. Je trouve dans un Ouvrage intitulé Spécula Aslronomica, pag. 121 , que cette môme conjonction a été observée à Paris, par l’auteur, à 7'' i4' t. m. méridien d’Uranibourg.

— Le 18 juillet,:! 11'', à Paris, distance de Jupiter à m d’Opbiucbus, 20'; il étoit de 12' au plus haut (|ue l’étoile, et dans un a/jinut plus oriental de 22'.

Le 22, à 10'', la distance étoit pres(jue de 18', Jupiter plus haut de 8', son azimut plus oriental de 1 5'.

Le 2G, à io'’3o', distance, i4'". Jui)iter 8' plus haut; son azimut plus orient;d de II'.

Le 3o, à ç/'^, distance, 10' au plus; Jupiter, 5' environ plus haut (|ue l’étoile; la dilîérence d’azimut un peu moindre que la distance.

Le 2 août, à lo*', Jupiter est à-peu-près dans la même position.

Le 12, à la distance est au plus de 19'. Bull. ms.

Le G octobre, à i3’’, 4Iars paroissoit distant d’envii'on 20' à 21' des étoiles les plus occidentales de la (irècbe de l’Ecrevisse.

Le 7, à i3'*, il avoit dépassé d’environ 10' la longitude des étoiles qui occupent le milieu de cet amas, et paroissoit, en latitude, de 4' plus austi'al. Mais la Crèche étoit alors, suivant Tycbo, en 4“'-i‘'39'4G"; latitude i^‘i4' B. (Suivant Mayer, £ étoit alors en 4'’2‘*42'2"; lat. i‘'8'2o"B.) Donc, dit Boulliau, Mars étoit en 4®2‘‘49'4>3"; lat. i‘* I o' B. Bull. ms. L’étoile £ est assez au milieu de la Crèche en longitude ; mais eu latitude, elle est à la partie méridionale du groupe. Si Mars eût eu i'' 10' de latitude, il eût été dans le groupe même, ce que Boulliau n’auroit pas omis de remarquer.

Le 3o juillet, à i4'', la variable de la Baleine surpassait, mais de peu, les étoiles du 3® ordre. Après le 3 août, elle décroît. Le i septembre, à ii'’, on la voit avec peine; le 4» elle a presque disparu. Bull. ms.

Le 1 8 août, Hévélius la juge encoi-e égale à y de la Ikdeinc ; et (lepuis elle ii’avoil pas encore reparu, lorsque cet astronome j)ul)lioit son Prodromus Cornéliens (en mai iGG.j). Prod. Co/n. p. 12. Nous verrons cc[)endaut (|u’elle fut ohsei'vée [>ar noulliaii en iGG/j.

t'ette éclipse n’étoit annoncée dans aucune éj)liéméi*ide ; Lichstadius avoit même expressément déclaré qu’elle n’auroit |)as lieu, (|u’il l’avoit calculée, et (|U(! le résultat de son calcul étoit (|uc le Soleil ne seroit éclipsé, pas méim' d’nn doigt, dans aucun lieu de la Terre. C’est peut-être ce (jui a engage l’ahhé d(‘ la Caille à omettta^ dans son catalogue des éclipses, celles de cette année. CaMU* éclipse a en li<ni, et Hévélius est le smil, (jue je sache, qui l’ait observée.

Commencement sous l’horizon.

7'’ 3?) l’éclipse est de 2 doigts |.

8 22 plus grande phase, 4

() T() un doigt, dernière phase observée; des nuages sui'viureul

et ne permirent |ias d’observer la (in. Mach. cœL l. 2. Voyez-y plus de détails.

Hévélius, à Dantzick.

. . . commencement, conclu d’autres phases, les uuaga's ayant empêché de rol)scrver directement.

12 721"... immersion certaine.

18 33 ... émersion douteuse; Hévélius pense (|u’elle pourroit éti'e

airivée 2' plus tôt.

Ensuite nuages. Mae/i. cœl. L 2.

— Hostock, (iaspar Marchius.

I 1 '' immersion.

1)10 la Lune a recouvré un peu de lumière. HidL /ns.

— A l.oiidres, .loseph Moxon et Robert Anderson.

i'V’22' (in. Aslron. Br/l. //. 33o.

— A Valence, le P. Zaragoça.

<)'’38'3i". . . commencement.

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