‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 40 sur 120 · I.e 3 » à Cette, émers. du deuxième, à · texte numérisé non relu

I.e 3 » à Cette, émers. du deuxième, à

Le () » à Cette, émersion du premier <à

Le 10 » il Montpellier, émers. du deuxième, à Le ij » à Montpellier, émers. du premier, à. » » à Paris, » » à. .

Ibid.

Ibid.

Picard.

Picard.

Picard.

Picard.

Picard.

Cassini

l'oyage de Picard, p. '\'i, 43, 44-

Le 21 juillet, à Derby, émersion du premier, à 10'' 1 1', ou peut-être un peu jilus tôt. Ilist. cœl. Hr. p. 29.

Le 3i juillet, émers. du premier, à 9'' 19' 2". Picard à l’Observ. üist. cél.

FAITS

Les observations de Picard, à l’Observatoire, furent interrompues deux fois cette année. Il fut envoyé d’abord au mois de mars en Languedoc; l’objet du voyage étoit de déterminer la position géographique des côtes de cette province.

Picard, de retour à Paris vers le commencement de juillet, eut en septembre, conjointement avec Niquet, la commission de niveler les eaux de la Seine et du Loiug. Le célèbre Biquet s’étoit persuadé que le lit de la Loire étoit beaucoup plus élevé que celui de la Seine; (ju’il seroit par consé(|uent facile de faire Huer, à peu de fiais, jusqu’à Versailles, les eaux de la première de ces deux rivières. Le Koi consulta l’Académie; elle cbargea Picard et Niquet de faire les nivellemens nécessaires. Le résultat fut que le projet ne pourroit s’exécuter sans des dépenses énormes. Le point du canal de Briare, d’où devoit partir l’aqueduc, étoit de \\ toises j)lus bas ({ue le réservoir où l’on se proposoit de conduire les eaux. Ilist. Acad, p. 149.

— On voit, le 3i juillet de cette année, Hist. cél. p. 76, le premier usage de l’équation des hauteurs correspondantes. Plusieurs tenoient encore à l’ancienne méthode de déterminer l’heure par de sini|)les hauteurs du Soleil ou des étoiles; Hévélius, entre autres, a persévéré jusqu’à la mort dans l’emploi de cette méthode. D’autres prenoient des hauteurs du Soleil le matin, par exemple, vers 9 heures. On trouvoit dans des Ephéméridcs, comhien la déclinaison du Soleil devoit augmenter ou diminuer en 6 heures; et l’on prenoit le soir, vers 3 heures, des hauteurs plus foiTes ou plus foihles que celles du matin, d’environ la moitié de ce mouvement en déclinaison. La moitié de l’intervalle entre les mêmes hauteurs, prises le matin et le soir, corrigée par une équation fort simple, donne le véritable instant de midi avec beaucoup plus de précision.

Hévélius, à Dantzick.

iG'‘4V o" commencement, très-distinctement observé.

17 38 5o à-peu-près. plus grande phase, G doigts 4^'.

18 33 3o tin. Les temps sont corrigés sur les hauteurs sui-

vantes du Soleil.

18 4i 22 hauteur du centre du Soleil . . 20^20'

Voyez un plus ample détail, Mach. cœl. l. 2. — Phil. Trans. n. 127, p. GGo.

— Gallet, à Avignon.

i7'’2o'4o" fin. Ilisl. Acad. p. 147- On trouve cette fin mar-

quée à i7''2o'2o" dans Cass. mss.

— Dans Hist. Acad. p. 147, il est dit que l’éclipse a été de 5 doigts à Paris, et de 7 à Montpellier, et qu’elle a été observée à Londres par Smith. Je ne trouve ces observations nulle part. La grandeur de l’éclipse a dû bien certainement être à ÎMontpellier moindre qu’à Paris.

Hévélius, à Dantzick.

commencement^ vers 5o‘' du nadir, à l’est, immersion, vers 5(/' du zénith, à l’ouest, conjonction d’une petite étoile a, des Gémeaux, avec la Lune; sa distance au bord austral est d’environ d'immersion d’une petite étoile h, vis-à-vis Mons Eous.

9 9 lo . . .

lo 19 35 . . .

immersion tl’une petite étoile c, vers Laciis meridionalis {Zucchiiis, Schdlerus.) Elle n’a dû s’enfoncer que de 3'2o" sous le disque de la Lune.

immersion d’une petite étoile d vers le bord inférieur. Celle-ci n’a dû être en sa conjonction qu’à environ r de distance du bord austral.

émersion de l’étoile c, sous Mans Nerosus ( Petaviiis etc). émersion de la Lune, vers 3o‘' du nadir à l’est, l’éclipse n’est pas encore finie, fin, à 3o‘’ du zénitb, vers l’ouest.

Cette observation est plus détaillée dans Mach. cœl. l. 2, et dans Phil. Trans. n. 1 1 3, p. 289.

L’étoile cd’Hévélius est probablement / des Gémeaux du Catalogue britannique: les autres me sont inconnues.

— Parmi les manuscrits de Boulliau, on trouve l’observation suivante, faite à Varsovie; les heures sont celles de l’borloge à pendule.

6''47' ^ d’Orion liant de 20'' 20' ou 23', commencement.

7 5i [3 d’Orion liant de 25^'3o', immersion.

9 12 Sirius liant de i7‘‘4o'. Lune commence à sortir de

l’omb re.

9 18 Sirius liant de i8''o', ilsembloil que la Lune ne fut couverte

que du pénombre.

9 20 Sirius liant de 18^*24', elle sortit tout-à-fait de l'ombre.

1029 fin totale de l’éclipse hors du pénombre.

Les deux avant-dernières observations ne peuvent se soutenir. Je soupçonnerois que l’erreur consiste principalement dans l’expression, et que le sens est qu’à 9''] 8', il sembloit que le bord oriental n’étoit plus dans l’ombre, mais qu’il étoit seulement couvert de pénombre, et qu’à 9*’ 20', il étoit bien décidément hors de l’ombre; ou plutôt, peut-être, au lieu de 9'' 18', 9'*2o', il faut lire io'*i8', io'’2o'.

— Bernard Fullerius, à Franeker.

5'’43' commencement. //eec/. Clim. p. 5o.

Hooke, et Jonas Mores, à la tour de Londres.

5" 22' . . . commencement.

G 19 ... immersion.

G 47 3o". . . immersion d’une petite étoile très-lumineuse, presque au nadir de la Lune. Cette étoile pourroit être /des Gémeaux.

7 3o ... émersion de cette étoile.

La Lune, au milieu de l’éclipse, est presque invisible.

7^*58' émersion de la Lune, vers Grimaldus.

8 58 fin. Ilook, a descript. of heliosc. dans l’appendice Phil.

Trans. n. 1 1 1 , 287.

— A Derby, Flamsteed.

S*" 19' commencement. Phil. Trans. ihid.

— Boulliau, à Paris. Les heures sont calculées sur les hauteurs.

5'’32'29". . . la Chèvre haute de 52^*26', commencement, vis-à-vis Palus Marœotis (^Grirnaldiis) , vers le 124*^ degré.

6 33 3 . . . la Chèvre haute de 62^*8', immersion près le haut de Montes Hyppoci, vers le 3oo® degré.

8 9 3o . . . P des Gémeaux haut de 43‘*46', émersion vis-à-vis Mons Climax et Fontes amari {Sirsalis, Crugeriis) vers i4o degrés.

910 O . . . Sirius haut de 20‘*474 fin. Ibid. p. 238; — Ikill. rnss.

— L’observation de Cassini, Picard et Rœmer, à Paris, est très détaillée dans Journ. desSav. 1 670,/?. 44 etsaiv. — Phil. Trans. n. ii\, p. 238, et n. i \ i,p. ‘lo'j . — Giorn. de Lett. 1675, p. 102. — Ane. Mém. t. 1, p. 2o5, et t. X, p. 547, 548. Voici les pi’incipales phases :

commencement, vers IlèvèUus.

immersion, entre Langrenus et Mare crisium.

émersion vers Grimaldus.

fin, entre Mare crisium et Langrenus.

Diamètre de la Lune avant l’éclipse, 82' 1 5".

Dans les ouvrages cités, on attribue cette observation aux trois Astronomes que nous avons nommés. 11 paroît cependant que Picard ohservoit séparément; au moins y a-t-il quelques légères différences entre l’observation que nous venons de rapporter, et celle de Picard, telle que nous la trouvons dans ses manuscrits, et dans Hist. cèl. p. 83 et suiv. Voici comme les principales phases y sont déterminées :

commencement.

immersion.

émersion.

fin.

— A Honfleur, un capucin.

5''3o'5G"|. . la Chèvre haute de 52‘‘2i', commencement.

6 3G 8 |. . la Chèvre haute de G2^’42'3o", immers. De l’Isle, rnss.

— A Rome, Jean-Alphonse Borelli et François Gerra.

G'‘iG' 3"...

a d’Orion haut de 2G‘*o', commencement, la même étoile haute de 39**24', immersion, la même haute de 24‘*32'i5", émersion. (Il y a une erreur d’impression dans cette hauteur.) milieu de l’éclipse.

L’omhre fut toujours bien terminée. Après l’immersion, le bord oriental de la Lune étoit absolument invisible ; il en fut de même du bord occidental avant l’émersion. Giorn. de IjCII. 1675, p. 3/|.

— A Séville, un professeur de Mathématiques, qui garantit la bonté de son

ol)servalion.

4'*5G' commencement.

6 I immersion.

7 33 émersion.

8 39 ou très-peu après, ün. Phil. Trans. n. 118, p. 428.

Hévélius, à Dantzick.

r4’’59' commencement, vers Audus {Galilœus^. Mach. cœl.

— A la tour de Londres, Flamsteed, aidé d’Edmond Halley.

i3‘'4G'4G". . . commencement entre les nuages.

1 4 5() 55 . . . immei’sion.

Les temps sont ceux d’une horloge à pendule vérifiée au jour et trouvée juste ; mais comme le quart-de-ccrcle employé à cette vérification n’avoit que 19 pouces (anglais) de rayon, Flamsteed ne répond des temps qu’à une minute près, flist. cœl. Br. p. 28. La Lune éclipsée totalement devint invisible (sans doute, à cause de la force du crépuscule).

A Paris, Cassini, Rœmer, Picard.

i3*'5G'45". . . commencement au-dessus de Grimaldus.

15 7 45 . . . immersion au-dessus de Mare Caspium (crisium).

Diamètre de la Lune avant l’éclipse, 3i'5o".

Voyez /'/n/. Trans. n. 1 17, />. 388. — .Journ. desSav. 1G75,/?. 21 5. — Giorn. de Lelt. 1G75, p. 102. — Ane. Mém. t. I, p. 2o5, el l. X, p. 547; et pour l’observation de Picard, Pic. ?nss. et Ilist. cèl. p. 128. Celle-ci ne diffère point de celle de Cassini, quant au commencement et à l’immersion.

— Boulliau, à Paris.

i3'’5G' 12". . . la Chèvre haute de i8‘'45' à l’est, commencement.

i5 8 O . . . la Lyre haute de 43'*5o' à l’ouest, immersion au-dessus

de Palus Mœolis {Mare crisium). Bull. niss.

— De Clos, à Lillehonne, au pays de Caux.

i3'’4G'i3". . . commencement, puis nuages. De l’islemss.

Hévélius, à Dantzick.

i4'‘36'4o". . . commencement; nuages à la fin.

J^ombre ne couvrit point Mom Porphyrites (^Aristarchus)\ l’éclipse né fut (|ue de 3 doigts 7- Voyez Mach. cœl. 1. 2. — Phil. Trans. n. 124, p. 58ç). — Ilist. cœl. Br. p. 38.

Flamsteed, à Greenwich, manqua le commencement.

i4'’29'3o". . . les coimes de l’éclipse étoient distantes de 17' 16".

iG 7 i5 . . . fin, vers Lacus fJyperhor'eus superior(Endymion').

Dans le plus fort de l’éclipse, l’ombre parvenoit presque à Insida Corsica ( Timocharts); elle n’entama point 3Ions Porphyrites {Aristarchus), et ne parvint pointa Insida Macra (^Possidoniiis) ; ces deux taches furent cependant profondément enfoncées dans la pénombre. Ilist. cœl. Br.p. 87. Phd. — Trans. n. l'ix, p. 435.

— A Londres, rue de Winchester, Halley.

i4’’i6' le bord supérieur de la Lune haut de 5o‘‘9', commence-

ment.

14 25 le même bord haut de 48*^59', cornes de l’éclipse paral-

lèles à l’horizon.

1 5 58 le même haut de 35'L'(8', cornes une seconde fois horizon-

tales.

Fin sous un nuage. Hist. cœl. Br. p. 38. — Phd. Trans. ihid., p. 498.

— Colson, à Londres, rue Wapping, près l’Ilermitage. i4''i7'43". • • le limbe est légèrement entamé.

iG 9 25 . . . la Lune sortant d’un nuage, on n’aperçoit sur son discjuc qu’une pénombre épaisse. Ibid.

— A Paris, Picard, Cassini.

Diamètre de la Lune au méridien, 3i'i4", suivant Picard; et 3i' 1" à la hauteur de 22^'. Selon Cassini, demi-diamètre avant l’éclipse, i5'28".

iG i5 25 .

iG 2 25 .

commencement, vis-à-vis Aristarchus.

fin.

un sixième de la circonférence est éclipsé, un sixième est derechef éclipsé; donc milieu de l’éclipse; le commencement et la fin le donnent à i5''2o'o".

Grandeur de l’éclipse, 3 doigts 12'. Hist. cél. p. 178. — Phil. Trans. n. 128, 7?. 3Gi. —Hist. cœl. Br. p. 38.

— Boiilliau, à Paris.

i4''23'32". . . commencement sensible, vis-à-vis Sinus hyperboreus (Sinus roris), vers 70*'.

iG i3 36 ... fin, vers Montes Macrocemnii (At/as, Hercules'), vers 355^^.

L’ombre n’a point atteint Insula Corsica ni Lacus Trasimenus ; ainsi l’éclipse a été au plus de 3 doigts 4. et même moindre.

Durée, ou plutôt i''5i', en mettant le commencement à i4'’22'32".

Les temj)s sont déterminés par des liauteurs de la Chèvre. DuU. mss.

On trouve l’obsei'vation de Boulliau très détaillée dans Phil. Trans. n. 120, p. Gio et dans Hist. cœl. Br. p. 69; niais la fin y est marquée à iG'‘ i3'56", quoicjue d’ailleurs on y dise, conformément au manuscrit, que la Chèvre étoit alors à 58^3o' de distance du zénith. On ajoute, en conséquence, que l’éclipse, à compter depuis i4''23'32", a duré i''ji'24".

— A Strasbourg, Jules Riclielt.

i4''4‘^'48". . . Arcturus haut de 3o^3o', commencement.

iG 4i 44 • • • la même étoile haute de 43"*3o', fin. Ibid.

— A Florence, François-Marie Naldini.

i5*' 2'2o". . . Arcturus haut de 33^34' à l’est, commencement.

iG 54 02 . . . La Lyre haute de i8‘’34' à l’est, fin.

Grandeur, 3 doigts^ environ. Bull. mss.

Autres observations de la Lune.

Le 3 juin, à 1 1'’25' i, Flamsteed observa, à la tour de Londres, l’immersion de la G9® étoile de la Vierge. L’étoile entrant sous le disque, étoit plus haute que Mons Sinaï (Tycho), et plus basse que Sinus Sirbonis (Mare humorum) ; les nuages ne permirent pas d’observer l’émersion Hist. cœl. Br. p. 27.

Le i4juin, à i2''5i', distance de À des Poissons au bord éloigné de la Lune, 55'5"; l’étoile étoit à 3' ou 4' de la ligne des cornes.

A i3*’2', l’étoile est dans la ligne des cornes, distante de 55'3G" du bord le plus éloigné.

A i3'‘G', la distance est de 56' 2"; l’étoile a dépassé de 2' à 3' la ligne des cornes.

A i3'‘i4'2o", la distance étoit de L’étoile a toujours été plus basse que la

Lune.

Ces observations sont encore de Flamsteed, à Londres. Ibid.

Flamsteed suppose l’étoile, d’après Tycho, en 11*22**7'; 3**25': elle étoit

suivant Mayer, en 1 1*22** 4'a4"; lat. 3**25'23"B.

— Le 6 octobre, Flamsteed observa, à Greenwich, une appulse de la Lune à u du Bélier, et l’occultation de cette étoile. Les hauteurs du Soleil, qu’on prit le lendemain pour corriger les temps de la pendule, ne furent prises (ju’avec un quartde-cercle de 20 pouces de rayon.

Heures

Distances île Ç

corrigées.

au bord voisin.

On cesse de voir l’étoile ; on croit que c’est

l’instant

de

l’iimnersion, à 10'* environ du nadir.

L’étoile reparoît; c’est probablement le

moment

de

l’émersion.

Distances

au bord éloigné.

Il 4 1

Diamètre de la Lune à la hauteur de 26"' 29'4q".

Flamsteed conclut qu’à io’“i2' le centre de la Lune précédoit l’étoile de io'36", avec une latitude plus boréale d’environ i L, et qu’à io'V(i', elle suivoit l’étoile de 3'3o". Ibid. p. 29. L’étoile étoit, suivant Mayer, en i®i7‘'25'2"; lat. 2‘'o2'i'7''B.

— Le 10 octobre, Flamsteed (maintenantfixé à Greenwich), observe une appulse de d des Gémeaux. A i3‘'56', ou peut-être une minute plus tôt, l’étoile est dans la ligne des cornes, alors un peu obtuses, distante de iG'23" de la corne australe. A j3''58'io", elle avoit dépassé de 2' la ligne des cornes. Voyez un plus ample détail, ibid. p. 3o. L’étoile étoit, suivant Mayer, en 3®7‘*2o'45"; lat. i‘*io'2i"A. — A i2*>i8'45", Flamsteed avoit trouvé le diamètre de la Lune de 3o'34"-

Le 29 novembre, à 16'' 44' 45", à Greenwich, immersion d’une étoile télescopique, distante de 43'2o" de e du Bélier. Le point de l’immersion étoit au-dessus de Mans Alabaslrinus d’environ la longueur do la Marœotis {Grimaldiis). Voyez ibid. p. 32.

— Le 9 décembre, Halley, à Oxford, muni d’un quart-de-cercle de quatre pieds de rayon, et d’une lunette de i4 pieds, observa une occultation de e du Lion par la Lune.

i3''55'3o". . . § du Lion étant à 36^'55'3o" de hauteur, immersion.

i5*’ i'i3". . . la même étoile haute de 41^‘*34', émersion. Les nuages ne permirent pas à Flamsteed d’observer cette occultation. Ibid. p. 34.

PLANÈTES

Le 19 août, Saturne passe au méridien de l’Observatoire, à iG’’58'8", avec 54‘^i4'55"de hauteur méridienne, et le bord précédent du Soleil passe le 20, à O*’ i2'44", et le bord suivant à o** i4'5G". (Le quart-de-cercle avoit été remué entre les passages des deux bords.) L’horloge retardoit de 4" 4 P^p jour sur le temps moyen. Picard mss. Ainsi Saturne passa 7*' i4'37"{ avant le bord précédent du Soleil, et de plus 7*V|5'4i"4 de temps moyen après ‘C de l’Aigle. Uist. cèl. p. i48.

— Opposition de Saturne, le 3i octobre, à 7''2i', t. m. de Londres, en i"8‘*28' 17". Tab. Hall. — J. Cassini, d’après les observations d’Hévélius, rapporte cette opposition au 3o octobre (il faut lire 3i octobre), à 7** 10' mérid. de Paris, en i®8‘^28'o"; lat. 2^*39' i4" A. Élém. d’Astr. p. 35'j.

— Le G novembre, vers 1 Ilévélins avoit pris les distances de Saturne à y de Pégase, 3G''27'5o"; — à [îl de Persée, 28^*22' 5o", — et à a du Taureau, 27^*i9'5o". Des deux premières distances, il conclut Saturne en i*8‘'o'32"; lat. 2‘'39'55"; et des deux dernières, Saturne, en i®8‘'o'34", lat. 2^'4o'9"A. xinn. Climact. p. 73. ÎMais Hévélius donnoit à y de Pégase 2'i"de longitude, et i'44" de latitude, plus (jLie Pradley ; il taisoit pareillement de Persée de 3o" trop oriental, et de 47" trop austral : quant à Aldébaran, l’excès n’est que de i à l’orient, et de 12" au nord.

— Voyez dans Uist. cœl. Brit. une longue suite de distances de Saturne à plusieurs étoiles du Bélier, observées, par Flamsteed, depuis le 29 octobre, jusqu’au i5 décembre. Flamsteed désigne la principale de ces étoiles par la lettre/; il tlit qu’elle est placée entre p. de la Baleine et 0 du Bélier, et lui donne, le 7 novembre 1G75, i*8‘‘9'38" de longitude, et 3‘*22'42" de latitude A. Ce même jour 7 novembre, à 8‘’5o' la distance de Saturne à cette étoile étoit de42'3o"; et à 9''o', Saturne étoit de 4'5" distant de Fazimut de l’étoile. Flamsteed conclut que Saturne précédoit l’étoile de 12' 2G", et que sa latitude étoit de 4C20" moindre que celle de l’étoile; (jLi’en conséquence Saturne étoit en i®7‘^57'3" (il faudroit, ce me semble, i®7‘'07' 1 2"); latitude 2*^'4i'22"A. Hist. cœl. Br. p. 3i. Nous ne doutons pas que l’étoile ne soit la 38® du Bélier dans le Catalogue Britannique. Hévélius en avoit le j)remiei‘ déterminé la position sous le nom do In fronte {Ceii) oriental, superior. Mercur. in Sole etc. p. iGG. C’est d’après la détermination d’Hévélius, que Flamsteed établit ici la position de cette étoile. Dans son Catalogue, cette même étoile est cnn)loyée deux fois, et en deux positions différentes; 38® du Bélier, elle n’est que de 7® grandeur, et le 7 novembre 1G75, elle étoit en C8‘'5'43"; lat. 3‘*2i'jo"A. jMais, 88® de la Baleine, elle est do G® grandeur, et son lieu étoit en i®8‘'8'4o"; latitude 3‘*22'22''A. Cette dernière détermination approche plus de celle d’Hévélius.

— Opj)osition de Jupiter, le 5 juin à o''io', t. m. mérid. de Londres, en 8®i4^‘4i'55". //a//. raZ/.

— Le 28 avi il, Flamsteed n’étant pas encore à Greenwich, mais à Londres, chez Jonas iMoore, observa Mars avec une lunette de 23 pieds et demi, garnie, dit-il, d’un micromètre de son invention. IMars et iw des Gémeaux étoient à même hauteur; leur distance, à 9''244 étoit de 10' i3"; Mars étoit à la droite de l’étoile. Flamsteed conclut que Mars précédoit l’étoile de 8'o'4 et que sa latitude étoit de G'24" plus boréale (jue celle de l’étoile. Uist. cœl. Br. p. 2G. L’étoile étoit alors, suivant le Catalogue Britannique, en 3"9‘'4o't"; lat. i‘*3o'i4"B., ou plutôt, selon Mayer, en 3^9‘'4o iG"; lat. i‘'3o'43"B. Mars auroit donc été en 3*9"'32'iG"; latitude i‘'37' 12" b.

— Le 25 septembre, Vénus passa au méridien de l’Observatoire royal à 23'’ io'24", t. app. à 4G‘'4G'io" de bauteur méridienne. Picard mss. — Uist. cèl.

Le 8 novembre, elle média à 23''49'i3"~. Hauteur méridienne, 25‘'47'o". Ihid.

ÉTOILES

Le 7 novembre, lorsque Flamsteed observoit l’appulse de Saturne, dont nous avons rendu compte, celte planète étoit environnée de 5 ou G petites étoiles, que Flamsteed désigne par les j)remièrcs lettres de l’alphabet. Il prit leurs distances et

leurs gisements respectifs; et supposant, d’après Hévélius, que la plus australe f étoit en i®8‘'9'38"; latitude, 3‘*22'42"A., il détermina ainsi le lieu des 5 autres:

Longitude. Latitude.

a I 7 44 '^0 2 56 lo A.

Ilist. cœl. Br. p. ?n .

Si l’on donne à l’étoile f une position différente de celle que Flamsteed lui a assignée, il faudra appliquer la même correction aux 5 autres étoiles.

— Hévélius chercha inutilement la vai iahle de la Baleine, depuis le 20 août jusqu’au 10 décembre. Mach. cœl. l. 2. — Ann. Clim.p. 92. Il l’aurait peut-être cherchée moins inutilement en mars ou en mai.

— L’étoile de la poitrine du Cygne, P, continue de paroitre de 3® grandeur. Ibid.

SATELLITES

Le 19 mai, immersion du 3® à i i''2G'44". A Paris, Picard. Ilist. cél.

Le i8 juin, émersion du i®*’à ii'Vji'. A Londres, Flamsteed. Ilist. cœl. Br.

Le G juillet, émersion du 2® à ii'’o'iG". A Paris, Picard, Ilist. cél.

Le 20 juillet, émersion du i®*' à 8''22'42"Ç A Paris, Picard. Ibid.

Le samedi 21 (lisez 27) juillet, émersion du i®*' à 10'' ii', ou peut-être un peu plus tôt. A Londres, Flamsteed. Ilist. cœl. Br.

Les observations suivantes, toutes de Picard, à l’Observatoire de Paris, sont extraites de Pic. mss. et de Ilist. cél.

Le 2G juillet, à 8'’55'o", le 3®, et à 9*'55'o", le i®’’ satellite enti'ent sur le disque de Jupiter.

Le 27 juillet, émersion du i®‘ à io''3Ci7.

Le G août, émersion du 3®, vers 9'‘4C3o".

Le 10, entrée du 2® sur le dis(jue, à 8'“2'.

Le i3, sortie du 3® de derrière le disque, à 8''5C environ.

Immersion du même à io'’333 Jupiter étoit bien bas, ce qui rend l’observation un peu douteuse. I^e satellite s’alfoiblissoit 10' avant l’immersion.

Le 27, vers 8''37'2ü", le i®"’ sort de devant le disque de Jupiter.

Le i®® septembre, émersion du 2® à 7'' j8'39".

Le 29 octobre, émersion du i®*’ à G'’ 7' 22".

FAITS

Jean Flamsteed est appelé cette année à Greenwich, pour y occuper la place d’Astronome royal, place qu’il a remplie durant j)lus de 4o ans, avec un zèle infatigable. Son ami Halley rassembla S(!S observations, et les ht imprimer à Londres

(Ml 1712, in- fol., soii.s le titre (\o. nisloria cœlestis Briiannica. Cette édition déplut à Fhimsteed; il se plaignit qu’on y avoit changé et altéré, sans sa participation. j)lnsieiii's de ses observations. Il en prépara nue [)lns ample et pins exacte, joignant à ses observations de (ürceinvicb cadles qu’il avoit précédemment faites à Derby. Cette nouvelle éilition, en 3 vol. in-fol., ne parut qn’en 172), api’ès la mort de l’autenr. Flamsleed, né à Derbv, le 19 août iG'iG, monrnt le 3i décembre 1719, V. St.

— Le août, on plante à Montmartre un gros pilier de bois, dans l’endroit on l’on avoit jugé que devoit passer la méi'idienne de l’OIiservatoire. J*ic. inss. — Ilist. cèL

— Cassini ('xj)li(jiie la libration de la [.une. Élém. d’ Astron. p. 2oG. - Ilist. Acad, p. I '17. L’explication étoit bonne, sans doute, mais non complète. Ce n’est (jue par degrés que l’esprit bnmain parvient à la connoissance des phases physiques.

— Cassini découvrit aussi cette année l’ombre de l’anneau sur le corps d(> Saturne, et la duplication de cet anneau. Astron. moderne de M. Badly, t. II, p. jo2. Il observa aussi sur le dis(|ue de cette planète des bandes <|uc J. Cassini, (|ui les i-evit en 1710, crut détachées du globe de Saturne. Ibid. p. /|o3. — J. Cass. Elèm . d’ A St . p. 337.

— I>e 22 novembre, Rœmer lut à l’Académie un Mémoire sur sa belle découverte de la propagation successive de la lumièi'c. Cassini avoit eu précédemment la même i{lée; mais il y avoit renoncé. Elérn. d’Astr.p. G33. L’inégalité des révolutions éclipti(|iies d(‘s satellites de .lupiter, pins longues loi'sque .lupiter s’éloignoit de la’ferre, plus courtes lors(ju’il s’en approeboit, avoit convaincu Roemer de la nécessité d’admettre cette propagation successive. Il détermina (|ue la lumière de ces satellites employoit environ 8 minutes de temps à parcourir le demi-diamètre du graïul orbe de la Terre. On remar(]ue dans toutes les étoiles uu léger mouvement annuel, circulaire ou elliptiijue. .lacques Bradlcy a démontré que ce monv('ment, cette aberration, étoit une suite nécessaire de la propagation successive de la lumière, découverte par Rœmer.

Olaüs Rœmer étoit né à Copenhague, ou, selon d’autres, à Arbusdans le .lutland, le 20 septembre iG'14- Picard, en son voyage de Danernarck, le connut et l’apprécia. Il crut faire une excellente acquisition |)Our l’Académie, s’il pouvoit engager Rœmer il se fixer en Fiaince. Il réussit à le lui persuader. Rœnner accompagna Picard dans son retour à Paris; et peu de mois après, il fut agrégé à l’Académie. Il s’y tu sur-tout estimer par des machines ingénieuses qu’il imagina et fit exécuter. Le 19 juin 1G77, il en présenta une (|ui rejirésentoit les mouvemens inégaux des planètes, leur apogée, leurs nœuds. Les années suivantes, il en inventa d’autres qui imiloient avec précision les mouvemens et les configurations des satellites de .lupiter, ceux des satellites et de l’auneaii de Saturne, etc. .Vprès la révocation de l’édit de Nantes, en iG85, il retourna en Danernarck, nonobstant les instances qu’on lui lit pour le retenir à Paris, et les assurances qu’on lui donna qu’il ne seroit point in(|uiété pour ses sentiments religieux. Après avoir encore éclairé durant quinze ans sa patrie, il mourut à Copenhague, le 19 septembre 1710.

Uœmer éloit aussi fort bon observateur des phénomènes célestes : ses oliscrvations nous auroient été très-utiles; on tarda trop à les |)ublier; leur recueil a péri dans l’incendie de Copenhague.

Hévélius, à Danizick, régla le temps des phases de cette éclipse sur une horloge à pendule et à vibrations réglées : c’est le premier usage, je {)ense, qu’il a fait d’une telle horloge. Hévélius la régla sur des hauteurs du Soleil prises les unes vers (S heures du matin, les autres après 4 heures du soir, et il trouva, dit-il, que l’horloge n’avoit pas besoin de correction.

2i''22' o" commencement, suivant Hévélius, (juoi({ue lapen-

dule marquât 2i‘‘22'3o"; apparemment que le disque du Soleil étoit déjà entamé lorsciu’on consulta l’horloge.

22 3i O ou environ. plus grande phase de 4 doigls 22'.

23 3(j 4<> li'i- Voyez beaucoup d’autres phases dans Mach.

cœl. /. 2, et dans Philos. Trans. n. 127, p. GGG.

22 O le demi-diamètre du Soleil est à celui de la

Lune, comme l 'V à i3'53".

22 24 la proportion est comme 10' à i j'.

23 O elle est comme lo'à i4'oo".

Ensuite le demi-diamètre de la Lune devient non seulement égal à celui du Soleil; il l’e.xcèdc même un [)eu. Ihid. Que le diamètre apparent de la Lune augmente à raison de la plus grande hauteur de cet astre, sur l’hoi'izon, cela est induhitahle; mais l’accroissement passe ici de beaucoup trop les bornes légitimes.

— A Londres, dans la rue de la cour de Basingent {in vico aulœ Basingenlis), Haines régla son horloge sur des hauteurs du Soleil piàses avec un quart-de-cercle de deux pieds de rayon.

i9''5o' commencement.

21 5G tin. Hist. cœl. Prit. t. /, p. 200.

— François Smetwick, à Westminstei'.

i9''5o' . . . commencement.

21 54 45". ■ ■ tin. Philos. Trans. n. 12G, p. G'i'j .

— A Wapping, près Londres, Colson.

i9''5 l'o i". . . un quart de doigt.

20 28 21 . . . 3 doigts -py, plus grande phase observée.

57 G . . . fin. Voyez plus de détail, ibid. et Hist. cœl. lirii. p. 200.

— A Grecmvicli, Flamstced (M Ilalley, traversés par les nuages.

point d’éclipse.

le bord occidental du Soleil est entamé, distance des cornes 10' 10".

parties du diamètre éclairées, 22' 18". Quebjues minutes au|)aravant, le diamètre du Soleil avoit été trouvé de 3i'43"(donc l'éclipse était alors de 3 doigts 34'). distance des cornes, ‘li! o" .

le Soleil sort des nuages, et son limbe est entier. Eisl. cœl. Ur.p. 200. — Phil. Trans. n. 127, p. GG2. On y trouve un plus ample détai I.

— Richard Townley, à Townley, par 53‘'44'de latitude, 2'* \ environ à l’ouest de Londres, suivant Townley.

parties éclairées du diamètre, 2G'i5".

paiiies éclairées 23'i3"; le diamètre fut trouvé de 3i'4<)" (donc la plus grande éclipse observée fut de 3 doigts 1 2'). distance des cornes, 21 '3", ce qui donneroit environ 3 doigts 2' pour la grandeur actuelle de l’éclipse, tin. Ibid. On y trouve plusieurs autres phases.

— Emmanuel Ilalton, à Wingtield, dix milles environ au nord de Derby, par 53‘'8' de latitude.

i9''5o'3o". . . commencement.

21 O ... 3 doigts et demi presque.

2J 47 3o . . . tin. Hist. cœl. Br. p. 201. IMais dans Phil. Tram. n. 127,

p. GG4, il est dit que l’éclipse n'étoit pas encore finie, mais qu’elle approeboit fort de sa fin.

— Le ciel, à Paris, ne fut pas favorable; on ne put observer ni le commencement ni la tin. Cependant, d’après des hauteurs des bords supérieurs du Soleil et de la Lune, et des cornes de l’éclipse, observées dans les interstices des nuages, Cassini conjectura les phases suivantes :

i9'‘55' commencement.

2 T 55 conjonction vraie.

22 12 tin. Ane. 3fém. t. X, p. o"ji. — Jourji . des Sav. 1G7G, />. 209.

— Giorn. de Lelt., 1G77,/;. 47» etc.

Dans ces mêmes ouvrages, on dit que Picard et Rœmer, à travers les nuages, observèrent l’éclipse de 5 doigts et demi. Cependant, dans Pic. mss. et dans Ilis/. cél., l’éclipse n’est portée qu’à 5 doigts o'.

Le diamètre du Soleil fut de 3i'4o"; celui de la Lune de 3C i5". Pic. mss.

— Boulliaii, il Paris, saisit à la volée les phases suivantes entre les nuages.

Le Soleil, haut de. . . 47'' 3 doigts.

Le Soleil, haut de. .. 5 1 22 2 doigts; les cornes paroissent hori-

zontales.

Le Soleil, haut de. . . 54 2j un doigt. Bull. ms.

— A Montpellier, Saporte et Rheile.

I f)’’ 32' CO ni me n c e ni e n t .

22 32 fin.

Gr'andeur, 7 doigts. .loiirn. desSav. 1G76; p. 201).

— A Avignon, Gallet. Son observation est détaillée dans Phil. Trans. n. i4i, p. 1020, et sur une feuille volante imprimée à Avignon. 11 étoit secondé par de Reauchamps, de Saint-Florent, Montonnier et l’alibé IMariii.

A chaque phase, Gallet faisoit prendre la hauteur du Soleil à un gnomon divisé seulement en l\oo parties, et sur ces hauteurs, il corrigeoit les heures marquées par la pendule. Les corrections sont peu considérables, tantôt en plus, tantôt en moins. Je niar(|ue tout simplement les temps de la pendule; il ne f'audroit en re- Irancher que 2", en |)renant un milieu entre toutes les corrections. L’observation est faite au couvent des Carmes Déchaussés.

O doigt 27'.

cornes verticales, G doigts, plus grande phase, 7 doigts 20'.

cornes horizontales, 4 doigts 35'.

un tiers de doigt, la corne occidentale est au nadir de la Lune,

Gallet, prenant dans les Tables le lieu du Soleil et la latitude de la Lune, tire de son observation les conclusions suivantes :

Longitude

Lieu apparent

Lieu vrai

Latitude

Latitude

de la Lune

de

de

vraie

appar.

Heures.

au Soleil.

la Lune.

la Lune.

supposée.

observée.

il ' „

! t! ni

/ // ni

to

rjy

Il 3 1 15.

Il 36 5 I

Les calculs de Gallet sont exacts, ainsi que sa marche; mais je doute (]ue les latitudes vraies supposées soient conformes au résultat des Tables Rudol[)hines. Les latitudes apparentes sont mieux proportionnées.

— A Rome, le P. Gottignies.

20'’ i5' ü". . . commencement, 3*’45' avant midi.

23 i4 3o . . . fin, 45'3o" avant midi.

;{;ü annales célestes du DIX-SEPTIEME siècle. — 1676.

Durée, 3'’i'^(ou ()lutôt, sauf les fautes (.rimpression,

Grandeur, 7 doigts Giorn. de Letl. p. 82.

D’autres observateurs, à Rome.

2o''2o'4o". . . commencement, 3''3<)'2o" avant midi.

21 l\‘i 12 . . . plus grande phase, environ 8 doigts, 2'' 1 7'48" avant midi .

23 /|() 44 • • • lin» 10' iG" avant midi. Ibid. L’oliservatiou du P. Got-

tignies nous paroit plus raisonnable que celle-ci.

— A Gènes, le marquis Salvago n’observa (ou n’estima) la grandeur de l’éclipse que de G doigts. Ibid. 1G77, p. 47- — Ane. Mém. i. X, p. 071.

— A Pésaro, l’abbé Jean-François du Lanrens i^lMiirentii).

commencement, à 99'’ du zénith.

lin doigt, trois doigts.

cinq doigts.

cimj doigts et demi. Puis nuages et pluie. Ibid. 1G7G, p. 98.

11 paroit (jne les heures sont comptées à la manière italiijne, depuis le coucher du Soleil, fort mauvaise méthode pour des observations astronomiques. Le centre du Soleil s’étoit couché ce jour-là à Pésaro, à 7''4*>'4; l’éclipse anroit donc commencé à 2o''2i')- 5Iais comment a-t-on observé, on comment a-t-on estimé le coucher du centre du Soleil? Il est cependant vrai ({ne si l’éclipse a commencé à Rome à 20'' i5', comme l’a déterminé le P. Gottignies, elle a dû commencer à Pésaro, à {len de S(‘Condes près, à 20'' 22'^.

— « L’XI du mois passé, dit Chardin, dans une lettre datée d’Ispahan, le 2G juillet « 167G, l’observai l’éclipse du Soleil, qui étoit en 2®2i‘'i5', déclinaison boréale, « 23*' i3', avec un qnart-de-cercle dont les degi'és sont divisés de 10 en 10 minutes, (c J3éclipsc commença le Soleil étant à la hauteur de 8o‘'io', ou i4' après midi; (< lorsqu’elle finit, le Soleil étoit haut de 4^‘'2o' : ainsi la durée de l’éclipse fut '( dc3''io'; 10 doigts furent éclipsés; le ciel étoit serein; les étoiles parurent ». L’on peut douter de cette dernière circonstance, dit Roullian, HuU. ms. Soit, (ju’on en puisse douter. Mais ne ponrroit-on pas former un doute, peut-être jilns légitime, sur la grandeur de l’éclipse, que je conjecture avoir été à Ispahan plus forte que Chardin ne l’a estimée.

J’ai calculé les deux hauteurs du Soleil, observées par ce célèlire voyageui'. La première, un peu troji voisine du méridien, donne le commencement de l’éclijise, le I I juin, à midi i2'3o". Suivant la seconde, fin à 3'' 29'.

Chardin nous ajiprend de plus qu’il veilla toute la nuit du 26 juin, pour observer une éclipse de Lune, annoncée par Argoli, mais (jui n’eut pas lieu. Bull. ms.

— On observa cette année de belles taches sur le Soleil. Cassini eu remarijua une le 28 juin. Flamsteed et Ilalley en observèrent une autre en juillet et août. En novembre, on en découvrit une si grande et si noire, (jue Cassini prédit qu’elle

ne SC (lissiperoit pas si tôt; sa (Inrée fut en effet de 3 mois. Des mouvemens de celle qui avoit paru en juillet et août, Flamstced conclut que l’axe de rotation du Soleil est incliné, mais peu, sur celui de l’écliptique; que les nœuds de son é([uateur sont voisins des points solstitiaux; que de l’Ecrevisse au Capricorne la tcri'c est au nord de cet équateur, et à son sud depuis le Capricorne jus({u’à l’Ecrevisse; (|ue la rotation du Soleil, par rapport aux étoiles fixes, est de aS jours 9 lieurcs (ô demie. Cassini avoit aussi suivi cette tache. Messag. céleste, part . II, ch. ’ÿ. — P/nL Trans. i‘i'],p. GG5 ; 128, y). G87, G88.

Observations de la Lune.

Le 29 février, occultation de e du Lion, observée à Paris par Cassini et Rremer.

A 10'’ i9'54". . . immersion vers l’extrémité de Schikardus, du côté de

Phocylides.

Il iG 4o • • • émersion à-peu-près à égale distance de Wendeliniis et de Petaviüs.

Une ligne, tirée par les points de l’immersion et de l’émersion, coupoit le diamètre de la Lune, qui lui étoit peiqicud iculaire, dans la raison de G'4o" à aG'o", (ou, ce qui revient au même, la plus courte distance de l’étoile au centre de la Lune a été de 9'4o").

Le diamètre de la Lune qui approchoit du méridien étoit de 32'jo".

A i2''29', l’étoile précédoit ( le bord occidental de) la l^une de l'.oo" de temps, et le bord siqiérieur de la Lune avoit la même déclinaison (juc l’étoile.

A i2'‘4o'i8'4 l’étoile précédoit le même bord de 2' 1 i"; le diamètre de la Lune passoi t en ■>' 1 4".

A i2'‘o2'3.3", l’étoile précédoit de 2'2j".

Hauteur méridienne du bord inférieur, 39‘‘2j'2j". Ilist. cœl. Prit. p. 190. — Phd. Trans. n. \ ‘i‘i,p. 5G4-

— Le 18 mai's, occultation de ’C du Bélier, h Grcenwicb, par Flamstced. A 7''8'45", immersion à i7'5"de distance de la corne boréale. Diamètre de la Luikî 29' 5 1". Hist. cœl. II r. p. 190.

— Le 23 mars, à ii*'32', diamètre de la Lune, 3o'47"-

A j3'’iC2o", immersion de g des Gémeaux, à i3'i4' de distance de la corne inférieure (en apparence, réellement supéi’ieure et boréale).

A i3” oo'22", l’étoile étoit soi tie, et sa distance au bord éclairé étoit égale à la longueur de Lacas niger major ( Plato). Ihid. p. 197.

Le 29 juin, h io'’27'2o", x du Verseau ne paroissoit plus; des nuages n’ont pas permis à Flamstced de marquer le temps précis de l’immersion.

Il 28 3o . . .

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