‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 41 sur 120 · II 55 G · texte numérisé non relu

II 55 G

émersion décidée.

distance de l’étoile au bord le plus éloigné, 32'37". l’étoile est de 2o'54" plus haute que le bord austral, diamètre de la Lune, 3C28". Ibid. p. io\.

— Le 2 août, Halley à Oxford.

A i3‘'i i'3o". . . distance de A du Taureau à la corne australe, 2o'32".

i3 1715... inimei'sion de rétoile, à 23'2o"de la conie boréale.

i3 l 'i 40 . . . diamètre de la Lune, haute de 34‘‘ : 2g' Ibid. p. 20G.

— Le 19 août, Flamsleed, à Greenwich, occultation de 0 du Sagittaire.

A 8'’ i3'47". . . immersion de l’étoile; le lieu de l’immersion est de n'5G" moins haut que le bord supéi icur de la Lune.

8 2| 37 ... diamètre de la Lune, à la hauteur de i5‘L

6 23 12 . . . l’étoile étoit sortie; sa distance au bord éclairé étoit d’eu-

viron 20"; sa hauteur étoit précisément égale à celle du bord inférieur de Pa/iis Maræotis (Grlma/dus). Ibid. Dans Verrata, on dit que l’étoile n’étoit pas 0, mais (7 du Sagittaire, c’est certainement une erreur; la Lune a dû passer à 4’', ftu moins, au nord de a.

— ^Le 3i août, occultation de IMars; Flamsleed à Gieenwich.

on cesse de voir Mars à la vue simple, immersion totale, à i7'2o" de la pointe boréale.

0 du Taureau est dans la ligne des cornes.

distance de cette étoile à la corne australe, 32' 10".

diamètre de la Lune, 2(^' .

émersion de Mars, ou peut-être 4" 5" plus tôt.

distance de Mars à la corne boréale, i8'2o".

diamètre de la Lune, haute de 23'*, 29'55". Ibid. p. 208.

llalley observa 1

même occultation à Oxford.

premier attouchement des hords.

immersion totale, à 17' i4'' <le lit corne boréale.

émersion.

distance de Mars à la corne boréale i-j' 35". Ibid.

Fntin Hévélius observa ce même phénomène à Dantzick.

A i3*'35'42". . . immersion vers Mous Audus (Galilœus').

i4 4*5 29 . . . émersion, presque vers le milieu de Palus Mœolis {Mare

cr isium ).

i4 53 35 ... émersion d’une j)ctite étoile vers Paludes arnarœ (Firmicus). Ibid. Mach. cœl. l. 2.

— Le 9 novembre, occultation de tt du Sagittaire, à Greenwich.

immersion à 27^7" de la corne boréale, diamètre de la Lune, haute de lo'*^, 32‘*42'. l’étoile étoit sortie, et très-voisine du bord éclairé, sa distance à la corne australe, i2'5i". même distance, i4'49"- Uist.cœl. Br. p. 210.

On trouve dans le même ouvrage, tant sur cette année que sur les années suivantes, beaucoup d’appulses de la fume aux planètes et aux étoiles fixes; et dans llisi. céL beaucoup de hauteurs méridiennes de la Lune et des planètes, etc., observées par Picard.

PLANÈTES

Le 2G mars, à 8'’5'28", Flamsteed, à Greenwich, observa Saturne à 47^23" de distance de T du Bélier; la dilférence des azimuts de l’étoile et de la planète étoient de 28'o". Flamsteed conclut que Saturne précéiloit l’étoile de 3'22", et qu’il étoit plus austral qu’elle de 47' i Oc l’étoile étoit, suivant ’rycbo, en i® io‘‘25'4o"; latitude i‘‘3o'A. Donc Saturne étoit en Gio‘’22'2o"; lat. 2‘'i7'i5"A. Extrait d’une lettre de Flamsteed à Hévélius, Arm. Cliinact. p. GG. Mais, suivant Mayer, l’étoile étoit aloi's en 1® io‘'2,j' 12", ou, retrancbaut 9" pour l’aberration, et ajoutant 18" [loiir la nutation, son lieu apparent étoit eu io''2.5'2i", et sa latitude, tant moyenne qu’apparente, étoit de D' i8'54"A. Le lieu apparentde Saturne auroit donc été en i®io''2i'59; lat. apparente, 2'*G'9"A.

— Opposition de Saturne, le i3 novembre cà 7''4G4 t. rn. mérid. de Londres, eu i®22‘'2o'ao". Tah. Hall. — J. Cassini, d’après les observations d’Hévélius, maiajue cette opposition à 7''3G', mérid. de Paris, en 1*22*' i9'4o" ; latitude, 2^*22' i5" A. Mais, d’après les observations de Flamsteed, il pense qu’elle a eu lieu à 7'm5', mérid. de Paris, en i"22‘*i8'48"; 2‘‘25'io"A. Elétn. d’Aslr\ p. 3'j'j, 358.

— Opposition de Jupiter, le 8 juillet, à i8''574 t. m. mérid. de Londres, en 9*17^*38' i5". Tah. Hall. — ou, suivant Cassini, d’après les obsei'vations d’Hévélius, à 18'' i5', mérid. de Paris, en 9* i7‘*3G'i8"; lat. o‘*i2'2i" A. Elérn. d’ Aslr. p. 357.

— Opposition do Mars, le 25 décembre, à 19'' 5', t. m. méridien de Londres, en 3®5‘'29'55". Tah. Hall.

— Le 5 septembre, à notre Observatoire national, le centre de Vénus a passé au méridien à o''G'53"4» temps apparent, la bauteiir méridienne de son bord supérieur étant de 37‘‘29'3o". C’est la première conjonction inférieure do Vénus qui ait été observée, excepté le passage sur le Soleil de 1G39.

Le G, hauteur méridienne du même bord, 37^*40 i5"; son centre passe io''4o'2()" de temps moyen avanto du Verseau, et io*'58'45"avaut yde la même constellation. Hauteur méridienne de 0, 37‘*29'4o"; et celle de y, 38‘* 1 l\o". Vénus employa en-

viron 5" de temps à traverser le méridien; avec une lunette de 20 pieds, son diamètre fut trouvé de Ci". Pic. rnss. — Hist. cél.

ÉTOILES

Au mois de février, la nébuleuse d’Andromède avoit totalement disparu. Bull. ms.

— Le 7 et le 8 février, Boulliau juge que la variable de la Baleine est de la 3" grandeur; les jours suivans, son éclat augmente; le 19, elle égale presque a de la même constellation. Ibid. — En mars, Cassini et Flamsteed la trouvent supérieure aux étoiles du 3® ordre. Phil. Trans., 11° i23, p. 5G5, 5G7. Elle se couche ensuite béliaquement.

Le lo décembre, elle n’avoit pas encore reparu. Le 2,3 décembre, elle étoil égale à a de la Baleine, on même elle la sin-passoit. Le 3i, elle étoit presque plus belle que a. Le i j^civier 1677,(10 même; elle étoit pareillement plus grande que a et Y de Pégase. L’observation est d’ilévélius. Ibid., n° \ 'd\,p. 858. — Ann. Clirn. p. 92.

SATELLITES

Le 12 mai, immersion du i®' à i V'29'4‘i", à Paris. Picard mss.

Le 1 3 juin, immersion du i‘‘‘' à io''56'i3". Jbid. — Uisl. céJ.

le 2*^ sort de dessus le disque à 1 Ibid. — Uisl. cél.

Le 29 juillet, le i*"'' entre sui- le disque à io''39'7,.

le 2*^ y entre à 1 1 8 :!■ .

le 3*^ y entre à 12 8 Ibid. — Pic. mss.

Le 7 août, émersion du i*^'' à 9'’49'4o". Ibid.

émei’sion du 2'’ à 12 17 53 . Ibid. — Pic. mss.

l.e i4 août, émersion du 1" à 11 4^ 49 • Ibid. — Pic. mss.

Lo 16 août, le 3*^ entre sur le disque à 8'‘59'|. Ibid.

Le 23 août, émei'sion du à 8'' i i'i3", à Paris.

à 8 18 47 » û Avignon. Pic. mss.

Le 10 septetnl)re, an soir, conjonction du 2'' et du d*-’; leur distance est égale aux ^ du diamètre de. Jupiter; d’oii Picard conclut (|iie rinclinaison de leurs orbites est de i‘'33'3o". Pic. mss. — Ilisf. cél.

Le 3o septembre, le sort do dessus le disque à 8'’29'44", à Paris. Ibid.

Le 2 octobre, émersion du 3*" à G'Mo'37". Cassini, à Pai'is. P/iii. Trans. rf 21, p. 254, noc. i(j95-

Le 9 novembre, émersion du i*^‘' <à 5''37'49", à Paris. Pic. /?iss. — IlisL cél.

Le i4 novembre, émei'sion du 3*^ à G*'2o'55"; Cassini. P/iil. Trans., loco ciialo. IGcard, qui observa aussi cette émersion, remarque que Jupiter étoit bien bas, et enfoncé dans les vapeurs de l’iiorizon. Uisl. cél. — Pic. mss.

COMÈTE

11 est dit que le P. Foutanay découvrit, le février, une comète dans l’Eridan, et que cette comète disparut le 9 mars dans le Lièvre. Voyez ce que nous en avons dit, Cométogr., t. Il, p. a3.

FAITS

Edmond Ilalley fut envoyé, cette année, à File de Sainte-Hélime, pour déterminer la position des étoiles qui environnent le pôle austral. Pierre Tbéodore avoit déjà construit un catalogue de ces étoiles, d’après les observations d’Améric Vespuce, d’André Corsalius, de Pierre de Médine, et probablement d’après les siennes pi-opres. C’est d’après ce catalogue de Tbéodore, (jue Bayer dressa, en iGo3, sa L\\f planche, contenant douze nouvelles constellations : celles du Paon, du Toucan, de la Grue, du Phénix, de la Dorade, du Poisson volant, de l’Hydre mâle, du Caméléon, de la Mouche, de l’Oiseau de Paradis, du Triangle austral, et de l’Iudien. Képler

avant reçu do Bartscliiiis des extraits des manuscrits do Bayer, et des calculs faits par Bartscliius d’après les notices puisées dans ces manuscrits, inséra ces constellations dans le catalogue des étoiles qui termine ses Tables Rudolpliines ; il y joignit les longitudes et latitudes des étoiles ([ui composent ces constellations, ce (jue lîayer n’avoit point fait. Métius, de usu utriusque "loin, p. 3, semble revendiquer l’honneur d’être le premier qui ait fait counoître aux Européens cette partie du ciel, pour Frédéric Houtmann, sou disciple, qui, dit-il, a soigneusement observé ces étoiles dans l’île de Sumatra, et les a classées dans douze constellations. Huit de ces constellations sont les memes que celles de Théodore; mais, au lieu de la Grue, du Toucan, de la Dorade et de l’Hydre mâle, Métius nomme le Héron, la Pie indienne, la queue du Scorpion et la Colomlie de Noé. Ces premiers catalogues ne contenoient que 120 ou i3o étoiles, et celui que Halley dressa dans File de Sainte- Hélène, en contienty dit-on, 35o. Cela est vrai. iMais le catalogue de Halley ne contient que io3 étoiles des 12 constellations de Théodore; les autres appartiennent au Navire, au Centaure, au Loup, à d’autres constellations australes, qui ne se lèvent pas, ou qui s’élèvent peu sur l’horizon d’Ui'anihourg, dont Tycho, par conséquent, n’avoit pu déterminer les vrais lieux. Ces étoiles se trouvoient néanmoins classées dans des catalogues, mais sur la seule foi de Ptolomée. Les navigateurs regardoient ces étoiles comme données de position; ils négligèrent de les observer. Les observations de Margratf, sur File d’Autoine Vaaz, auroieut pu être d’uu grand secours; mais elles n’étoient pas publiées, au moins iFétoient-elles pas calculées. Cependant les navigateurs intelligens ne pouvoient se dissimuler les erreurs monstrueuses où ils étoient quelquefois entraînés par les fausses déterminations du lieu de ces étoiles.

C’étoit donc un grand service que Halley rendoit à la navigation, eu déterminant leur véritable position, ])ar des observations plus précises que toutes celles qu’on avoit j)u faire jusqu’aloi's. Les résultats de son travail ne dilfèrent souvent des déterminations de Ptolomée, que de i o', 20' ou 3</, mais il n’est pas rare que l’erreur de celles-ci s’étende jusqu’à plusieurs degrés, soit eu longitude, soit en latitude; et la position des étoiles du catalogue de Bartscliius u’est pas plus exacte.

Ouantaux autres obligations (|ue l’Astronomie a au célèbre Halley, elles sont assez connues. H a calculé les orbites d’un grand nombre de comètes. H iFest pas le premier qui ait annoncé le retour d’une comète; mais il est le premier dont l’annonce ait été couronnée d’un plein succès. Il donna, en iG83, sa théorie de la variation de l’aiguille aimantée. La première édition des principes de Newton fut publiée en 1G8G à sa sollicitation. Il donna, vers le même temps, sa théorie des vents alisés et des moussons. En 1710, il donna une édition des Tables carolines, auxquelles il ajouta, eu forme d’apjiendice, le détail d’uu grand nombre d’observations astronomiques, qu’il avoit faites à Islingtou, près de l.ondres, on iG82, iG83 et 1G84. Ses tables, imprimées dès 1719, ne parurent qu’après sa mort, on 1749- 11 étoit né à Londres, le 8 novembre iGjG. Il fut nommé, en 1708, professeur de géométi’ie à Oxford; en 1713, seci'étaire de la Société royale; eu 1720, astronome royal, à Greenwich. Comme les principales causes qui modifient les mouvemens de la Lune, redeviennent à-peu-près les mômes après 18 ans et 10 ou 1 1 jours, il se persuada que les erreurs des Tables de la Lune dévoient revenir à très-pou près les mêmes après l’écoulement de cette période. H résolut doue d’observer, le plus sou-

vont (jii’il lui seroit possible, la Lune an méridien, durant le eoiirs de dix-luiil années, et de comparer le l'ésultal de ses observations avec le calcul fait d’apri's ses Tables, afin (jiTou pût ap[)li(]uer aux périodes suivantes la coria'ction des erreui's ({ui auroieut été découvertes dans cette première période. Il commença cette longue suite d’observations en janvier 1722, étant déjà dans la année de son âge, et il eut le bonbeur de la terminer lieureusemeut eu décembre 173»), n’étant mort (|ue le 25 janvier 1742, dans sa HG*-’ année. 11 étoit de notre Académie des Sciences. Voyez son éloge par ÏMairan, Ilist. de V Académie, i7 j2.

llévelius, à Dantzick.

i5''3G4t>". • • réclij)se commence à la j)artie supéiaeurc delà Lune, vers Mons Allas et Sinus Apolhnis {Ilarpalus, je pense, et Sinus iridum).

i4 54 Ip Soleil SC lève. Mach. cœl. l. 2.

— Picard, à Paris, à l’Observatoire.

Hauteur méridienne du bord supérieur de la Lune, 2o‘^43'45"; elle descendoit sensiblement avant (lue d’être au méridien.

I '’|''28' o". . . commencement de l’éclipse. Puis nuages. Pic. mss. — Ilist. cél.

— A Avignon, Gallet, de Beauebamps, Moutonnier et de Saint-Florent. L’observation lut imprimée à Avignon sur une feuille volante; je ne la trouve nulle part ailleurs. Voici (jnelques-unes des phases observées.

iG 9 07 . . .

iG 33 44 • • •

commencement de l’éclipse.

4 doigts.

5 doigts 3o'. Cornes borizoutalcs ; l’ombre par Caca/erius,

entre Cleomed.es et Mare crisium, et par Seneca.

G doigts.

7 iloigts.

plus grande phtâse, 8 doigts 3o'.

la Lune disparoît dans le brouillard.

Demi-diamètre de la Lune, iG'4G"; de l’ombre, 48'38".

Gallet conclut l’opposition à iG'‘9'57", en 7*2G‘'43’43". Réduction à réclipticjue add. 2 9"; donc vrai lien de la Lune, 7®2G‘'45'57". jMoindre distance des centres 4i'4i". Latitude de la Imne au moment de l’opposition 4G37".

Autres observations de la Lune.

Le 20 juin, à Greeinvicb, à i5''27'28", immersion de ix des Poissons près Mous Alahastrinus, à i4'52" de la pointe boréale. Le point de l’immersion étoit eu ligne

droite nyecCrela (Hullialdius) et Porphy rites (Aristarchiis). Le diamètre de la Lune étoit de 32'8" à la liauteur de 33‘' Ilist. cœl. Brit. p. 218.

Le 4 novembre, à Greenwich, à i3'’o'2G", immersion de rx des Poissons.

A i3'' 2' if. . . immersion de 2x.

A 12 27 3o . . . le diamètre de la Lune, haute de iG*', étoit de 32'3".

Ibid. p. 226.

— Le 10 novembre, à Dantzick, conjonction apparente de Saturne et de la Lune, à i5''i7'; distance de Saturne au bord austral de la Lune, 3'3o". Voyez dans Mach. cœl. l. 2, p. 8o3, et l. 3, p. 107, beaucoup de distances de la planète au limbe de la Lune, et de y du Bélier à l’une et à l’autre, prises tant avant qu’après la conjonction.

Passage de Mercure sur le disque du Soleil, les 6 et 7 novembre.

Ce passage, visible dans toute l'Europe, eut peu d’observateurs; le ciel fut presque partout couvert.

A Townley, dans le Lancastershire, Townley ne put observer que la tin, le 7 novembre.

2''j4’ • • sortie totale de Mercure. Ilist. cœl. Br. t. /, p. 187.

— Halley, sur l’île de Sainte-Hélène, le G novembre.

2i'’2G'i7". . . le limbe du Soleil est entamé, à io‘' environ du nadir, vers la droite.

i\ 27 3() . . . entrée totale de IMercure.

les nuages couvrent le Soleil.

Le 7 novembre, à 2''38'39", la distance des bords les plus voisins du Soleil et de Mercure n’excède pas le diamètre de Mercure.

2''4o' 8". . . attouchement intérieur des bords à la sortie.

2 l\\ O . . . sortie du centre, à environ du nadir, vers la droite.

2 4i 34 . . . sortie totale.

Donc de l’entrée du centre à sa sortie, il s’est écoulé .3’’ i4'2o"; Halley regarde cette durée comme n’étant susceptible d’aucun doute. Ibid.

— Gallet, à Avignon, ne put observer l’entrée à cause des nuages. Dans les observations suivantes, il recevoit sur une surface blanche l’image du Soleil, transmise au travers d’une lunette de 3 pieds. Les deux bords du Soleil étaient toujours contenus entre deux fils immobiles, (|ui, par conséquent, étoient parallèles à l’équateur. L’intervalle de temps écoulé entre les passages du bord occitlental du Soleil et le centre de Mercure, donnoit la dilTérence des ascensions droites; on la réduisoiten fractions de degré, et la distance de Mercure à un des fils parallèles, soustraite du demi-diamètre du Soleil, donnoit la déclinaison de Mercure au centre du Soleil.

Numéro

(les

observations.

Heures.

Déclinaison au Soleil.

Différence d’ascension droite entre Mercure et le

bord occid. du Soleil.

Distance de Mercure au

centre du Soleil.

, Ht

tn

0 éi

De ces observalioiis, Gallet tire les conclusions suivantes, en empruntant des épliéinérides d’Hccker le lieu du Soleil :

Numéro

des

observations.

Lieu

du Soleil.

Ascension droite de Ç .

Déclinaison

Longitude

Latitude

austral 3 de V .

de Ç .

boréale de ?

<1 / Il

A la longitude et à la latitude de la seconde observation, il s’est certainement glissé une erreur, ou d’impression, ou peut-être même de calcul. Je les ai calculées d’après les données de Gallet, et j’ai trouvé 7® l'sS" pour longitude, et pour latitude 3'35".

Gallet conclut de ses observations et calculs, que la conjonction apparente du Soleil et de IMcrcure est arrivée h o'’39'i4", et cette conclusion est adoptée dans Ane. Màn., t. /, p. 239.

Galletavoitenvoyé son observation à Cassini. Celui-ci, dans sa réponse, remarque (|ue l’image du Soleil, transmise par une lunette, doit paroître un peu plusgraïule (|u’clle n’est réellement, et qu’en certaines circonstances, une ligne droite devient convexe du coté du centre; que par les 2*^, ff et 8® observations, le milieu tombe à o'’39'46"; mais (|ue selon les 7*^et 8®, qui paroissent plus exactes, il est arrivé à o''43' 12". L’inclinaison apparente de l’orbite de IMercure à l’écliptique, conclue de la i*'®et de la 10® oliservations, n’est (jue de 5‘‘3o'; mais elle est de 7‘'o', si on la conclut de la i'® et de la 8®. La latitude apparente, au moment de la conjonction, était de 4'; le lieu du nœud ascendant en i*i4‘‘ i2'3o".

Jac(}ues Cassini l'ait les mômes observations. Il remarque de plus (|u’une ligne

tirée par la 2*^ et la (f observation, s’écarte de part et d’autre de la et de la lo", mais qu’elle représente mieux qu’aucune autre ligne G des lo observations. Elle donne l’inclinaison de L’arc du limbe du Soleil, entre l’écliptique et le

centre de Mercure, étoit de G'‘4o' à l’entrée, et de 22'’ à la sortie de Mercure. Il s’ensuit que la demi-route de Mercure sur le Soleil a été de 1.V4V'; ba demi-durée du passage, 2'' 43 '44"; la moindre distance des centres, f\' la latitude apparente 4'3"; la conjonction à o'’49', méridien d’Avignon, en i® i5‘^'44'2o"; IMercure en son nœud ascendant, le G novembre à i9''34't même méridien; latitude héliocentrique au moment de la conjonction 8'45"; nœud ascendant en i*i4‘'2G'38"; inclinaison héliocentrique G‘^*2o'3o". Elérn. d’Ast.,p. ’j'Sc) et suiv.

— Ilalley, combinant son observation avec les tables, et supposant, d’après l’observation de Gallet, que la latitude de Mercure en conjonction étoit d’environ j', conclut que la parallaxe horizontale du Soleil étoit de 4">". et celle de ÎMercure de GG". La véritable |)arallaxe du Soleil n’est pas la cinquième partie de celle ([ue Halley détermine. jMais que seroit-ce si l’on comparoit la durée incontestablement observée par Ilalley, o"i4'2o", avec celle que J. Cassini a conclue de l’observation de Gallet, 5'' 27' 28"? J’ai calculé plusieurs des observations de Gallet, en supposant, avec lui, l’obliquité de l’écliptique de 23‘‘3o'. J’ai trouvé, pour la 4® observation, 7*i.5''38'2.5" de longitude, et 3'5.j" de latitude; la longitmb; tie (lifTère (jue de 2" de celle que Gallet a établie; la latitude est absolument la même. IMais l’obliquité supposée de l’écliptique est inanilestement trop forte; l’obliquité moyenne étoit alors de 23‘*28'52",3 et l’obliifuilé apparente de 23‘^'28'43". Or cette obliquité posée, la latitude de Mercure, à la 4*’ ebservation , n’est plus (juede 2'59"; et à la dernière observation, de 5'i8"; l’arc du limbe du Soleil entre l’écliptique et le centre de Mercure n’est plus, à la sortie, que de 19'' 3', etc.

On peut aussi remarquer (|ue Gallet, déterminant les diamètres par le temps qu’ils employaient à traverser un lil horaire, a ti'ouvé celui du Soleil de 33'o", tandis qu’il n’étoitque de 32^20", et celui de jMercure de i7'A^ ce([ui est beaucoiq) trop. Ne s’ensuit-il pas de là, qu’il y a tout lieu de craindre que Gallet n’ait pareillement trouvé les différences d’ascensions droites plus grandes qu’elles n’étoient réellement?

Autres observations des Planètes.

Opposition de Saturne, le 27 novembre, à ii'’27' t. m. mérid. de Londres, en 2®G‘'25'2j". 7/a//.rrt^.; — ou à i i'‘i8', mérid. de Paris, en 2*G‘^'24'3i"; lat. i‘'5G'3o"A., suivant J. Cassini, d’après les observations de Flamsteed. Élém. d’Àstr. p. 358.

Le 24 décembre, à 7'', à Paris, Saturne étoit en droite ligne entre a et x du Taureau; sa distance à £ de la même eonstellation étoit à-peu-près de 4bA^ et la plus grande partie de celte distance étoit en latitude. Ihdl. ms.

Le 29 décembre, à 8''58', Boulliau oliserva Saturne et £ du Taureau au même moment dans le nonagésime; donc la planète avoit la même longitude que l’étoile, 2®3''58'53", suivant Tycbo 3'j" suivant May(“r; 2" de plus suivant

Bradley). Saturne étoit plus haut que l’étoile. Ibid. — Phil. Trans. n. 189, p. 978,

— Opposition de Jupiter, le i4 août, à ii'’58', t. m. mérid. de Londres, en

3H ANNALES CÉLESTES DU DlX-SEPTIÉME SIÈCLE. — 1677.

icC22''32'4o". Hall. Tal). — J. Cassini, d’après les ol)servations de Flamsteed, me( celle opposilioii à ii‘’32', niérid. de Paris, en io*22‘‘3i'4"; lat. i^io'4"A. Éléin. d’ Aslr., p. 417-

— Picard lit, à Paiis, dans la rue des Postes, les observations suivantes de •Mercure :

llautours de V .

février, ;'t

Mercure dans le vertical A

Mercure dans le vertical II

Mercure dans le vertical K

Ç d’Oriou dans le vertical K

février,

2® bord du Soleil au vertical A.

février.

l)ord iiderieur du Soleil

le Soleil dans le vertical A.

le Soleil dans le vertical IL

bailleur du Soleil

mars,

bailleur du bord inférieur

bauleur du bord supérieur

i®® bord dans le vertical K.

2® bord dans le vertical K.

mars.

bauleur du bord inférieur

bauteur du bord supérieur

I®'' bord au vertical K.

2® bord au vertical K.

ÉTOILES

La variable de la Baleine, au commencement de l’année, surpassait a de la Baleine, a et y de Pégase. Vers la fin de janvier, et au commencement de février, elle étoit encore égale à a de la Baleine; elle décrût ensuite. A la fin de février, et au commencement de mars, elle égaloit à-peu-près 0 de la môme constellation.

Le 19 novembre, Boulliau la revoit, à l’aide d’une petite lunette; elle étoit extrêmement petite, minufissima. Le 22, elle étoit à peine de la 6® grandeur. Le 23, Hévélius la juge de la 5*^. Le 28, elle étoit de la 4*^- Le 3 décembre, elle égaloit presque 0 de la Baleine; elle lui devint ensuite égale, et le reste du mois, elle parut tantôt plus gi’ande, et tantôt plus petite que 0, sans qu’il paroisse cependant que, dans le cours de cette apparition, elle soit parvenue à égaler y. IJidl. ms. — llevel. Mach. cœl. l. 2. — Ann. Clim. p. 92 et seq.

— L’étoile de la poitrine du Cygne P n’atteignoit, le 22 août, que la G® grandeur; le 2G, elle n’excédoit pas la 7®. Elle décrût ensuite de jour en jour jusqu’au iG novembre, qu’elle disparut. Hevel. Und.

SATELLITES

Le

9 juin.

immersion du i®"’ à

Picard, à cél.

Paris. Ilist.

Le

1 G juin,

immersion du i®® à

i4 ïG i4 • • .

Id. ibid.

Lunette de

i4 pieds.

à i4 5 4c • . . Greenwicb; lunette de I G P i e d s . ni St . cœl. Br .

Le

immersion du i

il i2''i8'5G". Greenwich. Ibid.

Le

22 août.

conjonction du

G‘’ et du 2^^ il 8'' 2,4', ou peu après. Ibid.

Le

1 1 septembre.

émersion du i®'

il 9*' 55'. Paris, Rœmer. lieg. de C Acad.

Le

17 septembre,

le 4*^ est sorti à

io''24'3o". Greenwich. Uisi. cœl. Hr.

Le

18 septembre.

le 1®“' est caché derrière le disijue de .lu-

jiiter.

on croit voir le 2® sortant de devant le

disque.

il est certainement dehors.

émersion du 3®.

émersion du i®*'. Greenwicb.7/é.s7. cœl. Bi .

Le

27 septembre.

émersion du i®*'. Ibid.

Le

3 novembre.

le 1®® touche le disque; lunettiî de

57 pieds.

il est totalement entré. Ibid.

Le

23 novembre.

immersion du 4*^-

il est bien certainement dans l’ombre.

Ibid.

(^assini et Rœmer découvrent cette année sur Jupiter une tache, qui ne pouvoit exister que sur le 4*^ satellite, qui traversoit alors le disque de Jupiter. Ane. Mém. t. I, p. 217.

COMÈTE

llévélius découvrit cette comète, le 27 avril, et l’observa avec soin jusqu’au d mai. Voyez ses observations dans Mach. cœl. l. 2. llalley a calculé l’orbite (!(> cette comète. Voyez Comclogr., t. U, p. 43 et 100.

A Uanlzick, les nuages contrecarrent le zèle d’Hévélius.

I i''3G'ou environ. lin de l’éclipse. Mach. cœl. l. 2.

— Flamsteed, à Greenwich.

G'‘34'3G" l’éclipse est sensiblement commencée.

G 33 3G vrai commencement, conclu des autres phases.

7 3i 34 immersion.

8 5i .34 immersion d’une étoile, près

9 10 8 émersion de la Lune, douteuse.

9 12 413 émersion très certaine.

10 10 10 fin, douteuse.

10 II G l’éclipse est certainement finie.

.'! iO

Flam.steed conclut la lin véritable à io''k/38", au-dessous de Palus Mœolis {Marc crisiurn), au 3oo® degré extérieur de la Carte d’Hévélius.

G'' f)' G". . . diamètre de la lAiiie, 32'33", à 1 1‘' de hauteur. 101812... à la hauteur de 4^''dü', diamètre 32'/|8". Ilisi. cœl. Uni. p. 234.

— Ilalley, pareillement à Greenwich.

commencement très certain.

immersion un peu au-dessous de Palus Mœolis {Mare crisumi).

immersion d’une étoile assez claii’c, près Mans Alabasl ri nus.

émersion de la Lune, douteuse.

émersion très certaine, vis-à-vis Palus Marœotis {Grimaldus).

fin. Ibid., p. 23.5.

— llaynes, à Londres, dans la rue dite Aulœ Basingensis.

commencement, immersion, émersion, tin. Ibid. p. 237.

— Colson, à Wapping, près Londres, à l’Hermitage.

commencement, immersion .

émersion, fin. Ibid.

— A Paris, à l’Observatoire, Cassini et Gallet.

commencement.

immersion,

émersion.

tin. Journ. des Sav., 1G78, p. 390 el suiv. — Ane. Méni. t. X, p. 6i3 et suiç.

— Au même observatoire, Rœmer et de la Hire.

com mencement.

im mersion.

émersion, tin. Ibid.

ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. - 1678 — Au collège (le Clermont, à Paris, le P. Fontanay.

commencement, im mers ion.

émersion, tin. Ibid.

Voyez dans les ouvrages cités un plus ample détail de toutes les observations précédentes.

— Boulliau, également à Paris, ne déterminoit le temps que sur des liauteurs des astres, ne pouvant apparemment taire mieux.

.1 upiter étant liant de 2G'*42', et son lieu cori'igé sur des observations faites la veille par Ilalley, commencement entre Mons Clirnav et Palus Mai-œotis, vers 1 4o'' de la Carte d’Hévélius.

.lupiter haut de 32''4i', on soupçonna l’immersion. Aussitôt après, a du Bélic'r avoit 37''25' de hauteur, ce (|ui donne 7''4i'35"; l’éclipse étoit totale, et même un peu au-delà. Boulliau conclut :

im mersion .

Aldébaran haut de 24‘‘3o', émersion.

Aldébaran haut de 34‘'33', tin, vis-à-vis Sarmalia Asiatica, vers le 3oo® degré d’IIévélius. Boulliau croit cc'pendant que la tin avoit précédé cette hauteur, et (ju’il tant la tixer à io‘' i8'42". Bull. ms.

— A Avignon, do Beauehamps et le P. Bonfa.

commencement.

immersion.

émersion.

tin. Cette observation, beaucoup plus détaillée dans les Registres de V Académie, a, dit Cassini, toutes les martjues d’une grande exactitude. (Soit, mais en at-elle la réalité? Tontes les phases sont certainement marquées 3'4 trop tard).

Autres observations de la Lune.

Occultation de Saturne par la Lune, observée à Paris par Cassini, Picard, Btemer, de la Hire, le 27 février.

immersion de l’anse occidentale de l’anneau, immersion totale entre Arisiai chus et Cardanus. émersion de l’anse occidentale, entre Messala et Berosus. émersion totale. Ane. Mém. t. X, p. G02.

;:iS ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1678.

— Houliiaii observa la même occultation.

o". . . entrée de Saturne, a d’Andromètle ayant i8‘'ii' de liantenr vers l’ouest.

(S 3o 22 . . . sa sortie, d’Andromède étant liant de 2 1^' 17' vers l’onest.

Trans. /^“ 9G9.

— Le 28 mars, à Dantzick.

7'‘33' immersion de \y d’Orion vers Sinus hyperhoreus (Sinus

roris), on Si/ius ApoUinis (Sinus iridum).

8 3o l’étoile étoit sortie; elle étoit déjà même 09' ou 10' de

distance du bord éclairé de la Lune.

9 18 immersion d’nne antre étoile (que je ne trouve point dans

les catalogues), pareillement vers Sinus ApoUinis.

10 3[ l’étoile étoit déjà à 9' on 10' de distance du bord éclairé.

I.es deux émersions avoient en lien au-dessus de Palus Mœotis (Mare crisium). Mark. cœl. l. ‘x et h.

— Le 3o mars, à Dantzick.

8'' i5' conjonction de la Lune avec une petite étoile ad podicem

PoUucis. L’étoile étoit d’environ 3' pins basse que la Lune. Ibid, (.le ne doute pas que cette étoile ne soit k des Gémeaux, qui étoit alors, suivant Mayer, en 3*i8'',y4j"; latitude, o'' lit)' \.)

Le 3 juin, à Dantzick, Hévélius a pris les distances suivantes des 2w an bord voisin de la Lune; il ne les donne tontes (jiie pour des à-peu-près.

io''56'3o". .. haut. d’Arcturus pour corriger l’borloge. Do‘‘/i7'

10 59 20 . . . même bantenr id. . jo 29

12 l\o . . . distance de i co à la Lune 17 o"

12 04 ... ÏJ O

1 3 28 3o . . . o 3o à jo"

Hévélius pense que l’immersion est arrivée à i3’’29' et quelques secondes; une tour n’a pas permis de déterminer l’instant précis.

distance de 2 CO à la Lune 7' o"

4 Go

Une tour met encore obstacle à l’observation de l’immersion, qu’Hévéliiis conjecture avoir eu lieu à i3'’59'.

. . hauteur d’Arcturus, 23‘'5o'.

i4 23 3() . . . même bauteur, 23‘‘333 Ibid.

— Le 24 septembre, Halley, à Greenwich.

7 i4'34". . . immersion de 2 p du Sagittaire; l’étoile étoit plus australe que le centre de la Lune.

7 2(j ... diamètre de la Lune, 32' 17".

7 53 O . . . I P est dans la ligne des cornes, à 3'5G" de distance de la

corne boréale. Ilist. cœl. Br., p. 232,

— Godefroi Kirch, à Leipsick, le 2j septembre.

f)''3o' ()". . . ^ du Capricorne est presque attenant à la conie supé-

rieure de la Lune.

9 37 ... l’étoile vient de sortir de la partie claire. Kirch mss.

PLANÈTES

Opposition de Saturne, 1e ii décembre à iG''474 t. m. méridien de Londres, (mi 2*2o"'38' i5". Hall. Tab., — ou, d’après les observations de Flamsteed, à iG''23', mérid. de Paris, en 2®2o‘'38' 1 2"; lat. i‘*24'33"A. ./. Cass. Élêrn. d’Astr.p. 358.

— Opposition de .lupitcr, le 21 septembre, à 5’'5o', t. m. mérid. de Londres, en 1 1*28'* 58' 35". Hall. Tab., — on, calcul fait sur les observations de Flamsteed, à 5''5i ', méridien de Paris, en iC28''58'o"; latitude i‘'37'25"A; — ou entin, d’après les observations d’ilévélius, à G''3', même méi’idien, en i r'*28‘'58'4i"; lat. i'‘37'io"A. ./. Cass. Elém. d’Aslr. p. y-

— De quelques alignemens, Boulliau conclut que le 17 décembre à 10'’, Saturne étoit en conjonction avec C du Taureau, et que conséquemment il étoit, suivant Tycho (Bradley et Mayer), en 2*20'' 18'. Bail. ms.

ÉTOILES

La changeante de la Baleine, au commencement de janvier, égaloit a des Poissons; elle diminua ensuite graduellement, et disparut dans les premiers jours de .Mars.

Elle reparut le 5 octobre, de 5*^, ou mémo, suivant Boulliau, de 'C grandeur; le 23 du même mois, elle égaloit a de la Baleine. A la lin du mois, durant tout celui de novembre, et partie de celui de décembre, elle surpassa a; elle atteignit même presque la première grandeur. Le i3 décembre, elle étoit i-edevenue égale à a; à la tin du mois, elle surpassoit à peine y. Mach. cœl. l. 2. — Ann. Clirn.p. io3. — Bull. ms. — Kirch mss.

— L’étoile P (lu Cygne décroissoit et n’étoit pins, le i3 janvier, que de 7*" grandeur. Hévélius la revoit, le 1 1 août, mais extrêmement petite. Mach. cœl. l. 2.

SATELLITES

Le 22 novembre, imniers. du 3®, à 8''4G'3pC'; émersion à i i''2()Vjo". Cass. rnss.

COMÈTE

La Hire découvrit cette comète le 1 1 septend)re, et la vit pour la dernière fois le 7 octobre ; voyez ses observations dans IlisL cèl.p. 238, 289; elles ne sont rien moins que précises; elles ont cependant suf“ti à tüornélis Doiiwes, pour en conclure une ibéorie approebée des élémens de l’orbite de cette comète. Voyez Cojnélogr. torn. Il, p. j3 et 100.

FAITS

On construisit cette année un obseivatoire à Nuremberg; le soin en tut confié à Georges-Cbristo|)be Eimmart. 11 y avoit dans cette ville un autre célèbre astronome, .lean-Pbilippe de Wurzelbau, auquel on auroit peut-être mieux lait de confier la direction de cet ouvrage, s’il eût eu pour lors l’expérience qu’il acquit depuis dans la |)ratique de l’Astronomie.

(iette éclipse étoit invisible dans pres(|ue toute l’Europe. — A Kébec, le S*' de Saint-iMartin.

o''43' commencement.

3 iG fin.

Gi'andeur, 10 doigts - . llisi. Acad. p. 189.

A Dantzick, à Greemvieb, à Paris, nuages.

— A Nuremberg, Eimmart.

i3''o' fin de l’éclipse. Del’Islc, mss.

— • A Avignon, le P. Bonfa.

10'' /fio". .. commencement.

10 10 34 • • • 1111 doigt; cornes horizontales.

10 44 38 . . . 3 doigts Les nuages n’ont pas permis de déterminer de

combien l’éclipse a excédé 4 doigts.

1 1 34 9 • • • une seconde fois, 3 doigts 4-

12 9 4 • • • un doigt.

12 i4 12 . . . fin. Journ. des Sac. 1G79./1. ilià.

Autres observations de la Lune.

Le 29 mars, Ilévélius, à Dantzick.

immersion do la do la Balance, vers Mans Porphyriies ( Arislarchas).

immersion de 2a, vers Mans Germanicianus {l\Ianus, etc.)

émersion de la vers le milieu de Palus Mæotis (^Mare crisium).

iG 9 I 5 . . .

émersion de 2a, vers le has de cette même tache, ou visà-vis Mons sanctus. Cette étoile a dû passer environ 3'3o" au nord du centre. Ann. Clim. p. 7, 8.

— Le .4 juin, occultation de .lupiter par la Lune.

Hévélius et Halley, à

Dantzick.

iG'’i8' 5". . .

Jupiter touche le hord.

iG icS 3 .4 . . .

il est h moitié entré.

iG 19 0 . . .

immersion totale près de Mons Audus (Galilœus).

17 iG 2.5 . . .

commencement de l’émersion.

17 iG 45 . . .

Jupiter est à moitié sorti.

émersion totale.

Hévélius conjecture que Jupiter est sorti vers la partie supérieure de Palus

Mæotis, et qu’il a passé

au nord du centre de la Lune. Sou diamètre, conclu de la

durée de son entrée, étoit de 3o"53"' (suivant Hévérius). Ibid. p. 18 et seq.

— Kirch, cà Leipsick.

entrée de Jupiter.

iG 4^ • • •

sa sortie. Kirch rnss.

— Cassini, à Paris.

occultation du satellite par la Lune.

JD 2 0 . .

Jupiter touche le limbe.

hauteur de Jupiter, 8‘‘i'.

Jupiter est totalement caché, à distance égale A'Aristarchus et de Grirnaldus.

immersion du 2/ satellite.

immersion du 3*^.

la Lune sort de dessous un nuage, et l’on voit à l’œil nu J Lipiter. Ane. Mérn. torn. X. — Heg. de V Acad. — Ilist. cél.

— Le 19 juin, à Leipsick; les heures sont celles de l’horloge.

hauteur de l’Aigle, 4o‘*2o'.

imm-ersion de a de la Balance.

hauteur de l’Aigle, 44‘*57C Kirch mss.

Le 24 juin/occultation de p du Sagittaire.

— Mévélius, à Dantzick.

1 1'' 4' -8". . . immersion de i p.

1 1 45 i5 . . . émersion. L’étoile a passé fort au nord du centre.

I/étoile 2p a aussi été éclipsée par la partie australe de la Lune; son immersion a suivi celle de i p, et son émersion a précédé celle de la première étoile. Ibid.

— Flamstced, à Grecnwicli.

9'' io'2o". . . distance de i p au bord le plus voisin de la Lune, 3' 10".

9 19 O . . . l’étoile est extrêmement voisine du limbe, au sud d’une

ligne tirée par Mans Porphyrites (^AristarcJms') et Insida Circinna {Insida ventoram, au milieu de bnjuelle est Kep/eras); on a cessé alors de la voir, et Flamsteed ne doute pas que ce ne soit le moment de l’immersion.

Nuages à Fémersion.

1019 O . . . distance de l’étoile au bord le plus voisin, 3'58". Ilist. cœl. Br. t. 1, p. 244.

— Le 20 juin, à Dantzick.

i2’’5o'3o". . . conjonction de la Lune et de [3 du Capricorne ; la distance de l’étoile au bord boréal de la Lune est un peu moindre ([UC celle de Mons Ætna à Mans Sinaï (de Coperniciis à Tycho). Ann. Clim. pag. 28.

PLANÈTES

De quelques alignemens pris le i3 janvier, Boulliau conclut qu’à 9''9'32", Saturne étoit au nonagésime presque avec [Ü du Taureau, son azimut n’étant que de 3' plus oriental que l’étoile. Or celle-ci étoit en 2®i8‘'5'4F' (2®i8'*5'3o" suivant Mayer et Bradicy); donc Saturne étoit, à très-peu près, en 2® 18^*9'. Bull. ms.

— Le iG janvier, Kircb observa, h Leipsick, une conjonction très-étroite de Saturne de 0 du Taureau. (Cette étoile étoit alors, suivant Bradley, en 2®i8^L)'52"; lat. i‘'i9'i9"A.; et, suivant Mayer, en 2®i8''o'47"; lat. i‘^i9'2o".) Voici comme Kircb ra[)porte son observation. Append. adEphem. anni iG83. — Miscell. lierai, t. î, p. 20,4 et sec].

A 10'’, la distance de l’étoile à l’anse occidentale de l’anneau étoit égale au grand axe de l’anneau.

A i4'', les nuages qui étoient survenus étant dissipés, la distance à la même anse n’étoit plus égale qu’au quart du même axe.

A i4''^ l’étoile étoit pi’esque invisible, ettoueboit presque Saturne, dont elle ne paroissoit distante que d’un de ses propres diamètres.

De i4'’| à i5''4, on ne put rien déterminer. L’étoile paroissoit d’abord adbé-

ANNALES CÉLESTES Dü DIX-SEPTIÈ.ME SIÈCLE. - 1679.

rente à Saturne, sans cependant (ju’on fût bien assuré de la voir; ensuite elle devcnoit absolument invisible. Kircb n’avoit que deux lunettes, une de six pieds, une autre de dix; il en auroit désiré de plus fortes. Ce qu’il y a de certain, dit-il, c’est que Saturne étoit alors très-près de l’étoile, et qu’il la couvroit déjà, ou du moins qu’il ne devoit pas tarder à la couvrir.

Suivant une ligure qui accompagne cette exposition, l’immersion a dû avoir lieu sous l’anse occidentale, un peu au sud de l’axe de l’anneau.

A i5'‘45'. pour corriger l’horloge, hauteur de la Chèvre : 3i‘'i6', ce qui donne

Le 17 janvier, vers l’étoile étoit à l’orient de Saturne, à la distance d’environ un grand axe de Saturne; cette distance étoit cependant, an jugement de Kircb, un peu plus grande que celle du iG à 10''.

Kircb conjecture que l’immersion est arrivée le iG à le inilieu du passage, ou la conjonction, à 19’'; l’émersion à 2.3''.

— Le iG mars et les jours suivans, Hévélius observa une nouvelle conjonction de Saturne avec cette même étoile.

Le iG (vers ii'', je pense), distance de l’étoile à Saturne, environ 23'.

Le 17 au soir, la distance n’étoit plus que de 20'.

Le 18 (peu avant 10'', à ce qu’il me semble), les deux astres étoient presque en conjonction, l’étoile i5' plus australe que Saturne.

Le 19 ( après 10''), la distance étoit un peu moindre. Ann. Clirn. p. 3 ef seq.

— Opposition de Saturne, le 20 décembre, à 22''29',t. m. mérid. de Londres, en 3*4‘'o4'o", Tah. Hall.; — ou d’après les observations de Flamsteed, à 22'' 34' mérid. de Paris, en 3®4‘'54'4"l liP- <)‘'4G'9"A. ./. Cass. Elém. d'AsIr. p. 358.

— Le 22 mars, à G''4o', à Dantzick. Distance de .lupiter à Vénus, 18'; Vénus étoit haute de 5''. La distance étoit presque toute en longitude; Vénus étoit à droite, ou plus occidentale et plus basse que Jupiter. Ces deux planètes ont dû être bien voisines dans leur conjonction, qui n’a guère pu avoir lieu avant 12''. Ann. Clini .

— Le 28 octobre, opposition de Jupiter à i3''7', t. m. mérid. de Londres, en i®.V‘44'o". Tah. IlaU.; — ou à i3''9', mérid. de Pai is, en I^J‘^45'34"; lat. i‘'2G'4o"A. ./. Cass. Elém. d’Astr.p. 417.

— Le 3o janvier, opposition de Mars à i4’'5o', t. m. méridien de Londres, en 4* I i‘^27'd9". Hall. Tah.

— Le 20 mars, à Dantzick. A 7'', distance de5Iars à y de l’Ecrevisse, environ 20'.

Le 2G (après 9''4), la distance n’étoit plus que d’environ 8'.

Le 27, à 9'', Mars avoit dépassé la conjonction; sa distance à l’étoile étoit de 9' à 10'. La conjonction étoit donc arrivée le 27 matin; Mars étoit alors de G' plus austral que l’étoile.

— Le P. Briga, Scient. Eclips. part. IV, pag. 190, dit que Cassini observa, le i"*' octobre 1G79, l’occultation de 2']; du Verseau par iMars. Aucun autre ne parle de cette occultation, qui doit être rapportée à l’année 1G72. Le i®" octobre 1G79, Mars étoit très-éloigné de du Verseau.

3ji

La variable de la Baleine continue de diminuer en janvieiu — f.e G février, elle est au-dessons de la gi'andeur ; — elle se perd ensuite dans les l'ayous de la Lune.

lîoulliau la sou[)Çonne le 4 septembre; — llévélius la voit à peine le 5; — le ç), Boulliau la juge de la 5*^ gi'andeur ; — le 12, elle égale 0; — le iç), y et le 2G, a de la Baleine. Elle fut de eette grandeur jusqu’à la mi-octobre; elle commença alors à diminuer. Au commencement de novembre, elle est encore de la 3‘‘ gi'andeur; à la lin du mois, elle n’est plus que de la 5*. Ann. CUni. p. i et seq. — Unll.rns. — Kirc/i. niss.

— llévélius peut à peine découvrii- l’étoile vaidable de la poitrine du Cygmc le 8 janvier et le ij septembre. .\n/i. ('Uni. ibiiL

SATELLITES

I.e 10 juillet, immersion du à i4''i'3'3", ;i Paris. Picard inss. — Ilist. cél.

l.e 2 août, immersion du i^*', à 1 V i^''-i3". Ihid.

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