‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 9 sur 120 · IB · texte numérisé non relu

IB

On en observa la lin, à Goa, à 7'’53'. Jiicc. Af/nag. parle l, p. 377, et ref. ;

p. loi; et à Pékin vers 11 benres. Souciel, /. III, p. 372.

SECONDE ÉCLIPSE DE LUNE LE 26 AOUT. ; j

Ouelques observateurs jugèrent cette éclipse partiale, d’antres l’ont crue totale. j ’’

Kepl. Tah. Rudolf, p. io3. — Ilorrox.p. i 38. !

— Ivéj)ler à Idntz. Coininenceinent, la Lune ayant 3i‘*2o' d’aziinutb du sud à j>

l'ouest, ou à i3'V'i8'. Lin, au coueber même de la Lune, le Soleil ayant déj.'i 1‘^20'de | '

banteui', ou à 17'’ iG'. Donc durée 3*’ 28'. 3Iais Kcqder, eu égard à la foiblesse de sa ;

vue (il étoit myope), veut (|u’on abrège cette durée, et il détermine le milieu à !

i.V‘3o'. Kepl.Ephem. p. 11. Hiccioli, Astr. ref. p. lor, met ce milieu à i 3‘'3o', ou, suivant Wendelin, à i5'‘3V-

— A Tubingen, Mestlin. j

Commencement, a d’Orion ayant 9'' de hauteur; donc à i3''33'. L’attouchement

s’(‘st fait à 2U' du zénith du coté du méridien. '

1/éclipsc ne fut pas totale, il resta vers le sud une petite paitie éclairée du (lis(|ue de la Lune.

Lin, à 3o‘’ du nadir du dis(|ue, Sirius étant liant de 1 u‘20' à l’orient, donc à t(;''^3'. I

Mestlin conclut (]uc la somme des demi-diamètres de la Lune et de l’ombre

fut ()2'2l"

Latitude de la Lune au milieu de l’éclipsi' 26 87 A.

Distance des centres 2G 33

Grandeur de l’éclipse, ii doigts 33'. Mæstl. Ep. 22 ad Kepl. Voyez aussi Parai. Uisi. cœl. p. ()2 3 et seq.

— A Ingolstadt, le P. Joseph 3'iva.

Commencement à i3'’ ;-,t.

Immers, à i3'‘i. La Lune tonte ronge; on distingue fort bien les taches. Immersion à

Lin à i7'4- Pmal. Ilist. cæl. p. — lUec. Alrn. part. J, p. 877.

— Wendelin à Liéo'e.

ANNALES CftLESTES DU DIX-SEI’TIÈME SIÈCLE. — 1616.

Commence ment à

Immersion à

Kmei'sion à

Fin à

Wend. EcUps.p. 83. — Rico. ibid.

— Je trouve trois observations faites à Rome; la première an mont Quiriiial . Rémus étoit le principal observateur; il fit imprimer l’année même à Rome, in-V, le détail de cette observation. En voici les principales circonstances :

iG 5i 3o . . .

coin mencement.

on doute si l’édijise est totale; elle paroît telle au télescope.

la lumière de la Lune étoit absolument éteinte, prorsus mortua; on sou[)Çonna le milieu. D’autres prétendirent que la Lune eommençoit à recouvrer sa lumière; d’autres nioient (ju’elle eût été totalement éclipsée, la Lune étoit sortie de l’ombre, l’éclipse n’étoit pas tout-à-fait tinii*; on juge qu’elle n’a dû finir (ju’à iG''57'3o".

Voyez, si vous avez du temps à perdre, un bien plus ample détail, soit dans l’écrit de Rémus, soit dans Parai. Plis/, cœl. p. 92G, 927. Rémus jiouvoit être un bon observateur; mais il avoit de mauvais coopérateurs. Des bauteurs d’étoiles, jirises avec un (|uart-de-cerclc de bois, régloieut le temps. Ün pi'enoit souvent plusieurs bauteurs de dillérentes étoiles. Les heures, conclues d’observations simultanées, diffèrent presque toujours de plusieurs minutes, (juebjuefois même de 10' et 1 2'.

— La seconde observation est faite à Rome, au Collège romain, par le 1*. CriicMuberger et d’autres jésuites. Rémus, dans son écrit, l’a jointe à la sienne.

i3'’43'3o" commencement.

1 5 1 1 24 immer.sion .

iG 5G 24 fin.

Képi. Ephem. p. 11. — Para!. 11/ si. cad.

— Enfin d’autres observateurs à Rome ont déterminé rimmersioa à î5''G'3o", et l’émersion à i5'‘33'45". Kepl. ihid. — Ricc. .Almag. pat'le /, p. 877. Ou remarijue (jue cette dernière observation s’accorde parfaitement bien avec celle du commencement et de la fin de l’éclipse, faite au Collège romain, pour donner le milieu de l’éclipse à i5'’2o'.

Quant aux instaus de l’immersion et de l’émersion, il est difficile de les déterminer exactement, lorsque la Lune se plonge peu avant dans l’ombre de la Terre, ainsi qu’il est arrivé dans cette éclipse. Dans celles même qui sont centrales, lors(}ue

i() ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. - 1617.

la Lune va entrer totalement dans l’oinhre, le bord qui n’est pas encoi’e éclipsé est du moins terni par une pénombre fort épaisse. Lors(|ue ce bord vient d’entrer dans l’ombre, on le voit encore éclairé par une fausse lumiioe, occasionnée par bîs rayons du Soleil réfractés dans l’atmospliére de la Terre. I.e j)assage de cette pénombre épaisse à cette fausse lumière est assez prompt dans les éclipses centrales ou pi'esque centrales. IMais lorsque la Lune se plonge peu dans l’ombre, ce •passage se fait j)ar des degrés presque insensibles, et la totalité de l’éclipse jieut être long-temps méconnue. Nous en avons eu un exemple le i8 juin 17G9. Une éclipsé de Lune, de 12 doigts 5i', étoit annoncée. J’étois alors à bord de l’Isis dans le jiai’age des iles Turques, débou(|uement de Saint-Üomingue. .l’observai l’éclipse le mieux (jii’il me fut possible, pai‘ un temps pres(juc calme et une trèsbelb^ mer. L’éclipse me parut constamment totale, et je jugeai la demeure dans l’ombre de 33' W". M. le cbevalier de Fleurieu, l)on obsei'vateur, commandant risis, la détermina de i3' seulement, et l’abbé Cbappe, qui observa cette même (“(di])se à Saint-Josepb dans la Californie, jugea (jue cette éclipse n’avoit pas été totale.

PLANÈTES

Le i()inars à i(V', Longomontan fit à Cojienbague l’observation suivante:

De .lupiter au emur du Scoi'pion 23°.dC' o"

De .lupiter h a de l’Aigle 3() d j

Hauteur de .lu|)iter, environ 10 o o

Donc, parallaxe et réfraction corrigées, Jupiter en . 27 \\ o

Latitmle o 2 j B.

Astron, Dan. p. 33G.

La même nuit, à 17'', Vénus en i5 24 --

J/u(L p. jo7 et 412.

Fin à Canton à io'‘i3'. Souciei, t. III, .p. 3']\. Il paroît (jue les observateurs etoient des missionnaires jésuites.

Képler à Lintz.

G‘‘3o' commencement.

7 3o ou plutôt avant immersion.

8 54 émersion.

9 5G fin. Parai. Ilist . cœl. p. 928.

Toute cette observation me paroît fort incertaine. Les temps sont déterminés sur riiorloge de la ville combinée avec des hauteurs et des azimuts de la Lune, le tout étayé de calculs dans lesquels Képler fait entrer sa monstrueuse équation physique du temps, laquelle se trouve être de i9'45". Wendelin fixe le milieu, à Liutz, à 8'’ lo', pag. 8.5. — Rico. Almag. part I, p. 877.

— i\ Munich, émersion à 8''52'3o". Parai. Ilist. cœl. p. 929.

— A Ingolstadt on ne put voir le commencement.

8''i V (lisez 7'' i4') immersion,

8 28 émersion.

9 4.5 l’éclipse n’est pas finie; nuages.

9 58 elle est finie. Ibid. Je ne garantis pas l’exactitude de cette

observation.

— Wendelin à Ilerck, sa patrie, petite ville du pays de Liège sur les confins du Brabant. Emersion à 8‘’i5'; fin à 9'' 17'. — Eclips. p. 85. Rico. Almag. part. 1, p. 877. — Astron. ref. p. 10 1.

— A Rome, j’ignore l’observateur.

G’’ 1 9' o" commencement.

7 18 II immersion.

7 59 iG environ milieu iG doigts 4 environ,

8 84 54 émersion.

9 83 21 \\n. Parai. Ilist . cœl. p. 928.

— On trouve dans Purchas, z. /, /. 5, c. 7, § i , une oliservation de cette éclipse [lar des navigateurs anglais, dont on ne nous apprend ni la longitude ni la latitude. Tout ce qu’on peut tirer de leur observation, c’est que le temps de la demeure dans l’ombre fut d’une heure et demie.

Autres observations.

Le 8 mars, entre Zvvelt et Helmesetk, la lAine se coucha ayant à sa gauche Mercure UU peu plus élevé que son bord inférieur; une ligne tirée par Mercure parallèlement à la ligne des cornes traversoit la partie obscure du disque et laissoit du côté de l’est environ un quart du diamètre lunaire. La distance de la planète au bord le plus voisin, étoit moindre que le diamètre de la Lune, Parai. Ilist. cœl. p. 929. Marie Cunitz, dans son Urania propitia, p. 99, marque la coujonctioii de la J.uue et de Mercure à 7''2G', méridien de Lintz.

— - Les jésuites d’ingolstadt jirirent eu mars et avril plusieurs distances de la Lune à des étoiles fixes. Voyez-en le détail dans Paralip. etc. p. 980.

^ Le 3juin [Remus veut qu’on lise, /cG juin ( ' )], 5o' environ après le coucher du Soleil, tout le peuple de Lisbonne ne put voir sans admiration Vénus à cheval, pour ainsi dire, sur la Iaiuc. On regarda ce phénomène avec un télescope de 9 palmes,

( ‘) La I.une en effet avoit été nouvelle le 3, et n’avoit pu atteindre Vénus que le G.

iM l’on vit entre Vénus et la Lime une distance telle que toute la planète de Vénus et la corne boréale de la Lune étoient tacileinent comprises dans le champ de la lunette. Les deux astres étoient en croissant, leui's cornes semblablement placées; Vénus étoit cepemlant plus pleine que la Lune. Un cercle vertical passant par les cornes de Vénus, l'asoit la coiue boréale de la Lune. Tout ceci est l’extrait d’une lettre de P. Terrentins à Rémus, envoyé [)ai‘ Rémus à Képler, Episi. 3a2. Rémus ajoute qu’il étoit 8'‘i3', et qu'il avoit observé la même conjonction à I{ome, mais non avec une précision suHîsante. Dans la lettre suivante, Képler félicité Terrentius sur cette observation.

— Riccioli, Astron. ref , p. 323, rapporte beaucoup de distances de Mars aux étoiles, observées à Ingolstadt par ses confrères, en mai, juin, juillet et août.

FAITS

M’illebrord Snellius fit paroître cette année son Eratosthenes liaiams de Terræ n/nbitâs vei'â (jiianiitale. Leyde, in-j”. Il y établit que le degré de latitude est de ;V)02i toises. Ce n’étoit jias assez ; mais Snellius approcboit beaucoup plus de la vérité que tous ceux (jui l’avoient précédé.

— Mort de Jcan-Autoine Magin, qui s’étoitfait une assez haute réputation par des Tables astronomi(|ues et des Epbéméi'ides, calculées suivant les principes de (iopernic pour 5o années, depuis i.LSi juscju’en iG3o. Il étoit né à Padoue en i5 )(i.

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