N° 3067.] CENT TREIZIÈME FAMILLE. — GENTIANÉES
Slevogtia Reichenb. (dédié à l'Allemand Jean-Adrien Slevogt, né en 1653,
mort en 1726, professeur d'anatomie et de chirurgie à Iéna, auteur d'un grand nombre de traités sur différentes plantes et drogues.)
S. occidentalis Griseb., Gentiana verticillata L., Enicostema /i{{orale Blum. ; Slevogtie des Indes Occidentales, Balai-savane bâtard. Dese., vol. I, €. 16, p- 76; Plum., éd. Burm., t. 81, f. 2. — Herbe annuelle, plus rarement sulfrutescente et bisannuelle, haute de 40-60 cm., droite, sans branches ou peu branchue, à tige et branches scabres, tétragones. Feuilles elliptiques, lancéolées, acuminées aux deux bouts. Fleurs petites, blanc pâle (jamais bleues, comme dit Grisebach, p. 423), en glomérules axillaires, situées tout le long
des tiges. Fruit capsulaire, long de 3-5 mm., sessile. — La plante tout entière est employée dans le pays comme stomachique et fébrifuge. — Le long des
routes et dans les savanes sèches de la basse région : Baiïllif, Vieux-Habitants, Pointe-Noire, Gozier, Moule. Alt. 5-120 mèt. [N° 2855.
Marnnwique. Vulgo : Balai-savane. — Case-Pilote, Case-Navire, environs de Fort-de-France, Marin, etc. |N° 1330. !
Coutoubea Aubl. (nom de la plante chez les indigènes de la Guyane.)
C. densiflora Mart. ; Coutoubée à fleurs très serrées. Vulgo : Muguet des savanes. Desc., vol. VIII, t. 587, p. 325. — Herbe ornementale, annuelle ou bisannuelle, à racines pivotantes-fasciculées, à tige très droite, rigide, branchue dans le haut ou sans branches, haute de 15-80 em. Feuilles opposées, décussées, oblongues-lancéolées, cordées, à la base, avec des lobes amplexi-
Duss. — Plantes Guadeloupe et Martinique.
caules. Inflorescence en épis denses, allongés ; fleurs blanches ou très légèrement violacées. — FI. toute l'année avec plus ou moins d'abondance. — Abondant dans les savanes herbeuses, humides et graveleuses de la région infra-moyenne : Vieux-Fort, Baïllif, Vieux-Habitants (abondant), Trois- Rivières, etc. — Bien que Descourtilz range la plante parmi les emménagogues, dans le pays on n'en fait aucun usage. AÏL. 200-500 mèt. [N° 2305. — Il n'existe pas à la Martinique.
Lisianthus Lin. (du grec « lis » ou lissos », lisse, et « anthos », fleur, parce que, dans ce genre, {toutes les parties des plantes sont lisses.)
L. frigidus Sw.; Lisianthe des endroits froids. Vulgo : Lis-montagne, gueule-de-loup-montagne. — Vivace, haut de 25-90 cm., très ornemental, plus ou moins droit, à tige carrée, sans branches ou très peu branchue. Feuilles elliptiques, coriaces, brièvement pétiolées, pointues. Fleurs blane verdàtre, larges, solitaires ou en eymes bi-triflores, terminales, très longuement pédonculées ; corolle penchée, à tube largement campanulé au-dessus du calice. Capsule ovoïde-oblongue. — FI. à peu près toute l’année. — — Cette belle plante n’habite que les montagnes les plus élevées de l'ile : Savane à Mulets, cône et plateau de la Soufrière, Savane aux Ananas, Grande-Découverte, ete. [N° 2305.] — Elle n’est pas à la Martinique.
Voyria Aubl. (nom de la plante à la Guyane.)
V. uniflora Person.; Voyère uniflore. Vulgo: Muguet jaune, muguet grandbois. Jacq., Sel. Am. st. hist., t. 60, f. 3. (Gentiana Jacq.) — Herbe parasite, ornementale, haute de 15-22 cm., sans feuilles et sans branches, ou à feuilles représentées par de petites squamules, droite, jaunâtre, dépourvue de chlorophylle. Fleur unique, jaune, terminale. — Pousse à terre sur le bois pourri, dans les endroits ombragés et humides des grands bois. — Assez rare : Bouillante (bois du Trou-aux-trois-Diables), Trois-Rivières. [N° 2837.]1
Marrnique. Vulgo : Muguet jaune. — Bois du Lorrain, des Deux-Choux, etc. [N° 1331.]
Limnanthemum Gmel. (du grec « limné », étang, et « anthemon », fleur, parce que ces plantes vivent dans les étangs.)
L. ÆJumboldtianum Griseb.; Limnanthème de Humboldt. Vulgo : Follet femelle, petit follet. Desc., vol. I, t. 24, p. 112. — Herbe aquatique, vivace, à racines chevelues, très allongées, blanches. Feuilles flottantes, cordéesorbiculaires et à peine peltées, très longuement pétiolées, succulentes, très vertes et luisantes, Inflorescences axillaires, en ombelles de 5-10 rayons d’inégale longueur, à pédicelles filiformes, concrescents avec le pétiole jusqu'un
1. Cette plante doit avoir des propriétés amères et toniques des voies gastro-intestinales, voisines de celles qui sont reconnues, à la Guyane, à V. cærulea Aubl. ou voyère bleue : est à étudier. (E. H.
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peu au-dessous de la feuille; corolle blanche, à gueule et à lobes frangés. — Sur une ombelle, on ne trouve jamais plus d’une fleur ouverte; dès que la fleur est fanée sur son pédoncule dressé, ce dernier organe s’abaisse sous la feuille, le lendemain un autre le remplace. — FI. surtout de juin à janvier. — Vit dans les étangs peu profonds ou sur le bord des étangs profonds : étang Cocoyer (Moule). [N° 3507.] — Il n'existe pas à la Martinique.