‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 132 sur 211 · CENT QUINZIÈME FAMILLE. — SOLANEES · texte numérisé non relu

CENT QUINZIÈME FAMILLE. — SOLANEES

Browallia L. {dédié à John Browallius, né en 1707, à Westeräs, en Suède, écrivain, mort évêque et chancelier de l'Université d'Abo, en 1755; a écrit un ouvrage remarquable contre les adversaires du système de Linné.)

B. demissa L.; Browallie de petite taille. Vulgo : Grande violette. — Herbe annuelle, ornementale, droite, sous-ligneuse à la base, haute de 50- 90 cm., rameuse dans le haut, à tige et branches grêles. Feuilles flasques, distantes, entières, longuement pétiolées, ovées, légèrement poilues ou glabres. Fleurs violettes, plus rarement blanches et à gorge violette, distantes, en cymes racémiformes, axillaires et terminales : les dernières allongées. Cap-

sule striée, septicide, à valves trifides. — FT. presque toute l'année, mais surtout d'octobre à mai. — Très abondant au Camp-Jacob, à Bagatelle, à Choisy, Montéran, etc. [N° 2593.]

Marrique. Vulgo : Ne m'oublie pas. — Abondant : Saint-Pierre, Trois”

Ponts, Carbet, Prêcheur (assez rare), Ajoupa-Bouillon. Alt. 40-500 mèt. INc2195 |

dies du foie, elle entre dans le médicament brésilien connu sous le nom de haimerada. Elle est surtout recommandable comme éméto-cathartique et fébrifuge. Le V. crustacea jouit des mêmes propriétés. Sous le nom de » Haehaa ou Mataura », c'est une des plantes médicinales dont les indigènes font le plus fréquent usage à Tahiti; elle y tient la place de la digitale. Elle donne de bons résultats aux débuts des affections bilieuses, dans la dysenterie, l'aménorrhée. (Voir E. Heckel, Hist. méd. el ph. des nouv. méd., 1874.)

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americana L. servent, à la Guyane, à faire un sirop astringent employé contre

à SOLANÉES 407

Brunfelsia Plum. {dédié à Otto Brunfels, né à Mayence vers la fin du xv° siècle, mort médecin à Berne, en 1534; a été le premier botaniste qui ait écrit sur les plantes. Il a laissé entre beaucoup d'autres choses : /erbarium vivæ icones.)

B. fallax Duchass. ; Brunfelsie trompeuse. Vulgo : Bois à plier (à Vieux- Fort). — Grand arbuste ou petit arbre, haut de 3-4 mèt., très peu feuillu, nu dans le bas, à écorce brune. Feuilles coriaces, elliptiques-obovées, arrondies au sommet. Fleurs larges, à long tube, d'abord blanches, tournant ensuite au Jaune pâle, très parfumées, surtout pendant la nuit, solitaires ou géminées, axillaires et terminales. Fruit sphérique, déhiscent, de la grosseur d'une cerise, jaune à la maturité", — FI. de novembre à mars. — On le cultive quelquefois dans les jardins, où il devient plus branchu et plus feuillu. — Endroits secs, pierreux, chauds, près de la mer : Vieux-Fort, les Saintes (Terre-de-Haut, chemin du Chameau), Marie-Galante (Capesterre). [Ne 2594.] |

Marmmique. — Cultivé au Jardin botanique. [N° 1233.]

Solandra Sw. (dédié à Daniel C. Solander, né en 1736, à Suft Nordland, en Suède : voyagea à travers la Laponie jusqu'à Archangel et à Saint- Pétersbourg ; passa ensuite en Angleterre, aux îles Canaries; fut employé, après son retour, au Musée britannique; accompagna Cook dans son premier voyage, de 1768-71; obtint, après son retour, une place de bibliothé-

caire au musée ; mort en 1782.)

S. grandiflora Sw.; Solandre à larges fleurs. Vulgo : Liane-pomme, liane-trompette. S1., t. 9, Analyt.; Desc., vol. IT, t. 174, p. 104. — Puissante liane, montant sur les arbres les plus élevés et les couvrant de ses branches allongées et très feuillues, à tige cylindrique, lisse. Feuilles larges, subcharnues, elliptiques-ovales, très glabres des deux côtés, luisantes, brièvement pointues au sommet. Fleursodorantes, terminales, solitaires ou géminées, blanches d’abord, plus tard jaune verdâtre ou Jaunâtres; corolle longue de 16-18 em., à tube infundibiliforme, à 3 lobes arrondis, ondulés-crénelés ; calice à 3-5 lobes longs de 10 em., pointus et persistant encore longtemps après la chute des fruits; pistil subulé, dépassant la corolle. Fruit ovoïdemammiforme, rétréci au sommet, surmonté du pistil fané, très vert, de la grosseur d'une pomme reinette, contenant un grand nombre de semences,

- nichées dans une pulpe brune. — Toute la plante est toxique, aucun animal

n'en mange les fruits. — FI. de décembre à mars. — Cà et là dans les grands bois des Bains-Jaunes (canal de Montéran), au Matouba, dans les bois

1. Les fruits de cette espèce paraissent être sans usage aux Antilles, mais ceux du B. les diarrhées

rebelles. (E. H.)

entre la Pointe-Noire et la Ravine-Chaude, et dans ceux des Trois-Rivières. Alt. 500-900 mèt. [N° 3409.

Marnnique. Vulgo : Liane-chasseur. — Çà et là dans les bois de l'Ajoupa- Bouillon et des ravines de la Basse-Pointe (habitation Gradis), du Lorrain, etc. [No:21929;:]

Datura L. {selon les uns, du mot arabe « Datora »; selon d’autres, du mot persan « Tatula » (de « lat », piquer), c'est-à-dire des plantes à fruits

piquants.

C. suaveolens Humb. et Bonpl.; Datura à fleurs suaves. Vulgo : Fleurtrompette, trompette-du-jugement. — Grand arbuste ou petit arbre, peu

élégant, haut de 3-4 50, à écorce grise, branches divariquées, souvent penchées. Feuilles flasques, glabres ou souvent légèrement pubescentes en dessous, ovées ou ovées-oblongues, larges, pointues au sommet, souvent inégales à la base, entières. Fleurs toujours penchées, blanches, solitaires ou géminées, naissant dans les bifurcations des rameaux supérieurs, odorantes, longues de 20-25 cm.; corolle infundibiliforme-cylhindrique, à 5 lobes

dentés-subulés ; calice ventru, d’un tiers plus court que la corolle. — FI. de janvier à juin. — La plante ne produit pas de fruits dans nos colonies. —

Introduit et cultivé, originaire du Mexique. — Camp-Jacob et environs. Alt. 450-600 mèt. [N° 2598.

MarnniQue. Vulgo : Fleur-trompette. — Morne-Rouge, fontaine Absalon, etc. [N° 1924.]

D. Metel L. (du mot arabe « methel ».) Vulgo : Concombre à chien. — Annuel, droit, haut de 30-95 cm., à tige et branches rouges ou blanchâtres, élalées, à jeunes tiges, branches, feuilles, pédoncules et pétioles garnis d'un duvet gris, tendre, plus ou moins visqueux. Feuilles ovées, entières ou à dents peu nombreuses. — Fleurs larges, d'un blanc pur; corolle à tube cylindrique, brusquement élargi au sommet et muni de cinq dents courtes. Fruit gros, couvert de piquants subulés ou droits. — FI. pendant et après l'hivernage. — Les fleurs s'ouvrent le soir et se ferment de bonne heure dans la matinée. — Dans le pays, on emploie les feuilles de cette espèce indienne, flambées au préalable sur une flamme, comme topiques contre les inflamma- Uüons, les enflures, etc!, — Abondant sur les décombres et dans les endroits

1. Il est à peine besoin de rappeler que les feuilles et les graines du D. S{ramonium L. sont employées en médecine comme narcotiques, à cause de leur principe actif qui est un mélange d'atropine et d'hyoscyamine, mélange plus abondant dans les graines que dans les feuilles. Les autres Datura indiqués ici participent évidemment des mêmes propriétés : D. fastuosa L., remarquable par l'ampleur de ses fleurs, figure dans la pharmacopée de l'Inde comme plante sédative: D. Metel L., espèce indienne, donne des graines employées comme narcotiques dans sa patrie; D. Tatula L. est employée au Pérou (feuilles et graines) contre les maladies de la peau et contre l'asthme. A la Guyane française, le D. ceratocaula Jacq. est couramment employé et de la même façon que D. Stramonium L. Les feuilles, chaudes, servent en application contre la sciatique. La

abandonnés de la basse région : Basse-Terre (ville et environs), Baiïllif, Lamentin; çà et là dans toute la Grande-Terre, à Marie-Galante, à la Désirade, etc. Alt. 0-100 mèt. [N° 2877.]— Introduit vraisemblablement de l'Inde.

MarnniqQue. Vulgo : C oncombre à chien, concombre-diable., — Environs de Saint-Pierre, Carbet (cimetière), Prêcheur, Marin, Trinité, etc. [N° 1926.]

D. T'atula L., (D. Sframonium L.?) de mot persan « {atula »). Vulgo : Concombre à chien. Desc., vol. III, t. 173, p. 99. — Annuel, droit, branchu dans le haut, à branches très étalées, à tige et branches tantôt rouges, tantôt blanches, grosses, succulentes. Feuilles ovées, sinuées-dentées, larges. Fleurs grandes, violettes ou violacées, glabres. Fruit garni de piquants droits. — Çà et là autourdes maisons, sur les décombres, dans les champs en friche, etc. : Vieux-Habitants (cimetière), Pointe-Noire, Trois-Rivières, etc. AIL. 0-600 mèt,. [N° 2596.]

. Marnnique. Vulgo : Concombre à chien. — Assez rare : Sainte-Anne, TFrinite. [N° 1925.]

On rencontre quelquefois à la Guadeloupe et à la Martinique le Datura

Stramonium L. [N° 2996 b.] qui se confond, d'après certains auteurs, avec CET ATEN PE

D. fastuosa L.; Datura fastueux. Vulgo : Concombre à chien grand, carapate bâtard {au Moule). — Annuel, tortueux, haut de 0" 90-2 mèt. Feuilles larges, ovées, subentières ou dentées, à dents peu nombreuses. Fleurs longues de 13-18 cm., jaunâtres ou violet panaché, ou blanc sale; corolle toujours double, à tube subcylindrique et terminé par cinq dents longuement subulées. Fruit de la grosseur d'une pomme, à piquants longs et droits. — FI. de novembre à mars. — Çà et là sur les décombres, dans les endroits abandonnés de toute la Guadeloupe et de la Grande-Terre. — Toutes les parties de la plante exhalent une odeur désagréable; les feuilles s’emploient extérieurement contre les douleurs rhumatismales et contre les maux de tête. [N° 2559.] — Introduit de la région tropicale de l’ancien continent.

Marnnique. Vulgo : Trompette-du-jugement. — Çà et là dans la basse région de toute l’île. [N°5 1927, 2128.]

Nicotiana L. (dédié à Jean Nicot, né en 1530, à Nimes; mort en 1600, à Paris, ambassadeur à la cour du Portugal; apporta, en 1560, des graines de tabac en France, et y introduisit, en 1564, l'usage d'en fumer les feuilles.)

N. T'abacum L. Vulgo : Tabac. — Introduit autrefois de l'Amérique tro-

teinture des feuilles est recommandée contre les palpitations. L'extrait alcoolique, mêlé à l'huile, ou encore les feuilles, pilées et macérées dans l'huile, servent en frictions contre les rhumatismes et contre le prurit des parties génitales. On recommande le fruit vert, écrasé, en application contre les pustules charbonneuses. (E. H.

picale pour la culture en grand, qui a été ensuite abandonnée; se rencontre encore cultivé çà et là pour l'usage personnel. Naturalisé dans toute la Guadeloupe et la Grande-Terre. [N° 2878.11

Marnnique. Vulgo : Tabac. — Naturalisé et cultivé çà et là en petit.

Acnistus Schott. (du grec « aknistès », plante des Anciens, qu'on ne connait pas.)

A. arborescens Schlecht., Cestrum cauliflorum Jacq.; Acniste arborescent. Vulgo : Surio, suyau (corruption du motsureau). PI., édit. Burm., t. 46, f. 1; Dese., vol. IL, t. 177, p. 119. (Atropa L.) — Petit arbre, haut de 4-5 mèt., peu élégant, à branches très divariquées, souvent penchées, à écorce grise, feuilles larges, flasques, elliptiques-oblongues, pointues aux deux extrémités. Inflorescence en fascicules latéraux, penchés, très nombreux, situés tout le long des branches; corolle blanc pâle. graduellement dilatée du sommet à la base. Fruit sphérique, jaune à la maturité, de la grosseur d'une très petite cerise. — La plante est {oxique-narcotique, cependant les enfants en mangent impunément les fruits. Dans le peuple, on se sert des fleurs séchées en tisane contre les maux d'estomac, et comme sudorifiques contre la toux et les refroidissements; on les ramasse souvent pour les vendre aux pharmaciens du pays; les feuilles s'emploient avec le curage (Commelyna nudiflora L.), comme émollientes dans les bains tièdes, et à l'extérieur contre les névralgies, au même titre que les feuilles des concombres à chien. — Assez abondant dans les basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de la Grande-Terre. Alt. 10-600 mèt. [N° 2589.]

MarnNique. Vulgo : Suyau, sureau. — Pour enivrer les poissons, on se sert des feuilles, froissées, à cause de leurs vertus narcotiques. — Abondant

dans tout le nord de l'île; plus rare dans le sud. [N° 1929.)

Physalis L. (du grec « phusalis », vessie, allusion au calice accru qui forme une vessie entourant et cachant le fruit.)

P. fœtens Poir.; Coqueret puant. Vulgo : Herbe à cloques. — Annuel, haut de 25-45 cm., délicat, visqueux, à tige blanche, à branches très étalées et dichotomes, à tige, branches et pétioles garnis de poils mous et blanchâtres. Feuilles ovées, anguleuses-dentées, molles. Fleurs solitaires dans la bifurcation de deux branches, jaunâtres avec une tache noire à l'entrée de la gorge; anthères violettes ; calice accru, à cinq angles, s’effaçant plus ou

1. En dehors des usages connus du tabac, qui est une plante médicinale en Europe (employée en lavements pour favoriser la réduction des hernies et pour combattre les obstructions alvines), citons ce fait qu'à la Guyane la feuille, écrasée avec du rocou (Bixa Orellana L. préserve des piqûres de la chique (Pulex penetrans) et cicatrise les plaies déterminées par l'extraction de l’insecte parasite. Les feuilles, huiïlées et tièdes, s'appliquent sur les blessures récentes. (E. H.)

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moins avec la maturité du fruit , qui est sphérique, mangeable, de la gros- , 2 ne, Û , . A seur d'une petite cerise, et rouge foncé quand il est mûr. —Dansles savanes

herbeuses et humides, dans les endroits défrichés, ete. de toute la Guadeloupe et de la Grande-Terre, Alt, 0-700 mèt. [N° 2591.] Marnnique. Vulgo : Poc. — Dans toutes les savanes de l'ile. [N° 1931.]

P. angulata L.:; Coqueret anguleux. Vulgo : Herbe à cloques. Dill., £Uh., t. 12, f. 12. — Herbe annuelle, glabre, haute de 40-90 cm... très divisée dans le haut, à rameaux fastigiés ou étalés, à tige quelquefois couchée, à tige et branches anguleuses-striées. Feuilles flasques, plus larges que dans le précédent, ovées ou ovées-elliptiques, irrégulièrement sinuées-dentées, contractées, au sommet, en une pointe allongée ; vessie du calice à cinq angles aigus. Fruit jaune àla maturité, et bon à manger. — Très abondant sur les décombres, les endroits abandonnés et cultivés, et le long des routes des basse et inframoyenne régions de la Guadeloupe et de la Grande-Terre. Alt. 0-500 mèt.

MarnniQue. Vulgo : Herbe à poc. — Abondant dans toute l'ile. [N° 1930.]

Capsicum L. (du grec « kapto », futur « kapso », mordre, à cause de sa saveur piquante.)

C. frutescens L.; Capsicum frutescent .Vuigo : Piment-z'oiseau, piment enragé, piment cabresse, piment caraïbe. Desc., vol. VI, t. 413, p. 24. — Arbrisseau grêle, délicat, glabre, haut de 0% 30-1" 20, peu branchu, à branches dichotomes et un peu en zig-zac. Feuilles ovées, pointues, flasques. Fleurs blanchâtres, petites, en cymes réduites, courtes et latérales. Fruit

conico-cylindrique, long de 6-8 mm., rouge foncé à la maturité. — FI. en août, septembre et octobre. — Assez rare à l’état sauvage : basse région

de Bouillante, de Pigeon; çà et là à Baïllif, aux Vieux-Habitants. AÏL. 15- 400 mèt. [N° 2595.)

MarmNiQue. Vulgo : Piment-oiseau, piment enragé. — Çà et là dans les haies et les broussailles, des hauteurs inférieures de Case-Pilote, morne Gommier (Marin)[N° 351], avec ses variétés [N°5 352, 353, 394.]

On a transplanté cette espèce dans les jardins, et, par la culture, on est arrivé à obtenir des variétés qui dépassent de beaucoup la taille de larbrisseau primitif et le volume normal des fruits; entre autres : le piment ordinaire ou piment blanc, dont le pied peut atteindre jusqu'à 2" 50, et le fruit dépasser le volume d'une grosse cerise. [N°5 1603, 2604.

G. baccatum L.; Capsicum à fruits ronds. Vulgo : Piment rond, piment-

1. Les fruits de ce Capsicum (qui est officinal) doivent leur âcreté, comme ceux de tous les piments, à un liquide oléo-résineux et à une substance cristalline, la capsicine, Les piments, en dehors de leur action stimulante des voies digestives, qui en rend l'emploi voisin de l'abus dans toutes nos colonies chaudes, ont été vantés, ainsi que leurs extraits, comme un remède merveilleux contre les hémorrhoïdes. (E. H.)

poivre. S.,t. 246, f. 2. — Arbrisseau haut de 0" 80-1" 50, faiblement branchu, à branches en zig-zac. Fleurs comme dans le précédent, mais plus longuement pédonculées. Fruit sphérique, rouge foncé, plus petit qu’une graine de poivre. — Çà et là dans les halliers et les haies des basse et inframoyenne régions de la Guadeloupe et de la Grande-Terre. [N° 3681.]

MarmniQue. Vulgo : Piment-poivre, piment à grives. — Parnasse, vallée du Carbet, Trois-Ilets (plateau), morne Gommier (Marin), etc. [N° 349.)

La culture a donné des variétés nombreuses, dont les fruits diffèrent beaucoup, par le volume, de ceux de l'espèce-type, mais affectent toujours la forme ronde; les principales sont :

1° Piment moka, fruit de la grosseur d'un fruit de café moka [N° 3575;

2° Piment rouge, piment cerise, de la grosseur d'une cerise ordinaire [N° 2602];

3° Piment bonda Madame Jacques, à fruits subsphériques, du volume d'une grande cerise. [N° 348, 3574.]

C. conoides Roem. et Schult, C. frutescens L.; Capsicum à fruits conoïdes. Vulgo : Piment-café, à fruits du volume et aussi un peu de la forme d’un 5 Ï café ordinaire [N° 356], et la variété plus grosse. [N° 355 et 3559.] — Introduit.

C. ceratocarpum Fingerhut. Vulgo : Piment-z'indien, à fruits conico-cylindriques, blancs ou rouges à la maturité, longs de 5-6 cm., légèrement recourbés en forme de corne. Introduit de l'Inde [N° 2601}, et Martinique[N° 357.]

On rencontre aussi le C. dulce Hort. Vulgo : Piment-doux!{N° 353], et le C. annuum L., vulgo : Gros piment, tous deux introduits de l'Europe.

Les Lycopersicum cerasiforme Dun., vulgo : Tomadose [N° 3785], Martinique [N° 2001], et le L. esculentum Mill., vulgo : Tomate (Desc., vol. VI, t. 303, et vol. V, t. 877), introduits et naturalisés,sont cultivés dans toutes les Antilles. On les rencontre à l’état sauvage, échappés des cultures.

Solanum L. {du latin « solamen », consolation, tranquillisation; de « solari », allusion aux vertus adoucissantes et soporifiques de ces plantes.)

S. nodiflorum Jacq.,S. carthæum Dun.; Morelle, à fleurs axillaires. Vulgo : Agoman ou agouman (planter). — Herbe annuelle, droite, glabre, haute de 0 %60-1% 10,à branchesgréles, lisses, noires, habituellement penchées au sommet. Feuilles flasques, ovées, contractées en coin à la base, entières ou sinuées-dentées, Fleurs blanches, en ombelles latérales et axillaires. Fruit sphérique, rouge, un peu plus petit qu'une graine de poivre. — Abondant dans les terres cultivées ou laissées en friches de toute la Guadeloupe et de la Grande-Terre. On en rencontre une variété à feuilles larges, toujours sinuées-dentées, à tige tétragone, garnie de protubérances spinescentes. AI. 0-700 mèt. [N° 2604. |

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SOLANÉES 413 MarriniQue. Vulgo : Herbe amère, herbe à calalou. — Dans toute l'ile

avec les mêmes variétés qui existent à la Guadeloupe. [No 2130. |

S. Seaforthianum Andr.; Morelle de Seaforth (lord anglais). Vulgo : La douce-mère, lilas grimpant, liane-lilas. — Liane vivace, glabre. Feuilles ovées, flasques : les inférieures, penniséquées, à 3-5 segments: les supérieures, entières. Fleurs lilas, en grappes allongées, pyramidales et toujours pendantes. Baie sphérique, jaune à la maturité, de la grosseur d'une graine de poivre. — Cultivé dans les jardins pour l'ornementation des grillages, des tonnelles, etc. On le rencontre quelquefois à l'état sauvage. [N° 2006.

MarminiQue. Vulgo : La douce-amère. [N° 367.1

S. triste Jacq.; Morelle d’un aspect triste. Vulgo : Bois-caca. Desce., vol. HE, t. 185, p. 155; Jacq., Sel. Am. stirp. hist., t. 40, f. 2, p. 50. — Arbrisseau glabre, fortement branchu, haut de 1" 50-250, à tige noir verdâtre. Feuilles larges, flasques, d'un vert noirâtre, elliptiques-oblongues ou oblongueslancéolées, pointues, habituellement réunies par deux, souvent garnies en dessous, à l’aisselle des nervures principales, de petites touffes de poils. Fleurs blanchâtres, petites, en cymes umbelliformes, latérales, pédonculées, Baie sphérique, jaune à la maturité, de la grosseur d’une petite cerise. — Toutes les parties de la plante exhalent une odeur désagréable; on n'en fait aucun usage dans la médecine domestique. — FI. d'octobre à mai. — Çà et là dans les halliers et les broussailles des régions inférieure et basse : environs de Saint-Pierre, Carbet, Marin, Trois-Ilets, etc. [N° 2366.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.

S. asperum Vahl; Morelle à feuilles rudes. Vulgo : Bois-lélé (dans les hauteurs de Baïllif), ailleurs Bélangère petit. — Grand arbuste, haut de 2-3 mèt., très branchu dans le haut, à écorce rougeûtre, rude, à tige et rameaux très scabres, garni d’aspérités lenticulaires, blanchâtres et très nombreuses. Feuilles scabres, elliptiques ou elliptiques-oblongues, acuminées au sommet, rétrécies, à la base, en un pétiole ailé. Fleurs d'un blane sale, en eymes arrondies, contractées, poilues, longuement pédonculées, terminales, à pédoneules et pédicelles revêtus de poils courts, roussâtres. Baie scabre, jaunâtre à la maturité, sphérique, de la grosseur d'une petite cerise, — FI. de février à mai. — Peu abondant : çà et là le long des rivières, et dans les halliers des mornes inférieurs : Baillif, rivière Noire, rivière des Pères. AI. 90-300 mèt. [N° 2607.)

Marnnique. Vulgo : Mélongène bâtard, — Basse-Pointe {environs du bourg), Macouba, fontaine Didier. Al. 50-400 mèt. [N° 370.)

S. neglectum Dun.; Morelle négligée. Vulgo : Mélongène-liane bâtard. PI., édit. Burm.,t. 245, f. 4. — Liane sulfrutescente ou frutescente, s'éten-

dant en tous sens sur les branches des plantes voisines, à tige cylindrique,

glabre, à rameaux plus ou moins pubescents à l'extrémité. Feuilles très flasques, ovées ou ovées-oblongues, pointues, laineuses en dessous, et grisâtres. Fleurs d’un blanc pâle, en cymes ombelliformes, pauciflores, pédonculées; calice garni, au sommet, de dix appendices droits, courts. Fruit

subglobuleux-oliviforme, surmonté du style persistant. — F1. de mai à Juillet, et aussi d'octobre à janvier. — Peu abondant. Sur les lisières et dans les

clairières des grands bois inférieurs : Camp-Jacob, rivière Noire, Capesterre (Guadeloupe, habitation Longmont, ete.}). Alt. 150-600 mèt. [N° 2884.]

Marmmique. Vulgo : Mélongène bâtard, mélongène-liane-razier. — Trois- Ilets, hauteurs de Case-Pilote, fontaine Didier, ete. [N° 364.]

S. racemosum Jacq.; Morelle à fleurs en grappes. Vulgo : Picanier femelle.

a, variété inerme. Jacq., Sel. Am. stirp. hist., t. 36, p. 50. — Grand arbuste, haut de 2-3 mèt., peu branchu, nu dans le bas, à écorce cendrée, à rameaux pulvérulents-pubescents, gris. Feuilles allongées-lancéolées, acuminées au sommet, légèrement pubesbentes etgrises en dessous. Fleurs blanches, pédicellées, unilatérales, en grappes terminales et axillaires : ces dernières confinées aux aisselles des feuilles de l'extrémité; pédicelles penchés. Baïe rouge de feu à maturité, sphérique, de la grosseur d'une graine de poivre. — FI. d'août à mars. — Abondant sur les côtes sèches du littoral, entre Baillf et Deshaies, Désirade, Moule, Saint-François, Sainte-Anne, Gozier, Marie- Galante, les Saintes, etc. Alt. 0-120 mèt. [N° 2605.]

Marnique. Vulgo : Mélongène-diable bord-de-mer. — Aborndant : Prècheur, Case-Pilote, Diamant, Sainte-Anne, Vauclin, ete. [N° 1131.)

b, variété épineuse. Vulgo : Picanier mâle. S1., t. 11, f. 3. (S. igneum L.) — Diffère de la précédente par sa taille moins élevée, par les tiges dont l'extrémité supérieure est garnie de piquants forts, droits et jaunes, par les feuilles, les pétioles et le dessous de la nervure médiane également dépourvus de piquants recourbés et latéralement comprimés et plus courts que ceux de la tige. — Environs de la Pointe-à-Pitre, Moule, Gozier, etc. — Cette variété est loin d’être aussi abondante que l’autre. [N° 2882.] — Je ne l'ai pas vue à la Martinique.

S. lanceæfolium Jacq.; Morelle à feuilles en fer de lance. Vulgo : Bélangère piquante. — Liane vivace, rampante et grimpante, courant mollement sur les branches des végétaux voisins ou montant à une faible hauteur, à tige, branches, pétioles et nervure médiane garnis de piquants recourbés ou droits, acérés, courts, nombreux. Feuilles lancéolées ou ovées-lancéolées, longuement pétiolées. Fleurs blanches, plus rarement violacées, en cymes latérales. Baie sphérique, rouge, de la grosseur d'un pois. — F1. de novembre à mai. — Peu abondant. Çà et là dans les haies des savanes, sur les lisières et dans les clairières des grands bois inférieurs : rivières Noire et Rouge, Matouba, Camp-Jacob, etc. [N° 3408.]

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à La '£ À. , | 04 « . à . À MarmNQuEe. Vulgo : Mélongène-razier, mélongène piquant. — Plus abon- CE = . ” 4 ds dant qu'à la Guadeloupe : hauteurs de Fort-de-France, fontaine Didier, Trois-Ilets (plateau), Anses-d'Arlet (morne Larcher), ete. [N° 36. |

S. torvumSw., S. ferrugineum Jacq. ; Morelle à cymes contournées. Vulgo : Bélangère bâtard. Desc., vol. IIT, t. 188, p. 167. — Arbrisseau droit ou tortueux, frutescent par la base, herbacé par le haut, d'une élévation de 1 " 50- 2% 50, à branches peu nombreuses, presque étalées et souvent penchées, à rameaux et feuilles couverts d’un duvetgrisâtre et garnis de piquants droits ou courbés. Feuilles larges, ovées, sinuées-dentées : les jeunes souvent entières, Fleurs d’un blanc pâle, en cymes dichotomes, tournées de côté, latérales. Fruit jaune à la maturité, sphérique, de la grosseur d’une petite cerise. — Très abondant dans les basse et infra-moyenne régions de toute la Guade-

loupe et de ses dépendances. — FI. presque toute l’année, mais surtout pendant et après l’hivernage. — La plante est, comme la plupart des Solanum,

toxique-narcotique. Dans le pays, on emploie les racines, macérées dans l'eau et prises en tisane, contre les coliques néphrétiques, la racine et l'écorce en décoction contre les fièvres gangréneuses. Les cultivateurs se servent souvent de la Bélangère bâtard comme support pour greffer les mélongènes cultivées. [N° 2885.;

Marmmique. Vulgo : Mélongène-diable. — Très abondant dans toute l'ile. [N° 2123.)

S. Melongena L. Vulgo : Mélongène (du grec « melon », pomme, et « genæin », produire, qui produit des fruits semblables à une pomme), aubergine. Desc., vol. III, t. 107, p. 163. — Originaire de l'Asie tropicale, cultivée comme légume dans toutes les parties chaudes et tempérées du monde entier. [N° 2880.]

MarmNiQuE. Vulgo : Mélongène, aubergine. [N° 2127.]

S. macrocarpum L.; Morelle à grands fruits. Vulgo : Mélongène de Guinée. — Haut de 50-99 cm., à feuilles très larges, épaisses, sinuées, à tige rouge, ou blanche ou noirâtre, à fruits d'un jaune d’or, de la grosseur d'un œuf de poule ou d’une petite poire; se rencontre assez souvent dans les deux colonies, — Originaire de l'Afrique (La Réunion, Madagascar). — Les fruits sont délicats et se mangent comme les mélongènes ordinaires!. On les grelle habituellement sur la Bélangère bâtard. {N° 2881.)

S. mammosum L.; Morelle à fruits mammiformes. Vulgo : Pomme-poison. SL., t. 12, £. 1; Desc., vol. IL, t. 186, p. 159. — Annuel, ornemental, haut de

1. On emploie, à Madagascar, la décoction de la racine ou le fruit de cette plante nommée, à la Réunion, grosse anghine contre les fièvres paludéennes. La décoction, aqueuse ou vineuse, se prépare avec 15 grammes de racines concassées pour un litre d’eau ou de vin rouge; on prend cette décoction par verrée en 24 heures, d'après Bocquellon-Limousin. (E. H.)

0% 60-1 mèt., tortueux ou droit, à branches étalées et divergentes, à tiges, branches, pétioles, pédoncules et faces des feuilles garnis de piquants jaunes, droits ou recourbéset très acérés. Feuilleslarges, sinuées-anguleuses, flasques, velues des deux côtés, à poils dorés et couchés. Fleurs violet foncé, en cymes latérales, scorpioïdes, plus ou moins cachées par les feuilles. Fruit mammiforme, long de 5-6 em., nu, de 4-4,5 cm. d'épaisseur, muni de son calice persistant. — A l'époque de la maturité des fruits, les feuilles se sèchent et tombent : on voit alors l’arbrisseau chargé de 10-40 capsules, très lisses, d’un jaune d'or vif et brillant de tout leur éclat au milieu des savanes sèches, ce qui produit le plus bel effet. — La plante est éminemment toxique-narcotique et pourrait rendre de grands services dans la médecine domestique. Descourtilz dit : « Je l’ai admimistrée avec succès à dose fractionnée, dans de violentes cardialgies, dans plusieurs autres douleurs nerveuses, et dans beaucoup d'affections locales douloureuses, dans la cure des dartres rongeantes et des autres maladies de la peau, rebelles aux moyens ordinaires. C’est par sa vertu sédative qu'elle convient en topique dans les cas d’ischurie spasmodique, la strangurie et les douleurs néphrétiques. On en recommande les topiques contre les brûlures et pour le soulagement des hémorroïdes. On applique le feuillage de cette plante calmante, soit en bains, soit en fomentation ou en cataplasmes, sur les abcès douloureux, les furoncles et les panaris, et particulièrement la décoction dans les pansements des ulcérations douloureuses des seins et dans ceux des ulcères cancéreux, ete. » Dans le pays, on ne fait guère usage de cette herbe : on se sert cependant des fruits verts pour empoisonner les ravets {cancrelats). Dans quelques endroits, on détruit la plante, de peur que les enfants et les animaux n'en mangent les fruits. — FI. habituellement pendantl'hivernage. — Çà et là dans les régions inférieure et basse de toute la Guadeloupe et de ses dépendances, sans être abondant nulle part. [N° 3367.]

Marrnique. Vulgo : Pomme-zombi. — Çà et là dans toute l'ile. [N° 1214.]

Cestrum L. (du grec « kestron », marteau, parce que les étamines sont pourvues d'une dent qui les fait ressembler à un marteau avec un manche; le « kestron » de Dioscoride, IV, 1, est une Labiée qui a reçu ce nom dans le sens de pilon, parce que l’ensemble de la fleur visée présente une certaine ressemblance avec cet instrument.)

C. laurifolium L'Hérit.; Cestreau à feuilles de laurier. Vulgo : Citronnier, bois-savon (à Bouillante), bois-poison (au Camp-Jacob). — Arbrisseau ou grand arbuste, haut de 1"50-3 mèt., très glabre, droit, très feuillu. Feuilles cartilagineuses, très vertes, luisantes, elliptiques ou obovées, à nervures à peine perceptibles à l’état frais. Fleurs odorantes, jaune verdâtre, en cymes contractées, axillaires, très nombreuses, situées tout le long des branches. Baie ovoïde, noire ou bleu foncé à la maturité.

SOLANÉES A y

— Toutes les parties de la plante, surtout les feuilles, froissées, émettent une odeur désagréable. — FI. de janvier à avril. — Assez abondant dans les bois inférieurs des Bains-Jaunes, de la rivière Noire, des hauteurs de Baillif. des Vieux-Habitants, etc. Alt. 230-700 mèt. !: N° 2608.

MarrINiQuE. Vulgo : Bois-poison. — On se sert des fruits, écrasés et mêlés à de la graisse, pour tuer les ravets (cancrelats) et les rats. — Abondant Grande-Rivière, la Régale, Trois-Ilets, Roches-Carrées (Lamentin), ete.

C.nocturnum L.; Cestreau nocturne. Vulgo : Jasmin grand-bois. Dill., Elth., t. 186. — Grand arbuste ou plus rarement petit arbre, haut de 3- 4 mèt. Feuilles ovales-elliptiques, cartilagineuses!, pointues au sommet, brusquement rétrécies, à la base, en un pétole ailé, de couleur vert pâle. Fleurs en cymes racémiformes; corolle blanc pâle, à lobes rosés, à tube sraduellement élargi de la base au sommet. Baie ovoïde, bleu foncé à la maturité. — Çà et là dans tous les grands bois : Bains-Jaunes, rivière Rouge, Gommier, Vieux-Habitants, etc. Alt. 400-900 mèt. [N° 2610.

Marmnique. Vulgo : Jasmin des bois : hauteurs de Case-Pilote et de Case- Navire, fontaine Didier, etc. [N°5 167, 359 à.

C. vespertinum L. ; Cestreau du soir. Vulgo : Jasmin bâtard, suyau bâtard. — Arbuste haut de 2-3 mèt., à branches flexibles, peu nombreuses, Feuilles ovales-elliptiques, minces. Fleurs odorantes, surtout le soir après le coucher du soleil, purpurines d'abord, ensuite blanc pâle, en cymes axillaires, pauelflores ; diffère du précédent : par les lobes du calice subulés-deltoïdes:; par le tube filiforme de la corolle, qui s'élargit brusquement au sommet par ses étamines insérées dans la gorge de cette corolle, et leurs filets aussi longs

que les anthères. Baie bleu foncé. — F1. de septembre en janvier. — Assez abondant aux mornes Sulpice et Pérou | Marin). [N° 360.) — Je ne l'ai pas

trouvé à la Guadeloupe.

C. latifolium Lam.; Cestreau à larges feuilles. Vulgo : Jasmin-bois. — Arbrisseau haut de 2-3 mèt., peu branchu. Feuilles membraneuses, ovées, glabres. Fleurs blanc pâle, odorantes, subsessiles, en cymes contractées ; tube de la corolle graduellement dilaté de la base au sommet, — Cä et là dans les endroits ombragés des grands bois : Bains-Jaunes, Trois-Rivières, hauteurs de Baiïllif, etc. [N° 2609, 3410.

1. Ces feuilles sont sans usage aux Antilles: toutefois à la Guyane elles ont servi autrefois, soit seules, soit mêlées à celles de divers Datura, à confectionner des philtres connus des piayeurs (sorciers où empoisonneurs), D'autre part, le G. auriculatum L'Hérit. (de l'Amérique australe, qui n'existe pas spontané aux Antilles) } serait employé comme fébrifuge, d'après Bocquellon-Limousin Wat. méd., études de plantes des colonies françaises, 2° partie, plantes fébrif., 1895), comme fébrifuge et comme calmant. On Futi-

liserait ‘aussi contre les hémorrhoïdes et l'œdème des membres inférieurs.

Duss. — Plantes Guadeloupe et Martinique. 2

MarrminiQue. Vulgo : Jasmin sauvage. — (Environs de Saint-Pierre, morne du Jardin botanique), Fonds-Saint-Denis, Case-Pilote, vallée du Carbet. [N° 1900.]

De la famille des Solanées, on cultive au Jardin botanique de Saint-Pierre et dans d’autres jardins un superbe arbuste à fleurs en cymes terminales, violet foncé, à corolle longue, tubuleuse, c'est Iochroma {ubulosa Benth., introduit de la Nouvelle-Grenade.

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