‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 134 sur 211 · CENT DIX-SEPTIÈME FAMILLE. — ACANTHACEES · texte numérisé non relu

CENT DIX-SEPTIÈME FAMILLE. — ACANTHACEES

Ruellia Plum.(dédié à Jean de la Ruelle, né en 1474, à Soissons, botaniste et médecin de François [°', entra plus tard dans un ordre religieux ; mort à Paris, en 1537; a publié plusieurs ouvrages des anciens, traitant des plantes médicinales, entre autres ceux de Dioscoride. Il a aussi écrit : De nalura slirpium.)

R. fuberosa L., R. clandestina L.; Ruellie à racines tubéreuses. Vulgo : Chandelier. Desc., vol. IL, t. 113, p. 180; SI., €. 95, f. 1. — Vivace par ses racines fasciculées, fusiformes-allongées, profondément enterrées; à tiges souvent multiples, droites, branchues, tétragones et velues dans le haut, d’une élévation de 30-60 cm. Feuilles elliptiques, cunéiformes à la base. — Fleurs violet pourpre, larges, en cymes dichotomes, terminales et axillaires. Capsule lancéolée-oblongue, contenant 16-20 semences, — Les racines sont purgatives et émétiques, et peuvent remplacer l'ipéca ; réduites en poudre et

prises en décoction, elles servent, dans le pays, contre les fièvres !. — Assez

1. A la Guyane, le siropobtenuavecles racines est très vanté contre lacoqueluche. (E.

abondant dans les environs de la Basse-Terre, Vieux-Fort, Moule, Saint- François, Lamentin, Désirade, Capesterre (Guadeloupe), ete. [N° 2366.; Marmnique. — Ipéca bâtard, patate-macaque. — Trois-Ilets, Anses-

d'Arlet, Marin, Vauclin, etc. [N° 2013.]

R. geminiflora H. B. Kth. ; Ruellie à deux fleurs aux aisselles des feuilles.

Vulso : Herbe-hallier. — Suffrutescent et frutescent, haut de 30-70 cm., droit ou tortueux, à tiges souvent nombreuses, grèles. Feuilles lancéolées, ovées, subsessiles. Fleurs violet pale, petites, très caduques. — Assez rare. Dans le sol sec, pierreux et en pente de la basse région : environs de Saint- Pierre (ravine de Belost), Houëlmont, [N° 3808.) — Il n'existe pas à la Martinique.

Blechum P. Br. (du grec « blekon », mot par lequel les Grecs désignaient une espèce de marjolaine : notre Blechum a une inflorescence semblable.)

B. Prorwner Juss., Justicia marlinicensis Sieb.; Blechum de Browne. Vulgo : Herbe-savane. SI., t. 109, f. 1. — Herbe annuelle ou bisannuelle, haute de 25-80 em., à tige souvent couchée et radicante, habituellement nue dans le bas. Feuilles ovées. Inflorescence en épis tétragonaux, terminaux, réunis par 2-3; corolle violet pâle, pédicelles courts, munis, à la base, de trois bractées ovées, ciliées. Capsule ovoïde, contenant huit semences. — Très abondant dans les savanes sèches et humides de la basse région, où il vit souvent en société et forme une sorte de gazon; 1il constitue un assez médiocre fourrage. Environs de la Basse-Terre, Baïllif, Lamentin, Moule, Désirade, Marie-Galante, les Saintes. Alt. 0-400 mèt. [N° 2363.

Marnnique. Vulso : Herbe-savane. — Abondant dans toute l'ile. [N° 1212.|

Lepidagathis Willd. (du grec « lepis », écaille, et « agathis », pelote, parce les fleurs sont en glomérules, et les segments inférieurs de ces fleurs en forme d’écaille.)

L. alopecuroides R. Br.; Lépidagathis à queue de renard. Vulgo : Queue de renard (Teliostachya Nces). — Herbacé, annuel ou vivace, ou parfois suffrutescent, selon les endroits, à tige couchée, allongée, radicante, ensuite relevée, haute de 20-75 em. Feuilles elliptiques, cunéiformes à la base. Fleurs en glomérules verticillées, formant ensemble un épi serré, ovoïde-allongé ; bractées scarieuses, elliptiques, pointues, grisâtres ; corolle violet pâle, petite. — Dans les endroits aquatiques ou très humides et le long des ruisseaux des grand bois : Bains-Jaunes, Matouba, Vieux-Habitants, Trois-Rivières! ete. Alt. 400-900 mèt. [N° 2365.]

1. Dans l'Inde, on emploie couramment le Lepid. cristata Willd. contre les fièvres intermittentes : on en prépare une décoction aqueuse ou une infusion vineuse, à la dose de 45 gr. de plante pour un litre de liquide. Il y aurait à voir si l'espèce des Antilles n'a pas les mêmes propriétés. (E. H.)

à oi rte cities,

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Marnnique. Vulgo : Queue-de-renard. — Abondant : Bois de la Montagne- Pelée, du Lorrain, de l’Alma, ete. [N° 1213.

Pachystachys Nees {du grec « pachus », épais, serré, et « stachys », épi, allusion à la forme de l'inflorescence.)

P. coccinea Nees ; Pachystachys à fleurs écarlates. Vulgo : Plumet d'oflicier. Aubl., t. 3. — Arbrisseau élégant, haut de 1% 50-3 mèt., droit, très ornemental. Feuilles larges : les adultes, penchées; les jeunes, dressées, elliptiques ou elliptiques-oblongues, pétiolées. Fleurs larges, serrées, en épis cylindriques, longs de 8-12 cm. — Introduit de Cayenne, naturalisé et cultivé à la Martinique, au Jardin botanique et dans beaucoup d’autres endroits de l’île; se rencontre rarement dans les jardins de la Guadeloupe.

Thyrsacanthus Nees (du grec « thyrsos », thyrse, panache, et « akantha », épine, pointe, probablement parce que les grappes en forme de thyrse sont allongées et pointues.)

T. nitidus Nees; Thyrsacanthe à fleurs brillantes. Vulgo : Bois indien. SI., t. 10, f. 2. — Arbrisseau suffrutescent et souvent frutescent, très glabre, droit, haut de 0" 70-1" 40, ornemental, peu branchu, à bois très cassant. Feuilles oblongues ou lancéolées-oblongues, acuminées au sommet, rétrécies, à la base, en un pétiole court. Fleurs violet pourpre, ou violacées ou plus rarement blanches, et panachées de violet, en thyrses allongés, formant, le plus souvent, une large panicule terminale. — Abondant dans les bois inférieurs, humides et rocailleux : Camp-Jacob, Houëlmont, Gourbeyre (mornes Boucanier et Hirondelle), Trois-Rivières, Vieux-Habitants, etc. Alt. 0-40- 600 mèt. [N° 2361.)

Marnnique. Vulgo : Bois genou, à cause des renflements des nœuds. — Très abondant dans presque tous les grands bois, mais surtout dans les environs de lafontaine Didier et dans les hauteurs des Trois-Ilets et du Diamant. [Nos 2004, 2005.]

Le Graptophyllum Aorlense Nees, Justicia picla L., grand buisson, haut de 2-4 mèt., à feuilles panachées de blane sur fond vert, est fréquemment cultivé dans les jardins des deux colonies. [N° 1996.

Dianthera Gronov. (du grec « dis », double, et « anthera », anthère, allusion aux loges de l’anthère, qui sont séparées par le connectif, de manière à paraître doubles.)

D. androsæmifolia Griseb.; Dianthère à feuilles d'Androsema. Vulgo Violette-savane. — Suffrutescent et frutescent, haut de 40-60 em., nu dans le bas, à tige grêle, à branches peu nombreuses, plus où moins inclhinées au

sommet. Feuilles ovées ou ovées-lancéolées. Fleurs violettes, panachées de

blanc, en épis pauciflores et allongés, — Peu abondant. Endroits secs, chauds et pierreux : les Saintes {chemin du Chameau), Deshaies (Gros-Morne), [N° 2895.]

Marrmique. Vulso : Violette des bois. — Assez abondant dans les broussailles pierreuses et en pente des hauteurs du Fond Layette (Case-Pilote). [No 2008.]

D. pectoralis J. F. Gmel.; Dianthère pectorale. Vulgo : Herbe aux chaïpentiers. Tuss., FT., III, t. 2: Jacq., Sel! Am. stirp.Chasies t. 3, p. 3. — Suffrutescent, haut de 20-70 cm., à racines fibreuses, à tige grêle, allongée, peu branchue {à l'état sauvage) et souvent garnie d'une ligne de poils gris. Feuilles ovées ou ovées-lancéolées? petites. Fleurs violettes, en épis allongés, formant ensemble une panicule terminale, lâche. — Rare à l'état sauvage ; se rencontre très fréquemment dans les jardins, où il est cultivé comme plante médicinale et aussi en bordures, qui, par la taille, deviennent très touffues et très belles. — Dans la médecine domestique, on emploie les feuilles et les branches en infusion contre les maux d'estomac; mêlées à du sirop, contre les maladies de poitrine ; macérées avec du sel, pour la guérison des blessures. [N° 2362.]

MarminiQue. Vulgo : Herbe à charpentiers. — Çà et là dans les haies et surtout dans le cimetière de l'Ajoupa-Bouillon. — On en fait aussi des bordures. [N°° 2001, 2132.]

D. sessilis J. F. Gmel.; Dianthère à feuilles sessiles. Vulgo : Petite marguerite. — Suffrutescent, haut de 30-80 cm., souvent très branchu, à branches rigides, droites, fastigiées, peu feuillues, quelquefois presque sans feuilles. Feuilles ovées, pointues, brièvement pétiolées. Fleurs larges, violet foncé,

sessiles, axillaires. — Endroits secs, chauds, pierreux, arides. — FI]. en avril, mai. — Assez abondant sur la côte de Baïllif, entre le bourg et l'habitalion Bovis. [N° 3625.] — Il n'existe pas à la Martinique.

Justicia Houst. {dédié à l'horticulteur Ecossais James Justice, qui a écrit : The scots qardener director, 1745; The british qardener director, 1767.)

J. eustachiana Jacq.: Justicie de Saint-Eustache. Vulgo : Grande marguerite. Jacq., Sel. Am. st. hist, t. 4, p. 4. — Suffrutescent, ornemental, haut de 50-95 em.., droit, à tige et branches rétrécies aux nœuds. Feuilles lancéolées, acuminées, terminées par une pointe obtuse, pointues à la base. Fleurs rose foncé, en épis axillaires et terminaux. — FI. d'août à Janvier. — Environs du Moule, seul endroit où j'aie pu trouver cette belle plante, mais elle y est assez abondante. [N° 2894.] — Elle n'existe pas à la Martinique.

J. carthaginensis Jacq., Beloperone violacea Planch. et Linden; Justicie de Carthage. Vulgo : Grande marguerite. Jacq., Sel. Am. st. hist, t. 5, p. 5. Suffrutescent, haut de 50-95 em., droit, quelquefois tortueux et subsar-

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menteux, à tige noirâtre, lisse, à branches courtes, à tige et branches rétré-

cies et noirâtres aux nœuds. Feuilles ovées ou elliptiques-lancéolées. Inflorescenceen épis courts, terminaux ; bractées obovales, spatulées, plus longues que le cahce; corolle violet foncé, très belle, à lèvre supérieure large et à deux

stries blanches. — Abondant dans les environs de la Basse-Terre Morne-à- Vaches), Baillif, Pigeon, Moule, Morne-à-l'Eau, etc. [N° 2364. Marnnique. Vulgo : Grande violette. — Environs de Saint-Pierre {Trois-

Ponts), vallée du Carbet, Trinité (Tartane), etc. [N° 409,

Le Crossandra infundibuliformis Nees, sous-arbrisseau haut de 0 90- 4 20, droit, à fleurs d'un jaune d'’ocre, en épis carrés et allongés, a été introduit au Jardin botanique de Saint-Pierre, d'où il s’est répandu et naturalisé dans les deux colonies [N° 2368), Martinique [N° 4081; il est originaire de Madagascar.

On rencontre également dans les deux iles le Justicia Adhatoda L. (3. caracassana Sieb.), sous-arbrisseau à branches tombantes, relevées aux extrémités, à fleurs d’un bleu noir, panaché de blanc, en larges evmes axillaires:; il est originaire de Caracas. [N° 411.

Anthacanthus Nees (du grec « anthos », fleur, et « akantha », épine, à cause des épines qui se trouvent à la base du pédoncule floral.)

A. spinosus Nees; Anthacanthe épineux. Vulgo : Picanier jaune. — Arbrisseau haut de 0% 60-1 mèt., droit ou tortueux, le plus souvent fortement branchu. Feuilles ovées ou ovées-elliptiques, pointues au sommet, atténuées à la base en un pétiole tantôt long, tantôt court. Inflorescence en épis courts, terminaux et axillaires : les derniers très courts, épines à 3-5 branches acérées, droites ou légèrement recourbées, blanches, situées à l’aisselle des branches et des fleurs ; corolle large, d'un jaune pâle ; bractées ovales-lancéolées, terminées par une épine rigide et très acérée. — Peu répandu : çà et là dans les terres sablonneuses des environs de la Basse-Terre (quartier de l’Arsenal et embouchure de la rivière du Galion). [N° 2360,! Il existait autrefois à la Martinique : je n'ai pas pu le retrouver.

A. microphyllus Nees; Anthacanthe à petites feuilles. Vulgo : Amourette. — Buisson très touffu et très ornemental, haut de 1-2" 50, à branches allongées, flexibles, infléchies ou tombantes. Feuilles très petites, spatulées ou obovales, solitaires ou fasciculées par 2-5. Fleurs violettes, axillaires, solitaires ou plus rarement fasciculées. — FI. de septembre à mars. — Abondant dans les terres calcaires de la côte occidentale de la Désirade; rare à Marie- Galante. [N° 2899.] — Il n'existe pas à la Martinique.

Dicliptera Juss. (du grec « diklis », double porte, et « pteron », aile, parce que les deux valves de la capsule sont ailées et se séparent à la base.

D martinicensis Juss.; Dicliptère de la Martinique. Vulgo : Herbe-savane

Jacq., Sel. Am. st. hist. 3, p. 2 (une feuille et une fleur). Justicia Jacq. — Herbe 1 rameuse, glabre, haute de 50-80 cm., plus ou

moins droite. Feuilles ovées ou ovées-oblongues, rétrécies, à la base, en un pétiole mince. Inflorescence en épis allongés, interrompus, terminaux et axillaires : fleurs fasciculées par 3-5 : chacune enveloppée par deux bractées larges ; corolle à deux lèvres, violet pâle. — Assez abondant. Dans les endroits ombragés et dans les haies de la basse région : environs de Saint-Pierre, Carbet, Prècheur, Trois-Ilets. Alt. 0-300 mèt. [N° 2002.) — Je ne l'ai DA trouvé à la Guadeloupe.

Thunbergia Retzius {dédié à Charles-Pierre Thunberg, né en 1743, à Jônkôping, en Suède ; étudia, sous Linné, les sciences naturelles ; après denombreux voyages au Cap, à Batavia et au Japon, devint professeurde botanique, et mourut en 1822, sur sa propriété de Tunaberg, près d'Upsal. Il a éerit : Flora japonica; Icones plantarum japonicarum; Prodromus plantarum capensium; Flora capensis, etc.)

T. fragrans Roxb.: Thunbergie à fleurs odorantes. — Liane annuelle, haute de 2-4 mèt., à tige flexible, fiiforme, cylindrique. Feuilles ovées ou ovées-lancéolées, subcordées ou hastées à la base. Fleurs d’un blanc pur, inodores (dans nos colonies), axillaires, larges, pédonculées ou réunies par

2-3; Éorolle à 4-5 lobes deltoïdes-renversés, tronqués ou tridentés au sommet; calice entouré de deux bractées spathacées, caduques, vertes. Capsule ovoïde, s'ouvrant élastiquement en deux valves, dont chacune terminée par une pointe longue, large, obtuse; semences subglobuleuses, tronquées aux

deux extrémités et percées d’un trou de part en part. — FI. surtout pendant et après l’hivernage. — Naturalisé et très abondant dans les haies et les

broussailles des basse et infra-moyenne régions de la Guadeloupe et de la Grande-Terre. — Originaire des Indes Orientales. Alt. 0-600 mèt. [N° 2370.] MarminiQuEe. Vulgo : Abondant dans toute l'île, [N° 2014.]

alata Boj., Bot. mag.:;Thunbergie à pétiole ailé. Vulgo : Fleur jaune savane. — Liane annuelle, rampante et grimpante, haute de 3-5 mèt., à tige et branches très enchevêtrées, flexibles, filiformes. Feuilles velues,en cœur, à sinus ouvert et profond. Fleurs jaunes, ornementales, larges, disposées comme celles de la précédente espèce, marquées d’une tache pourpre noir à: . la gorge: corolle à cinq lobes arrondis; calice, bractées et fruits comme dans le précédent. — FI, surtout pendant et après l’hivernage. — Dans toute la Guadeloupe et ses dépendances, Marie-Galante, les Saintes (Terre-de-Haut), etc. Alt. 0-700 mèt. [N° 2367.] MarnniQue. Vulgo : Fleur jaune savane. — Abondant dans toute l'île. [N° 2015.] grandiflora Roxb.; Thunbergie à grandes fleurs. Vulgo : Liane-fleur violette. /!lust. hortic. Belge, pl. xxx, anno 1895. — Très forte liane, à

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branches extrêmement nombreuses, allongées, flexibles, pendantes, glabres et noires. Feuilles larges, ovales, cordées, angulcuses. Inflorescence en grappes pendantes, terminales, nombreuses ; corolle large, violette, plus rarement violacée ou blanche, renfermée, avant l’anthèse, dans deux bractées spathacées et caduques, tube ventru, à 5 lobes arrondis et inégaux. Capsule ovoïde, terminée par un bec large, droit, environ deux fois plus long qu'elle; déhiscence élastique; semences 2, arrondies, convexes-concaves, noires, sillonnées-ruguleuses, — F1. toute l’année. — Originaire de la Chine et des Indes Orientales, introduite en Europe en 1820. Naturalisée et cultivée comme plante d'ornement dans les jardins de la Basse-Terre, de Gourbeyre, du Camp-Jacob. [N° 2367.) :

Marrnnique. Vulgo : Liane de Chine. — Introduite au Jardin botanique, où elle s'est naturalisée, et pousse avec une vigueur et une rapidité telles qu elle envahit tout et qu’il faut détruire de temps en temps les vieux pieds. La racine devient très grosse et prend la forme d’une souche ; elle est subéreuse et spongieuse,

Sesamum L. {du grec « sesamon », ou de l'arabe « sem-sem ».

S. orientale L., S.indicum L.; Sésame de l'Orient. Vulgo : Gigiri. Desc. vol. IV, t. 268, p. 155. — Herbe annuelle, pubescente, droite, haute de 60-, 95 em., rarement plus élevée. Feuilles ovées-lancéolées, acuminées, grossièrement dentées, longuement pétiolées : les inférieures, opposées; les supérieures, alternes. Fleurs axillaires, brièvement pédonculées, situées tout le long de la tige; corolle rosée. Capsule ovoïde-oblongue, brusquement terminée par un bec court et droit, traversée de quatre sillons, s'ouvrant au

sommet en deux valves, par le dédoublement d'une fausse cloison. — Naturalisé et cultivé. — FI. en mai, juin, juillet. — Les feuilles et surtout les

fleurs sont émollientes et ont des vertus béchiques adoucissantes; dans le pays, on les emploie souvent contre le rhume et la toux. L'eau froide ou tiède, dans laquelle on a infusé soit les feuilles, soit les fleurs, soit les deux ensemble, sert de collyre pour les yeux malades ou fatigués; l'huile, qu'on extrait des graines, se conserve longtemps et rend les mêmes services que l'huile d'olive: avec les graines, grillées, mélées à du sirop, on fait des galettes ou des tablettes très appréciées des Créoles, [N° 2898.]

Marnnique. Vulgo : Gigiri. — Cultivé et naturalisé, Spécimen manque.)

De cette famille des Acanthacées, si riche en arbrisseaux d'ornement, toujours faciles à propager à cause de leur bois mou, on cultive dans les deux colonies les espèces suivantes :

Eranthenum nervosum KR. Br. (Ruellia varians Vent.}, buisson haut de 1-1 50, à fleurs bleues, serrées, en épis terminaux el nombreux, originaire des Indes Orientales. [N° 838.]— E. bicolor Spr. Vulgo : Pensée créole,

arbrisseau grêle, haut de 50-90 cm., à fleurs blanches, ponctuées de noir, originaire de Java. [N° 1999.) — Meyenia erecta Benth. Vulgo : Gueule-deloup, buisson à tiges très nombreuses, à fleurs violettes, larges, originaire de la Guinée. [N°'2372.] Martinique. [N° 1996.] — M. alba Hort. Vulgo

Gueule-de-loup-blanc, buisson comme le précédent, mais à fleurs moins larges et blanches, [N° 2373.] Martinique. ! N° 831, 833.]— Sanchezia nobilis Hook., arbrisseau, tortueux, à fleurs jaunes, en épis terminaux, originaire de la République de l'Équateur. [N° 835. — On rencontre plus souvent le Stephanophysum ventricosum Nees de la Nouvelle-Grenade, arbrisseau à fleurs rouges, en cymes lâches et larges [N° 1995]; — le Barleria cristata L., de l'Inde Orientale, sous-arbrisseau, fort élégant et touflu, originaire de Pondichéry [N° 1992]; le B. cærulea Roxb., à fleurs bleu céleste, originaire du

Népaul. [N° 1993.]

- L’Aphelandra pectinata Willd. [N° 2000!, de l'Amérique australe, et le Gendarussa vulqaris Nees, de l'Asie tropicale [N° 1994}, sont cultivés au Jardin botanique de Saint-Pierre ! et dans l'ile de la Martinique.

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