‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 170 sur 211 · CENT TRENTE-SIXIÈME FAMILLE, — SMILACÉES · texte numérisé non relu

CENT TRENTE-SIXIÈME FAMILLE, — SMILACÉES

Smilax L. (du grec « smilé », grattoir, allusion aux fortes aspérilés des tiges.)

S. macrophylla Wild. : Salsepareille à larges feuilles. Vulgo : Liane-bambache Pl téd. Burm., t. 84. —— Liane vivace pouvant atteindre le sommet de très grands arbres, à tige inférieurement anguleuse, rarement subevlindrique et armée de forts aiguillons, longs ou courts, distancés ou rapprochés, noirs ou Jaunâtres, pointus ou émoussés, rarement sans piquants, supérieurement cylindrique, très lisse et garnie de petits aiguillons, à branches lisses : vrilles stipulaires, ligneuses, longues, insérées au-dessus du milieu du pétiole. Feuilles larges, obtuses ou brusquement pointues, lisses, luisantes, rigides, de la consistance du parchemin : les inférieures, ovées, cordées ou subcordées : les supérieures et les florales, ovées-lancéolées : les jeunes, lancéolées, toutes palminerviées, à 3-5 nervures principales et à nombreuses nervilles divariquées et saillantes des deux côtés. Inflorescence en ombelle à 18-20 fleurs pédicellées, à pédicelles un peu plus courts que le pétiole ; boutons des fleurs lancéolés. Fleurs dioïques, petites, vertes. Les mâles, périanthées à 6 lobes: étamines insérées à la base du périanthe ; filets dressés ; anthères grises, plus longues et aussi larges que les filets. Fleur femelle à style trifide, Fruit baccien, rondâtre, d’abord très vert, devenant noir à la maturité, environ deux fois plus grand qu’une graine de poivre verte; semences 2-3, rondes. —

F1. en Juillet et août. — Assez abondant sur les lisières et dans les clairières des bois de la région infra-moyenne : Houëlmont, Gourbeyre, Camp- Jacob, Bagatelle, Gommier, Trois-Rivières, Vieux-Habitants, Deshaies, Sainte-Rose, etc. Alt. 250-600 mèt. [N° 3311.

MARTINIQUE. Vulgo : Boyau-chat, liane-boyau. — Trois-Ilets, Case-Pilote, fontaine Didier, Ajoupa-Bouillon, ete. [N° 1047, 1047 D.

De cette famille, on rencontre en abondance, comme plantes introduites et cultivées, le Dracæna Sriebert Planch., vulgo : Roseau des Indes, haut de 2-3 mèt., à fleurs roses, en panicule droite, terminale; l’Aletris /ragrans L., haut de 5-6 mèt., à fleurs très odorantes, en grappes axillaires, longues, pendantes

1. L'Hypoxis decumbens Aublet (Curculigo scorzoneræfolia Baker) est employé à la Guyane : ses fleurs y passent pour emménagogues, et ses feuilles pour antispasmodiques Il est probable que l'espèce des Antilles jouit des mêmes propriétés (à vérilier), (E, HI.

et interrompues. — Avec ces deux espèces, on fait très souvent des clôtures. On cultive plus rarement le Dracæna umbraculifera Jacq. — Au Jardin botanique de Saint-Pierre, on remarque le Dracæna sfricta Sims, le D. marginata Lam., le D. indivisa Forst., le D. Gurlfoyler Veitch, le D. draco L. — Plusieurs de ces espèces se sont répandues dans le pays, mais n'y fleurissent

que ra rement.

Le Sanseviera zeylanica Willd., à feuilles panachées, à fleurs d'une odeur forte et exquise, portées sur une hampe radicale presque aussi longue que les feuilles, orne souvent les jardins : 1l se multiplie très rapidement par ses

stolons.

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