‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 176 sur 211 · RP CT TS · texte numérisé non relu

RP CT TS

Cu

H. Bihai L. (mot d'origine américaine.) H. luteofusca Jacq. Vulgo : Balisierrouge. Sw.; Observ., t. 5, f. 2.— Vivace par ses slolons, haut de 2" 50. 320, à tige courte, cylindrique, formée par les gaines des feuilles, Feuilles 6-8, en forme d’éventail, beaucoup plus longues que la hampe, à limbe long de 0"90-1“30 sur 20-23 cm. de large, brusquement pointues au sommet, atténuées à la base, à nervures parallèles, insérées presqu'à angle droit : pétiole longuement engainant et presque aussi long que le limbe ; pédoncule de la hampe nu, lisse, légèrement comprimé, inséré entre les deux dernières feuilles. Inflorescence en un épi long de 25-30 cm. droit, portant 7-9 bractées, rouge carmin vif, épaisses, horizontales, cymbiformes, distiques, larges à la base, pointues au sommet, embrassantes : les inférieures, distantes, longues de 18 cm., terminées en une pointe {rès allongée : les supérieures, graduellement plus courtes, imbriquées à la base, Fleurs situées sur deux rangs, disposées en épis, longues de 6-8 cm., et renfermées dans les bractées, au nombre de 5-6, blanches : chaque paire renfermée dans une bractéole blanche, membraneuse, délicate, légèrement concave, longue de 7-8 em. Périanthe inférieurement tubuleux, largement cannelé, divisé supérieurement en cinq dents insérées sur deux rangs : les deux dents de la lèvre postérieure, recourbées ; les trois dents de la lèvre antérieure, plus courtes, dressées ; étamines 6 : l'inférieure, stérile ; les autres, fertiles, toutes blanches, exsertes. recourbées et ensuite dressées à l'extrémité ; ovaire à 8 loges uniovulées, ovules avortant, à l'exception de 2-3. Fruit bleu foncé, drupacé, tmiwone ou tétragone, long de 8-9 mm. sur 5-6 mm. d'épaisseur, subtronqué aux

deux extrémités, divisé en 2-3 coques, bosselées-ruguleuses. — FI, de février à juillet — Abondant dans les bois humides de la Guadeloupe proprement dite. Alt. 400-900 mèt. [N° 3838.)

Marrmnique. Vulgo : Balisier rouge. — Dans tous les bois humides. :Spéer-

men manque.) H. carthæa Lam. : Heliconie des Caraïbes. Vulgo : Balisier jaune. PL, éd. Burm., t:57: Desc., vol. IV, t. 260, p. 116. — Ressemble au précédent

par la taille, le port et les fruits ; il en diffère : par ses feuilles arrondies à

la base, ses bractées‘jaunes, moins larges, moins nombreuses el plus distantes | par sa lèvre supérieure, à trois dents. — Même habitat, même alüitude et

même époque de floraison !. [N° 3839,

1. Ces deux espèces, confoadues en une seule par la plupart des auteurs actuels, sont

ro boÛ PLANTES DE LA GUADELOUPE ET DE LA MARTINIQUE

MarriNiQue. Vulgo : Balisier jaune, — Dans tous les grands bois humides. — On en trouve une variété à pétioles couverts d'une poussière blanche et farineuse. (Spécimen manque.)

L’Heliconia psiltacorum Sw.; Heliconie des perroquets, vulgo : Petit balisier (H.cannoidea À. Rich., Floredes Jardiniers, vol. Il, 1.67), très ornemental, vivace par ses stolons traçants, haut de 0" 90-1% 20, à feuilles lancéolées-elliptiques, longuement pétiolées, à hampe longue et filiforme, à fleurs larges, Jaune rougeâtre, noires au sommet, est cultivé dans beaucoup de jardins, où il fleurit abondamment et se propage avec une grande rapidité. — Originaire du Brésil. [N° 3318. — Marnmique. Vulgo : Petit balisier. N° |

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